Amère modernisme – Cruel progressisme

« Le progrès technique est comme une hache que l'on aurait mise dans les mains d’un psychopathe. » (Albert Einstein) (1879-1955)

Bienvenu(e) dans un « monde d’intelligence » !!

Le progrès, c’est la technologie !

LE TRAGICOMIQUE VAUDEVILLE "PROGRESSISTE"

Faussement "progressiste" – La religion du progrès(*)
La nouvelle idolâtrie consumériste – Supercheries mercantiles – Techno-totalitarisme
Inquiétante crétinisation de l'humanité – Déshumanisation galopante – Dé-civilisation, effondrement sociétal
Exploitation universelle – Capitalism no limit
Le terrorisme techno-scientiste

(*) : Cf. Antoine-Augustin Cournot (1801-1877)

Déjà bien engagé sur le chemin de la faillite écologique… et civilisationnelle
Société en voie de déliquescence avancée, voire en putréfaction​
Profonde et gravissime inversion des valeurs – Monde sens dessus dessous
Au nom de la seule loi qui vaille : l'absolutisme de l'argent, le despotisme de la valeur vénale, l'empire du fric

Progression ou régression ? – Évolution ou involution ? – Humanité, déshumanité, inhumanité ? – Culture, déculture, inculture ou franche (dé)confiture ?
Pathétique galerie de la superficialité, du Paraître, du nombrilisme, de l'Ego, du « Moi je »
Civilisation hors-sol, en complète rupture de sens, et profondément (é)prise du vertige du néant
Nous recherchons l'immortalité ; le cancer nous a devancé.

J'ai parfois la pénible impression qu'à mesure que nos pouces s'hypertrophient, notre cerveau se rétrécit.
On n'arrête pas le progrès et moins encore l'idéologie mercantile et consumériste qui le sous-tend et l'accompagne.

Paradis artificiels – Avec obsolescence - programmée - intégrée
Société jetable 200% matérialiste et marchande – Lorsque vivre se résume à shopper​ ou galérer
Productivisme & Consumérisme : les deux frénétiques tétines du « progrès »
La croissance(*1) à tout prix / La croissance a tout pris(*2)
Pour le meilleur et - surtout - pour le pire
(*1) : La croissance économique est le cancer de notre société
(*2) : C’est comme vous l’entendez

À ce point plongés dans le quotidien envahissant, immergés dans le "système" brutalisant, que nous finissons par ne même plus entrevoir leurs caractères intrinsèquement corrompus et morbides, jusqu'à être totalement privés de toute conception d'alternative avantageuse, de toute solution heureuse.
Nous posons-nous les bonnes questions ? Ne perdons-nous pas de vue l'essentiel au profit de l'accessoire ? Voudrions-nous ne pas voir, ne pas entendre, ne pas comprendre ? Aurions-nous peur de savoir ?(*) À qui ? à quoi faisons-nous allégeance ?
(*) : À moins alors d'être de furieux adeptes des Trois singes mystiques ?

Connecté… ou… Déconnecté ??
Connecté à quoi ? À quelle appli ?

DÉMESURE – FULL CONSOCRATIE

Pure folie – ​Vertigineux fatalisme –​ ​Délirante inconscience
Les ravages du rouleau-compresseur néo-capitaliste

Toujours plus – Tragique fuite en avant ​– Suicide collectif
Société de marchands et de ploutocrates
Stupéfiante invasion de startuppers uberisés, de travailleurs pauvres

La planète : une immense poubelle à ciel ouvert
Welcome to Chem'world !
Société excrémentielle (cf. Alberto Moravia) (1907–1990)

Crédulité & Aveuglement – Emprise & Imposture
​Nous avons perdu/vendu notre âme – Le marché du bonheur frelaté
L'avenir, le long terme systématiquement sacrifié à l'immédiateté et au seul dieu Profit
Full business ou le progrès pour tous ! (*)
(*) : Le - soi-disant - "progrès" imposé à tous

Uberisation et GAFA-isation de la planète

« Voyez cette machine : elle a ses lois, qui sont devenues les nôtres. Rendement, rentabilité, profit, profit !... »
(Maurice Clavel, Le soulèvement de la vie​, 1971) (1920 – 1979)

Nous vivons une époque formidable !!
​Gigantesque enfumage – Tromperie généralisée, travestissement universel - Planète des menteurs​
Amères moissons de l'inconscience
À qui profite le crime ?

Entreprises de mystification et de zombification tout azimut – Monde de facticités, de mensonges, de duperies et de manipulations – Société de l'artifice, de colifichets et de l'absurde

Lorsque pognonistes, affairistes et arrivistes se partagent le monde – Le triomphe des arrogants, des hâbleurs et des tricheurs
L'intérêt général balayé par l'intérêt de quelques puissants particuliers – Appropriation et privatisation de la planète
Le shopping comme art de vivre, la publicité comme idéologie, le psychologisme en guise de philosophie.
Le moteur du consumérisme : l'envie, la convoitise, le mimétisme (merci les neurones miroirs !), attisés par la compétition, enflammés par la rivalité.
​Entre mode et modernisme il n'y a aujourd'hui guère plus que l'épaisseur d'un poisseux écran publicitaire.
Comme les dominants colonisaient naguère les pays, ils colonisent aujourd'hui les consciences - à l'échelle planétaire - pour, comme toujours, les asservir à leurs intérêts.
Tous les débats sociétaux sont ainsi pollués, biaisés, truqués, frelatés par l'idéologie néo-capitaliste dominante secondée par ses innombrables laquais obligés, épaulée par ses courtisans reptiles, relayée par des "médias" serviles (leurs sournois organes de propagande).

La modernité tue – Marchandisation universelle – Prédations légalisées
Esclavagisme moderne et précarisation à marche forcée – Uberisation et poperisation généralisée
Tsunamis d'immoralités : illégitimité politique, économique, juridique, fiscale, médico-sanitaire, etc.

Toujours diviser pour mieux régner, inlassablement séparer, opposer, manipuler, pervertir
Des trusts, des cartels, des firmes multinationales advenu(e)s puissances tutélaires
Pendant que l'on nous enfume et nous empoisonne - à tous points de vue - les affaires continuent et le business prospère…
Actuellement, tous les deux jours en moyenne, notre société moderne produit un nouveau milliardaire et précipite par la même occasion, à chaque fois, des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants dans la misère (chiffres 01/2018).

Perpétuels marchés de dupes :
- Progrès technologique contre régressions sociales majeures
​- Affairisme, business, profits contre sérénité et santé durable
​- Aliénation et paradis artificiels contre sagesse et conscience
- Croissance économique contre massacres écologiques sans précédent
​- Enrichissement éhonté de quelques milliardaires contre des montagnes de déchets, de dettes, de misères et de violences
- Etc., etc., etc.

Achetez, consommez, profitez, gaspillez… 
et vous irez mieux !

 « Répétez un mensonge suffisamment longtemps et il deviendra vérité. » (Vladimir Ilitch Lénine) (1870 – 1924)
(Un homme qui s'y connaissait bien en manipulation)

La comédie du pouvoir
Démocraties moribondes – Peuples sous oppression
La dictature du Marché – Le totalitarisme de la haute finance(*)
​Razzia sur le monde par le capitalisme financier assisté de ses diligents et fidèles commis politiques
Le politique pris dans l'étau de l'économique – Les pleins pouvoirs aux multinationales
​De trahisons en trahisons, de capitulations en capitulations
Les cyniques prédateurs-pourrisseurs-empoisonneurs de vie, leurs dociles toutous et zélés mignons, les diligents valets du capitalisme débridé, immoral/amoral, pillard
(*) : Une dictature reste une dictature, peu importante l'idéologie qui l'inspire et les modalités de son expression.

Comment diantre pouvons-nous encore continuer à croire aux idées - et faire confiance aux hommes les incarnant - qui depuis 50 ans nous mènent tout droit dans le mur ?! Comment parbleu peut-on ne pas voir l'ultra capitalisme hideux et criminel aux commandes derrière le masque affable - mais usurpé, trompeur, scélérat - du progrès, de la liberté, ou de l'égalité ! Quelle absurdité ! Quel stupide aveuglement !

Je revendique haut et fort une justice exemplaire - sans prescription et avec une sévérité proportionnelle aux pouvoirs de nuisances - pour tous les traitres à la nation et au peuple. Notons que l'infortuné Louis XVI a été amputé, raccourci, sa tête séparée de son corps, pour bien moins que cela voici déjà plus de deux siècles. Je complèterai ce propos en signalant que la Constitution de 1793 non seulement autorisait explicitement la résistance à l'oppression (du pouvoir établi), elle considérait même l'insurrection contre la tyrannie comme « le plus sacré des devoirs » ! Allons enfants de la Patri-ii-e…

Oui « ça râle » en France - aussi - reconnaît un gouvernant mais ça râle de loin pas suffisamment !

