L'hygiène intestinale (suite)

« Lorsqu’on lui montre la lune, l’imbécile regarde le doigt. » (Vieux proverbe chinois)

Libres réflexions autour d'une pratique – Suite

Informations éclectiques ou élucubrations sectaires ?
Observations ou divagations ?
Le choix de la réponse continue de
pleinement vous appartenir

Pipi & Caca, Pot & Prout : Poétique des entrailles ou vulgarité scatologique ?...

Question de point de vue… Et interrogation… métaphysique
Defecato, ergo sum
sacré et impur se rencontrent

Les scories de la vie – Matière(s) de nature… existentielle
Pureté ou souillure ? Souillure ou pureté ?
Soutenable ou insoutenable animalité de la chair

Tenez, soit dit en passant, encore une chose que, malgré nos airs éminemment supérieurs, nous partageons, non seulement avec les grands primates, mais plus largement avec l'ensemble du règne animal et même avec le vivant tout court… La double obligation de se nourrir et donc aussi celle en contrepartie d’en vidanger les déchets. Soit, entre autres, la libération du bol fécal.
Une spécificité comme une autre, somme toute… assortie de son cahier des charges bien évidemment… Encore faudrait-il un peu mieux considérer ce récurrent monologue digestif, cette obscure déchetterie intestinale et oser de temps à autre se hasarder à regarder en arrière, dans la cuvette, l’allure de son œuvre en solitaire… avant de la chasser(*1) sans ménagement et avec plus ou moins d’indifférence voire de dégoût… Et sans non plus pour autant - attention Narcisse ! - en tomber amoureux, j’en conviens aussi…

L’Homme se sentirait-il coupable de déféquer ?… Ah ! le FAIRE !… Le FAAIIRE !!
Cet acte si primitif lui rappellerait-il un tantinet trop sa condition animale ?… Serait-ce là la facture(*2) de notre incarnation ?
Est-ce pour cela que nous nous cachons pour satisfaire notre besoin, pour faire notre besogne… ?

(*1) : En la noyant prestement sous un sceau d’eau potable. Ce que la matière fécale - en son état brut pour le moins - n’est pas vraiment !… Mais peut-être qu'à force d’être ainsi lavée, relavée, contrelavée et délavée, finira-t-elle in fine par être complètement purifiée… Et absoute, pardonnée de surcroît ?
(*2) : Au sens où vous l'entendrez.

Aversion marquée pour les déchets
Antédiluvien et indélébile stigmate
Bal masqué – Tomber le voile
Pudeur ? Hypocrisie ? Pudeur hypocrite ? Hypocrisie pudique ?…

Et si nous partageons volontiers et largement les plaisirs de la table et de la bonne chère, la fin de l’opération, la conclusion ultime de nos repas, en revanche, s’accomplit dans la plus stricte solitude, s'effectue dans la plus totale intimité. Serions-nous, bon gré mal gré, dérangés, troublés, dégoûtés par nos déchets ? D'ailleurs, ne sommes-nous pas, au niveau planétaire, gravement envahis, infestés, empoisonnés par les ordures produites par notre société… ? Participerions-nous quand bien même notre petite échelle individuelle à cette gigantesque pollution, à cette colossale salissure ? Souffririons-nous de cette incachable​ faiblesse, de cette cruelle flétrissure en conséquence d'une immémoriale faute, d'un impérissable péché… ? Se pourrait-il qu'en guise de pénitence cette pesante servitude nous marque tous également, sans aucune exception et de manière indélébile, du sceau sulfureux du bestiaire terrestre et vienne par là témoigner d'une antique - et abyssale - Chute ?

À petit titre récréatif… Pour souffler un peu… et alléger le verbe

Autres temps, autres lieux, autres mœurs

Pourtant cet acte physiologique digestif final - quotidien et si banal - est loin de revêtir universellement ou intemporellement le caractère intime, caché, tabou que nous nous lui attribuons - et imposons - de nos jours…

Pour preuve de cette divergence, l’époque romaine (cf. ci-dessous deux configurations des lieux d’aisances dans ses thermes), le tout à la fois bien et mal connu – mais légendairement couru – trône du Roi Soleil (Louis XIV), l’évocation de cet acte si commun dans, par exemple, les lettres privées du génialissime Mozart ou dans la correspondance intime entre la duchesse d’Orléans et l’électrice de Hanovre,… ou aujourd’hui encore l’agencement - parfois plus que sommaire - des latrines dans certaines contrées reculées de Russie ou d’Asie, par exemple.

HISTOIRES DE P – DU SAVANT ART DE PETER
Concerts grandioses de péteries et pétaraderies, récitals décoiffants de lâchers de vents et de savoir-flatuler hors du commun
Quand la contrepèterie guette et la drôlerie menace
Spectacles hauts en musiques corporelles

De même, il semblerait que dans le monde du spectacle une longue tradition – aujourd’hui méconnue – de péteurs existât. Avec de bruyantes, que dis-je ! de pétulantes, de pétaradantes, de tempétueuses déclamations intestinales, avec de flatulentes, d'éclaboussantes, d’époustouflantes productions fessières aussi grandiloquentes que provoquantes, ils firent, toutes affaires pétantes, dans un tonitruant feu d'artifice, le bonheur hilarant du public en déclenchant sur leurs passages des explosions de rire et en soulevant des tonnerres d’applaudissement.
L’histoire ne précise cependant pas s’ils arrivaient sur scène systématiquement cerclés comme des tonneaux ou encore lourdement lestés de plomb comme des montgolfières.Toujours est-il, à en croire les témoignages, qu’il y en eu, sur scène comme dans la salle, qui risquèrent assurément de péter un câble - et même une grosse durite - semble-t-il.

Un des derniers en date connu, le Pétomane, le marseillais Joseph Pujol, justement, reçut un énorme succès au tournant des 19e et 20e siècles (Belle époque), non seulement à Paris, mais également dans la France entière. Il fut même célébré à l’étranger où il inspira plusieurs cinéastes.

Mais une fois le rideau tombé sur son bruyant divertissement, au déclenchement de la Grande Guerre, ce fut hélas au tour d’une toute autre tempête de se lever, d’un tout autre canon de gronder, tonner et mobiliser les foules : le canon d’airain.
Tirant en continu ses salves meurtrières, le canon de la mort et de la désolation balaya d’un trait ces amusements bon enfant… et le silence sur la joyeuse pétomanerie se fit total et définitif

… En réalité pas totalement définitif, mais un long moment tout au moins. Non, cette maîtrise corporelle un peu particulière, cette performance venteuse plutôt singulière n'est pas - ou pas encore - à ranger à jamais aux rayons des fantaisies humaines défuntes. Elle subsiste en effet de nos jours grâce notamment au talent du péteur professionnel britannique, Mr Methane, qui, pour la petite histoire, a délaissé la conduite des trains pour la conduite des gaz. Imaginez-vous un instant un pet tiré, étiré, travaillé, modulé, sculpté, soufflé, tenu, tendu, maintenu maintenu maintenumaintenu 59 longues, 59 interminables, 59 éternelles secondes - et pas une de moins ?! Quelle colonne d'air ! quelle anche ! quel souffle ! quelle maîtrise ! quel exploit ! messieurs-dames ! … Et si d'aventure vous en doutiez… essayez donc un peu par vous-mêmes(*1) – mais en la circonstance, prenez spécialement garde aux accidents fort malencontreux et particulièrement gênants pouvant possiblement vous surprendre(*2).
La chronique ne précise pas si ce British flatulist arrive aussi à imiter le sifflet tonitruant des locomotrices que naguère il dirigeait. Quoi qu'il en soit, il faut en avoir dans le ventre ! Qui dit mieux ? Il y a fort à parier qu'à côté du champion d'outre-manche nous soyons vraiment de (très) petits joueurs… Même s'il est dit qu'un train peut toujours en cacher un autre…
(*1) : Pour vous rendre compte de la prouesse, tâchez déjà de tenir, rien que par votre bouche, une note durant tout ce laps de temps…
(*2) : Une parodie de supplice qui a hélas mal tournée. La mésaventure rocambolesque, les vicissitudes douloureuses subies en 2007 par un couple d'Américains
devenus célèbres malgré eux (et dont je tairais les noms ainsi que l'orientation sexuelle pour ne pas les stigmatiser/accabler davantage) et avec la complicité bien involontaire de leur infortuné hamster Raggot trop entreprenants, trop intrépides, et surtout totalement imprévoyants en la matière, devrai(en)t nous inciter à quelque prudence et nous servir de garde-fou, voire de repoussoir.

Au sortir de la grande conflagration, durant l'entre-deux-guerres, ce fut ensuite au tour du cinéma des Années folles de sporadiquement - et plutôt timidement - reprendre le venteux, le tumultueux flambeau du météorisme…

Et si par la suite, plus près de nous, La Grande Bouffe, « film culte » de Marco Ferreri (1973) n’a pas franchement redoré le blason des intestins, il a par contre bien crûment croqué notre société consumériste… Luis Buñuel, dans Le Fantôme de la liberté tourné l’année suivante (1974), lui, prendra malicieusement le spectateur à contre-pied en bousculant le traditionnel ordonnancement de la table et en inversant habilement les tabous digestifs… La Soupe aux choux, film réalisé par Jean Girault (1981) nous fait assister au concours de pets - culte également - que se livrent Jean Carmet et Louis de Funès, joute culière qui finira par déclencher l'arrivée - inattendue, impromptue - de l'extraterrestre Jacques Villeret. Dans Les Garçons et Guillaume, à table ! film autobiographique de Guillaume Gallienne (2013), le nettoyage intestinal est brièvement évoqué dans une séquence courte et plutôt cocasse où l'on voit le personnage principal - et aussi réalisateur - allongé sur une table de soin pour… une irrigation du côlon.
(…)

« Mieux vaut un pet sonore qui éclate avec fracas
Qu’une vesse perfide qui vous trahit tout bas
. »
Voltaire (1694 – 1778)

Redevenons une once plus sérieux…
… Poursuivons notre petit essai de matière(s) et de nature métaphysiques (sic)​

Être ou ne pas être
Cloné ou pas cloné ??
À l'image ou pas à l'image ? Semblant ou faux-semblant ?
Indignation ou pas

Maintenant, l’égout et les coûts leurrent (sic) … vous connaissez la suite… 
[Je vous laisse deviner, entrevoir, découvrir – à défaut du poteau rose – le pot aux roses…]

Dans tous les cas, difficile de traiter pareil sujet, sans, à un moment donné ou à un autre, inévitablement - et dangereusement pour certains - verser dans le scatologique…

Enfin, l’important n’est-il pas de garder la tête haute… au-dessus du cou tout au moins… et sans toutefois se noyer alors dans la célèbre énigme métaphysique qui depuis la nuit des temps hante l’esprit obscurci et pensif du commun des mortels… Si l’homme a véritablement été créé à l’image de Dieu, alors - ne manqueront pas de s’interroger d’aucuns - … alors… alors…

… Vloufff… tchuuuuu…
… L’v’là paarrtiii ! 

