La science d’aujourd’hui peut être l’erreur de demain

Quand il faut remettre les pendules à l’heure – Lorsque la Science moderne se trompe et se fourvoie…
La science est-elle toujours « exacte » ?
Erreurs, croyances et superstitions… hautement scientifiques
Une très savante ignorance – Que de révisions déchirantes

Les succès de la science se trouvent toujours grandement médiatisés. Ses erreurs, presque aussi fréquentes, beaucoup moins. Voici donc, par le biais de ce petit gratte-cul, un infime correctif à cette longue injustice.
Par essence même, la recherche scientifique progresse par tâtonnement et invalidation. Dans l'intervalle de temps, la théorie dominante opère en état de sursis (cf. les pages Trilogie moderne \ Paradigme matérialiste & dualisme réducteur).

Il est bon de garder à l’esprit que rien, ni personne n’est infaillible en ce bas monde. Un chercheur, un savant, une équipe, une communauté, comme tout humain, peut aussi se méprendre… voire parfois mentir. Il arrive donc également à la science, malgré ses indéniables réussites, de se tromper, et même de se tromper bien. Je ne citerai, parmi les nombreuses occurrences, que quelques précédents - symptomatiques et assez récents - où la science s’est bien fourvoyée tandis qu’elle accueillait, avec une belle hilarité narquoise, comme impossible la nouvelle qui venait la contredire. Même de grands scientifiques (comme Einstein par ex.) se seront trompés – et plus d’une fois – dans leur vie…
Devant l’évidence, certains – parfois à leur corps défendant – ont ensuite eu le courage de changer de paradigme, d’autres non.       
L’épreuve des faits est redoutable, et plus d’une théorie s’y est cassé les dents.

« La vérité d’aujourd’hui peut être l’erreur de demain. » (Auteur inconnu)

Lorsqu’une théorie scientifique chasse une autre théorie scientifique
L’Académie – s’étant gaussée à bon compte – en rit encore… mais jaune maintenant… 
Les errances de la science – Lorsque les experts se trompent
Scientifiquement faux – Lorsqu'une certitude chasse une autre
Science un brin versatile – Que de cruelles (dés)illusions

Quelques exemples de préjugés scientifiques, petit florilège de mythes savants… s’étant finalement avérés… faux… Oh-ho ! 

  • L’existence d’arbres gigantesques, arbres pouvant atteindre une centaine de mètres de haut, les séquoias(*). Ainsi, la première fois de sa vie que l’explorateur américain John Bidwell, au milieu du 19e siècle, en Californie, vit un de ces géants végétal, il en resta bouche bée et n'en crut pas ses yeux. Euphorique, il en informa illico la communauté scientifique, américaine d’abord, européenne ensuite. Son enthousiasme toutefois fut de courte durée : par deux fois on lui rit au nez et l’infortuné découvreur se vit ni plus ni moins traité de plaisantin, d’affabulateur… En effet, pour les scientifiques d’alors, il était tout clairement impossible qu’un arbre puisse atteindre ces hauteurs vertigineuses… Plus d’une décennie s’écoulera avant que la savante assemblée, devant l’aveuglante évidence ne constate son erreur.
    À ce propos, saluons au passage la mémoire de George Gist ou Shiwo-yé (en langage cherokee), massacré avec sa tribu (en 1843) par jalousie pour sa grande culture et érudition et pour avoir milité pour le rapprochement des colons et des Indiens d’Amérique. Belle illustration d’ouverture… et de fermeture d'esprit.
    (*) : Le séquoia géant n'est cependant pas l'arbre le plus haut ni le plus large de la planète mais celui pouvant atteindre le volume le plus important. 
  • L’existence des « vagues scélérates ». Longtemps - et même encore jusqu’à la moitié du 20e siècle -, les marins témoins (directs) de ces phénomènes étaient tout bonnement accusés d’avoir abusé de la bouteille ou d’être sujets aux hallucinations… Au prétexte que les modèles théoriques, les simulations mathématiques alors en vigueur réfutaient tout simplement la possibilité de tels phénomènes… pourtant tout aussi réels que vous et moi.
     
  • Idem, pour rester dans le domaine maritime, de l’existence d’énormes poulpes ou de pieuvres géantes. L’histoire ne dit pas si Jules Vernes était, lui aussi, tombé dans le tonneau…  

« Nous vivons trop dans les livres et pas assez dans la nature. » (Anatole France) (1844 – 1924)

  • Et puis, le Titanic​, cette absolue merveille technologique des océans du début du 20e siècle qui, par une tragique nuit d’avril 1912 sombra dans les eaux profondes et glacées de l’Atlantique Nord, au large de Terre-Neuve, en emportant avec lui près de 1 500 âmes – n’était-il pas - réputé - insubmersible ?
    Le fer des rivets de coque ayant servi à son assemblage - tel un malencontreux, fatal, talon d'Achille - serait-il seul cause de ce naufrage ?
     
  • Par décence, je ne polémiquerai pas davantage sur les sous-estimations chroniques du potentiel destructeur des tsunamis… Le séisme du 11/03/2011 – pour ne citer que celui-là –, et surtout le raz de marée qui suivit, ôtèrent la vie à quelques 19.000 japonais malgré toutes les digues et mesures de protection existantes. La vague déferlante qui en résulta provoqua également la catastrophe nucléaire de Fukushima Daiichi (où là aussi tout était perfectly under control).
    Par ailleurs, à lui seul, le méga tsunami du 26/12/2004 dans l’océan Indien fit plus de 220.000 victimes.
     
