L’irrigateur ne fait pas l’hygiéniste

... tout comme l'habit ne fait pas le moine.

        (irrigateur : appareil servant aux irrigations côloniques)

Il me semble utile de partager avec vous le constat suivant

Prenez garde aux multiples contrefaçons

Dans l'univers des médecines naturelles, sauf exception, ce sont pour l'instant – et vraisemblablement pour un certain temps encore – des humains et non des robots qui vous vous accueillent, vous conseillent et vous prennent en charge. Ce ne sont pas - encore - les machines qui se trouvent au centre de la consultation mais vous, être(s) humain(s).

Comme il en va de tant d’autres métiers et activités, vous trouverez, en ce domaine également, pêle-mêle, des prestataires-artisans, des bricoleurs, des techniciens, des freelance,… des professionnels confirmés, des débutants… et puis aussi, depuis quelques années, un nombre croissant d'abatteurs business-cleaners et autres imitateurs-faussaires speed destopeurs du côlon(*).
Sans doute ces serial cleaneurs, ces industriels lavementeurs, ces affairistes colonikeurs – inéluctablement racoleurs et/ou passionnément hard-dealers (Group’ Box & Co_…) – qui ont déboulé sur ce « marché », espèrent-ils faire là fortune à bon compte, appuyés en cela par les immuables, infaillibles et juteux procédés des business-makers qui concourent à impitoyablement ratiboiser la planète. Bref, vous trouverez là de quoi réellement satisfaire toute la palette des besoins, de quoi exaucer toute la diversité des demandes, de quoi combler vos attentes les plus folles.
(*) : Avec un peu d’habitude, il n’est pourtant guère difficile de distinguer ces derniers et de faire la part des choses : les commerçants se démarquent invariablement des praticiens sur plusieurs critères.

Par voie de conséquence, sachant que le métier d’« hygiéniste du côlon » n’est pas réglementé en France (n’importe qui peut s’y improviser et autoproclamer hydrothérapeute !), je vous conseille de vous renseigner sur les compétences réelles et la pratique effective du professionnel envisagé avant de prendre rendez-vous.

Il y a là de vraies et grosses disparités entre les offres – et donc de compétences –, disparités qui peuvent malencontreusement fausser les comparaisons et, dans un certain nombre de cas, malheureusement induire le client en erreur.  
Que le prestataire qui vous reçoit soit un « professionnel » est un prérequis incontournable, une évidence absolue… Et en aucune façon une quelconque forme d’option, de prime ou d’avantage concurrentiel. Plus précisément encore. En lui-même, ce statut est loin d’être une garantie suffisante. Il n’est pas plus un gage de sécurité qu’il n’est une assurance qualité !
Ce n’est sûrement pas un bonus à l’instar de la cerise sur le gâteau, quoi que puisse le penser ou le supposer certain(e)s. En effet, encore faut-il que ce « professionnel » en question soit compétent sur TOUTE la ligne, sur TOUTE la thématique considérée – et pas seulement sur une fraction du sujet ! Car la compétence d’un praticien, ce n’est pas le seul maniement d’un appareil, l’utilisation (simple) d’une machine. Sa compétence, la vraie, c’est… tout le reste !

L’irrigation du côlon, un procédé grandement « praticien-dépendant »

LA COMPÉTENCE EST LIÉE À L’OPÉRATEUR. Pas à la machine – ou à un matériel – et pas davantage aux locaux.           
La qualité ou la réussite d’une séance d’irrigation du côlon tient-elle dans le prestige de l’emplacement ou du quartier du praticien consulté ? Réside-t-elle dans l’appellation ou dans la décoration de son cabinet ? Ou encore dans la marque de l’appareil d’irrigation employé ou bien dans le volume d’eau administrée ? Voire dans la tenue vestimentaire ou dans la couleur des chaussures de la praticienne ou du praticien ?!          
Sauf erreur grossière de ma part, et toute proportion gardée, l’outillage compte ordinairement moins que la connaissance et l’expertise technique de l’opérateur, me semble-t-il. Gardons à l’esprit que l’agent actif, l’"outil" principal, en la matière, demeure le praticien et non pas la machine, la planche, un produit - quel qu’il soit -, ou même la technique employée.

Oui, ici aussi - comme dans tant d’autres domaines de la vie, métiers ou professions - les résultats obtenus dépendent assurément bien davantage du praticien, de son savoir (savoir-faire, savoir-comprendre, savoir-être…) et de ses talents que de la technique elle-même. Outre de bonnes conditions de propreté et le respect - effectif - des règles d’hygiène, la véritable valeur ajoutée d’une séance d’irrigation réside dans la capacité d’écoute du praticien, dans la qualité de son accompagnement, la pertinence du protocole utilisé, dans le conseil prodigué et la parole échangée. Le vrai standing d’un praticien, c’est son expertise, sa compétence - et cohérence - globale mises à votre service, pour votre santé.