Honni soit qui mal y pense !

 

« Si haut qu’on soit placé, on n’est jamais assis que sur son cul. » (Montaigne) (1533 – 1592)

Restons modestes
Persistance de l’animal en l’homme… Décidément !

Inter faeces et urinam nascimur(*1). En effet, et même si le latin rend la chose un peu plus distante, n’oublions pas que nous naissons dans les excréments, que nous débarquons en ce monde parmi les immondices, que nous arrivons souvent concomitamment aux déchets générés par la vie. 
Humblement, comme chez de nombreuses espèces animales, et spécialement chez les mammifères, chez l’être humain aussi, les "basses"(*2) fonctions cloacales jouxtent les "nobles"(*2) organes génésiques(*3). La génération côtoie la déchetterie. Proximité pouvant parfois être détonante, éruptive. Comme par ex. lorsqu’il y a de l’eau dans le gaz ou de la glaise dans les vesses… Recyclerie et lieux de production… nobles et/ou ignobles. C’est selon.
Dualité pas toujours bien acceptée. On peut s’en offusquer. On peut le regretter. On peut aussi s’en accommoder. À chacun son idée. À chacun sa vérité.
(*1) : Littéralement : « Nous naissons entre les fèces et l'urine. » Nb : expression formulée un millénaire et demi déjà avant la réalisation du canal de la Marne au Rhin par un certain… saint Augustin.                      
(*2) : Ordinairement considéré(e)s comme telles / tels.
​(*3) : Reproductifs.

« Tous les égouts sont dans la nature », résumait Coluche (1944 – 1986)

De l'or dur à l'or brun  De la lie de la terre aux raffinements du luxe
De l’utilité, du bon usage et de la force fertilisante de la m****
Prodigieuse force excrémentielle

Que de trésors cachés !
Précieux fumier, « levain de la terre », « or noir des étables »… et aussi… ex richesse nationale.

« Si notre or est fumier, en revanche, notre fumier est or. Que fait-on de cet or fumier ? On le balaye à l'abîme. » (Victor Hugo) (1802 – 1885)

Selon certains spécialistes, nous ingérerions près d'une demi-tonne de nourriture par an, et chacun(e) d’entre nous produirait la bagatelle de 4 à 6 tonnes d’excréments au cours de sa vie (hors urine faut-il supposer), soit une bonne cinquantaine de kilogrammes de déjections annuellement.
Si le volume des fèces varie selon les régimes alimentaires, et singulièrement selon la teneur en fibres des aliments ingérés, cette production physiologique demeure, pour quelques temps au moins encore, difficilement réductible – sauf à drastiquement limiter ces fibres et se nourrir de pilules.

Par notre nourriture, nous contribuons, directement et indirectement, avantageusement ou désavantageusement, selon la nature et la qualité de ce que nous avalons – … et pensons ! – à nourrir – ou bien à pourrir – le cycle de la vie, à entretenir – ou à détruire – la chaîne du vivant, prodigieux empilage d’écosystèmes, allant du microcosme au macrocosme.

En évoquant ces formidables enchaînements de cycles, souvenons-nous que les excréments sont aussi – "transmutation" alchimique – par leur retour à la matière originelle qu'ils viennent amender… des engrais, des fertilisants… des plus naturels (enfin plus que théoriquement, compte tenu de tous les produits de la chimie de synthèse que nous avalons aujourd’hui)…

Tous les jours, la terre - gratuitement - nous nourrit. Nourrissons-la donc en retour… tout au moins en lui versant, en reconnaissance, notre petite obole quotidienne.

La vie - non contrariée par l'homme - organise un recyclage parfait. Tout ce qui vient de la terre retourne à la terre.​ La Nature ne produit pas de déchets ultimes. Ne sommes-nous pas nous-mêmes, tout comme le sont le soleil et les étoiles, et jusqu'au plus infime des atomes, intégralement décomposables, complètement biodégradables ? Rien ne se perd dans la nature. Tout est recyclé en son extraordinaire sein.

Il se trouve que les entrailles – spécialement animales – gratifient les humains de parfaits trésors.

En sus du traditionnel amendement des terres, les déjections animales – voire humaines – trouvent encore par ex. comme combustible, mortier, source d’énergie, etc. bien d’autres usages utiles à l’homme.

Dans le Mahâbhârata, épopée sanskrite de la mythologie hindoue, Krishna, dieu protecteur de la Vache sacrée (Gao Mata) – symbole de la « Mère universelle » et de la sacralité de toutes les créatures – porte ses substances purificatrices (lait, bouse, urine), ses excréments se montrant incontournables dans tous les rites sanctificateurs.
Serait-ce pour cela que la chimie moderne réussit même l’exploit de tirer de leurs bouses… un étonnant mais bien réel parfum de… vanille ! Oui, cela a de quoi surprendre, je vous l’accorde…
P.S. : Certains auteurs modernes prêtent même des propriétés antiseptiques aux bouses de vache, rejoignant en cela des pratiques ayant déjà eu cours dans l'Égypte antique.

Poursuivons encore un peu notre brève évocation des infinis dons de la nature. Dans cette même veine – et manne –, nous connaissons évidemment tous, au côté du musc, le précieux ambre gris(*) cher aux parfumeurs (du moins aux quelques irréductibles d’entre eux qui continuent à utiliser des substances naturelles dans leurs compositions olfactives et qui ne sont pas passés au tout « synthétique »). Je vois d’ici des nez frémir et s’en réjouir. 
(*) : Substance parfumée provenant des concrétions intestinales des cachalots.

Et puis il y a aussi le fameux et incomparable maquillage des geishas, qui, pour s’éclaircir le teint et lisser la peau, s’enduisent (s’enduisaient) généreusement le visage d’une crème à base de… fiente. Et en provenance de pas n’importe lequel des piou-pious !… Pas des pigeons, non !… Ni d’ailleurs des moineaux – si besoin était de le préciser (et sans pour autant les mépriser !)… L’heureux producteur de cette fiente si particulière est… le rossignol, s’il vous plaît ! C’est que ce passereau, virtuose du chant et éternel inspirateur des poètes, a plus d’une corde à ses trilles… Voilà maintenant des oreilles qui frisent.

Que les palais toutefois se rassurent. Eux non plus ne sont pas en reste en ce domaine. Les gourmets s’en féliciteront. Ainsi, les plus inconditionnels des amateurs de café connaissent-ils vraisemblablement - j’imagine - le café Luwak, ce café rare dont les grains ont, préalablement à leur torréfaction, macéré et finit de mûrir dans le tube… digestif… des civettes de Sumatra. Mais pour pouvoir déguster le divin nectar – à la préparation passablement insolite, vous en conviendrez – il leur en coûtera tout de même quelques 500 € le kg de produit torréfié, ce qui en fait sans nul conteste un des cafés, sinon Le café le plus cher du monde.
Cependant, ce caoua d'excellence, ce p'tit noir grand cru façon chat musqué, se trouve désormais concurrencé par une variante… éléphantesque (Black Ivory) dans laquelle la "mijoteuse" servant à affiner les précieux grains se trouve être le tube digestif de pachydermes spécialement nourris pour la circonstance et offrant de la sorte une boisson au goût faut-il supposer - à croire la louange cornaquée - exquis, suprême "de caramel et de chocolat" !
Compte tenu du robuste appétit affairiste et de la riche créativité mercantile, il y a fort à parier que ce filon de café estampillé "passager clandestin" fera dans le futur d'autres émules et se déclinera en moult nuances. Ainsi il n'est, à mon sens, pas tout à fait exclu qu'un jour pas trop lointain quelques célébrités en mal d'originalité, d'amour ou de devises, ne manqueront pas de lancer, au bonheur d'une légion de fans hystériques, leur "propre" marque de café "maison". Version veaux aux œufs d'or !

Dans la même trempe, pour rester dans les breuvages et ne pas exclure ou froisser les buveurs de thé, je signale spécialement à leur intention qu’un arôme subtil de thé serait obtenu grâce aux… délicates roses d’un papillon… secrètement complice ! Car pour obtenir cette singulière qualité de fiente et produire cette pure merveille rappelant les mille et une nuances de cette boisson inimitable et sacrée, ces gracieux lépidoptères disposent du privilège – chance ou malchance ? – d’être exclusivement nourris aux feuilles de théiers.
En conséquence, je ne pense pas m’avancer beaucoup en affirmant qu’il s’agit vraisemblablement là d’une authentique chertéCher thé dont le prix du raffinement (ou de l’extravagance) - j’assume - continue toutefois de m’échapper. 

De la chenille (chrysalide) naît le papillon… La fleur du lotus s’épanouit les pieds dans la vase. … Œuvres alchimiques(*).

(*) N’est-ce pas une constante de l’alchimie que de s’attacher à éclaircir l’impropre ?

Paradoxe sociétal et parallèle manifeste

Si seulement nous humains, que nos propres (!) déchets corporels écœurent si facilement, que nos excrétions physiologiques personnelles indisposent si spontanément (!), nous pouvions être, à l’échelle planétaire, en due proportion dégoûtés et révoltés par la toxicité et la profusion des déchets en tout genre que produit en masse quotidiennement notre civilisation moderne !
Seul l’homme moderne génère des ordures définitives, des poisons éternels… Qui s’accumulent et s’accumulent et qui, irrémédiablement, l’empoisonnent… en retour… D’ailleurs que produisons-nous d’autre aujourd’hui hormis des ordures, de la misère, de la pollution et des guerres ?

Notre société toute entière croule sous les déchets et pourtant nous persistons encore à désespérément - incorrigiblement - vouloir alimenter la machine de la croissance… pour croître et croître… et croître… toujours croître… Mais croître jusqu’où ??!

Comme nous devrions recommencer à nous inspirer de la nature plutôt que de nous échiner à vouloir la dominer !

Les intestins de la terre
Les herculéens laboureurs du sol

Remarquons que le principe de fonctionnement des fosses septiques(*) et autres stations d’épuration des eaux usées est basé sur ce remarquable travail « digestif », sur cette activité permanente de dégradation/fragmentation inlassablement - et gracieusement - effectués par les micro-organismes. Ainsi, si dans notre monde de prédation les gros mangent habituellement les petits, il arrive aussi, juste retour, que les petits mangent les gros.
(*) : Ne pas confondre fosses septiques et fesses sceptiques.

Et tant que nous sommes dans l’humus… Penchons-nous encore un peu plus… et ayons - au moins ici - une petite pensée de gratitude envers le titanesque travail réalisé - gratuitement ! - par la masse colossale des travailleurs des sols, et spécialement… des "vers de terre" (lombrics)(*).
Bien qu’ils se montrent fort discrets, les vers de terre constituent la plus grosse masse animale terrestre du monde (en poids, ils représentent 20 fois plus que les hommes)… Par leur incessant labeur (ils peuvent remuer jusqu’à 300 tonnes de terre à l’hectare chaque année !), ils labourent, aèrent et drainent la terre. Ils enrichissent par leurs précieuses déjections les sols (bioturbation) participant ainsi – certes dans l’obscurité et l’ignorance/indifférence la plus totale – grandement au contenu quotidien de nos assiettes !