  • Rappelons aussi que, jusqu’il y a moins d’un siècle, la science excluait - par principe - toute vie des profondeurs océaniques (> 1000 m) en prétextant l’absence de lumière, les hautes pressions, la température ambiante… On y dénombre aujourd’hui pas moins de 700 genres (bactéries, algues, vers marins, étoiles de mer, crustacés, poissons, etc.)… dont certains égayent la nuit abyssale de leur étrange, féerique, lumière froide​ (bioluminescence)…
    Nous commençons à peine à entrevoir l’incroyable biodiversité des océans.
    D'ailleurs combien de pronostics erronés, les incroyables prouesses des bactéries extrémophiles n'ont-elles pas démentis ?
  • Je dois humblement vous avouer aussi que dans le domaine cosmologique, l’idée – à plus d’un titre révolutionnaire chez les scientifiques – d’une naissance de notre univers (big bang) et de son expansion continuelle – et vertigineuse – depuis, a mis, au siècle dernier, de longues décennies à s’imposer face à la théorie bien ancrée – pourtant « scientifique » aussi ! – d’un univers stationnaire éternel. Tout comme aujourd’hui l’hypothèse d’un avant le big bang se fraie – péniblement, mais progressivement – une sente à travers le scepticisme affiché par la plupart des hommes de science modernes.
     
  • De même, en astronomie, l’existence des étoiles à neutrons ou des trous noirs… fut longtemps l'objet de la risée et expéditivement décrétée impossible par les caciques de la discipline tout spécialement parce qu’elle ne « collait » pas avec les modélisations alors dominantes. D’abord considérée comme absurde, elle est aujourd’hui avérée.
     
  • À combien de remises en question fondamentales, depuis la première moitié du 20e siècle, a conduit la physique quantique et ses découvertes proprement renversantes, stupéfiantes… qui ont secoué le déterminisme béat des siècles précédents(*) ? Découvertes dont sont issus ou dérivés – excusez du peu – entre autre notre fameux – et désormais incontournable – dieu transistor (que ne ferait-on pas sans lui !), la maîtrise de l’énergie nucléaire (dont, accessoirement, aussi la mise au point des I.R.M.), le laser, etc.
    (*) La mécanique quantique, révolutionnaire, a longtemps peiné à s’affirmer face à la philosophie mécaniste-matérialiste dominante.
     
  • (…)
  • Souvenons-nous aussi du farouche négationnisme, de la franche hostilité manifestés envers les premières observations de la primatologue Jane Goodall accusée par ses superviseurs universitaires de lourdement se tromper (début des années 1960). En effet, la jeune chercheuse venait alors de jeter un gros pavé dans la mare - le marigot ? - scientifique en affirmant puis en prouvant que les grands singes (et notamment les chimpanzés) pouvaient se « fabriquer » et se servir d’outils (certes rudimentaires), chose considérée à l'époque comme totalement impensable car exclusivement réservée à l'homme par nombre d’éthologues.
    Cette capacité et bien d’autres encore furent ensuite étendues à d’autres espèces animales non humaines.
     
  • Autre exemple - emblématique - récent : avec le développement de l’épigenèse(*), les certitudes de la biologie classique comme le déterminisme absolu des gènes, le réductionnisme au tout génétique semblent prendre le même chemin – et l’eau par la même occasion…
    Non, tout n’est pas irrémédiablement joué à la conception. La primauté absolue de l’ADN, n’était-elle pas - elle aussi - une croyance… fausse de surcroît ? Et malgré son invalidation au début des années 2000, elle reste aujourd’hui encore une vérité intangible pour nombre de « scientifiques ». Et pourtant certaines expériences vieilles de cent ans contredisaient formellement déjà ce dogme si promptement sanctifié et sanctuarisé…
    Biologie des croyances titrait même, il y a quelques années, Bruce H. Lipton, l’un des pionniers et plus éminents spécialistes mondiaux de cette discipline…
    Il y en a qui vont devoir écoper jour et nuit et puis rudement… ou alors très vite tourner leur veste…
    (*) Ou épigénétique, soit la modulation de l’expression des gènes.

    La déconvenue, la déconfiture génétique - aussi inattendue que soudaine - a par la même occasion remis les « hommes de science » - et les hommes tout court - à leur place… Imaginez donc l’impensable désastre, le séisme absolu… L’humain partage 75% de son ADN avec celui du ver de terre ! En plafonnant à 25 000 gènes, les humains n’en auraient pas plus que les souris… Soit à peine deux fois plus que la mouche du vinaigre (13 600 gènes), guère qu’un bon millier (soit 6%) de plus que… le primitif et microscopique - mais, lot de consolation, apparemment beau - ver rond Caenorhabditis elegans (sic !)… et, comble de l’inconcevable ! moitié moins qu’un petit grain de riz (50 000 gènes) !!! Même la banale tomate, avec ses quelques 30.000 gènes, a de quoi nous faire rougir. Une sacrée claque, oui, à notre ego, à notre orgueil supérieur ! (*)
    La théorie de la dérépression séquentielle des gènes a pareillement depuis quelques années du plomb dans ses protéines, ses allèles, son ADN. Plus généralement, loin de la vision mécaniste simpliste qui avait longtemps cours, les processus génétiques présentent un enchevêtrement d'une complexité extrême. Le gène, de maître de destinée absolu, de chef d'orchestre tout-puissant, en vient progressivement à être considéré autant comme un exécutant dans la prodigieuse lecture - dynamique - du programme de la vie.
    Les gorges déterministes chaudes se sont quelque peu refroidies depuis. Mais pour combien de temps ?
    Le plus "comique" dans l’histoire c’est que, comme 85% de l’ADN (oui quatre-vingt-cinq pour cent, une broutille ! une bagatelle bien sûr !) restaient inexpliqués aux yeux des scientifiques (ADN non codant), ils furent tout bonnement considérés comme inutiles, superflus, balayés d’un revers de main et allègrement jetés à la poubelle (relégués au rang de Junk DNA, c’est-à-dire d’ADN poubelle) ! Superbe illustration du réductionnisme effréné !
    C’est-y pas beau ça ! Belle démarche scientifique, n’est-ce pas ! Ah ah ! ils ne manquent vraiment pas d’humour - ni d'ailleurs de ressources intellectuelles et de zèle -, ces intrépides chercheurs !
    Fort heureusement il est d’autres scientifiques qui ont, depuis, fait les poubelles ! Comme quoi les déchets peuvent cacher de l'or !
    (*) : De même la taille du cerveau n’est pas infailliblement corrélée avec l’acuité de l’intelligence.