​De grâce, épargnez-moi l'argument spécieux, l'objection fallacieuse du « il y a pire ailleurs » ! Le pire, pour ma part, ne peut légitimer le médiocre. Il n'a jamais constitué une raison de se complaire dans le passable, un motif de se soumettre à la petitesse, au piètre, au nivellement par le bas. C'est au mieux une résignation à accepter l'intolérable, au pire, la justification de l'infâme. La résignation, loin d'être une vertu, est un poison pernicieux à action lente, un venin à portée différée. En conséquence, je me refuse catégoriquement d'avoir à choisir entre la peste et le choléra. La faiblesse, la mollesse, la paresse, en l'occurrence, toujours plus nous aspirent vers le vide et nous précipitent vers le chaos. 

« La guerre c'est la paix, la liberté c'est l'esclavage, l'ignorance c'est la force. » (George Orwell) (1903-1950)

Petits échos de la Startup Nation…
Caquetages de la french nursery of milliardaires

Arrête ton char, César !
Retour vers le futur
Le "nouveau monde" dans la droite continuité de l'ancien

Selon la formule kennedienne consacrée (1961)(*) reprise sous une forme hautement professorale, doctorale, solennelle, avec une grandiloquence toute présidentielle, en cette fin décembre 2017 par un pressé, déterminé, expéditif, fougueux olympien prédestiné sauveur – dans la vraie vie, banquier de prestige habillement promu aux Affaires du pays –, brillant communicant, mondialiste invétéré et croissanboutiste convaincu – formule ici retournée, parodiée, dévoyée : Chaque matin, demandez-vous tout ce que vous faites pour le business, la finance, les milliardaires, les pilleurs, les exploiteurs, les esclavagistes, les pollueurs, les empoisonneurs, les marchands de mort…
(*) : La tournure n'a rien de nouveau. Elle est même éculée. Ainsi par exemple, le psychiatre autrichien Viktor Frankl 
(1905-1997), rescapé des camps de la mort nazis, avait déjà utilisée une expression analogue conseillant, plutôt que de se demander ce que la vie peut bien nous apporter, de s'interroger, au contraire, sur ce que nous pouvons apporter à la vie. Et avant lui encore, Louis Pasteur (1822-1895), sur la fin de sa vie exhortait les jeunes gens à se poser la question sur ce qu'ils pouvaient donner à la France… Etc… Etc.

J'ajouterai par petit souci d'équité : Profitez donc de l'occasion pour vous interroger aussi sur ce que vous faites - et, surtout, ne faites pas - pour votre santé, vos proches, vos voisins, les miséreux, les sans-voix, l'environnement, le climat, le vivant, la planète…

Je soulignerai aussi qu'en matière de politique de redistribution, les aides sociales ne rendent certainement pas les pauvres riches, et encore moins les riches pauvres. Elles aident seulement les nécessiteux à être un tout petit peu moins indigents en leur permettant, plutôt mal que bien, de juste survivre pendant que les premiers de cordée, les valeureux - malheureux - milliardaires triment pour crouler sous un pognon de dingue siphonné, extorqué - volé -, sous une forme ou une autre, en grande partie aux petites gens. Au passage, je vous livre une leçon élémentaire d'arrogance capitaliste trouvée en traversant la rue : Et puis après tout, si les riches sont riches c'est bien qu'ils l'ont cherché, non ? Alors, si les pauvres sont pauvres, c'est qu'ils l'ont bien voulu !… À moins que leur légendaire fainéantise, naturellement, ne les y porte… Juste retour des choses, non ?!

Par ailleurs, opposer progressisme et nationalisme constitue une malhonnêteté conceptuelle caractérisée ; amalgamer nationalisme et populisme confine à la pure escroquerie intellectuelle.

République monarchique, démocratie impériale – Appelez-moi César !
De quel côté, en vérité, se trouve la « honte », monsieur le PDG ?
Imbu de sa personne

Et, pour insuffler un peu de nécessaire modestie dans le débat politique, permettez-moi ici, chers compatriotes, de pointer le fait que l’on peut, dans le même pays, tout à la fois être et Président de la République et le Roi - voire l'Empereur – … …., les deux fonctions - se fondant dans le monocrate - n'ayant en soi rien d'antinomique. Comme quoi ni la modernité ni la démocratie - ou du moins son simulacre - ne nous mettent à l’abri de sévères paradoxes. Sempiternelles questions de lois électorales, de marchepied, de porte-voix, de propagande, de tribune, de perspective… La libre faculté d'appréciation n'étant par chance pas encore expressément prohibée et pas tout à fait éteinte en dépit du profond et intense laminage/profilage médiatique pour imposer et généraliser la Pensée unique.

Totalitarisme soft – Plein essor des « dictocraties » (« démocratures », « monocraties ») et autres régimes « illibéraux »

Dans une nation libre, le pouvoir ne se prend pas ; il se délègue, se donne, s'accorde, se consent. Et cette règle s'applique jusqu'au plus haut sommet l'État. Dans une république - ou une démocratie - accomplie, le serviteur en chef est en haut, non en bas. Mais il est vrai que voilà bien longtemps déjà que nous nous sommes hélas habitués à ce que notre République (ou le peu qu'il en subsiste, son spectre) – prise en otage, sévèrement bâillonnée et lourdement entravée – marche sur la tête… en crabe et à reculons. À plus d'un titre et de plus en plus tragiquement.

Parole d'un Franc Gaulois fier de l'être et viscéralement, irréductiblement réfractaire au mondialisme actuel sous toutes ses formes, couleurs et coutures, n'en déplaise au(x) monarque(s) qui nous régente(nt)(*).
(*) : Pas de jaloux ! Les précédents potentats, sans exception, ont ici tous pareillement bénéficiés, chacun leur tour, d'une tribune d'honneur toute spéciale à leur prestigieuse intention.

Et vous, êtes-vous un(e) bon(ne) soldat(e) consumériste au service de l'idéologie mondialo-progressiste ?

Ruinez-vous à acheter, tuez-vous à consommer !!!

Laissez-vous donc tenter !
​Faites tourner le commerce !

CONSOMMEZ, JE VOUS DIS !!

Consommez jusque plus soif, consommez jusqu'à l’écœurement absolu,
Consommez jusqu'à épuisement total, jusqu’à ce que mort s’en suive !
Et surtout, surtout, ne vous posez jamais aucune question !!

​SHOPPEZ !!!

SHOPPEZ !!!

SHOPPEZ !!!

Vous reprendrez bien un peu de soma pour oublier tout cela et vous sentir bien. (N.F.) (Cf. Aldous Huxley) (1894-1963)

In Technology we trust !

StorytellingParoles de technoprophètes

Le monde enchanté de la technologie

Les marchands de bonheur – Happycratie
Comment la science nous aide à être - ou devenir - enfin ! heureux

Trois exemples spécialement emblématiques

  • Dans la France des années 1920-1930, le radium, alors considéré comme un remède miracle, fit fureur. Par la grâce du génie scientifique de l'époque très efficacement aiguillonné par un autre génie non en reste, le génie commercial et publicitaire, la mode - et la côte - du métal blanc irradiant fut à son apogée. Décliné en une foule de produits cosmétiques et articles de santé bourrés de « vitalité » et aux propriétés thérapeutiques aussi fabuleuses que variées, il passionna les foules. Pour une santé rayonnante, une mine non moins extraordinairement « radieuse », savons, rouges à lèvres, crèmes de beauté, dentifrices, talc pour bébé, suppositoires, vêtements et sous-vêtements, chocolat, eau, soda (« … atomique donnant une énergie infinie »)… et même des appâts pour la pêche… s'arrachèrent littéralement sur les étals… avant que l'on ne s'aperçoivent – très tardivement hélas en France ! – de l'extrême dangerosité de cette morbide "panacée" et que ces productions ne soient interdites dans les années… 1940 seulement !
    Dans la même veine Il aura quand même fallu près d'un siècle - un siècle ! - pour que les autorités françaises, contraintes et forcées par la flagrante évidence, ne reconnaissent - enfin - la toxicité de l'amiante.
    À ce rythme-là, avons-nous idée du nombre de victimes que font déjà - et feront encore - les nombreux scandales sanitaires en cours de développement ?
     
  • « La technologie vous libère », pour paraphraser une célèbre et alléchante "réclame" scandée dans les années 1960(*). D'ailleurs, des dizaines, des centaines de millions de ménagères occidentales ne rêvèrent-elles pas fiévreusement, à partir des années 1950, de « machines supersoniques qui réduisent à leur plus simple expression les difficultés de la vie quotidienne » comme le promettaient sans vergogne - pour ne pas dire avec un cynisme certain - les slogans d'alors de l'irrésistible - impitoyable - matraquage publicitaire ? Écrabouillés, les tracas !! Anéanties, les besognes !! Pulvérisées, les corvées !! À nous les loisirs !! Le bonheur !!
    (*) : On retiendra que la fameuse société - spécialisée dans le petit électroménager - à l'origine de cette publicité phare qui avait la vocation de libérer la femme moulinait à donf mais a, depuis, bu le bouillon - ou la tasse, c'est selon. Elle est passée, après moult plans de restructuration au début des années 2000, à la moulinette des fusions d'abord puis au hachoir de la liquidation judiciaire et au presse-purée du démantèlement-rachat ensuite.
     