Soulignons également que le sol est le milieu le plus complexe de notre planète. Sur une profondeur de 30 petits centimètres, il abrite environ 80% de la biomasse vivante du globe ! Et de plus, cette biomasse microbienne développe une énergie 350 fois supérieure à la nôtre ! Elle représente la plus grosse énergie biochimique sur Terre.

Il serait grand temps d’arrêter d'empoisonner ce milieu fragile et crucial… et de laisser ces organismes et micro-organismes vivre et œuvrer en paix !

(*) : Non content de partager 75% de notre ADN (oui, les ¾ !), le vulgaire ver de terre dispose par ailleurs de capacités de régénération proprement extraordinaires dont nous sommes, nous savants humains, totalement incapables et dont nous ferions bien de nous inspirer. Performances plutôt avantageuses que les discrets lombrics partagent – pour passer du coq à l’âne – avec les poissons zèbres et certains amphibiens, autres champions toute catégorie de la reconstruction/reconstitution de tissus mutilés ou amputés.
Paroles de néoblaste.

Enfin, à ceux qui par hasard se poseraient la question de savoir ce que les lombrics ont à voir avec cette page « irrigation », je répondrai simplement que non seulement on peut noter une certaines analogie entre le petit peuple qui habite et en permanence travaille et enrichit les sols et celui qui œuvre tout aussi continûment pour notre santé dans l’obscurité humide de notre… intestin. Que de plus, sans les premiers nommés, nos assiettes risqueraient d’être beaucoup moins garnies – et donc notre santé d’en être sensiblement affectée. Et enfin, que par ailleurs ces travailleurs de l’ombre (hic ! - évidemment) contribuent également à bien… irriguer et drainer… leur environnement.

Petite illustration - transposition - de l’interdépendance des écosystèmes, et plus largement de la Vie.

On voit ce qu’on croit.

Chez soi ou chez les autres ? Hébergeur ou hébergé ?
Microbes-ennemis ou microbes-amis ?
Nos hôtes microscopiques – 200% microbien
Les bases biologiques de la vie

Nous leur devons tout simplement... d'exister
Des colonies(*) entières ! D'innombrables colonies ! Une profusion de colonies !!
Relations très très intimes
(*) : Et pas seulement pendant les vacances

Davantage bactérien que cellulaire
Moi = une lichette de soi + une grande rasade de non-soi

Je suis constitué de millions de milliards de… bactéries… D’ailleurs, je ne suis pour ainsi dire que bactéries ! Chacun d'entre nous est composé d'un peu de soi noyé dans beaucoup de non-soi.
À titre de comparaison, nous hébergeons dix fois plus de micro-organismes (100 fois plus selon certains auteurs et le périmètre considéré) que nous avons-nous-mêmes de cellules humaines (soit 10 puissance 14 voire 10 puissance 15, contre 10 puissance 13). Nous ne sommes effectivement jamais tout à fait seul.
Avec ses 10 à 100 cellules bactériennes pour une cellule humaine (données scientifiques pour l'instant très fluctuantes), nous sommes donc en réalité constitués à plus de 90 % de… bactéries ! Sans même compter que les 10% restants, c’est-à-dire les cellules "spécifiquement" humaines, sont en réalité elles-mêmes des associations de… bactéries ! – Quelle horreur ! Voilà que d’aucuns risquent de commencer à sérieusement se gratter. – Soyez cependant rassurés, sauf perturbations, l’immense majorité de ces germes sont saprophytes, commensaux, c’est-à-dire amis, vivant en symbiose, utiles, indispensables même, à leur hôte.

Ainsi, non seulement nous témoignons de notre profonde affinité avec les bactéries, mais de plus, l’on sait maintenant depuis un demi-siècle que chacune de nos cellules atteste, elle aussi, de notre antédiluvienne ascendance bactérienne (cf. pour ex. les mitochondries). Par conséquent, restons humbles, cessons de leur faire indûment et continuellement la guerre. Soyons bien conscients que nous sommes peut-être davantage chez elles (chez les autres) qu’elles (ou les autres) sont chez nous

L’adéquation réciproque, l'ajustement mutuel constitue l'une des lois fondamentales de la vie, l'un des principes fondateurs du milieu naturel. La cohabitation présente des millions de facettes différentes.

Les micro-organismes sont des êtres vivants, certes microscopiques, mais présentant une réelle forme d’intelligence tout au moins adaptative ou évolutive. Ils vivent leur vie… et nous la nôtre… en permanente interaction. Ils ne sont ni nécessairement ou systématiquement "mauvais" ni nécessairement ou systématiquement "bons" : chacun poursuit ses intérêts propres​ (qui peuvent être convergents, compatibles, neutres, divergents, etc.). La symbiose, la coopération n'excluent nullement certains antagonismes(*). Un a priori inoffensif commensal peut dans certaines circonstances (notamment en cas de terrain biologique dégradé) se transformer en parasite, voire en pathogène. Le monde de la symbiose (« vivre ensemble ») - acception au départ neutre - se trouve être incroyablement intriqué : certaines alliances défient le temps alors que d'autres s'avèrent être spécialement fluctuantes, flexibles, dynamiques, adaptatives. Entre mutualisme, opportunisme et pathogénicité, une infinité de variantes, une extrême complexité - et précarité - de situations, un déroutant faisceau d'interdépendances et de rétroactions se jouent sur le terrain.
​(*) : Concurrence, rivalité, compétition également entre bactéries elles-mêmes par ex., ou avec des bactériophages, des virus, etc.

Dernièrement (et fort scientifiquement), il a été observé qu’au préjudice de notre santé, ce biotope aussi perdait – de façon notable et préoccupante – de sa richesse, de sa diversité(*). En écho, à l’instar de l’érosion de la biodiversité de notre planète tout entière.
Est-ce surprenant ? À force de vouloir systématiquement tout stériliser autour de nous, gravement contaminés par le dogme pasteurien, nous sommes en bonne voie de réussir à nous stériliser nous-mêmes. Alors au lieu de mener une guerre perpétuelle – et perdue d’avance – contre les micro-organismes, au lieu de chercher à tout décaper, à tout aseptiser, désinfecter, javelliser – comme le commande encore vivement la médecine allopathique –, apprenons plutôt à vivre ensemble en bon voisinage, en bonne intelligence, en paisible entente.
(*) :  En cause, la nourriture industrielle, l’abus et le mésusage des antibiotiques, les pollutions multiples, la baisse de l’allaitement, la hausse du taux de césarienne, etc…

Toujours la faute aux microbes
Que nous avons la mémoire courte et sélective !

Entre germophobie et microbomanie

Les microbes font partie de la nature, y compris de la vôtre et de la mienne. Nous leur devons presque tout. Depuis des milliards d'années, les micro-organismes façonnent la vie sur Terre et il y a même de très fortes chances qu'ils survivent à l'humanité.
Redevenons raisonnable dans notre folle "microbophobie" (mysophobie)(*1), résultante d'un malheureux télescopage de l'histoire scientifique dans lequel Louis Pasteur - Pasteur noster idolâtré, iconolâtré au prestige très discutable - n'y est pas totalement étranger.

Gardons à l'esprit que si des germes s'installent quelque part, c'est avant tout parce que le terrain leur est plutôt favorable - ou tout au moins pas excessivement défavorable (les jardiniers me comprendront aisément). Globalement, les micro-organismes sont davantage de réels opportunistes que d'invétérés belliqueux. C'est vraisemblablement notre propre caractère batailleur et belliqueux que nous projetons allègrement sur eux(*2).

La plupart d'entre nous ignore(nt) quasiment tout ce que nous devons aux "microbes". Avons-nous toujours suffisamment conscience que non seulement nous sommes extérieurement et - en partie - intérieurement colonisés par les micro-organismes, que nous en sommes tous, sans exception, issus(*3), qu'ils nous accompagnent depuis notre conception (ou tout au moins dès le premier trimestre de la vie embryologique par la mise en place du microbiote), et que par ex. des aliments de base même tels que le pain, le vin, la bière, le vinaigre, le yaourt, le fromage, etc. – que nous consommons abondamment quasi-quotidiennement – sont eux aussi élaborés grâce à eux (lactofermentation) ?… Et que par ailleurs - et pas le moindre -, si nous avons l'extrême chance de respirer de l'oxygène, c'est aussi, à la base, grâce aux bactéries (photosynthétiques océaniques et chloroplastes des plantes terrestres) !
Il est donc grand temps de globalement les réhabiliter.
(*1) : Ne pas confondre cette dernière avec la miso phobie, la peur du miso, condiment - originaire d'Asie - à base de pâte de soja fermenté…

​(*2) : Helicobacter pylori : une espèce en danger. Un vieux compagnon qui fréquente l'homme et l'accompagne dans ses pérégrinations depuis au moins 58.000 ans, injustement mis au pilori. Un exemple parmi trente-six mille autres.
La toute puissante médecine officielle n'a-t-elle pas, deux décennies durant au moins - et continue larga manu de le faire -, menée une guerre bactériologique sans merci, tiré à boulets chimiques rouges, largué un déluge de bombes antibiotiques sur Helicobacter pylori, accusé de causer des ulcères d'estomac et de contribuer à la cancérisation de celui-ci, avant que la recherche de pointe ne montre qu'il présentait aussi un côté bénéfique : il réduit en effet le risque de reflux gastrique - et donc de cancer de l'œsophage -, et il se pourrait également qu'il diminue les occurrences d'asthme… et même d'obésité (bizarrement en forte progression)… ​
Entre infections et allergies il semblerait que nous devions choisir.
​Plus généralement, cela démontre une fois de plus combien notre médecine classique anti-symptomatique confond fâcheusement cause(s) et conséquence(s), combien elle amalgame aveuglément agents pathogènes et processus de réparation, mécanisme de guérison !

​(*3) : Et qu'ils entameront sans attendre - et sans état d'âme aucun - la décomposition, la dissolution de notre dépouille physique après notre mort terrestre pour la rendre à la nature dont elle est/était issue.

L’être humain s’inscrit étroitement dans un faisceau très complexe d’écosystèmes petits et grands dont il est totalement tributaire… et la plupart du temps parfaitement ignorant. Vestige d’un temps antédiluvien, nous gardons vivante la mémoire de notre origine microscopique, de notre lointaine ascendance bactérienne, voire virale.

« L’écologie microbienne et l’immunité humaine sont des systèmes tellement complexes qu’en les manipulant, l’homme s’expose à des périls supérieurs aux maux qu’il cherche à vaincre. » (Yves Rasir, Néosanté, 03-2018)

​La vie vient de la Vie
À chacun sa niche

Les micro-organismes nous relient entre nous, au monde, et plus largement à toute la chaîne du vivant.