    Question subsidiaire non dénuée d'intérêt Dans ce même filon… Puisque l'homme moderne et le chimpanzé partagent 98.5% de leur patrimoine génétique, interrogeons-nous sur les 1,5% de gènes dissemblables. Cet infime écart héréditaire peut-il à lui seul expliquer le fossé - pour ne pas dire le précipice - qui sépare les deux espèces ? Et dans la négative, où, à quel niveau, dans quel plan, se réalise la différenciation ?

    Ultime nouvelle en provenance des cellules… Le tout-génétique a fait long feu, qu'à cela ne tienne, messieurs-dames, voici la dernière nouveauté non surclassable : la thérapie cellulaire !

« Les sciences avancent au pas lent des chameaux. » (Patrice Van Eersel)

  • Déjà quelques décennies avant cette incontestable révolution copernicienne dans la génétique, et toujours dans le domaine de la biologie, la découverte dans les années 1960 de la transcriptase inverse avait agité bruyamment la communauté scientificus. Comme il se doit, elle fut accueillie comme une bonne blague de potache, comme un scabreux poisson d'avril, comme un vaste canular, et suscita le même engouement railleur, le même enthousiasme ironique. Elle connut donc - elle aussi - le sort de toute contradiction hérétique, à savoir les affres de l’incrédulité et la généreuse moquerie. D’abord copieusement ridiculisée avant d’être finalement admise… son découvreur, Howard Temin, et son co-découvreur, David Baltimore furent même par la suite nobélisés (1975)
     
  • En biologie toujoursLa reclassification (avec changement de dénomination) des bactéries méthanogènes en archéobactéries ("archées") - autre contribution exceptionnelle à l'élaboration de l'arbre de la vie (du processus évolutif) sur Terre - par Carl Woese en 1977 suscita elle aussi de féroces critiques de la part de ses pairs… avant d'être validée.
     
  • La sacro-sainte cartographie encéphalique des souvenirs (engrammes topiques fixes) (Wilder Penfield) resta, de longues décennies durant le 20e siècle, la référence absolue avant d’être invalidée comme modèle général au profit de la conception d’un cerveau holographique (Karl S. Lashley et Karl H. Pribram).
     
  • Remarquons qu’à la même époque (années 1960), la théorie endosymbiotique (d’après laquelle les cellules eucaryotes résultent d’une suite d’associations symbiotiques avec différents procaryotes) fut longtemps violemment rejetée, combattue, ridiculisée avant d’être par la suite… validée. Notons également que son auteur, Lynn Margulis, a dû affronter les pires vilenies et livrer bataille près de cinquante ans pour faire reconnaître le bien-fondé de sa découverte(*).
  • La théorie de la dérive des continents (tectonique des plaques), contemporaine de l’origine bactérienne des cellules (cf. ci-dessus) reçut le même accueil hostile de la part de la communauté scientifique qui en ricanait gras. Et pourtant l’idée n’était pas nouvelle. Elle a été assidûment émise depuis au moins le 16e siècle. Encore une « théorie fumeuse », selon ses opposants, qui finira par être validée avec les honneurs(*).
    Sans même évoquer les si laborieux tâtonnements pour déterminer l’âge de notre planète Terre…

    (*) : Contre le vote des femmes, au nom de la science… Pour situer l’état d’esprit de l’époque, permettez-moi ici, de manière incidente, de rappeler qu’en France, au début du 20e siècle encore, un courant de pensée se revendiquant de la science – ou du moins d’une certaine science, courant représenté notamment par Edmond Perrier, zoologiste et anatomiste reconnu – alimenta les thèses antiféministes (défendues alors entre autres par Théodore Joran, Marthe Borély, Clément Vautel…) en réfutant la compétence politique aux femmes (y compris le droit de vote) et ce eu égard à leur nature féminine même. Il est intéressant de remarquer à ce propos que tout au long de ce siècle, le sexisme ordinaire dominant (phallocratie) mena également la vie dure à beaucoup de femmes scientifiques qui éprouvèrent au seul motif de leur genre d’autant plus de peine à faire reconnaître la pertinence de leurs découvertes par la communauté (installée) des hommes de science (cf. par ex. Lynn Margulis, Marie Tharp, et tant d’autres femmes d’exception dans tous les domaines…).
     