Bien peu de choses a priori distinguent un laveur de carreaux, un laveur de voitures ou un laveur de côlons(*1),…
d’un autre laveur de carreaux, de voitures ou de côlons… et pourtant ce peu, c’est l’essentiel
(*2).

(*1) : Désignation trouvée il y a quelques temps déjà dans un rapport de parlementaire. J’aime la simplicité explicite de cette appellation… et sais gré à son auteur de me l’avoir soufflé !
Personnellement toutefois, je suggèrerai le titre de côloniste pour sa sobriété et son minimalisme.
Par expérience l’on peut parfois encore, et sans rigoler, tomber sur le terme – singulier mais d’une passable platitude me semble-t-il – d’irrigologue… Vraisemblablement le trivial irrigologiste n’est-il plus très loin non plus… À quand l’imposture du côlologue ou du lavementeur ?!
Les anglo-saxons, quant à eux, par le biais du colon cleansing (ou plus simplement encore, le cleanse) qui évoque davantage un « lessivage du côlon », nous lèguent l’angliciste – et distinctement appertisé, aseptisé – « cleaneur du côlon ».

Nb : Vous l’aurez compris, le genre laveur du côlon appartient selon toute vraisemblance à la - maintenant - devenue grande famille des vidangeurs, purgeurs/purgistes et autres éboueurs du côlon
Eh oui, dans la vie, il y a d'un côté les emmerdeurs… et de l'autre, les démerdeurs
(…)

(*2) : Oh ! permettez-moi de dissiper ici tout possible doute qui pourrait subrepticement venir vous assaillir… Je n’insinue aucunement, ne me prétends et ne me revendique nullement comme étant le meilleur des laveurs du côlon, loin de là… J’espère seulement - et sincèrement - ne pas faire partie des "moins bons".

Miroir aux alouettes – Tout ce qui brille n’est pas or
L’irrigation du côlon version light, les médecines naturelles façon Canada Dry

Le domaine des médecines naturelles n’échappe pas à l’inflation des mots. Il n’est pas exempt, lui non plus, des habituels excès de vocabulaire – enthousiasme oblige ? –, pas épargné par la course frénétique aux mots-clés, si ce n’est pas aux bienfaits ou aux assertions véritablement fantaisistes. On y trouve volontiers aussi de petits - et parfois grands - accommodements avec la réalité, de malines compositions avec l’ambigu, de récurrentes contorsions avec les usages, ou encore d’habiles surfs sur l’équivoque… Petits - et parfois grands - arrangements souvent non perçus ou incompris par le grand public qui n’en connaît ni les tenants ni les aboutissants. Ainsi, les différences de compétences d’un praticien à l’autre peuvent être énormes, singulièrement dans le présent domaine.

Le visionnage ci et là de quelques vidéos sur Internet, la sous-traitance massive au très orienté, omniscient et instantané Dr Google – et autres doctes webpedia –, la lecture de mensuels gratuits, ou l’abonnement à quelques newsletters « Santé » peuvent-ils fondamentalement remplacer une formation "académique" (en bonne et due forme) ou même suffire à combler des connaissances lacunaires ? Mais c'est évidemment oublier la part considérable des « intégrations personnelles » en « vivancielle » !

Il peut être utile de savoir que certain(e)s praticien(ne)s en irrigation du côlon totalisent sur le sujet - en tout et pour tout - à peine 3 jours de formation - voire moins encore -, "sensibilisation" aux médecines naturelles comprise !… Quant au reste de leur apprentissage… ? « Pas besoin de plus pour enfiler des canules ! » me rétorqueront certain(e)s…

Pour apporter un peu de clarté et vous éviter certains fâcheux malentendus ou équivoques… Sauf erreur de ma part, Axiomes relayé maintenant par AVS forment - en quelques jours - à la pratique stricto sensu de certaines techniques très précises comme par ex. l’irrigation du côlon. Cependant ces organismes-là ne dispensent aucunement une formation à la naturopathie par exemple (formation dont la durée est variable selon les Écoles, et le cursus généralement sans commune mesure). Et inversement, les Écoles de naturopathie traitent bien entendu de l’hygiène intestinale mais ne forment habituellement pas à la pratique stricto sensu, effective, de l’irrigation du côlon, même si la technique est abordée. (Cf. page Naturopathie). 

Enfin, dans ce même registre, je me demande parfois où s’arrêtera l’inflation des annuaires professionnels. Nous aurons bientôt, si le rythme de leur création se poursuit à la même cadence, autant, sinon plus, d’annuaires que de praticiens ! Comment se repérer dans cette jungle ? Trop de choix, hélas, tue le choix.            

À bon entendeur…

Le bruit ne fait pas de bien. Le bien ne fait pas de bruit.

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