Nous façonnons en continu, bactériellement parlant, notre environnement, tout comme celui-ci nous modèle.
Sauf à vivre dans un monde totalement aseptisé, par nos contacts quotidiens avec notre environnement, nos semblables et nos approchants, nous échangeons en permanence des millions et des millions de germes. Sans même évoquer la somme considérable de passagers clandestins troqués lors d'une simple poignée de main, les plus phobiques d'entre nous seront déjà contrariés d'apprendre que chacun d'entre nous vaporise (projette) environ 37 millions de bactéries par heure et que nous avalons en moyenne environ un million de microbes par gramme de nourriture ingérée… et l'oublierons - je l'espère - tout aussi vite.

Ainsi, nous sommes nous-mêmes extérieurement (à la surface de notre peau) et « intérieurement » (dans nos cavités naturelles) (muqueuses) intimement et grandement colonisés, n’en déplaise aux maniaques pasteuriens, adeptes du tout stériliser et aux phobiques des microbes. Par notre spécificité humaine, notre hérédité, notre alimentation, notre mode et lieu de vie, nos innombrables rencontres, les médicaments pris, etc., nous créons/modulons nous-mêmes, les conditions de fortune et d’infortune de notre (nos) "propre(s)" microbiome(s) (« aire biotique »).
Et ces flores microbiennes (microbiotes) spécifiques, ou plus justement, ces faunes cutanées, buccales, vaginales, intestinales… nous sont absolument indispensables. Elles sont probiotiques. Elles sont en faveur de la vie. Elles sont indispensables à la vie. Elles font partie de la vie. Elles (aussi) sont la vie. Et seule la vie peut nourrir la vie.

« La vie procède seulement de la vie, et de la mort ne sort toujours que la mort. Et tout ce qui tue vos aliments tue aussi vos corps. Et tout ce qui tue vos corps tue aussi vos âmes. Et vos corps deviendront semblables à votre nourriture, de même que vos esprits seront également analogues à vos pensées. » (Évangile essénien de la paix)
[Évidence flagrante, que ces textes aient été en réalité écrits il y a 2000 ans… ou seulement la semaine dernière…]  

L’intestin nous structure

Embryon, nous commençons par nous développer autour de lui. Et ensuite tout au long de notre vie aérienne nous puisons quotidiennement dans ces racines notre substance matérielle. Notre corps de chair est fait de ce que nous mangeons et buvons. Il est aisé de comprendre qu’à l’instar de n’importe quelle plante, il est vital pour tout organisme de disposer (entre autres) de racines (au sens propre comme figuré) en bon état de fonctionner. Et ce ne sont pas les jardiniers qui me contrediront.

Par ailleurs, notre ventre n’est pas que le siège de la digestion et de la reproduction. C’est aussi un lieu de pré-occupation, de per-ception, de pré-psychologie, de création. Du point de vue évolutif, ses plexus nerveux forment en réalité notre premier "cerveau", notre cerveau le plus archaïque. Car bien avant de devenir - sur le tard - des êtres pensants, "nous" étions longtemps, très longtemps, des organismes digérants quasiment animés que par l’impératif de se nourrir et de se reproduire.

Et ce lieu est aussi "organe" des sens, pourvoyeur de perceptions extra-sensorielles. Quoi de plus pénétrant que ce que nous ressentons avec nos tripes ? Caisse de résonnance et faiseur de sens dès lors que nous prêtons attention à cette oreille viscérale et ne faisons pas, dans notre vie, trop systématiquement et exclusivement prévaloir notre seul mental. Oui, ce fin et riche réseau informatif fournit, de surcroît – à qui l’entend –, de subtiles et précieuses viscéro-(per)ceptions sur son environnement immédiat.

Certains auteurs présentent le gros intestin comme l’organe de la conscience. Il se pourrait bien aussi que notre inconscient – ou du moins une grande partie – se love pareillement là, au chaud, au cœur, au tréfonds, au secret de notre ventre.
(…)

« Nous ne sommes pas nés seulement de notre mère. La terre aussi est notre mère qui pénètre en nous jour après jour avec chaque bouchée que nous mangeons. » (Paracelse) (1493 – 1541)  

Plus largement…

Notre ventre, notre hara, est notre Centre vital comme l’affirmait Karlfried Graf Dürckheim (1896 – 1988).
Dans la tradition orientale, le ventre, ou Hara, est le Centre-Terre, le siège de la vie, de l’enracinement et de l’incarnation Il est notre centre de gravité.
Cf. les notions multimillénaires de Hara ou de Tan-tien des orientaux.

Avec le dos, il est la première et principale caisse de résonnance de notre état d’être – et spécialement du mal-être (les enfants l’expriment à merveille).
Le ventre est notre creuset, notre athanor, notre demeure terrestre ; le siège non seulement de notre puissance musculaire mais aussi d’une bonne part de notre… force spirituelle. Autant donc bien l’habiter.   
(…)

« Pour garder la santé, tête froide, pieds chauds et ventre libre. » (Aristote) (384 – 322 av. J.-C.)

L’intestin - avec son microbiote - est un organe « frontière » 
au sens propre (!) comme au sens figuré

C’est un filtre, un médiateur, un passeur. Il délimite - sélectivement et très finement - le milieu extérieur du milieu intérieur. Il lie deux mondes.   
Nous portons en nous les frontières du monde. La frontière entendue comme le lieu de la rencontre, de la relation, de l’échange, de la mutuelle reconnaissance.   
(…)

Outre les complémentarités vitales entre les plantes et les animaux(*), remarquons ici un autre parallèle intéressant entre le monde végétal et le monde animal : comme les végétaux, qui concentrent surtout autour de leurs racines (assimilables à leur "intestin") les micro-organismes (bactéries, etc.) symbiotiques, les animaux - dont  nous sommes, nous les humains - de leur côté accumulent semblablement les bactéries et autres germes saprophytes dans leur intestin (assimilable à nos "racines").
(*) : double échange gazeux (O2 - CO2), fourniture réciproque de nourriture et d'engrais, etc.

Le dehors dedans…
Outside inside

Au passage, rappelons une notion intéressante – parfois perdue de vue ou que confusément perçue : puisque le tube digestif est, en simplifiant à l'extrême, comme une sorte de long tuyau qui nous traverse de part en part (et gardé à ses deux extrémités par un sphincter), son contenu, bien qu’il soit enfoui en nos profondeurs obscures, reste extérieur à notre « intérieur », du moins pour la part non absorbée des aliments ingérés. En d’autres termes, même s’il y est certes travaillé, modifié, transformé, ce contenu ne fait pas partie de "nous" (de nos tissus) stricto sensu. D’où d’ailleurs la notion de « transit ».

C’est donc un segment du dehors, se trouvant dedans, qui est ici – dans le cadre de l’irrigation – lavé.

La continuité biologique, le continuum des écosystèmes…
Gigantesque patchwork – Matriochka cosmique
Complémentarité, symbiose des règnes

Un autre type d’échange (physique et énergétique) avec notre environnement tout aussi essentiel et passionnant – et dépassant de loin le seul échange gazeux – se produit aussi en permanence au niveau pulmonaire…

Nous disposons ainsi de racines terrestres (intestins) et d'un arbre - inversé - aérien (poumons) qui nous alimentent continuellement en éléments vitaux faisant de nous en quelque sorte des plantes ambulantes.
​À ce propos, avons-nous conscience que par l'air que nous respirons, par l'eau que nous buvons, par les aliments que nous ingérons, en permanence nous nous imprégnons de notre environnement ? Qu'à tout instant celui-ci nous pénètre pour nous maintenir en vie ?

Oui, l’environnement, le monde extérieur, se prolonge en nous, en dedans de nous, jusqu'au cœur de notre organisme… Où donc s’arrête le Soi et où débute le Non-Soi ? Où finit le Moi ? Où commencent les autres ?… Questions bien embarrassantes, inextricables peut-être…

Plus largement, à l’instar de l’imbrication de poupées russes, nous sommes – peut-être bien plus que nous le pensons… – des êtres multiples, des êtres composés d’autres êtres. Des cellules constituées d’autres cellules plus petites, constituant d’autres cellules plus grandes. Une agrégation – parfois hétéroclite mais toujours savante et symbiotique – de colonies d’individus, de communautés de collectivités. Des univers qui s’interpénètrent et interagissent. Des mondes formés d’autres mondes, formant à leur tour d’autres mondes…
Vertigineux empilements de niveaux de conscience… D’une cellule aux galaxies… D’un atome à l’univers tout entier… Somptueuses fractales. Merveilleux hologrammes.
(…)

« L'intérieur et l'extérieur s'interpénètrent et un être vivant est à la fois le produit et le lieu de cette interaction. »  (Richard Lewontin)

Trier et choisir – Être et devenir
Nous sommes ni plus ni moins le produit de nos choix, le résultat de nos actions.
Dans le droit prolongement des racines de l’être…      
Très brièvement résumé…

L’étymologie du mot « excrément » renvoie aux verbes trier, séparer, évacuer… Or toute notre vie durant, en permanence, à chaque instant, inévitablement, nous effectuons – plus ou moins (in)consciemment – ces fonctions élémentaires, ces opérations basiques… Trier le noble du vil, le pur de l’impur, le bon du mauvais. Trier le vrai du faux. Séparer l’utile du futile. Sélectionner le nécessaire et se débarrasser du superflu… Inclure ou exclure. Intégrer ou écarter… S’affranchir du surplus. Jeter l’usé. Évacuer l’altéré. Filtrer, tamiser, cribler, séparer, bluter, décomposer, débarrasser, etc… Et de loin non pas seulement dans la gestion de notre alimentation ou, plus largement, que dans les rouages complexes de notre intestin ou de notre intimité cellulaire.
Nous réalisons quotidiennement ces activités dans tous les domaines de notre histoire personnelle, y compris dans les rapports à nous-mêmes et dans nos relations aux autres et au monde. Ce sont des actes essentiels inhérents à la vie qui nous construisent et nous réalisent. Prendre ou laisser. Retenir ou éliminer. Garder ou jeter… En un mot : CHOISIR.

Et, intrinsèquement, ce choix – parfois cornélien – qui implique une faveur, exige une préférence – et qui donc ipso facto en contrepartie impose une défaveur, un abandon –, correspond aussi à un réel POUVOIR – plus ou moins clairement ou confusément pressenti. Pouvoir "de vie et de mort" en quelque sorte dont tout au long de notre existence on use, mésuse, ou abuse… au gré de l’âge, des circonstances, et de l’interaction avec autrui.
Les jeunes enfants très tôt déjà dans leur développement le perçoivent et contrôlent à merveille cette puissante monnaie d’échange.

C’est l’agrégation de tous ces actes essentiels perpétuels qui, au niveau de notre individualité, nous constitue et nous définit – avec des visages parfois différents selon les groupes sociaux auxquels nous nous confrontons. C’est cette même fonction qui, à la fois par identification et par opposition, construit et détermine mon IDENTITÉ, ME définit, et me place en suspens conséquemment quelque part dans le vaste organigramme dynamique, mouvant, de mes multiples relations au monde.
Étant bien entendu, comme je l'ai précisé par ailleurs, que l'on ne sait jamais exactement qui parle(nt) lorsqu'on dit "je".