  • Inversement, cette fois-ci… Faut-il par ailleurs rappeler que la très savante Académie de médecine de Paris a, dans son aveugle et coupable entêtement, de longues années durant (années 1920) allégué de la totale innocuité des radiations (rayons ionisants, radioactivité…), en dépit des présomptions alarmantes croissantes de la communauté scientifique internationale de l'époque, et nonobstant la véritable hécatombe vécue dans les usines de radium aux États-Unis (dans lesquelles, par exemple, d’éphémères (!) ouvrières appliquaient sans protection aucune la mortelle substance sur des cadrans horaires avec de petits pinceaux… qu’elles ne cessaient d’ailleurs de porter à leurs lèvres pour en affiner la pointe)…
    Rayonnements mortifères qui, en France, à petit feu, sournoisement, rongèrent et tuèrent aussi Marie Curie (1867 - 1934), première femme à avoir reçu le prix Nobel de physique (1903) et de chimie (1911).
    Faut-il voir là l’origine de notre culture nationale, que dis-je ! de notre amour addictif proprement insensé, de notre passion brûlante et dévorante pour le nucléaire ? Considéré à l’époque comme une vraie panacée, la mode du radium fit alors rage ! Par la grâce du génie nucléaire, voici, rétrospectivement, pêle-mêle, quelques extraordinaires stars de la pub atomique d’alors… Des produits bourrés de "vitalité" (!) aussi divers et variés que des savons, des rouges à lèvres, des crèmes de beauté et autres cosmétiques, des dentifrices, du talc pour bébé, des suppositoires, des vêtements et des sous-vêtements (en coton ou en laine), du chocolat, de l’eau, du soda (« … atomique donnant une énergie infinie »),… et même - qui l'eut cru ? - des appâts pour la pêche [des vers luisants probablement ??!]… le tout au doux, merveilleux, exotique – et très sympathique – RADIUM. Pour une santé rayonnante, une mine non moins extraordinairement « radieuse », vous l’aurez compris. Pour une pêche d’enfer - plutôt éphémère !
    Nb : ces produits ne furent hélas interdits que dans les années 1940…
     
  • Citons juste pour mémoire que les rayons X, à l’époque, furent longtemps également considérés comme une authentique panacée… jusqu’à ce que quelques médecins perspicaces en découvrent les désastreux effets à retardement…
     
  • Dans la même veine… Qui d'entre nous sait - ou se rappelle - que les journaux médicaux, pendant des décennies, faisaient la promotion de lacigarette ! Oui vous avez bien lu, de la cigarette.

« Il est toujours plaisant de voir des rationalistes basculer malgré eux dans le surréalisme. » (Didier van Cauwelaert)

  • Secret de poule. Restons encore quelques instants dans ce fascinant domaine… La transmutation à basse énergie (ou transmutation nucléaire à froid), elle aussi, fut longtemps déclarée totalement illicite et illégale par la communauté scientifique. Ainsi - et vous ne le saviez peut-être pas - pendant presque un siècle les poules ont tenu les scientifiques en échec. De fait, elles ont durant tout ce temps officiellement - et bruyamment - contrevenu aux lois de la science moderne ! Rien de moins ! Cot cot cot
    Il est du reste amusant de noter que c’est un scientifique autodidacte, Corentin Louis Kervran, qui a découvert dans les années 1960 le mystère des poules pondeuses - jusque-là jalousement gardé par la basse-cour - en démontrant que le calcium de la coquille de leurs œufs était tout simplement généré par un processus de fusion froide – processus jusque-là décrété impossible par l’Académie. Les poules, elles, le font de toute éternité. Il faut leur pardonner, elles ne savaient vraisemblablement pas que c’était impossible…
    En résolvant une vieille énigme, Kervran, à l’époque, a involontairement dû jeter un petit froid dans la communauté des hommes de sciences, mais il les a du même coup aussi - et surtout - réconcilié avec les gallinacés...! Cocorico !

Le monde médical ne se trouve évidemment pas en reste de ces spectaculaires revirements conceptuels.

Quelques derniers exemples de fausses croyances[Encouragements pour le lecteur : allez, encore un petit effort… vous y êtes presque…]

  • Enfin - et pas le moindre - de quoi donner sinon la chair de poule tout au moins froid dans le dos… Pendant des décennies - et largement jusque dans les années 1980-1990 -, la doctrine médicale dominante négligeait, lors de soins ou d’actes douloureux sur les nouveau-nés et nourrissons, de procéder préalablement à une analgésie ou une anesthésie… au prétexte que, leur système nerveux étant encore immature, ils ne pouvaient objectivement ressentir la douleur… ! Cette théorie (étayée par la chronaxie) serait-elle un reliquat hérité des scientifiques mécanistes du 17e siècle qui pensaient en toute bonne foi – cartésienne bien sûr ! – que les cris des animaux à l’agonie n’étaient que le grincement produit par leurs rouages internes ou le fracas de leurs engrenages moribonds (cf. Descartes et ses animaux-machines, « automates sans âme ») (à l’instar des prouesses de certaines anciennes horloges astronomiques) ?… Fort heureusement pour les bébés - et leurs parents -, le corps médical est-il depuis revenu de cette pratique plutôt… barbare ! Ouf ! on l’aura échappé belle !
     
  • Restons encore quelques instants avec les nourrissons, la maternité et la puériculture… L’allaitement maternel n’a-t-il pas été, durant les années 1960-1990, copieusement décrié par l’instance médico-scientifique, le lait maternel étant accusé – je vous laisse apprécier la nature et la pertinence des griefs – de « transmettre les microbes et les faiblesses de la mère », « de ne pas être suffisamment riche », « d’empêcher bébé de faire ses nuits », etc… Il lui a même été reproché de « fabriquer des gosses gâtés » ! Sans compter que la tétée au sein était à risque car l'on ne pouvait scientifiquement déterminer la qualité du lait ni les quantités ainsi ingérées par le nourrisson. Rien de moins. Fadaises scientistes !
    ​Il était effectivement grand temps que la science vienne enfin à la rescousse pour éclairer Mère Nature sur un sujet aussi capital pour le devenir de l'humanité… Et rétrospectivement nous sommes en droit de nous demander comment diantre les humains ont malgré tout pu prospérer au point d'arriver à une cohorte dépassant plusieurs milliards d'individus en l'absence de conseils aussi avisés et cruciaux !
    L’on devine aisément à quoi - et à qui - la docte institution citée plus avant donnait ses plus que larges faveurs en tétant goulûment, en retour, les généreux subsides - sonnants et trébuchants - offerts par les prodigues roberts de l'industrie laitière et chimico-alimentaire…
    A contrario, notons qu'une vaste et récente étude internationale conclut que la généralisation de l’allaitement maternel pourrait éviter la mort, chaque année, de quelques 823 000 enfants de moins de cinq ans dans le monde (!), tout en prévenant plusieurs pathologies infantiles et en réduisant de 20 000 le nombre annuel de décès par cancer du sein. Il était temps de rectifier le tir quand bien même quelques réels et fâcheux contre-arguments - liés à la pollution environnementale - apparus ces dernières décennies nous amènent à modérer cet enthousiasme.
    Bien mieux encore, même si ce n’est pas tout à fait « scientifique »… non seulement sa généralisation éviterait ces innombrables drames, mais de plus, selon certains auteurs, par les profonds changements de comportement ainsi induits chez les enfants allaités, elle finirait par favoriser à ce point la paix dans le monde qu’elle pourrait de ce fait réussir à sauver l’humanité de sa propre autodestruction, rien de moins !
     