  • Un peu plus tard, dans les années 1970, la propagande progressiste ne nous avait-elle pas très sérieusement annoncé des « steaks au pétrole » comme arme fatale contre la faim dans le monde ?! On attend toujours rien que les prémices du début de la fin de la faim ! De fait, nous avons ainsi échappé au cruel dilemme « Entre manger et conduire, il faut choisir ». N'en demeure pas moins que je vous déconseille tout aussi vivement de boire de l'huile minérale… même savamment raffinée… et même sans conduire simultanément.
    Et puis vint, pour rester encore un instant dans le sujet - et entre mille autres exemples -, le tour des mémorables « avions renifleurs » censés justement détecter à grande altitude cet extraordinaire et tant convoité or noir au fil des temps géologiques patiemment produit et emmagasiné dans les sous-sols de la planète.
     
  • Etc., etc.

Crois ! Crois ! Crois !
Aie confiance !
Aie confiianncce ! (cf. Kaa, Le livre de la jungle)

   Cocasse !!

Crois en la technologie, et la technologie t'aidera !

« La grandeur du pays, la domination des forces naturelles par la science, la marche de l'humanité vers la lumière, voilà les balivernes qui se retrouvent à tout instant chez nous, dans les discours des orateurs démocratiques. » (George Sorel) (1847-1922)

Le discours n'est pas nouveau…
Il est plus vrai que jamais !!

In technology we trust !

Techno-scientocratie – Civilisation follement techno-addicte – Déluge technologique
Drogués du progrès – Esclaves de la modernité – Techno-addicts
Le progrès chevillé au corps
Vous avez dit « progrès »…

​Imposture technoïde – Schizophrénie moderne
De superbes technologies… abusivement ou sottement utilisées
Pris au piège de gigantesques et préoccupantes boîtes noires
Progrès technique contre régressions sociales majeures

« Des illusions qu’on cherche à développer dans l’homme moderne, c’est de lui faire croire que la technique le rend plus libre. Si vous utilisez tout un ensemble de moyens techniques, vous êtes plus libre. Libre de quoi ? » (Jacques Ellul) (1912 – 1994)

La technologie est un art de vivre, une promesse de bonheur, un paradis sans cesse réinventé​

« We love technology », « Science for a better live »… martèle continûment, assène inlassablement la propagande débilitante… Des fois qu’on aurait le malheur de l’oublier - ou l’outrecuidance de le contester.

Et maintenant la suite se clarifie habilement : « Devant la technologie, on redevient tous des enfants »…
N'est-ce pas en effet merveilleux de retomber en enfance, de nonchalamment régresser au pays des bisounours - comme c'est chouette ! -, de tendrement se laisser bercer par les historiettes, endormir par des "experts", enchanter par les fables de la société des "grands", par ses savants manipulateurs(*) et autres habiles promoteurs de la pensée unique, frelatée, stérile…

(*) : High spin doctors, initiateurs, instigateurs d'« OP psy », conseillers en communication, faiseurs d'opinion virtuoses qui régentent l'intégralité de nos vies. Car non seulement nos achats quotidiens sont discrètement orientés, subrepticement dictés, mais également nos opinions, nos comportements et jusqu'à nos votes. Que reste-t-il en réalité de notre si chère et revendiquée « Liberté » ?! Et du reste, que subsiste-t-il encore en vérité de notre fameuse devise républicaine « Liberté - Égalité - Fraternité » ? Un vague souvenir d'école, une coquille vide, un slogan creux, une décoration de façades, une piètre peau de chagrin, une doucereuse sucette pour nigauds, un leurre pour imbéciles, un piège à cons… ?

Oubliez tout… sauf de consommer !!
Et voilà que dans ses derniers spots en date (11/2017), l'intoxication consumériste - avec une insistance rare -​ nous somme d'oublier… et même de tout oublier(*) ! Point pourtant n'est vraiment besoin de commander de devenir gaga car Amnésie et Alzheimer s'en chargent déjà amplement. Le message s'adresserait-il donc à ceux qui jusque-là sont passés entre les gouttes, au carré d'irréductibles qui ont jusqu'à maintenant résistés au lavage insidieux de leur cerveau, à l'effacement pernicieux de leur mémoire ?
(*) : Le spot publicitaire TV visé, un chef d'œuvre de décalogue moderniste (servi par une suave voix de déesse), mérite d'être rappelé : « Oubliez les règles, les conventions, les rôles, les inventions… oubliez tout !… Oubliez le bureau, vous pouvez avoir des idées partout… Oubliez les boutons, ils sont pour les manteaux… Oubliez votre business plan, et concentrez-vous sur vos plans pour ce soir… Oubliez vos plans pour ce soir, et profitez du temps… et de la liberté… et la voiture… Oubliez la voiture… vous êtes dans une (…) [bip-bip : marque masquée] »

« Toujours + », ledit constructeur en quête continuelle de perfectionnements, sans sourciller nous propose aujourd'hui - summum de l'innovation et du génie technologique - de carrément rouler en e-tron !! Saviez-vous que ces "choses"-là se conduisaient du moins ailleurs qu'aux toilettes ? Qui dit mieux ?!
Was für ein wahnsinniger Vorsprung, meine Damen und Herren !!

​(…)

« La première tâche culturelle-idéologique du capitalisme global est de s'assurer qu'un nombre de gens aussi grand que possible consomme autant que possible en inculquant des croyances au sujet de la valeur intrinsèque de la consommation comme "chose bonne" et comportement clé d'une "vie bonne"'. Ainsi […] les capitaines d'industrie ont été renforcés par les capitaines de conscience. »
(Leslie Sklair)

Lâchez-vous ! Shoppez ! Vous allez adorer !

Sainte Technologie, protégez-nous !

Soyez insatiables !! Comme les enfants !… Ou comme les ogres !
Allez les gamins, amusez-vous, faites-vous plaisir ! Et sans aucune modération ! Vous avez carte blanche ! (*)
(*) : … Vous paierez le prix fort à la sortie !!!

Merci Peter Pan !
Quel superbe culte voué au régressif, au régressisme et à l'éternel jeunisme (cf. aussi la symbolique de Faust) ! Et au-delà de l'apparence factuelle, quelle vibrante célébration de l'infantilisme et de son corollaire, l'in fan ti li sa tion – aujourd'hui galopante – des populations(*) !
(*) : Cf. pour illustration l'emblématique code publicitaire qui les reproduit et les multiplie à l'infini. Ainsi, qui par exemple ne connaît pas le mythe - méchamment bidon, ah la vacherie ! - de « nos amis pour la vie » ?!

« Il était une fois (…) Et ils vécurent heureux jusqu'à la fin de leurs jours. »
La vie est un conte. Vous l'aurez bien sûr tous noté.

Même l'enchantement a été annexé par la consocratie
Même la joie est devenue un objet publicitaire.
Même le bonheur est devenu un business.

Triste réalité.

À vos tétines, sucettes, doudous…
– high-tech, of course

Saint Progrès, priez pour nous !

Technoprophètes et Technocritiques

HUBRIS TECHNOLOGISTE ET PROGRESSISTE

La technoscience, thaumaturge tout puissant de notre modernité
Le sacré transféré à la technique – La religion scientiste

On n'arrête pas le progrès et moins encore l'idéologie mercantile et consumériste qui le sous-tend et l'accompagne.
La technoscience « désymbolise » (cf. Anne-Laure Boch)
Obsolescence de l'homme (cf. Günther Anders)

La technologie, cette formidable et irrésistible promesse de bonheur !
Fétichisme technologique – Le prêt à jeter
L'admirable moteur du confort, le fier booster du plaisir, le glorieux ascenseur de la félicité

Le bonheur ne grimpe-t-il pas inéluctablement à l’échelle du progrès ? Le développement social ne suit-il pas infailliblement le développement économique ? La question paraît incongrue tant - consensus oblige - la corrélation semble manifeste, tant l'évidence paraît irréfutable. La seule interrogation constitue déjà un blasphème. Le seul doute confine à l'hérésie. La simple remise en cause de ce déterminisme niais, de ce systématisme béat expose de facto à une lapidation immédiate. Toujours plus haut, toujours plus vite, toujours plus heureux ! C'est bien connu, non ?

Le bonheur court, roule, vole en full automatic. N'en doutons pas l'ombre d'un bit. Franchement… ne sommes-nous pas, par exemple, sensiblement plus heureux aujourd’hui avec la 4G que nous ne l'étions hier avec seulement la 3G ?! De même, le téléspectateur actuel n'est-il pas mille et une fois plus réjoui avec plusieurs centaines de chaînes qui en permanence le captent qu'à l'époque inculte où seul un canal, un !!! - mais diantre ! comment seulement était-ce possible ?! - dérisoirement émettait dans un désert télévisuel sidéral ? L'humain n'est-il pas immensément plus heureux depuis l'invention du cheval-vapeur qu’il ne l'a été - si jamais il l'a été ! - du temps du seul cheval de trait ?! L'homme n'est-il pas infiniment plus épanoui en cette brillante ère ultramoderne où nous allons sur la lune et où nous fissionnons [fracturons] l'atome qu’aux temps sombres et barbares où il devait se contenter d’en seulement rêver ?! Etc. Etc.