Autre petite digression… Quoique…   
À propos d’identification,
et juste à titre anecdotique – sans même détailler, pour rester sobre, les peu ragoûtantes pratiques de coprophagie et de trophallaxie proctodéale –, souvenons-nous – qui ne l’a jamais vu ? – que de nombreux mammifères (sauf bien sûr les humains…) suivent d’instinct des mœurs que les conventions humaines formellement (et vigoureusement !) réprouvent : flairer les excréments, sentir et renifler les "fesses" (et singulièrement la zone anale) de leurs congénères pour s’enquérir, au travers de leur empreinte, de leur signature olfactive – véritable carte de visite odorante – du statut et de la position sociale précise de chaque individu ainsi "checké".

Si le comportement du sapiens semble plus policé, moins "bestial", quelque part la symbolique n’est toutefois pas complètement perdue et il reste sensible aux odeurs, réceptif aux phéromones… Mais sa tâche s’avère nettement plus ardue et les conflits d’identité le guettent sans merci – de même que leurs multiples et inévitables expressions (… allô maman bobo !). Chez lui, l’archaïque sens de l’odorat, bien qu’atténué, n’a pas totalement disparu de ses attributs, de sa panoplie animale, et continue obscurément de l’informer sur l’identité de ceux qu’il croise, au fil de ses pérégrinations, sur le chemin de sa vie. Mais il lui faut pour cela décoder au-delà de l’artifice et du synthétique qui sournoisement de nos jours brouillent, volontairement ou involontairement, les pistes.          
Cela dit, ne me prêtez svp ni mot ni intention que je n’ai pas - et n’ai pas eu !


P.S. : le lecteur curieux pourra utilement se reporter aux onglets complémentaires suivants :
- L'irrigation du côlon un peu autrement \ Vie intestinale \ § La meilleure position \ Aux antipodes de la chaise percée.
​- L'irrigation du côlon un peu autrement \ Tout au cœur de notre ventre… les intestins \ § Transplantation fécale.

Le mot de Cambronne !
Juron quasi universel
Exclamation aux multiples accents, aux infinies nuances, aux mille intonations
​Expression spécialement multiforme signifiant tantôt la colère, l'indignation, le mépris, le refus, l'impatience, la surprise, l'étonnement, l'admiration, la chance, etc., etc.

Certainement (presque) aussi vieux que le monde lui-même, à en juger par sa déconcertante facilité d’émission, son constant, immense et universel succès, le vif mot de cinq lettres – et ses mille et une variantes –, autant usité qu’éculé, accommodé à toutes les sauces, à tous les tons, à toutes les couleurs et à toutes les circonstances, ne sera pas, soyons-en sûrs, de sitôt relégué aux sépulcrales oubliettes de l’Histoire.

Interjection-réponse célèbre qui aura concouru, au moins selon la légende – mais aura-t-on jamais le fin mot de l’histoire ? – à mieux asseoir la postérité du fougueux général napoléonien. Du même coup, le rétif officier, en raison de sa verte – et verbale – production fut illico et glorieusement propulsé dans les annales de la Grande Histoire.

« Braves Français, rendez-vous ! Cambronne répondit : Merde ! » (Victor ).

Cloaca... cloaca pas…
La reine des égouts

Tout à l’inverse, Cloaca, l’ingénieuse machine à produire des excréments(*1) et son créateur Wim Delvoye ne jouissent pas encore, du moins pour l’instant, de cette fameuse renommée. Tous les jours, à l'instar d'un être humain, la version inorganique simulant notre tube digestif(*2) prend ses repas(*3) et quotidiennement, à heure fixe, la chose défèque.
Mais avec ce tour de force, la gloire du concepteur et de sa créature viendra peut-être aussi en son temps. Il n’en demeure pas moins que pour l’instant cette réplique artificielle itinérante de notre chaudron viscéral – présentée pour la première fois en l’an 2000 –, version moderne de la machine à manger de Charlie Chaplin, malgré d’incessants perfectionnements, reste malgré tout encore chère et encombrante pour le service rendu c’est-à-dire produire du brun. Shit !
(*1) Le précédent connu en son genre fut le canard digérateur, automate fabriqué vers le milieu du 18e siècle par l’inventeur sieur Jacques de Vaucanson.
​(*2) : Son anatomie-physiologie et ses 37°C.
​(*3) : Des chefs cuisiniers ont même concocté des menus pour la machine. 

Mais qu’à cela ne tienne ! Là ne résident en aucune façon ni l’intérêt ni l’objectif de l’artiste plasticien flamand. Pour ce dernier, en effet, sa « machine à faire du caca » (dont plusieurs déclinaisons ont maintenant vu le jour), outre la prouesse technique - payée au prix fort -, doit surtout illustrer la - complaisante - rentabilité d’une œuvre tout aussi absurde qu’inutile. Elle mange, digère, ch**… et - surtout ! - rapporte !!…
Rien toutefois de surprenant là-dedans car l'argent et les excréments cousinent grave. En effet, ne partagent-ils pas la même loge psychanalytique, ne renvoient-ils pas au même voisinage symbolique ?
Sorte d’œuvre au brun, alchimie à mécanisme délibérément renversé. Pendant contemporain insolite, en somme, de la Poule aux œufs d’or, ou encore de l’Âne magique (l'Âne-à-l'or)(*), des contes d’antan.
​(*) : Bonne bête, âne prodige à qui l'enchantement permit de produire à la demande des pièces d'or et par devant et par derrière.

Certaines gens sans doute ne manqueront pas de s’interroger devant une telle réalisation. N’y a-t-il donc, de par le monde, pas déjà assez de m**** pour qu’il faille encore en rajouter par-dessus ? Et, de surcroît, de la semi-synthétique !
Illustration manifeste des valeurs dominantes de notre modernité. "Saint" graal de ce 21e siècle naissant attestant brillamment que nous sommes bien, de plain-pied - et empêtrés jusqu'au cou -, dans ce que Alberto Moravia (1907–1990) appelait prophétiquement, voici un demi-siècle déjà, la société excrémentielle.
Merdre !

À méditer.

Bonus track – Recette pour chier de l'or et briller en société(*)

C'est très simple. Tout d'abord rendez-vous à New York, à la boutique Cadeau du New Museum. Là, moyennant un débours de 275 dollars, vous acquérez trois gélules aurifères (comestibles) ad hoc (la caissière est au courant). Vous les ingurgitez avec un peu d'eau… Vous vous secouez bien (enfin pas trop quand même)… et vous laissez faire la nature Au cycle suivant, vous pourrez de la sorte, vous aussi, faire œuvre d'alchimie et vous permettre l'étonnante fantaisie de transformer le bronze en… or !
(*) : Ce qui est, vous l'aurez remarqué par vous-même, spécialement loin d'être incompatible, antinomique.

P.S : Vous serez ainsi à votre tour en mesure d'imiter l'âne-magique. Mais attention ! Je vous déconseille formellement de faire la moindre allusion au bourricot car dans le cas contraire, vous risquez ni plus ni moins de totalement rompre le charme.

Le petit conseil en plus – offert : Lorsque viendra l'heure, avant de purger votre intestin et produire votre sensation, n'oubliez évidemment pas de vous munir d'un plateau d'argent (une barquette standard ou un doggy bag ferait très mauvais genre) et de vous saisir de votre smartphone pour immortaliser l'évènement. À moins bien sûr au cas où votre culot indécrottable, votre intrépidité légendaire l'autorisait  d'organiser le show et de faire le buzz en y conviant caméras et médias.
Ensuite, il ne vous restera plus qu'à mettre votre trophée en conserve et de l'étiqueter comme il se doit. En y apposant votre dédicace, vous pourrez peut-être si le génie du commerce vous habite –, vous aussi, faire fortune. Tant d'autres - dont des milliardaires - ont réussi le tour de passe-passe. Pourquoi pas vous ?! Trust me, try it ! Just do it. That's so fun !!

Fetchez la vache ! font dire, dans Sacré Graal, les Monty Python aux Français interpellés pour offrir l’hospitalité au roi Arthur et à ses preux chevaliers de la Table Ronde (film de Terry Gilliam, 1975).

Stop the coconut !

​Malpeste ! Le bâton arrive !!

Drekkologie(*) & Psy
​Scato & Copro…  plein pot
Indécence

(*) : Drekkologie ou encore merdologiecacatologie - obscènologie dans tous les cas - (ces termes ne sont pas de moi)

Enfin nous y v'là !!… Et en plein d'dans !!

Beurk !!
Ah ! le caca boudin !!…
Où l’on s’accommode généralement beaucoup mieux du sien que de celui des autres

(...)

Fulgurance de l'esprit – Illumination
Qui ne lâche pas (prise), retient
Où l'on reparle du pouvoir
Les bras m'en tombent !

Il est aisé d'établir que le gros intestin constitue par "excellence" – n'en déplaise à ses concurrents possiblement jaloux –, … du berceau… jusqu'au tombeau, un lieu - Le lieu ! - du lâcher-prise(*) dans toute sa glorieuse splendeur / indécence – et parfois glorieuse contradiction.
(*) : Ou, a contrario, le lieu du refus de lâcher, de laisser aller, de laisser passer, de laisser partir, l'endroit de la retenue, de la rétention, la place du refus d'avancer, de la crispation, du cramponnement et du blocage.

D'ailleurs, dans quelque situation plus singulière, la tonalité de l'exclamation verte  à laquelle il a été fait allusion un peu plus haut dans le texte ne traduit-elle pas aussi  et lumineusement ! , dans son aveu, sa constatation immédiate, brutale, fulgurante comme si le sol se dérobait brusquement sous les pieds  le choc, la fêlure, la rupture, le déchirement du voile, le tremblement de terre, le changement d'ère instantané, foudroyant, l'éclair de compréhension décapant, l'étonnement sidérant, la prise de conscience subite, la révélation, l'illumination… et le recul ou l'avancement, c'est selon soudainement consenti ou (com)pris ?!
Eurêka !!! Eurêka !!!

Notons à ce propos que « Eurêkaka » serait bien évidemment un facile - et pour d'aucuns, blâmable - jeu de pelle de galopin… mais que le génial Archimède, dans son non moins célèbre baquet, n'aurait peut-être pas totalement désapprouvé.
« Merde ! J' n'y avais pas pensé ! » glisseront à la suite
, à n'en pas douter, benoîtement, tout à l'improviste, comme en écho, d'autres trublions de passage.
​Crotte, alors !

(...)

Au passage, et sans aucunement vouloir offenser l'académie ou m'improviser ès psychologue sauvage - ou de bas étage -, les gros mots, vous l’aurez remarqué, charrient bien souvent un relent passablement scato. Et les blagues et chansons paillardes dito.