  • Et puis n’est-on pas aussi revenu – et re-revenu – sur la position du coucher des nourrissons ? Citons enfin, parmi les nombreux travers de l’industrialisation de la naissance, la polémique récurrente sur le très discutable « décubitus dorsal » de la parturiente comme la - soi-disant - meilleure position (hors complication) pour elle d’accoucher…?
    ​Se rappelle-t-on des vives polémiques, des diatribes éhontées, et même de la véritable insurrection du corps médical et de ses instances ordinales, qu'a suscité en France, l'arrivée, dans les années 1950-1980 de l'accouchement sans douleurs et sans violence ? Se souvient-on de la franche hystérie, de l'hostilité véhémente, de l'ostracisme sentencieux, des foudres assassines que les courageux novateurs de ces méthodes s'attirèrent sans relâche au pays des Lumières de la part de l'Institution - dite sanitaire - tout entière, pour avoir brisé le consensus techno-scientocratique pantouflard bien établi - car conçu aux seuls bénéfices des soignants et au double détriment et des parturientes et des nouveau(x)-nés ? S'en souvient-on ? Les mères et leurs bébés, certainement !
    Psst ! Pourrait-il donc y avoir des violences obstétricales ?…
     
  • Aliénistes & Services asilaires  Internés & Internistes
    Une vraie histoire de fous
    Je ne peux décemment clore ce paragraphe sans remémorer les atroces errements des traitements psychiatriques, "soins" plus effroyables, plus épouvantables les uns que les autres - de la trop commune camisole chimique(*1) à la barbare lobotomie - authentiques tortures légales avilissantes qui se sont succédé(e)s en Occident et que des générations d'individus ont malheureusement dû subir et endurer parfois des décennies durant.
    Horreurs médicales absolues, médicamenteuses et chirurgicales, qui ont pour tristes noms – rien que pour ce seul 20e siècle : métaux lourds et autres cocktails chimiques toxiques (dont le redouté Metrazol), douches glacées, électrochocs en tous genres, simulations de mort imminente, comas hypoglycémiques provoqués, etc.
    L’abîme de l’abject allant jusqu’à la « chirurgie de l’esprit », la lobotomie, opération de neurochirurgie - irréversible - consistant à sectionner ou altérer les fibres nerveuses de la substance blanche du cerveau. Son inventeur-promoteur, le sinistre neurochirurgien - et psychochirurgien ! - Egas Moniz fut même récompensé en 1949 par un Nobel(*2) !
    On estime à environ 100.000 (!), le nombre de victimes ainsi lobotomisées dans le monde(*3), aliénées pour le restant de leurs jours. Pour être bien clair : réduites définitivement en un instant et par la grâce de savants médecins, d'êtres humains à… légumes.
    ​Nb : En vigueur jusque dans les années 1980, aucun texte de loi, à ce jour, n'est venu explicitement interdire en France cette pratique inhumaine, révoltante.
    (*1) : Camisole chimique (préventive voire punitive) requalifiée « contention » en novlangue et arbitrairement décrétée « thérapeutique » !
    (*2) : Prix Nobel de physiologie-médecine (et non de la Paix !). Le funeste individu - par ailleurs aussi écrivain et homme politique - préconisait larga manu sa technique radicale révolutionnaire, y compris pour le traitement - la correction chirurgicale ! - des maux de tête chroniques, de l'épilepsie, etc
    et même de l'homosexualité (à l'époque encore largement considérée comme une maladie mentale)…
    Sa révocation a été demandée à la Fondation Nobel… sans succès.
    ​(*3) : Décompte sur la seule période 1945–1954 car elle se pratiquait déjà antérieurement. La moitié le fut aux USA (où un autobus - itinérant - avait été spécialement équipé pour la "chose"). Et par ailleurs, tout au moins chez nous, elle visait majoritairement des femmes - comme c'est bizarre !


    Et sans même invoquer les trop fréquents internements abusifs ni la psychiatrisation croissante de nos sociétés touchant jusqu'aux enfants
    Aliéniste un jour, aliéniste pour toujours (?)

    P.S. : Dans cette bouffée délirante, citons encore parmi tant d'autres, le psychiatre - et serial killer - australien Harry Bailey, autre adepte inconditionnel de la psychochirurgie et grand assommeur par cures (toxiques) de sommeil profond, qui a sévi durant la 2e moitié du XXe siècle, comptant des centaines de morts et de séquelles graves à son triste passif de "médecin".

    Tout cela ne grandit pas la science… fût-elle médicale.
    Sans autre commentaire.
     
  • Etc., etc.

« Dans un asile, la seule différence entre les internes et les internés, c'est un accent aigu. » (Alphonse Allais) (1854–1905)

Ces exemples sont du reste loin d’être uniques. Sans même remuer l’Histoire – il y aurait là de quoi écrire des livres entiers ! –, voici, tirés du seul passé médical récent, quelques autres savoirs et pratiques qui ont, des années durant, magistralement trôné – sans vergogne, sans partage et sans concession – sur les chaires de Médecine et qui se sont par la suite avérés tout simplement… au mieux inappropriés et, au pire, erronés… :
 

  • Combien d’appendicectomies ou d’amygdalectomies inutiles ???