La publicité est le « langage de la marchandise ». (Henri Lefebvre) (1901-1991)

Dans un autre domaine… et sans rire… Saviez-vous que la seule possibilité de pouvoir choisir entre une dizaine de marques de céréales "petit-déjeuner" constituait un bon indice de progrès et de démocratie ?! Quel merveilleux, quel prodigieux, quel extraordinaire progrès, n'est-ce pas !!
Voilà un aperçu des idioties proférées par les chantres du progressisme et du modernisme. Ainsi, le progrès – et l’inévitable bonheur qu’il véhicule – a-t-il doublé depuis l’époque où seulement cinq références trônaient sur les étagères. À cette aune, dans peu de temps, lorsque vous en trouverez vingt - quasiment identiques ! - dans votre rayon préféré, le progrès aura une nouvelle fois doublé. Absolument magique !! Oui, nous vivons une époque formidable !!

Je vous invite à (ré)écouter « La Complainte du progrès » (Les Arts ménagers)(*) (parue en 1955-1956) de Boris Vian (1920 –1959)
(*) : … et sa litanie d'objets improbables à posséder pour être heureux…

Où il est jusqu'aux mots, et plus loin encore, jusqu'aux archétypes, à être pris en otage, pollués, salis, vendus, détournés, pervertis.
​Litanie contemporaine, addictions - et afflictions ! - modernes : « Le progrès c'est le bonheur », « La croissance c'est le bonheur », « La technologie c'est le bonheur », « L'argent c'est le bonheur », « La performance c'est le bonheur », etc. etc.
Par amour pour la technologie… Aujourd'hui dès le plus jeune âge, dès même le berceau(*)
Vous pouvez tout aussi indifféremment remplacer les substantifs progrès, croissance… par technologie, science, invention, innovation, développement, modernité,… consumérisme, mondialisation, globalisation, précarisation, paupérisation, etc. ou encore inverser les termes de chaque locution : « Le bonheur c'est le progrès », « Le bonheur c'est la croissance », etc.
(*) Avis aux parents – La surexposition des jeunes et très jeunes enfants à la chimie, aux rayons et aux écrans pourrait expliquer, partiellement au moins, l'augmentation exponentielle des cas d’enfants présentant une altération des facultés cognitives, une diminution des capacités intellectuelles, des difficultés de l'attention (avec ou sans hyperactivité) ou des troubles du spectre autistique (TSA) (terme de novlangue médicale pour désigner l'autisme). Citons ici Sabine Duflo, pour laquelle les écrans sont « de puissants retardateurs de développement ».

Oh glorieux Progrès, nous t'implorons !
Oh toutes puissantes Technologies, priez donc pour nous !

Oh sainte Croissance, apporte-nous le bonheur !
Oh toutes puissantes Technologies, rendez-nous beaux, riches et immortels !

Ubiquité et omnipotence du "progrès"

Le "progrès" se retrouve dans les sciences, dans les techniques, dans la médecine, dans l'économie, dans le social, dans la justice, dans la politique, dans les médias, dans la nature et dans la culture, dans le digital comme dans l'analogique, dans la philosophie comme dans le business, dans la paix comme dans la guerre… dans le travail comme dans les loisirs, dans le chômage comme dans la finance… dans les campagnes comme dans les villes… chez les riches comme chez les pauvres… chez les jeunes - évidemment - mais aussi chez les vieux… dans l'État de droit comme dans l'État d'urgence, dans l'effectif comme dans le virtuel…
La technologie est dans l'air, dans l'eau, dans la terre, dans le feu - oui. Aussi incroyable que cela puisse paraître, elle est aussi - et surtout - puissamment dans toutes les pollutions, dans le stress, dans la violence, dans les guerres… Elle est dans le désir, elle est dans les mœurs, elle est dans les esprits, elle est dans le temps… Elle est dans ma poche, dans la vôtre… Elle est même dans mon sang… Et, très certainement, aussi dans le vôtre !…
Nul domaine ne leur échappe. Nulle sphère ne leur résiste. Le progrès est omniprésent. La technologie est ubiquitaire. Ensemble ils sont omnipotents !!

Oui-da !! Oh bon' air !! Oh bon' air !!

« Le publicitaire est-il le démiurge de la société moderne ? » (Henri Lefebvre) (1901-1991)

Le culte - niais - du solutionnisme technologique

C'est une lapalissade que d'affirmer que le progrès est vieux comme le monde et qu'il est partout ! Que l'homme n'a jamais cessé de courir après l'innovation. Que son développement est aujourd'hui démesuré, sa vitesse de diffusion, vertigineuse. Que jamais encore il n'aura autant chamboulé de façon si irrémédiable, en si peu de temps, transformé à si brève échéance et de fond en comble, une société si étendue que la nôtre ainsi que son environnement naturel jusqu'à dérégler un certain nombre de paramètres régulateurs fondamentaux de la planète.

On pourrait s'enorgueillir de tous ces succès, se glorifier de tous ces résultats et il en est d'ailleurs qui ne s'en privent pas le moins du monde… Mais il y a un sévère « mais », un sérieux revers à la médaille, une grave objection que nombre d'entre nous n'ont, semble-t-il, pas encore distinctement perçu ou n'en ont pas saisi l'ampleur, la portée, les implications…

Comble de l'ironie - ou du cynisme -, on en vient aujourd'hui à invoquer de très hypothétiques secours des temps à venir, à espérer que la technologie – dont la mise en œuvre, dans son sillage et en prime du confort apporté, se trouve avoir tout aussi sérieusement dégradé nos conditions de vie et la planète tout entière –, in extremis, par la botte secrète d'un néo-sauveur sui generis, d'un ultime deus ex machina opportunément surgi de la boîte de Pandore, réussisse miraculeusement dans un futur pas trop lointain à nous sauver du désastre avant le naufrage final(*1) !
N'est-ce pas là la spécificité du pyromane-pompier, la particularité de l'apprenti sorcier ?(*2) Et le pari - le bluff - s'avère spécialement hasardeux. En vérité, il s'agit là davantage d'une pensée magique, d'une incantation pathétique, d'une croyance paroxystique dont notre savante et experte techno-scientocratie détient le redoutable secret.
(*1) : La science, remède à la science. Dogme selon lequel seule la science pourrait nous sauver (des malheurs) de la... science !! Même pas peur ! Raisonnement vicié, tautologie du chien - ou du serpent - se mordant indéfiniment la queue.
(*2) : Cf. aussi le parallèle avec le récit de Frankenstein ou le Prométhée moderne (roman de Mary Shelley publié en 1818).

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P.S. : Sur ces thèmes, vous pourrez par exemple très utilement vous reporter aux livres suivants :

- Considérations sur la marche des idées et des événements dans les temps modernes (1872), Antoine-Augustin Cournot (1801-1877)
- Les nouveaux possédés – Jacques Ellul
- L'obsolescence de l'homme – Günther Anders
- L'aberration du solutionnisme technologique – Evgeny Morozov
- Technocritiques – Du refus des machines à la contestation des technosciences – François Jarrige

« Le développement de la consommation de masse dans le cadre capitaliste ne vise pas à développer la satisfaction, mais plutôt l’accoutumance et l’addiction. » (Denis Collin)

CONSOMMER TUE

Némésis / modératrice-réductrice
Petit aperçu de l'envers du progrès

« La nef des fous » saison 500 (cinq siècles après l'ouvrage de Sébastien Brant)

Largement frappés de modernite sévère

Maladies de civilisation… Vous avez dit maladies de civilisation ?!
Boîte de Pandore ouverte à tous vents

Les revers de la médaille – Les hics du progrès – Le cactus enchanté
Tiens, v'là les pépins !
Accélération morbide – Des lendemains qui déchantent
Écrasés par notre modernité – Planète en détresse
Névroses & Psychoses

Lorsque nombre de technologies apportent plus de problèmes que de solutions – Seuils de contre-productivité
Regardons les choses en face : nous vivons dans un monde toujours plus fuyant en avant, absurde et suicidaire.

Il est bon de garder à l'esprit que la plupart des nouvelles technologies se trouvent être particulièrement consommatrices de matières premières rares, polluantes (dans l'élaboration comme dans le "recyclage" de ses produits) et énergétivores. Il en va ainsi spécialement du numérique(*). Propre(s) qu'en apparence.
(*) : Le solutionnisme numérique est une mascarade. Contrairement à ce que l'on nous serine à longueur de temps, le numérique, le digital sont loin d'être sans inconvénients, sans taches, sans reproches.

Partout on ne cesse de nous psalmodier les fantastiques bienfaits du progrès, partout on nous chante les louanges de la modernité, constamment on nous bassine avec les prodigieuses émancipations offertes par la high-tech, en permanence on nous gargarise avec les innombrables avantages de la mondialisation… Cependant, ces soi-disant "avancées" présentent également de graves revers que ses habiles thuriféraires passent savamment sous silence. Quelques exemples ?

Pêle-mêle…

En ce début du XXIème siècle…

  • Nous comptons, rien qu’en France, 10 millions de pauvres (soit 1 personne sur 7) et plus de 2,5 millions d’illettrés.
     