Oui, les fonctions intestinales intriguent et préoccupent l’humain dès son âge le plus tendre. Notre rapport aux matières stercorales (excrémentielles) – à commencer par les nôtres – se cristallise très tôt dans la vie, et peut être cause de nombreux troubles et multiples névroses. Non seulement il conditionne intimement la relation à notre corps, mais de plus il façonne intrinsèquement et fixe quasi définitivement aussi notre lien au monde.

La psychanalyse freudienne a longuement disséqué, compulsivement disserté, et abondamment produit sur ce vaste et éternel sujet. Pour qui cette grande thématique intéresse, il y a vraiment de quoi attraper là bien d'harassantes migraines, d'opiniâtres indigestions… diarrhées ou constipations.
​Vous aurez été prévenu !
(…)

Fil à retordre
Quant à ceux que ce décidément poisseux substantif heurterait encore quelque peu… pourront-ils - sauront-ils - un brin au moins se rasséréner avec ces mots - plutôt verts et relevés - de l’écrivain français, poète et touche-à-tout, Antonin Artaud (1896 – 1948) : « Là où ça sent la merde ça sent l'être. »

Du franc gaulois coloré fichtrement roboratif ! N’est-il pas ?
(…)

« C’est l’esprit qui est une écurie d’Augias, pas le langage. » (D.-H. Lawrence) (1885 – 1930)

Pratique spécialement inspiratrice !
Le lavement, et par extension l’hydrothérapie du côlon, laissent rarement indifférent(s)

 À parcourir le net - pour le peu que j’ai pu observer -, le constat se trouve vérifié. La technique – ou la pratique, c’est comme vous l’entendez – semble au moins avoir le double mérite à la fois d’inspirer le chercheur et de désinhiber le blogueur.

Cependant, l’on y trouve également de nombreuses idées reçues, de notoires inexactitudes, de franches contre-vérités, de flagrantes stupidités et parfois même de parfaits et complets délires !...
Sous les touches de prétendus connaisseurs (visiblement désinformés) de spécialistes (manifestement improvisés), de chercheurs ou d’experts (assurément - et faussement - omniscient), voire même - hélas - de praticiens en médecines naturelles… Sans même évoquer les nombreuses sottises et fadaises étalées sur des forums « grand public ».

Il y a toujours quelque chose à en dire. Et parfois… n’importe quoi.

Il n’est pas pire intolérant, pas plus dangereux sectaire que celui qui, sans réserve et sans nuance, croit savoir !

WWWC – World Wide… Water-Closet
À quand les irrigations virtuelles, ou les destopages « en ligne » ?!

Enfin, compte tenu de la fulgurante évolution des technologies et des procédés, à parcourir le woueb, j’ai la nette impression qu'un imposant contingent de canules USB high tech - smart e-canules - sont déjà activement en service de par le monde…

On n’a plus qu’à qu’à !
Merveilleux !
Il est des pilules au goût… couleuvre !
Cou-houl !

Que du bonheur !

Prenez garde aux idées toutes faites et aux solutions opportunément toutes prêtes qu’on essaie, à tout prix et par tous les moyens, de vous fourguer !   

On ne peut pas empêcher la bêtise humaine de s’exprimer, mais on peut tout au moins s’abstenir de l’encourager ou se garder de la relayer.

Bizarrerie intellectuelle
Un remarquable étron journalistique

Réflexion à propos d’un curieux excrément… étrangement scientifique !
La paille et la poutre – Ou… la science vue du petit trou de la lorgnette
Irrigation du côlon : de la désinformation au pilori…

Réponse d’un laveur de côlons à un laveur de cerveaux

La paille et la poutre
Le combat de l’arrière-arrière-garde – Très chère chaire scientiste      
Ignorance ou mauvaise foi ??

Mais à quoi diable peut donc bien servir l’hydrothérapie du côlon, s’interrogent d’aucuns savants, perplexes comme une poule venant de fraîchement trouver un couteau. Oui, à quoi bon donc laver le côlon ?!

Il est des « scientifiques » qui continuent de stoïquement chevaucher leur(s) dogme(s) favori(s), de cravacher leur théorie(s) surannée(s), sans jamais un seul instant s’être donné la peine, ou avoir voulu – osé ? – en descendre pour aller à la rencontre de la réalité concrète, tangible, palpable.

En France…, globalement dénigrée ces dernières décennies par la médecine classique (médecine conventionnelle) - qui trouve vraisemblablement la technique triviale, trop archaïque, trop simple, pas suffisamment technique… –, l’irrigation du côlon commence, fort heureusement, à sortir de l’ostracisme dans lequel elle a trop longtemps été reléguée. Il n’en demeure pas moins que vous pouvez encore trouver çà et là des « spécialistes » (d’autres métiers ou d’autres domaines… forcément) déconseiller inconditionnellement ou décrier aveuglément le lavage du gros intestin, et ce en dépit du bon sens et du cumul des découvertes récentes. Recherches pourtant au moins tout aussi scientifiques que celles de ses détracteurs et faites par des chercheurs au moins tout aussi savants qu’eux, voire bien d’avantage encore, dont certains à la pointe de la recherche mondiale.    
À quoi ?
… Aqua !

De quel côté, en vérité, se trouve donc l’« obscurantisme moyenâgeux » ?

« Rien n’est plus dangereux qu’une idée quand on n’a qu’une idée. » (Alain) (1868 – 1951)

Pure désinformation – Le triomphe de l’arrogance sur l’évidence…
Comment les marchands de la peur entretiennent leur florissant fonds de commerce – Quelques petites illustrations…
Faire peur en brandissant - doctoralement, évidemment - le spectre du charlatanisme(*) et en agitant - fiévreusement - l’épouvantail du grand méchant laveur de côlon.

(*) : Court exercice de sémantique

N'est pas charlatan qui veut ! Pour tout savoir sur le charlatanisme, tout le monde n'ayant pas la chance d'être expert en la matière…
Pour le lecteur peu accoutumé à cette terminologie récurrente, voici la définition du charlatan selon :

Le Petit Robert (2010) :
«
(it. ciarlatano, habitant de Cerreto, en Italie)
1. Vendeur ambulant qui débite des drogues [médicaments], arrache les dents, sur les places et dans les foires. Guérisseur qui prétend posséder des secrets merveilleux. Mauvais médecin, imposteur.
2. Personne qui exploite la crédulité publique, qui recherche la notoriété par des promesses, des grands discours. »

Le Petit Larousse (1989) :
« 1. Personne qui sait exploiter la crédulité des gens pour s'imposer quelque part ou pour vanter ses produits, sa science, etc.
2. Anc. Personne qui vendait des drogues [médicaments] sur les places publiques.
3. Afrique. Devin, guérisseur, sorcier (non péj.) »


Le sens de ce mot s'avère donc nettement plus large que ce à quoi d'aucuns s'obstinent à le réduire.

Cela étant précisé, poursuivons

Sur un air à la mode… L’irrigation du côlon pour les nuls…

Irrigation du côlon : de la désinformation au pilori

Bizarrerie intellectuelle
Salmigondis spécieux
Un cocasse excrément… curieusement scientifique
(*)Ou… La science vue du petit trou de la lorgnette
(*): À généreusement irrigationner –  charlatanesquement bien sûr !

Forfanterie de jOnGleUr  ¨„ ï¿  Hâblerie de preStidigItateUr

Réponse d’un laveur de côlons à un laveur de cerveaux
En commentaire détersif de la pâtée baveuse et verbeuse éructée par La Bouse et les Mouettes

… Au risque de causer quelques fâcheuses fluxions…

Ainsi il y a quelque temps(*) est paru sur le sujet, dans une revue se prévalant de la Science futuriste, voire avant-gardiste – et qui nous avait pourtant déjà habitué à mieux –, sur le mode du pastiche, un étrange petit article(**) fort insinuatif – mais sans fondement aucun –, soporatif et purgatif à souhait, semblant tout droit jailli du derrière spasmé et névrosé d'un Diafoirus contemporain.
(*) : 02/2011 pour la version papier – 15/12/2011 pour la version internet.
(**) : Éminent article déclassé du rayon… « Farces & Attrapes » ! 

Étayé et commenté par - à en croire - d’éminents spécialistes – connus surtout pour leur hostilité, pour ne pas dire leur animosité viscérale envers les médecines naturelles –, l’on y apprend, à part quelques amalgames rapides et généralisations hâtives - éculés jusqu’à la corde -, foultitude de choses non seulement totalement inintéressantes mais également complètement erronées voire parfaitement absurdes dont il serait trop long de dresser ici la liste. (…)
Sacrebleu ! Quelle science, m’ssieurs-dames ! Quelle recherche, mes amis ! Quel merdissime publi-reportage !

Volontairement, pour ne point vous effrayer, je tairai aussi tous les horribles malheurs, abominables tourments et atroces châtiments qui attendent au détour - et au décours - de la canule, les inconscients et malheureux - pour ne pas dire coupables et irrémissibles - pécheurs… - pardon ! receveurs - du nettoyage intestinal. Un véritable enfer purificatoire vous dis-je leur est assurément promis par ces prophètes de mauvais augure !

… À un point tel qu’il semblerait que l’effroi se soit littéralement emparé de notre théoricien expert, de notre éclairé professeur, de notre achevé spécialiste en irrigologie, l’étendue du désastre supputé étant telle que sa témérité l’a tout bonnement empêché d’aller jusqu’au bout de son investigation – en payant de sa personne, en se sacrifiant pour la science – afin de nous faire partager intégralement le fruit de sa noble et très désintéressée recherche. En effet, et sauf erreur de ma part – je prends là un risque certain ! –, la diligence de notre savant hautement patenté s’est hélas arrêtée là où les choses intéressantes seulement commencent… Quel dommage !

Très ostensiblement, cela n’a toutefois pas empêché notre émérite spécialiste, paré des augustes attributs de la toute puissante Science, et du haut de sa sentencieuse et omnisciente chaire, de tirer toutes les doctes conclusions et livrer ses savantes condamnations sur - au moins - le point de vue tout théorique de cette grande question existentielle et métaphysique qu’est, pour sûr !, la lavementation grosintestinale. Il faudra par conséquent, las !, se contenter des conclusions tout autant spéculatives qu’appréciatives – et pour le moins hâtives ! – de notre ferré et fieffé expert zététicien. Conclusions par ailleurs grevées des approximations et erreurs ci-avant soulevées.

On l’a bien compris, magister dixit : lavage du côlon, diable que nooon !!! … Mais par contre, lavage du cerveau, oh que wouuiii !!! …           
Capito !! 

Par chance – juste ciel ! –, ce sombre et moyenâgeux procès-verbal de l’inquisition moderne est-il estampillé « non prouvé scientifiquement ». Ouf ! On peut respirer. Il apparaît effectivement clairement que de facto ce torcheculatif embrouillamini techno-fasciste confine plus exactement à de la véritable science… de caniveau… voire carrément… d’égout.        

L’histoire ne dit pas non plus si notre intrépide scientifique, notre pédant démystificateur a, dans la foulée même de ses expérimentations ès scatologiques, davantage osé tester les « quarante-deux manières de se torcher le cul » du grand Rabelais (1494 (?) – 1553). Le sujet, tout aussi passionnant, s’y prêterait à merveille. Soyons néanmoins (bon) patient – et charlatan avisé –, accordons-lui notre indulgence, il remettra, à n’en pas douter - doctoralement toujours -, l’ouvrage sur le métier.