    Même dans le souci - louable - de « ne pas passer à côté »…
     

  • La maladie cœliaque [intolérance permanente au gluten] « ne touche que des enfants »… Et ne parlons même pas de l’hypersensibilité au gluten (encore différente de l'allergie) qui, malgré la flambée des occurrences, demeure totalement sous-estimée, mésestimée à ce jour par nos savantes instances officielles !
     

  • Comme traitement palliatif des dorsalgies, lombalgies, la médecine classique n’a-t-elle pas longtemps formellement, indistinctement et quasi définitivement déconseillé - voire interdit - la moindre activité physique et prôné le repos absolu… et pas seulement durant la phase aiguë ? 
     
  • Les neurones ne peuvent se multiplier, ni les nerfs se régénérer etc.
     
  • Durant combien de décennies considérait-on que, par définition, le corps humain ne pouvait synthétiser aucune vitamine (substances indispensables à l’organisme) ?
     
  • Les si tenaces - et intellectuellement confortables - fables sécuritaires comme les prétendues barrières hémato-encéphalique, placentaire, ou encore inter espèces(*), etc. ne se sont-elles pas, elles aussi, complètement effondrées une fois confrontées à la vraie réalité !… Oh-ho !
    ​(*) : Cf. par ex. ESB/MCJ.
     
  • L’avenir nous dira aussi si les trois laitages quotidiens ordonnés, décrétés par les instances médicales renforcent réellement nos précieux nonos et notre chère santé et s’ils sont bel et bien nos « amis pour la vie »(*) comme depuis des décennies on nous rabâche les oreilles et bourre le crâne.
    (*) : Quant à l’aspect purement formel de ces tapages publicitaires, l’on notera une constance rare dans le haut degré d’infantilisation des populations - adultes - ciblées…
    Il semblerait d’ailleurs que ce constat puisse être largement étendu aux communications touchant à la santé en général… Cet abord puéril – pour ne pas dire franchement débile et débilitant – devrait à lui seul nous alerter sur le réel sens et le bien-fondé de telles allégations.

     
  • Est-on sûr d’avoir bien compris le mécanisme global des maladies ? La médecine classique ne pourrait-elle pas, un certain nombre de fois du moins, confondre causes et conséquences, origine et symptômes ? Plus généralement, les bases mêmes de la médecine conventionnelle sont-elles pertinentes ?
     
  • Les graisses animales, saturées, sont-elles l'unique cause de l'athérogénèse (dépôts athéromateux dans les artères), et, plus largement, des maladies cardio-vasculaires ? Sont-elles vraiment l'ennemi à abattre ? Quel est le lien réel entre graisse et obésité ? N'a-t-on pas "oublié" un peu trop vite le rôle central de l'hyperconsommation de glucides (sucres) non seulement dans ces maladies-là mais dans bon nombre de nos maladies de civilisation ?
     
  • Nous verrons aussi, par ex., de mieux en mieux ce qu’il en est réellement de la soi-disant innocuité des amalgames dentaires conventionnels (« plombages » au mercure, etc…) affichée par les autorités de santé françaises depuis plus d’un demi-siècle…
     
  • Comme l’avenir nous dira encore plus distinctement si le matraquage, la folle surenchère, l’overdose, la rage vaccinaliste a, sur les populations, vraiment l’efficacité ET l’innocuité martelées par le consortium et la propagande vaccinaliste et inlassablement relayées, aveuglément rabâchées par ses empressés valets promoteurs…
     
  • Est-on bien certain que la médecine classique, conventionnelle désigne les véritables causes, s’attaque aux vrais coupables des cancers… ? A-t-on étudié la réelle efficacité et incidence des stratégies et thérapeutiques actuelles… ? Les campagnes d’information et de dépistage sont-elles véritablement pertinentes… ? Ne pourraient-elles pas finalement se révéler cruellement contre-productives ?
     
  • Idem pour les liens - douteux - entre VIH et Sida, leur vraie origine/émergence et le développement fulgurant de la maladie (pandémie)…

« La médecine étant un compendium des erreurs successives et contradictoires des médecins. » (Marcel Proust) (1871 – 1922)

Nous aurions grand bénéfice à apprendre de l'Histoire.

Quand la science médicale - changeante - va jusqu’à régenter les comportements les plus intimes

​Remèdes contre la masturbation & mutilations génitales

Et pour terminer sur une note un peu plus « légère » (du moins avec le recul… quoique…), rappelons que la très officielle science médicale a longtemps durant – au moins au XIXe siècle et jusqu’à l’aube du XXe – justifié, relayé, colporté la débile - et débilitante -, culpabilisante, névrosante théorie [funeste idiotie, obscurantiste supercherie, oui !] selon laquelle le - si honni et strictement défendu - plaisir solitaire, quand carrément il ne tuait point, derechef pourrissait et l’organe et la main de l’infâme pécheur qui s’y exerçait. The chââtiment médicaal en punition de la vilenie de se prendre en main, de se lier à son intimité, de s'unir à soi-même, de s'exercer au travail manuel - reclus - jusqu'au paroxysme. Et si par chance extrême ce vice n’ôtait parfois pas définitivement la raison du contrevenant ou ne desséchait pas complètement son cerveau, il finissait tout au moins par monstrueusement faire pousser les oreilles et irrémédiablement rendre sourd et aveugle quiconque osait s’y adonner - et gravement abonner…
De quoi, avouez-le, se trouver intimement ébranlé…  hein ?!