  • Plus d’un Français sur quatre est « sous » psychotropes. Un sur deux - ou un sur trois - est, a été, ou sera atteint d’une « maladie grave ». Nous avons au moins 3 risques sur 5 de mourir d’une « maladie du mode de vie ». Un Français actif sur cinq (22%) présente une détresse "orientant vers un trouble mental". En moyenne annuelle, le stress coûterait en France 51 milliards d’euros. Les accidents médicamenteux, à eux seuls, causeraient dans notre pays de 10 000 à 20 000 morts par an.
     
  • En 2014, la dépense courante de santé française, c’est-à-dire la somme de toutes les dépenses engagées par les financeurs publics et privés pour la fonction santé, s’élève à 256,9 milliards d’euros, soit 12,0 % du produit intérieur brut (PIB). Dans le même temps, la consommation de soins et de biens médicaux (CSBM), s’évalue à 190,6 milliards d’euros, soit en moyenne près de 2 900 euros par habitant. (Source : INSEE)
     

  • Un million d’individus se suicident par an de par le monde. Les cas de démence devraient doubler d’ici à 2030 et même tripler d’ici 2050. La résistance aux antibiotiques causerait aujourd'hui 700.000 décès par an dans le monde, et, d'ici le milieu de ce XXIe siècle, ce fléau passera vraisemblablement devant le cancer en termes de mortalité et de coût induits.
     

  • En France, près de 28 tonnes de déchets sont « produits » chaque seconde. De 65.000 à 100.000 tonnes de pesticides y sont annuellement épandues.
     

  • Dans le monde, 2 millions de tonnes de déchets sont déversées chaque jour dans les fleuves, les lacs, les rivières. La pollution de l’eau tue chaque année 10 millions de nos semblables. Six mille enfants meurent - assassinés ! - chaque jour pour avoir consommé une eau non potable. Chaque année, plus de 9 millions de terriens meurent de faim alors que la moitié de la nourriture produite sur notre planète est jetée à la poubelle.
     

  • 92% des Terriens respirent un air pollué. Sept millions d’individus sont décédés en 2012 à cause de la pollution de l’air. 3,5 millions de personnes meurent chaque année en raison de la pollution liée aux énergies fossiles.
     

  • La pollution automobile en Europe coûterait au moins 66,7 milliards d'euros par an en frais de santé pour les seules maladies respiratoires et cardiovasculaires (Source : Alliance européenne pour la santé publique - EPHA).
     

  • La moitié des forêts de la planète – et avec elles l’intégralité leurs écosystèmes – a été détruite au cours du XXe siècle. En seulement trente ans, la planète a perdu un tiers de ses terres arables. Au cours du XXe siècle, l’intensification de l’agriculture, de l’urbanisation, de la pollution, etc. ont amené la destruction de près de 67% des zones humides françaises.
     

  • Aujourd’hui, le taux d’extinction des espèces serait 100 fois - 1 000 fois selon certains spécialistes ! - plus important qu’au cours des 65 derniers millions d’années écoulées. Et cette chute s'accélère. Selon le WWF, entre 1970 et 2014, les populations d’animaux vertébrés sauvages - poissons, oiseaux, mammifères…- ont chuté de 60 % au niveau mondial, certaines régions, comme par exemple les tropiques, l’Amérique du Sud et l’Amérique centrale enregistrant même des pertes jusqu'à 89 % par rapport à 1970.
    Nous avons détruit une part de cinq millions d’années d’évolution des mammifères. Il faudra sept millions d'années aux mammifères pour reconstruire une biodiversité équivalente à tout ce que l'homme moderne à détruit.
     

  • L’étendue de la fonte de la banquise de l’Arctique est telle qu’un point de non-retour sera probablement atteint d’ici 2020.
     

  • D’ici à 2100, les écosystèmes de la Terre pourraient connaître un effondrement irréversible.
     

  • Cent mille produits chimiques différents sont commercialisés de par le monde, et peu ou prou mille substances nouvelles - insuffisamment testées - s’y ajoutent chaque année.
     

  • Depuis 2008, les États européens ont versé quelques 1 600 000 000 000 d'euros (1 600 milliards €) d’aides aux banques… pour les remercier de leurs délires spéculatifs… Et ils continuent de les y encourager vivement.
     

  • Pour l'année 2017, les traders new-yorkais se sont partagés 31,4 milliards de dollars de seuls BONUS (soit une moyenne de 184.220 dollars par tête de joueur). En 2016, le salaire moyen - primes comprises - de l’industrie des valeurs mobilières de la ville de New York pointait à 375.200 dollars. Confortable la rémunération, même si à côté de celle de certains dirigeants de grandes entreprises ou de vedettes sportives très médiatisées, elle apparaît comme celle d'un jeune débutant ou s'apparente à un pourboire de bistrot.
     

  • Entre 1988 et la fin 2014, soit en 27 ans, le CAC 40, inflation déduite, a été multiplié par 2,6 (le CAC 40 est la moyenne pondérée des 40 plus grosses capitalisations à la Bourse Française).
     

  • Par ailleurs, 1 800 000 000 000 dollars (1 800 milliards de dollars, soit environ 1 500 milliards d'euros)(*) seront consacrés aux dépenses militaires mondiales cette année (2018). Pour mieux appréhender ce montant astronomique, cela représente la bagatelle de 4,9 milliards de dollars PAR JOUR ! Ou 205 millions par heure. Ou encore 3,4 millions chaque minute… Qui dit mieux ?
    (*) : Dont environ la moitié pour les seuls USA.
     

  • Etc., etc., etc., etc., etc., etc., etc., etc., etc., etc., etc., etc., etc., etc., etc., etc., etc., etc., etc., etc., etc., etc., etc., etc., etc., etc., etc…


Est-ce là une amélioration ?! Sont-ce là vraiment des progrès ???!!!
Combien de temps encore allons-nous supporter cela ???


​Voilà des informations qui mériteraient d'être inlassablement annoncées à chaque journal télévisé, répétées à l'envi, figurer dans chacun de nos magazines sur papier glacé, préfacer et postfacer chaque publicité, se trouver affichées à l'entrée de tout magasin, de toute banque, en tout lieu public (y compris les écoles), sur les bannières des moteurs de recherche, sur la page d'accueil des sites de vente en ligne… sur tous les moyens de paiement (billets de banque, cartes bancaires…), les smartphones, les objets de luxe, etc., etc.
Mais, blague à part, cela ne suffirait pas encore, à en juger par l'absence d'impact des messages d'avertissement - pourtant explicites - figurant sur les paquets de cigarettes et boîtes de tabac…
« Suicidaires » avez-vous dit plus avant ?! Oui, suicidaires au plus haut point. Rien, effectivement, ne semble pouvoir réveiller les "morts" ! Si ce n'est une toute hypothétique résurrection, pour le peu d'individus qui y croient encore.

Dormez tranquille ! Reposez en paix ! Tout va très bien ! Tout va très bien !

« On se complaît à ne surtout pas envisager les dégâts du progrès. » (Paul Virilio) (1932-2018)

Amer progrès – Pandémie dévastatrice
Indispensables poisons
Cruel, cynique, pathétique. Nous sommes victimes de nous-mêmes. Nous sommes notre propre bourreau !

Selon les chiffres de l'Assurance-maladie, 20 millions de Français souffriraient d'une maladie chronique, soit 35% de la population totale (plus d'un individu sur trois) (2015).

Un tsunami de pathologies de civilisation, de maladies chroniques et autres affections dégénératives s'est abattu sur notre société : explosion des cancers, maladies/accidents cardio-vasculaires, diabète, obésité, fatigue chronique, troubles psychiques (dépressions, anxiétés, bipolarités, névroses, psychoses, autisme…), désordres endocriniens (effondrement de la fertilité, dysfonctionnements de la thyroïde, puberté précoce…), immunitaires (allergies, asthme, immunodépressions, pathologies auto-immunes…), une litanie de troubles digestifs, ostéo-articulaires, bucco-dentaires, des "épidémies" de fibromyalgies, d'affections neuro-dégénératives (Alzheimer, Parkinson…), d'"infections froides" (intra-cellulaires) chroniques, de cas de iatrogénies sévères(*), d'antibiorésistances alarmantes, etc., etc…
Et tous ces fléaux, toutes ces plaies ne sont pas imputables au seul vieillissement de la population. Loin s'en faut.

​​(*) : Mauvaise observance des prescriptions, erreurs de posologie, interactions médicamenteuses, sensibilité particulière, iatrogénie intrinsèque, etc.

Nb : Je n'ai pas souhaité vous inonder de statistiques pour vous le prouver. Au besoin, vous trouverez aisément tous les chiffres officiels pour en témoigner.

Non, il n’y a pas que le tabac et l’alcool à gravement nuire à notre santé. Par nos bons soins, la planète entière baigne dans une ambiance pétrochimique bigarrée, flotte dans un épais brouillard électromagnétique, le tout copieusement nappé, arrosé, injecté de stress et de violence. C'est que nous tenons mordicus à nos multiples poisons quotidiens ! Au surplus, nous les revendiquons à hauts cris !
Nous perdons beaucoup trop facilement de vue que l'avers d'une médaille présente invariablement un revers. En un très court laps de temps, l'homme a réussi l'exploit de faire, pour lui et pour tout le vivant, de notre Maison, de notre Vaisseau, de notre belle planète bleue davantage un enfer qu'un paradis.​
Le vieil adage selon lequel on récolte ce que l'on sème reste d'une acuité confondante tant au point de vue individuel, que environnemental et sociétal.