Scatologiquement

Signé PT [NDRL : Peter Trouduc]

P.S. [Décryptage du décryptage]
Quelque temps après la parution de ce brûlot - supposément cathartique - tout aussi creux et foireux que péteux et puant sur l’irrigation côlonique, le même canard cancanant avec ses congénères clabaudant a-t-il enfoncé le bec en reprenant à son compte - par la même irréfutable et infaillible méthode « scientifique » - la mise à l’index - sur le principe même - de toutes les médecines naturelles. Et pour quel abominable crime ? Diable ! je vous le donne en mille : pour forfait d'ésotérisme ! Autant vous dire, plus encore que pour charlatanisme – leur accusation-insulte favorite –, pour (relent de) sorcellerie, rien de moins…
Quelques numéros plus loin encore, c’est - sans surprise aucune - l’usage des aimants en matière de santé (magnétothérapie) qui se trouve pareillement vitriolé… Dès lors effectivement, l’on comprend mieux encore ses véritables intentions et la vraie nature de sa ligne éditoriale : nième organe de propagande aux ordres du Polit' Bureau.        
À charlatan, charlatan et demi.

Vous r’prendrez bien, n’est-ce pas, une p’tite pilule dulcifiante…ou encore un p’tit vaccin ramolitif ?!

L’aze me quille si je raille.
TRUCULENT !    
(…)

Il semblerait bien que, contrairement à la libre circulation des capitaux, la science ait parfois furieusement tendance à s'arrêter à l'extérieur des frontières de notre hexagone si brillamment cartésien.

« Je soutiendrai jusqu'à ma mort que toute personne qui s'oppose, censure ou s'insurge contre le lavage du côlon est totalement irresponsable. » (Norman W. Walker) (1886 – 1985)

À votre avis – pardon de vous mettre à contribution, cher lecteur, chère lectrice –, qui donc se trouve le mieux placé, qui donc dispose du plus de crédit, du plus de légitimité, pour valablement parler de l’irrigation du côlon ? Celui qui n’en a qu’une très vague idée – et ne l’a jamais approché, ni de près, ni de loin,… et encore moins essayé ! – ou bien celui qui, depuis des années, la pratique au quotidien ou encore celui qui en tire avantage pour sa santé depuis des décennies ?

L’insidieux et incessant lavage de cerveau – savamment pratiqué à l’échelle planétaire – me semble être autrement plus pernicieux, délétère et morbide pour la santé - le salut - des populations que le lavement intestinal dont il est ici question.

Pour rester succinct…, à part ceux demeurés furieusement scotchés – avec de surcroît une imposante poutre dans l’œil – aux railleries de Molière(*), il s’agit soit d’avis méconnaissant grandement la réalité pratique, concrète de la technique, soit d’avertissements portant sur les risques encourus auprès des praticiens insuffisamment qualifiés, soit encore de mises en garde liées à des systèmes improvisés, à des dispositifs « faits maison », et/ou à des appareils obsolètes, non aux normes ou mal entretenus.

(*) : Ces savants contempteurs de l’irrigation côlonique auraient-ils la mémoire courte ? Souffriraient-ils d’amnésie ou de quelque autre fâcheuse dysmnésie ? Auraient-ils le souvenir altéré ou amputé ?

Auraient-ils en effet oublié que les traits du génial homme de théâtre visaient en réalité, bien au-delà des clystères à proprement parler, surtout la docte confrérie des médecins d’alors et tout spécialement leur emphase, leur verbiage, leur ridicule et stérile grandiloquence ? Savante et enflée phraséologie, de plus, doublée d’une cuisante et pathétique impuissance… Il n’est que de relire l’une ou l’autre de ses pièces de théâtre emblématiques pour aisément s’en convaincre.

Auraient-ils oblitéré aussi, qu’au-delà de la dérive « clystérique » évidente, Molière (1622 – 1673) dénonçaient plus férocement encore leurs "éclairés" prédécesseurs, leur "illustres" aînés, pour l’extrême facilité - et habilité - de leurs lancettes ? Car l’on saignait alors à tour de bras. Et au besoin par palettes entières… Indistinctement ! Au bras - justement. Au poignet. Au front. Au pied… Et même sur la langue… Selon les troubles – et l’humeur. Et pas qu’une fois ! Des dizaines, des centaines de fois s’il le fallait ! Et parfois jusqu’à blanc… Pour un oui ou pour un non. Pour un éternuement de trop, un pet de travers, une mine un peu pâlotte, un rhumatisme traînant, un mal de gorge débutant, une contrariété passagère, une bouffée de chaleur, un rhume de cerveau, un cor au pied, etc. etc.…
Bref, au moindre mal. Et contre l’évidence la plus flagrante. On comprend volontiers que leurs descendants, certes lointains, de nos jours n’en fassent pas publicité. Quasiment tout était prétexte à saigner. Même l’hystérie se saignait alors ! Même les moribonds, les mourants y passaient – et souvent en trépassaient !! À croire que ses nombreux disciples (dont des doyens de faculté de médecine et des chirurgiens-majors) auraient saigné des cadavres si cela leur avait été techniquement possible !…

Heureusement fallait-il payer pour "bénéficier" de leurs précieux services. Ce qui par chance en limita les dégâts et les victimes – tout au moins auprès du petit peuple… quand bien même cela ne régla en rien les problèmes de santé de l’époque.

Sur la lancée… notons que la saignée s’est pratiquée et maintenue en France jusqu’au milieu du 19e siècle. En l’état, quelques rares pathologies en relèvent encore de nos jours. Mais n’allez surtout pas croire qu’aujourd’hui elle n’a plus cours. Son usage à grande échelle se poursuit toujours ! Elle a seulement changé de nature et de cour…Qu’elle soit dérivative, révulsive, offensive, défensive, spéculative, voire faussement alternative… invariablement elle dérive et demeure - fâcheusement - déclive.

À ce point de l’Histoire, complétons quelque peu le tableau en soulignant également la grande affinité et la main tout particulièrement lourde qu’avaient les médecins et apothicaires de cette époque-là en matière de (prescription de) métaux… lourds, et spécialement du si fascinant hydrargyre (mercure)(*)… Ses victimes ne se comptent pas. Le génialissime W.A. Mozart (1756 – 1791) d’ailleurs pourrait en faire partie. L’inclassable compositeur – et musicien hors pair – de cette merveille qu’est - juste pour exemple - la « Petite Musique de Nuit » et de tant et tant d’autres chefs-d’œuvre éternels ne s’en serait malheureusement jamais remis. Bien que différentes versions et spéculations sur les causes de sa mort circulent, d’après certains spécialistes, les symptômes décrits ressembleraient fort, effectivement, à une intoxication à ce vif-argent, mercure administré – à tort ou à raison, sciemment ou non ? – lors d’un traitement médical qui pouvait être celui contre la syphilis… A-t-il été envoyé prématurément au Panthéon de la musique ? Sa vie, pour diverses raisons, a-t-elle été intentionnellement abrégée ? Aurait-il pu être délibérément empoisonné ? Nous ne le saurons sans doute jamais. Mais sa céleste musique adoucira et réjouira longtemps encore le cœur agité et troublé des hommes.

(*) : Le fameux Mercurochrome (merbromine) communément et généreusement étalé, tartiné durant plus de 80 ans sur les petits bobos, et, en raison de ses risques d'empoisonnement, retiré de la vente en France en 2006 (1998 aux USA), constituait un vestige de cet amour aveugle, immodéré, de la pharmacie pour cet élément toxique.

À côté de telles pratiques – et de bien d’autres controverses et "excentricités" encore (comme par ex. le fameux bézoard) –, le clystère ne relevait-il pas tout bonnement de la pure gnognote ?! Alors tout compte fait, à pouvoir choisir, valait-il peut-être mieux - pour éviter le pire -, se faire (ou se voir, c’est selon) expédier un lavement dans le fondement – à condition toutefois qu’il ne comprît point de substance toxique – que de devoir subir toutes ces autres prescriptions tout aussi délirantes que dangereuses pour sa précieuse santé ? N’était-ce pas, au final, un moindre mal ? C’est en tout cas mon avis. À côté, la peine m’en paraît bien plus légère, bien plus supportable, presque insouciante… Et combien d’autres, avant moi, tinrent ce même raisonnement ?…

Et vous cher lecteur /chère lectrice, qu’en concluez-vous ? Pour lequel de ces remèdes auriez-vous opté et consenti ?

Clysterium donare
Postea seignare
Ensuita purgare
Reseignare, repurgare
Et reclysterare.

Molière, Le malade imaginaire (1673)

Si besoin en était… Pour apporter encore un peu d'eau à notre moulin…
Cherchez l'erreur – Question de logique

Dans un autre domaine (certes), ne draine-t-on et dessable-t-on pas régulièrement les fossés, ne drague-t-on et cure-t-on pas périodiquement les voies d’eau (particulièrement lorsqu’elles sont navigables), ne décalamine-t-on pas habituellement les moteurs thermiques, ne ramone-t-on pas (annuellement au moins) les cheminées (une obligation légale même… pour des raisons de… sécurité !) ?

Dans une autre analogie, il en va de même des travaux ménagers de propreté. Même si le ménage courant est effectué (très) régulièrement, il est avisé de temps à autre de ponctuellement l’élargir ou l’approfondir par exemple en déplaçant les meubles pour nettoyer derrière, dessus, dessous… Les habituels préposés à ces tâches me comprendront fort bien ! C’est/c’était le sens par ex. du traditionnel « ménage de Pâques », grand « nettoyage de printemps »…

Et puis permettez-moi quelque question indiscrète sur vos mœurs. Vous brossez-vous les dents ? Et subsidiairement… à quelle fréquence ? (…) 
Mais au fait, pourquoi vous brossez-vous les dents ? (…) Et pourtant me trompe-je si je suppose que par ailleurs vous allez aussi de temps à autre chez votre dentiste pour un… détartrage… – soin dentaire des plus communs… plus est pris même en charge par notre système collectif de santé…

N'y aurait-il que la bouche pour s'entartrer ? N'y aurait-il que là où le tartre puisse s'accumuler ? Devrions-nous renoncer à l'hygiène intestinale parce que nous nous brossons les dents ? Devrions-nous abandonner le lavement colique sous prétexte que l'homme moderne se préoccupe désormais - à juste raison - de son hygiène buccale ?!
(…)

Ce n'est pas lorsque la culotte est pleine qu'il faut penser à serrer les fesses, prévenait, sans ambages mais non sans sagesse et pragmatisme, un bon voisin – que chaleureusement au passage je salue.