Il y en a, visiblement, qui - aujourd’hui encore - en raison de ces coupables frottements intimes le sont bien devenus… et définitivement restés (y compris névrosés !)… Et pour bien joindre l’acte à la sentence condamnatoire de l’onanisme(*1) peccamineux, la même médecine ingérante et moralisatrice – mais toujours parfaitement scientifique ! – s'est mise en branle et a poussé le vice – le vrai cette fois-ci ! – jusqu’à inventer(*2) un incroyable arsenal répressif – dont des dispositifs préventifs plus cruels et pervers les uns que les autres pouvant mener  les connaisseurs compatiront –, chez les garçons, jusqu’à la cautérisation du canal de l'urètre au nitrate d'argent ou à la couture du prépuce, et jusque même, chez les filles, à la brûlure au phénol (acide carbolique) du clitoris, voire à la « correction » chirurgicale par clitoridectomie (excision) ! – pour contrecarrer et empêcher la terrible auto-pollution jusque dans ses velléités évocatrices… Je vous fais grâce de la prose - scientifique évidement - employée.

Mais peut-être était-ce là tout simplement une façon louable, un procédé charitable de contrecarrer l'usure prématurée du moins des mains et des poignets…Quel dommage en ce cas, pour une fois que la médecine classique se montre véritablement préventive !

(*1) : L'assimilation du nom d'Onan (cf. la Genèse, Bible) à la condamnation de la masturbation constitue une pure arnaque théologique. Une de plus.
​Notons toutefois que jusqu'au XIIIe siècle, le péché de mollesse était considéré comme sans grande gravité. C'est ultérieurement que les choses se sont substantiellement gâtées, notamment avec la parution en 1755 de l'ouvrage (63 éditions entre 1760 et 1905 !) du médecin zélateur, Samuel Auguste Tissot (1728-1797), sur l'onanisme, inaugurant en cela l'irruption brutale du savoir-pouvoir médical dans le champ religieux et civil. Soulevons au passage que ce normalisme sexuel dépassera le pur cadre religieux car il préfigure la réprimande par la doctrine capitaliste - qui émergera au siècle suivant -, vis à vis de la dépense somptuaire à la fois en termes de temps et d'énergie ainsi gaspillés lors de cette nuisible autosatisfaction (et autoconsommation), et par extension il annonce l'anathème qui sera ensuite jeté sur l'oisiveté et sur la paresse, occupations "stériles" échappant de facto à l'activité "travail" - et donc coupablement improductives selon ses standards.
Il est intéressant aussi de relever le parallèle entre cette ingérence du sanitaire dans la morale, avec l'empiètement croissant des médecins d'alors sur cette affaire jusque-là restée purement féminine, à savoir le traditionnel accouchement par les matrones/sages-femmes, allant jusqu'à l'éviction (aux modalités très contestables) progressive - et définitive - de ces dernières au cours des deux siècles qui suivirent.
(*2) : Surtout durant la seconde moitié du XIXe siècle.

Observons que, paradoxalement, à la même époque – ère victorienne, très puritaine –, certains médecins d'alors, notamment en Angleterre, soignaient, traitaient, soulageaient l'hystérie – mal, désordre, tourment pénible touchant spécifiquement les femmes comme chacun le sait… – en leur massant, jusqu'à l'acmé, le… sexe !
Pour la petite histoire, c'est ainsi qu'un certain George Taylor, devant tant de requêtes insatiables, lassé de tant de labeur répétitif, fatigué de devoir ainsi sur le métier sans cesse remettre l'ouvrage – NDRL : et de surcroît possiblement pris de crampes intempestives, sans parler des inévitables vapeurs qui accompagnent ce genre d'exercices –, se rendit célèbre en créant un olisbos vibrant mis en branle par… par… par de la vapeur d'eau (ce fut effectivement le grand siècle des machines à vapeur). Vous imaginez-vous la chose ? Vous figurez-vous la scène ? Et les grands panaches blancs ? Et les gémissements mêlés des protagonistes et de la machine ?
Je ne saurais cependant trop vous dire si l'origine de la fameuse expression « My tailor is rich », si chère aux débutants dans la langue de Shakespeare, s'enracine ou non là.
Le progrès est décidément irrépressible !


Pointons ensuite, pareillement, d'une part le grand nombre d'individus qui, au-delà du coït affiché, ne font que simplement se masturber avec la/le partenaire de "service" - pur et égoïste objet de leur plaisir - et d'autre part que l'autosexualité, un temps si durement réprouvée, constitue, hormis l'abstinence totale, certainement la plus efficace des contraceptions naturelles qui soit, et, qui plus est, protège simultanément et excellemment contre toutes les infections sexuellement transmissibles mis à part peut-être la contagion d'y succomber aussi.

Il est cocasse aujourd’hui de constater combien, après avoir lourdement contribué – avec les religions bibliques et coraniques – à diaboliser l’intemporel sexe en solitaire, cette même science médicale l’encourage et l’encense maintenant, allant même jusqu’à le prescrire (l’ordonner, SVP !) et en faire – du moins pour les individus mâles… – une étape incontournable de la procréation… artificielle ! Autres temps, autres mœurs… scientifiques always.

En guise de chute à cette digression, je vous invite, comme l'a fait avant nous Georg Groddeck (1866-1934), médecin et psychothérapeute allemand, à vous interroger sérieusement quant à savoir si dans les faits, à considérer la vie entière d'un individu, in fine, les rapports sexuels n'étaient pas par hasard un ersatz, un succédané, un substitut de la masturbation… ?! Là-dessus, Jacques Lacan (1901-1981), entre autres, ajouta par la suite, à son tour, une solide couche.
Aah ! les animalcules !

Nb :
► Bien entendu, il peut y avoir çà et là quelques cas de névroses obsessionnelles… en ce domaine aussi. Occurrences qui renvoient alors logiquement au pathologique et relèvent de la thérapie.