En 2015, la pollution a tué - ou, plus précisément, écourté la vie de - 9 millions d'individus dans le monde, selon une très récente enquête publiée dans le journal The Lancet (10/2017)(*). Ce bilan représente « trois fois plus de morts que le sida, la tuberculose et le paludisme réuni, et 15 fois plus que ceux causés par les guerres et toutes les autres formes de violence », pointent les auteurs de l'étude. Soit un décès sur six ! Oui, 1 sur 6 !
La pollution de l'air (extérieur et intérieur) est à elle seule responsable de 6,5 millions de décès chaque année​.
Et le fardeau économique, pour les pays concernés, représente plus de 4 600 milliards de dollars chaque année, soit l'équivalent de 6,2% de la richesse économique mondiale.

(*) : « On estime que les maladies causées par la pollution ont été responsables de 9 millions de morts prématurées en 2015 - soit 16% de l'ensemble des décès dans le monde » selon les termes exacts du rapport de la commission pluridisciplinaire.

Les études prouvant le lien entre alimentation dénaturée, chimiquée, artificialisée (et notamment la consommation habituelle de plats industriels) d'une part, et d'autres part les maladies chroniques et les cancers se multiplient et se précisent  irrémédiablement au fil des ans.

(…)

De trop nombreuses activités nous exposent, directement ou indirectement, en quasi permanence à des substances ou à des facteurs nocifs pour notre santé.
Aujourd'hui, on empoisonne "gratuitement" et à très grande échelle. À commencer par l'air que nous respirons, l'eau que nous buvons, la "nourriture" que nous ingérons.
Sauf exception et mesures d'évitement drastiques, nous nous intoxiquons, d'une manière ou d'une autre, peu ou prou, à chaque instant de notre vie : en respirant, en buvant, en mangeant, en nous lavant, en nous soignant, en téléphonant, en nous déplaçant, en travaillant, en pratiquant notre sport favori, etc., etc… Même tranquillement installé chez soi, nous nageons dans un dense brouillard d'ondes nocives. Sans même, a fortiori, citer les drogues - de toutes natures, petites ou grandes - auxquelles s'adonnent avec plus ou moins d'assiduité une part considérable de nos contemporains, ou les nombreuses pollutions psychiques subtiles que nous subissons au quotidien. Pollutions quasiment toutes invisibles à nos yeux. Et pour le peu d'entre elles que nous voyons encore, nous les négligeons, les minorons, les banalisons la plupart du temps, à défaut d'en être devenus carrément inconscients. Cependant, si elles ne nous empêchent pas - tout au moins à court terme - de vivre, cela ne les gêne en aucune manière d'agir insidieusement, à petit feu, cumulativement et interactivement, sur nos organismes par ailleurs déjà fragilisés, éprouvés par un mode de vie - à la base même - fréquemment néfaste à notre santé.

​Pour le dire tout net – et même de façon abrupte : nous sommes lourdement frappés de « modernite ». Nous souffrons tous tragiquement, dans nos corps, nos cœurs, nos esprits, nos relations, nos vies… – et la planète tout entière avec nous – d’une modernite aussi aiguë que chronique.

Oui, nous sommes grandement MALADES DU « PROGRÈS »… Et tout autant sérieusement DE GRANDS « MALADES » DU PROGRÈS !

Aïe tech !! Une part importante de notre tant adorée « modernité » même nous plombe dramatiquement. Au quotidien. Et à plus d’un titre.
Mais j' peux pas m'en passer… ! C'est si pratique !! me rétorquera-t-on, agacé(e) voire révolté(e).
Oui, on peut s'en offusquer. Mais le réfuter n'ôte rien à ce constat et n'atténue pas davantage ses conséquences délétères.

Halte au massacre !
Faut-il pour autant poursuivre indéfiniment dans cette voie sans jamais rien – ou alors si peu ! – rectifier à nos comportements morbides ?! Il semblerait bien, comble de l’adaptabilité, que nous nous habituions à tout… y compris à l’enfer – du moins pour une certaine frange d’individus et un temps limité. Mais à quel prix ?! ​
Combien de temps allons-nous encore attendre, gloser et tergiverser avant de réagir devant cette hécatombe présente ?

Le lecteur souhaitant plus de détails/précisions à ce sujet pourra utilement se reporter aux pages "Monde" (et tout spécialement "Monde 2" et "Monde 3") de ce site.

L'on peut d'ailleurs, dans ces conditions de vie fortement dégradées, judicieusement se poser la question de l'intérêt réel que peuvent encore présenter les bons conseils et préceptes naturopathiques d'hygiène de vie, d'alimentation saine - avec ses jus de légumes, ses graines germées et autres remarquables alicaments…-, les compléments alimentaires de tout acabit, et plus largement toute la batterie de mesures et de techniques naturelles, moins naturelles, et, in fine​, du rôle même du gigantesque arsenal chimique… alors que le bateau prend l'eau de toute part… Le bon sens naturopathique ne commande-t-il pas de commencer par fermer le robinet des surcharges ?! Il me semble qu'un nombre considérable de soignants - ainsi qu'une part croissante de mes confrères - tendraient vigoureusement à l'oublier, se trouvant infiniment plus enclins à prescrire qu'à prévenir ? Serait-ce donc une histoire de gros sous et de prestige ?!

Il est en effet incomparablement plus juteux et glorieux d'être prescripteur ou vendeur de pilules et de traitements miracle que d'investir dans la prévention primaire en informant loyalement les concitoyens, incarner les Cassandre pour tirer les sonnettes d'alarme, agiter les chiffons rouges, empêcher de tourner/ronronner en rond et aiguillonner les (mauvaises) consciences !

Le lecteur intéressé trouvera des compléments d'information concernant ces thématiques dans les pages "Monde" (et spécialement Monde 3).

Notre coupable insouciance se double d’une funeste irresponsabilité.

Comme s'interrogeait à juste titre Jacques Ellul (1912–1994), la technique rend-t-elle l'homme (plus) libre ?
J'ajouterai : le rend-t-elle vraiment plus heureux ?

Nous sommes devenus plus puissants. Pas meilleurs.
Seulement beaucoup, beaucoup, beaucoup plus puissants
.

L’homme a tout perfectionné, sauf lui-même.

Le progrès du Progrès
Progrès constructeur ou progrès destructeur ?

Progrès ! Progrès ! Progrès ! s'excitent, gesticulent, scandent les grands-prêtres du progressisme… Mais progrès de quoi ?? Progrès pour qui ??
Progrès de la technique ??… Ou progrès de l'Homme ??

Entre exterminer et vivre, il faut choisir.

« Notre arrogance, notre cupidité, notre imprévoyance ont empoisonné notre conscience. » (Gilles Bœuf)

Progrès – Espoir – Bonheur ?

La consommation, ou le - seul - confort matériel peuvent-ils devenir le but ultime d’une civilisation ?
Si le progrès peut être - quelque temps - synonyme d’espoir, il n’en est en rien précurseur et encore moins promesse de bonheur.

Gardons bien à l'esprit que, de nos jours, de la conception – et parfois bien en amont, en cas de traitement de l’infertilité/stérité – à la mort, les individus sont en permanence impactés - positivement ET négativement - par la technologie.

Technocritique mais non pas technophobe

Bien évidemment je n’ai rien de catégorique ou de systématique contre le progrès ou les innovations. Bien au contraire, il en est d’agréables, d’utiles, de précieux et même de salutaires. Nous avons - ou utilisons – quasiment tous au moins un bijou technologique… (Au moins celui-ci…par l’intermédiaire duquel vous me lisez !)

Pour éviter toute équivoque… Je ne souhaite pas retourner vivre dans les arbres, et ne suis ni partisan du retour à la vie de caverne, ni même à l’éclairage à la bougie ! Oui, le progrès - technique au moins - a libéré l’humanité de nombreux fardeaux, notamment en lui facilitant ou en lui évitant certaines tâches longues, pénibles, fastidieuses pour lui offrir un supplément de temps, du loisir (le vrai !) à consacrer - normalement - à d’autres occupations… que l’on pourrait - soit dit en passant - supposer plus… épanouissantes, plus nobles, plus élevées… Citons juste un petit exemple, récent et quasi-universel : le lave-linge, ou, plus généralement, l’électricité.
Ainsi, par ex., en une cinquantaine d’années, notre consommation d’électricité a été multipliée par dix… Mais sommes-nous pour autant 10 fois plus heureux qu’avant ?!

Il semblerait que plus le bien-être matériel progresse, et plus le mal-être psychique augmente lui aussi.

Le gaspillage institutionnalisé, l’obsolescence planifiée (la durée de vie préprogrammée des produits), l’incessante fièvre normative (la valse continuelle des normes), le diktat des modes, l’overdose de produits inutiles (gadgets en tout genre) avec lesquels on nous harcelle jusqu’à épuisement, etc… tout cela est l’expression d’une seule et même idéologie consumériste et esclavagiste : le moulin de discipline mondial de production(*), la roue que nous contribuons – à la sueur de notre front, et au détriment de notre santé – à quotidiennement actionner pour faire le bonheur de… quelques actionnaires ! Qu’on se le dise !
Et vous, avez-vous des actions ou des obligations ?…
(*) : Cf. Franz Broswimmer.