Excusez-moi, pour ces questions indiscrètes. Peut-être vous les posez-vous vous aussi… histoire de saisir un tantinet mieux la logique des choses… et des points de vue…  
(…)

Il en va de même de nos organismes qui s’encrassent, intérieurement aussi, en permanence. Et l’alimentation inadaptée, la sédentarité croissante, les pollutions multiples, les stress répétitifs, etc. – comme nous l’avons vu – n’arrangent rien à l’affaire.
En sus de la quotidienne - et nécessaire - hygiène extérieure - de nos jours parfois compulsivement exagérée -, ne négligeons donc pas - épisodiquement au moins - l’hygiène interne, intérieure, tout aussi importante… pour notre corps comme pour notre esprit !

Et puis considérez donc le monde animal – et spécialement certains animaux (…) – et les soins minutieux que la plupart d'entre eux accordent sans ambigüité aucune au nettoyage - au moins périodique - de leur tube digestif et/ou à la libération de leur intestin.

La paille et la poutreSuite…
​Ooh my god !

Quant à ceux que la seule perspective de l’intrusion d’une canule d’irrigation dans leurs fesses altières  Hein ??… Dans le cul ?!! Dans le fion ?!! Dans l' trou d'balle ?!! Jaaamais de la vie !!! s'exclameraient, indignés, quelques intrépides puritains de haute tige que ceux, disais-je, que cela effraie, effarouche, insupporte, offusque, puissent-ils pareillement, en due proportion et avec la même verve, la même fougue, la même dénégation, se préoccuper de leur intégrité/virilité/virginité globale - physique comme psychique - et défendre tout aussi ardemment, fièrement, vaillamment leur prude fortin, leur pusillanime citadelle dans TOUS les autres compartiments corporels, dans TOUS les autres domaines de leur existence. En un mot : je leur souhaite vivement de protéger leur brave devant avec la même combativité, la même ardeur, la même pugnacité, la même abnégation qu'ils préservent leur chaste derrière(*). Affaire de relâchement, de décontraction, d'ouverture - au moins d'esprit -, sans doute.
​(*) : Point n'est besoin, comme je peux parfois l'entendre, d'être masochiste pour recourir à l'irrigation du côlon. Bien au contraire ! Pour quelles raisons - fallacieuses - ses adeptes seraient-ils plus masos ou plus doloristes que la moyenne de nos concitoyens ?

Pour répondre aux arguments des inconditionnels touche-pas-à-mon-côlon… – qui sont souvent massivement interventionnistes partout ailleurs… sauf là, très bizarrement ! –, il est aisé de fournir des exemples très concrets et usuels d’ingérence - même pluri-quotidienne - dans la physiologie humaine(*1)(*2), de produire pléthore de preuves patentes, flagrantes de comportements humains permanents, totalement contre nature, anti-physiologiques au possible, complètement aberrants par rapport aux lois universelles du vivant… et certainement autrement plus perturbateurs des physiologies et des organismes qu’une irrigation du côlon bien conduite de temps à autre.

Il m’apparaît effectivement – mais je peux bien évidemment me tromper – que l’immense majorité de nos contemporains s’adonnent quotidiennement, consciemment ou inconsciemment, à des pratiques nettement plus discutables et risquées en matière de santé que pourrait l’être une irrigation du côlon périodique pratiquée dans les règles de l’art.
(*1) : Pour respecter la physiologie humaine, il faudrait déjà commencer par réformer les cuvettes des WC actuels (cf. "L'hygiène intestinale un peu autrement / Vie intestinale").
(*2) : D’un autre côté, rien qu’en vente libre, il existe en France 4 000 médicaments… Voyez seulement toutes les spécialités médicamenteuses disponibles sur le marché (dont certaines très discutables…) et tout le tapage publicitaire associé pour soigner un banal rhume… Alors que pour ces savants théoriciens de la maladie, pour ces inconditionnels chimistes de la santé synthétique, si un simple éternuement peut aller jusqu’à faire déclencher – et cela est loin d’être anodin… – une guerre bactériologique interne, son pot d’échappement peut, des années durant, fumer noir et empester les alentours sans qu’ils y prêtent la moindre attention…
Gaspard dispose donc encore de beaux jours devant lui et devant son miroir télévisuel narcissique… Et Anatole, consorts, clique & associés au surplus itou.
(…)

Viendrait-il à l’idée de remettre en cause ces constantes "ingérences extérieures" ?... Alors, pourquoi fichtre serait-ce donc si ridicule de nettoyer, détartrer, désincruster, décalaminer épisodiquement aussi l’autre extrémité de ce même "tuyau"… ? Pourquoi serait-ce risible, cocasse, charlatanesque ? Au seul prétexte que cela n’est pas logique… ? Ou, sous ces dehors familiers,… parce qu’il n’y a point là-bas de dents… ?

Exemples, du reste, pour l'observation desquels nul n'est besoin d'arborer une blouse blanche, de loquer latinum ou causer technicumchimicumcharabiumobscurcum… – le poldomoldave ou le klingon peuvent cependant parfois servir.

Nulle nécessité non plus de microscoper, de viviséquer, ni d’ailleurs de randomiser des cohortes en double – et pourquoi pas, tant qu’on y est, en triple ou quadruple – « aveugle » (pour reprendre la terminologie ad hoc… si judicieusement choisie) !
Tout individu un tant soit peu censé peut très simplement et à chaque instant le constater et le vérifier par lui-même. Il suffit seulement, il suffit simplement… d’observer.

« Ce n’est pas parce qu’ils sont nombreux à avoir tort qu’ils ont raison ! » (Auteur inconnu)

Alors franchement, et rien que par analogie, est-il si étrange, si insensé, si saugrenu, si farfelu, si loufoque, si absurde, si ridicule, si burlesque, si charlatanesque ! d’entretenir et de drainer à intervalle régulier - plus est, pour des raisons de santé ! - son propre canal alimentaire ???

CQFD ?!!

« Observez la cigogne qui remplit d’eau son bec qui lui sert de seringue : elle injecte ainsi de l’eau de mer dans le derrière de ses petits quand ils sont incommodés. » (Ambroise Paré) (1509 ou1510 - 1590)

J’invite donc, si je puis me permettre, tous ceux qui s’inquiéteraient outre mesure et sans nuance aucune du bien-fondé d’une telle pratique hygiéniste – et plus largement les marchands de la peur et le consortium de la soumission –, en retour, d’aussi légitimement se préoccuper de toutes les conduites toxiques auxquelles ils se livrent, et pareillement s’offusquer de toutes les substances nocives qu’au quotidien ils vendent, conseillent, cautionnent, consomment ou s'auto-administrent(*) et ce en totale réfutation/dissimulation ou en parfaite méconnaissance/ignorance de leur caractère foncièrement délétère sur leurs organismes.

(*) : Substances (très) douteuses qu'ils sont eux-mêmes fortement susceptibles d’ingérer, d’absorber, de s’incorporer d’une manière ou d’une autre (NDTL : par tous les bouts et tous les trous​) : malbouffe sous toutes ses formes, drogues légales et illégales, produits d'hygiène toxiques, cosmétiques frelatés et autres innombrables poisons issus de la pétrochimie, le smog électromagnétique, etc. etc. Sans oublier les multiples autres addictions et conduites à risques.

Cf. L’histoire de la paille et de la poutre

Autrement dit, plus lar
gement, ​et sans vouloir être trop déplaisant ou brusquement obscène Aujourd’hui on encon ent pardon ! on enfume les populations par dizaines, par centaines de millions à la fois et à longueur d'années sans que personne – ou presque – n’y trouve à redire quoi que ce soit. Et cela ne semble pas près/prêt de cesser. En conséquence, accordez-moi de souligner qu'au final, les vrais « enculés » ne sont peut-être pas ceux communément, prétendument désignés.

Pire encore… Parfois une nauséabonde impression me saisit à l'évocation que ces veuleries de masse, ces immenses soumissions populaires, ces profanations à grande échelle puissent être confondues avec des termes comme « vivre », « s'amuser » ou « se cultiver ».
​Où donc se situe la logique là-dedans ?!
​Ben, p'têt' bien qu'elle s' cache dans la bio-logique.


« La plus grande prison qui soit au monde est celle de l’esprit. » (Joseph Murphy)

Et pour la justice
Car il est bon d’être juste – Rendons donc à César ce qui est à César !

Remarquons que certaines écoles de praticiens de santé et thérapeutes (…) n’ont vraiment pas attendu le 21e siècle pour constater l’importance (aussi) du bon fonctionnement du "ventre", du bon état des intestins, dans le maintien d’une bonne santé, et pour mettre fort judicieusement cette connaissance – et tant d’autres ! –, depuis une éternité, au service de leurs consultants.
Et ce en dépit des sarcasmes répétés - et combien infondés et injustes ! - de certaines professions qui commencent à peine aujourd’hui à l’entrevoir… alors que certains esprits observateurs et lucides l’avaient déjà noté voici plus de deux mille ans !…

Ce qui est une découverte récente pour les uns, peut être une (très) longue évidence pour d’autres.                         

Ainsi par ex., le Bouddha (Siddhārtha Gautama) qui a vécu entre le 6e et le 4e siècle avant J.-C. (et aurait atteint l’âge - somme toute honorable - de quatre-vingts ans) aurait-il défini – plusieurs siècles avant notre ère ! – le sage comme étant celui dont l’intestin fonctionne bien, celui qui va bien de l’intestin.
(Sentence également attribuée à – ou reprise par – Aristote.)

À titre d’illustration, signalons également en passant, les succès récurrents obtenus au fil des siècles et des millénaires par la médecine ayurvédique dans la prise en charge des troubles mentaux même sévères – pour ne citer que ces pathologies-là –, grâce notamment à l'alimentation, aux lavages intestinaux et aux massages… alors que sous d’autres cieux ou en d’autres lieux [sous nos belles latitudes et jusqu’à notre noble époque moderne] - ces malheureuses victimes croupissaient souvent jusqu’à leur mort dans d’abominables cachots et subissaient d'effroyables traitements (électrochocs, lobotomie, camisole chimique à vie, etc…)… qui plus est, au nom de la Science moderne ! pour ce qui concerne au moins la période du 19e et même 20e siècle.
De quoi devenir fou à lier, non ?!

« Science sans conscience n'est que ruine de l'âme. » (Rabelais) (1494 (?) – 1553)

(…)

Etc., Etc.

Tant et tant d’autres aspects et facettes de ce vaste thème mériteraient aussi de figurer ici…

Que de chemin parcouru, reconquis en quelques années !

Dans tous les cas, il serait quand même très surprenant que les traditions multimillénaires - qui ont si justement placé l’intestin au cœur même de la santé - puissent, à l’inverse de cette géniale préscience, s’être si grossièrement trompées sur les mesures préventives et curatives à employer pour les maintenir en bon état de fonctionner : l’hygiène intestinale qui en découle tout logiquement (dont les lavements côloniques) ! 

Autant d’arguments qui plaident grandement en faveur de cette hygiène intestinale et spécialement du lavage - périodique - du côlon, n’en déplaise à ses invétérés et despotiques détracteurs.

Rira bien qui rira le dernier, conclut sagement l’adage. 

 

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