► Vieilleries d’un ancien temps ? Oh pas tant que ça !… En 1961 encore (soit il y a à peine 50 ans), un sondage effectué dans cinq facultés de médecine américaines attestait que la moitié des étudiants et un cinquième des professeurs croyaient que la masturbation pouvait provoquer des maladies mentales…
Remarquons au passage que la très normative Association psychiatrique américaine ne cessa qu'en 1974 d'étiqueter l'homosexualité comme une maladie mentale.

► Par ailleurs, il est prouvé par les éthologues que quasiment tous les mammifères, et surtout tous les primates…se masturbent… Honni donc soit qui mal y pense.

Et pour rester encore un peu dans le sujet… Que dire de l’obsession - de la frénésie ! - médicale (surtout au cours de la 2e moitié du XXe siècle et partiellement jusqu'à nos jours) de circoncire à tire-larigot les prépuces (survivance des débiles pratiques ci-dessus ?)… ainsi que des nombreuses autres mutilations sexuelles (à faire frémir les plus téméraires !) à des fins « hygiéniques » médicales ou non… ?

« Ne dites pas de mal de la masturbation. C'est la manière la plus sûre de faire l'amour avec quelqu'un qu'on aime. » (Woody Allen)
(…)

Etc., etc.

Qui vivra verra !
Qui verra vivra !

Etc., etc.

« Le destin de toute vérité est d’être ridiculisé avant d’être reconnue. » (Albert Schweitzer) (1875 – 1965)

P.S. : Je terminerai ici ma liste, non par faute de ressources - loin de là - mais par souci de ne pas davantage lasser le lecteur. Les exemples existent à profusion. Aussi, pour ne point continuer à les accumuler - et peut-être vous ennuyer plus encore -, je stoppe ici cette énumération qui remplirait des volumes entiers. Puisse le lecteur bien vouloir m’excuser de cette effusion involontaire, de cette logorrhée soudaine, de cet impromptu déluge verbal.

L'internaute intéressé trouvera aussi dans les pages "Monde 3 \ Tout a un prix – 3" et suivantes quelques illustrations désastreuses d'une science mal employée ou insuffisamment maîtrisée (/monde-3).

Voilà donc quelques exemples d’"errements" de la vraie « Science », de la Science on ne peut plus Officielle… 
Allégations mensongères ??? Assertions fantaisistes ???... Vérités douloureuses pour d’aucuns, très certainement.
Il est de regrettables "erreurs", de malheureux égarements, de navrants préjugés… authentiquement scientifiques… que d’aucuns aimeraient bien pouvoir subrepticement balayer sous le tapis de l'oubli et définitivement effacer des mémoires et des tablettes de l’Histoire…

« Le premier qui dit se trouve toujours sacrifié. D'abord on le tue, Puis on s'habitue. On lui coupe la langue on le dit fou à lier (…) Le premier qui dit la vérité, Il doit être exécuté… » chante – maintenant pour l’éternité – Guy Béart.

Un p’tit tour… et puis s’en va… 

Ainsi en va-t-il du destin des découvertes : essuyer la risée avant de recevoir les louanges. Le dédain avant l’heure de gloire. L’anathème avant le panthéon… Et puis patatras ! la Terre tourne à nouveau d’un tour… effectue une nouvelle rotation… et impose une nouvelle révolution, une nouvelle vérité…
Bon sang, mais c'est bien sûr ! j’ vous l’avais toujours dit que c’était comme ça !

Et pourtant, elle tourne… osait encore, dans un sursaut d’énergie et de foi, affirmer Galilée, au terme de son oh ! combien éprouvant procès…         
Les temps changent, les travers restent.
Nous ne sommes certainement pas au bout des découvertes… ni des surprises. À quelle(s), à combien d’autres révolutions coperniciennes devrons-nous encore nous préparer ?? 

« Toute vérité passe à travers 3 étapes : Elle est tout d'abord ridiculisée. Ensuite, elle est violemment contestée. Finalement, elle est acceptée comme évidente. » (Arthur Schopenhauer) (1788 - 1860)

Ce que Gandhi (1869 – 1948) formulera ainsi : « D’abord ils vous ignorent, Ensuite ils vous raillent, Puis ils vous combattent, Et enfin, vous gagnez. »

Il n’y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir, dit un proverbe.

Petite blague de laborantin… Illusion des sens
En souvenir amusé d'un de mes bons professeurs d'université

C’est un apprenti chercheur debout devant la paillasse de son laboratoire en train d’observer longuement une grenouille…
Ensuite il lui coupe une patte, puis il lui commande :
– Et maintenant saute !
Et à la grenouille de bondir au quart de tour.

Visiblement satisfait du résultat, il lui tranche une deuxième patte et réitère son ordre. Et la grenouille illico de resauter.
Dans la foulée il lui sectionne une troisième patte puis lui ordonne derechef de s'élancer. Et une fois encore la grenouille s’exécute.

Poursuivant son expérience l’étudiant chercheur lui coupe la quatrième et – si vous avez suivi le fil – dernière patte, puis il lui lance :
– Saute !  ??! … Saute don' !!… … Saauute je te dis ! … Mais saaaauuuute bon sang !!! vitupère l'expérimentateur passablement vénère devant cette soudaine insoumission.
Mais il a beau crier, vociférer, lui enjoindre de sauter scalpel appuyé sous la gorge, le batracien ne bouge plus d'un iota et reste désespérément coi…

Alors au terme d’un long moment de réflexion, à l’apprenti chercheur de savamment conclure son étude en consignant dans son carnet : « Lorsqu’on coupe quatre pattes à une grenouille, la grenouille devient sourde. »

Qui voit le ciel dans l’eau, voit les poissons sur les arbres. (Proverbe chinois)

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