Une simple petite question… De combien de chargeurs de téléphone portable disposez-vous… et combien avez-vous déjà payés… et jetés ??!!
Question subsidiaire : C’est pour quand leur standardisation ???

« Le monde moderne ressemble à une sorte de moulin de discipline dans lequel les gens s’occupent de tout, excepté de ce qui est en train de les détruire. » (Franz Broswimmer)

Cessons donc enfin de nous illusionner sur l’automaticité de la chaîne : progrès scientifique ⇒ progrès technique ⇒ progrès matériel ⇒ progrès personnel ⇒ progrès sociétal et progrès moral ! Arrêtons de croire à ce pernicieux mirage !

« Le progrès ne vaut que s'il est partagé par tous. » (Aristote) (384 – 322 av. J.-C.) … Que s’il est partagé par tous… les êtres.

Le progrès permanent des connaissances fait découvrir à l’homme les mystères de la vie et ne cesse de lui ouvrir de nouveaux, palpitants et fantastiques horizons. La science a fait de l’homme un quasi-dieu… sourd et aveugle (inconscient et irresponsable), conviendrait-il de nuancer aussitôt.  

Lorsque les inventions se tarissent, on « innove »
Quand innovation et marketing se fondent

Nouveau ! Vu à la TV !... Beaucoup de nos nouveautés ne sont en réalité que des innovations mercatiques (marketing).

Souvent le mot progrès évoque spontanément le progrès technique ou technologique. Pourtant, il est étendu à de nombreux autres secteurs de la société. Du progrès, des innovations, j’en dénonce les nombreuses dérives, les abus manifestes, la gadgetisation du monde… et surtout la sacralisation de la technique(*) et l’énorme hypocrisie et parfois le cynique dévoiement qui peuvent se draper dans son noble étendard. Le progrès ne peut pas être, en lui-même, une finalité !

(*) Jacques Ellul précisait à très juste titre : « Ce n'est pas la technique qui nous asservit mais le sacré transféré à la technique. » (Le penseur nous éclaire sur l’idéologie du progrès et du développement, la soumission à la technique, l’illusion politique, etc.) 

Le progrès technologique révèle aussi – et de plus en plus – une face cachée, un revers obscur : cf. par exemple, les récentes affaires d’espionnage à l’échelle continentale et même planétaire…

D’ailleurs, de plus en plus de voix s’élèvent contre ces soi-disant avancées, contre ces faux progrès, contre ces projets frelatés, contre ces abus et ces tromperies manifestes qu’on essaye coûte que coûte d’imposer aux populations. L'@claireur, par exemple, résume en un mot superbement la chose : Aie ! tech !

Sempiternelle question de l’outil et de son emploi. L’outil peut être magnifique… et son usage absolument désastreux.  
Le progrès ferait-il peur ?

Choix de société et choix de vie

Affranchi ou Asservi ? – Souverain ou Serf ? – Constituant ou Esclave ? – ​Consommateur captif et aliéné ou Citoyen libre et actif ?​ – Mouton soumis ou plutôt hérisson indocile ?

​Confédération de cités de citoyens [libres, éclairés, engagés] ou immenses feed lots de bestiaux décérébrés, gigantesques amoncellements de chiffes molles ?

Quel modèle sociétal préparons-nous ? Un immense troupeau d’humanoïdes zombies, clonés,​ OGMisés, hydroponisés(*), parqués, pucés, formatés, surveillés, exploités, esclavagisés, maquignonnés, marchandisés, chosifiés tout comme le bétail de boucherie, pressés, stabulisés, engraissés, gavés, domestiqués, troqués, drogués, chimiqués, piquousés, vaccinés, châtrés, assommés… tout comme les animaux de batterie, comme le cheptel d’abattoir, comme les cobayes de laboratoire ??
(*) : Élevés hors sol, nourris artificiellement.

Ou bien une agrégation de communautés d’hommes et de femmes libres de penser et d’agir selon leur conscience, libres de vivre comme il leur plaît, libres d'organiser leur existence comme ils l’entendent, libres de se soigner selon leurs intérêts et convictions propres ??

Le vaste zoo humain
Make slavery great again ?!

L'être humain, en dernière instance, semble effectivement si obstinément réfractaire à la liberté, si indissolublement attaché à la servitude, si viscéralement disposé à la soumission – comme aime à nous le rappeler le sage, comme nous le prouve le philosophe – que les exploiteurs et les tyrans de tout poil peuvent pour longtemps encore tranquillement imposer leur joug et assurer leur domination. 
À l’instar des animaux domestiques, d’élevage ou de cirque, nous sommes nous aussi… encagés, infantilisés, normalisés, drogués, exploités. ​Beaucoup d’entre nous sont enfumés au point de ne même plus savoir qui ils sont, ni comment ils s’appellent et où ils habitent.
Quand allons-nous enfin comprendre que depuis des lustres, l'immense majorité des élections politiques ne sont en réalité que des faux-semblants, des non-choix, des attrape-nigauds, des marchés de dupes, de dispendieuses farces carnavalesques, de perfides mascarades de démocratie ? Quand finirons-nous par intégrer que nous sommes taillables et corvéables à merci, constamment bernés, manipulés, imbécilisés, manœuvrés comme de vulgaires pions sur un échiquier, commandés comme de simples jouets par le pouvoir économico-médiatico-politique ? Quand réaliserons-nous cela ? Jusqu’où allons-nous nous laisser nous tondre, nous dépecer, mettre à sac les services publics, arracher l'âme de nos campagnes et voler jusqu'à l'identité de nos terroirs ?

Cessons d'être des cobayes !!

Chimiothérapies monopolistiques massives et suivi sanitaire des bovins

Réalisons-nous suffisamment qu’au pays des Lumières et en la patrie des Droits de l’Homme et du Citoyen, encore en ce début du XXIe siècle, des libertés fondamentales continuent de nous être occultées ou refusées ? Que, de la naissance à la mort, de l'aube de notre vie à son crépuscule, soit du berceau au tombeau, de la maternité au cimetière, notre corps tragiquement nous échappe, que nous en sommes odieusement dépossédés, qu'il nous est ignoblement volé, annexé par le Polit’Bureau "sanitaire" ? Des exemples ? … Sommes-nous vraiment libres de choisir notre médecine (cf. plus bas) ? Les femmes enceintes sont-elles vraiment libres de décider de leur mode d’accouchement (du moins en dehors des grossesses et cas à risque) ? Avons-nous, à l’article de notre propre trépas, la liberté plénière, dernière, essentielle, souveraine – pour ceux qui le souhaitent – d'opter, au besoin, pour une mort - assistée - "douce" et digne ?? …
Réponse : non, non et non ! Autant de questions primordiales, autant de refus massifs. Au nom de qui ? Au nom de quoi ?… Serait-ce donc au nom de la toute puissante Science matérialiste, en la croyance - si niaisement fervente ! - de sa totale omnipotence ?… Et en raison des retombées spécialement sonnantes et trébuchantes pour une certaine industrie pétrochimique surpuissante, dictatoriale ?!

« Après tout, la civilisation a pour but, non pas le progrès de la science et des machines, mais celui de l’homme. » (Alexis Carrel) (1873–1944)

Voyage sans retour
Peuple sans mémoire, peuple sans avenir
​​Humanité et diversité au bord du gouffre : minuit moins deux minutes (23h58) à l'horloge (métaphorique) de l'Apocalypse (Doomsday)(*) (Estimation 01/2018)​

Et vous, connaissez-vous votre empreinte écologique (directe et indirecte, personnelle et professionnelle) ? Connaissez-vous votre bilan carbone ? Votre impact eau ? Avez-vous bien conscience de toutes les répercussions de votre mode de vie et de consommation ? Êtes-vous un faiseur d'avenir ou bien un fossoyeur d'avenir ?
​​(*) : À rapprocher du Jour du dépassement qui arrive de plus en plus tôt dans l'année (par ex. le 1er août pour l'année 2018, au niveau mondial – le 5 mai 2018 pour le train de vie des Français).

Notre modernité et la mondialisation / globalisation / uniformisation galopante qui l’accompagne – dont les racines écocidaires plongent au-delà de ces deux millénaires écoulés(*) – ont allumé des feux, ont déclenché des incendies qui embrasent notre planète et qui ne s’éteindront pas avant longtemps.
(*) : En fait depuis le néolithique. Soit vers 9 000 à 7 000 ans avant notre ère, grande période de sédentarisation de l'homme, avec essor de l'agriculture et de l'élevage (on situe la fin du néolithique vers 3 300 ans avant J.-C.).

Nous ne manquons vraiment pas de chiffres, de données, d'informations. Nous manquons douloureusement de courage et de détermination ! Nous ne pouvons faire demi-tour ou enclencher la marche arrière, et ne disposons pas plus d'un bouton "Défaire", d'une fonction "Annuler". Quand saisirons-nous enfin la portée et la pleine gravité du dérèglement climatique en cours et de l'explosion démographique planétaire ? Quand comprendrons-nous finalement la tragédie sociétale nous affectant déjà tous et toutes ? Depuis des décennies, depuis des siècles, les alarmes fusent… en vain, en pure perte, "dans le désert".
En ce qui concerne l'écocide, ceux qui s’intéressent un tant soit peu à l'écologisme savent que dès l'antiquité des alertes ont été lancées par des observateurs attentifs, lucides et vaillants, et régulièrement réitérées tout au long des siècles écoulés depuis lors, avec une occurrence et une sévérité croissante à partir de l'avènement de la révolution industrielle. Mais voilà, ces avertissements n’ont jamais été pris au sérieux et encore moins suivis d'effets par les mesures politiques et sociétales ad hoc.

​Comment diantre se fait-il que l'écologie recueille, structurellement, si peu d'audience - spécialement dans notre pays - alors même qu'elle représente, qu'elle définit, qu'elle engage, à la base même, non seulement nos conditions de vie, mais notre vie tout court ?? Par quelle extraordinaire opposition, par quel charme surpuissant, par quelle force obscure se trouve-t-elle ainsi continuellement bâillonnée, enchaînée, ostracisée ??
C'est que l'homo sapiens, malgré toute son intelligence et son savoir accumulé, se montre bien négligeant et irresponsable ! Nous avons beau aller sur la lune, fracturer l'atome, procéder à des fécondations in vitro, manipuler les gênes, et même fumer des havanes ou vapoter comme des locomotives, etc., nous continuons allègrement de scier la branche maîtresse sur laquelle nous sommes assis, notre comportement tenant beaucoup encore de l'insouciance, de la désinvolture, de l'inconséquence du singe dont nous descendons.

Fatalisme ou déterminisme ?
Indifférents, ou inconscients, ou irresponsables, ou indolents, voire capitulards ? Peut-être bien tout cela à la fois…

« Si le climat était une banque, ils l’auraient déjà sauvé » dit un slogan devenu célèbre, en référence à la dictature impérialiste capitalistique.
Les choses iraient-elles trop bien encore pour ne pas percevoir l’intérêt - la nécessité impérieuse ! - de changer radicalement de trajectoire ? Serions-nous à ce point fatigués, blasés, importunés par ces thèmes récursifs pour y être devenus totalement réfractaires ? Ou bien aurions-nous, devant la mauvaise tournure prise par les évènements, déjà baissé les bras, déjà renoncé à opérer l'indispensable mutation pour assurer notre survie à terme ?
Quelle que soit la réponse apportée, soyons bien sûrs que ni l'écologie ni même la santé humaine et l'éthique ne sont solubles dans le néo-libéralisme, compatibles avec le néo-capitalisme. « Ne changez pas le climat, changez le système ! »

Le progrès, oui ! Mais pas n'importe lequel, et pas à n'importe quel prix !!
Less is more

Pour couper court à tout malentendu…

Nous disposons de superbes outils technologiques mais nous les utilisons… stupidement. Cherchez l'erreur.
Je ne refuse, ne vilipende, ne dénonce, ne récuse aucunement le progrès en lui-même mais son inconséquente exploitation mercantile, consumériste, ultra courtermiste. Je déplore la funeste trajectoire qui lui a été donnée/imposée. Nous sommes - pouvons être - fiers de notre science, de notre savoir, de notre technologie, mais n'oublions toutefois pas que nous vivons dans un océan d'inconscience, dans un abime d'ignorance.

Ce n'est pas que le progrès soit dépourvu d'intérêt ou qu'il n'ait aucune utilité. Non, bien au contraire, il nous rend de précieux, d'inestimables, de fantastiques services – dont nous ne sommes d'ailleurs pas - ou plus - toujours très conscients (y pensez-vous, par ex., lorsque vous allumez la lumière ou ouvrez votre robinet ?).
Interrogeons-nous. Quelle logique de fond poursuivons-nous ? N'avons-nous pas tendance, plongés dans cet incroyable confort de vie lénitif, à nous ramollir jusqu'à la moelle des os - et jusque même le cerveau -, à nous complaire toujours davantage dans un matérialisme croissant, hégémonique, mortifère ? Sommes-nous bien sûrs qu'il n'y a pas, dans notre existence, quelque chose de plus essentiel, qu'il n'existe pas de valeur plus fondamentale, plus noble, plus irrésistible, plus propre à nous émouvoir, plus prompte à nous enflammer ? Sommes-nous sûrs de ne parfois pas confondre l'accessoire avec le principal ? Sommes-nous bien sûrs du chemin que nous suivons ? Sommes-nous bien sûrs des valeurs que nous cherchons ? Sommes-nous bien sûrs de l'orientation que nous donnons à la quête vitale qu'en nous nous portons ?

Prudence et modestie devraient constituer nos maîtres-mots, notre leitmotiv, d’autant plus que notre force se trouve être extraordinairement démultipliée. Au lieu de cela, nous nous enivrons de gadgets techniques et finissons par tomber esclave du progrès matériel en l'érigeant inconditionnellement en finalité alors qu'il ne devrait être qu'un outil de facilitation, qu'un instrument de confort, qu'un vecteur de notre développement personnel et sociétal. Outil extraordinaire certes, mais du fait même de sa puissance à impérativement employer à bon escient, à utiliser en parfaite connaissance de cause, au service - et non au préjudice - de nos vies comme au demeurant de toute vie, de toute forme de vie, de la Vie en général dont nous sommes nous-mêmes, ne l'oublions pas, une emblématique et formidable expression.
(…)

 « Quand tous vont vers le débordement, nul n’y semble aller. Celui qui s’arrête fait remarquer l’emportement des autres, comme un point fixe. » (Blaise Pascal) (1623 – 1662)

Je suis résolument partisan de la modernité, mais pas de n’importe laquelle. De celle qui émancipe, libère et élève. Pas de celle qui abrutit, appauvrit, empoisonne, écrase, asservit.
Je n'entends nullement empêcher quiconque de sauter dans l'abîme si tel est son choix - éclairé, de préférence -, mais je refuse catégoriquement qu'on m'y pousse dès lors que je n'y consens pas expressément.

J’estime pour ma part qu’il est aujourd’hui d’autant plus criminel de ne pas alerter sur les risques que nous (en)courons - individuellement et collectivement - que les preuves de ces dangers ne cessent de s’accumuler… dans une vertigineuse, tragique et folle insouciance, il est vrai.

L'homme augmenté… ou l'Homme oublié ?

Jardiner la Terre ou bien la piller ??
L'homme ? Une brute qui s'ignore

Où l'on se gargarise des prodiges de l'« homme augmenté »… tout en oubliant complètement le dessein initial, la vocation première de l'humanité

Le "progrès" - ou ce que l'on nous présente adroitement comme tel - au sens large du terme est intrinsèquement dans tout sauf peut-être dans l'homme lui-même. Fait étrange, toute notion de bonification paraît désespérément absente de son essence. Quel dommage !
Même à supposer qu’un jour l’homme arrive à dompter les quatre Éléments cardinaux, la force gravitationnelle ou même le Temps… il ne sera pour autant jamais à l’abri de sa propre folie, jamais protégé de sa possible autodestruction.
Démiurge moderne, l'homme, dans sa course effrénée à tout aménager et perfectionner autour de lui, semble bien s'être auto-exclu du chantier ; il s'est tout bonnement oublié lui-même… Quel altruisme ! Quel désintéressement ! Quelle monstrueuse générosité, monsieur le « Sapiens » !
Oui, la progression de notre sapience, malheureusement, n'a pas - et de très loin - suivie la croissance explosive de nos capacités de nuisances. Au fil des siècles et des millénaires, nous sommes devenus plus puissants. Non pas meilleurs, non ! Seulement, beaucoup, beaucoup, beaucoup plus puissants !!

(…)

Et voici qui conclut parfaitement ce paragraphe comme la dernière cerise posée avec délicatesse finit le gâteau… Plus qu'un simple désenchantement, le constat désabusé et amer, plutôt vertement résumé - que j'ai découvert dernièrement -, émis par l'auteur des "Fleurs du mal", lui-même honni en son temps pour cette œuvre jugée offensante, outrageante, sulfureuse, subversive, accusé(e) de porter gravement atteinte à la morale publique et religieuse de l'époque :

« Quoi de plus absurde que le Progrès, puisque l’homme, comme cela est prouvé par le fait journalier, est toujours semblable et égal à l’homme, c’est-à-dire toujours à l’état sauvage. » (Charles Baudelaire) (1821 – 1867)

Autres temps, autres mœurs, dit-on. Aujourd'hui, foin des considérations de la morale qu'elle soit publique ou religieuse ! C'est l'oligarchie mondiale qui dicte ses règles, c'est la doxa financière et affairiste institutionnalisée qui impose ses us et coutumes, qui coopte et qui excommunie. "Morale" amorale - sans morale - des affaires et du business que d'ailleurs, sans ambigüité aucune, ces pages enfreignent et dénoncent hardiment, et à l'encontre de laquelle les idées développées et les positions adoptées sur ce site impertinent contreviennent massivement.

L’humanité doit choisir entre ou changer ou périr.

Que faut-il faire pour enfin être entendu ??

Et vous, êtes-vous prêt à changer ?
Êtes-vous prêt(e) à faire VOTRE part de la transformation ?

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