La science d’aujourd’hui peut être l’erreur de demain

Quand il faut remettre les pendules à l’heure – Lorsque la Science moderne se trompe et se fourvoie…
La science est-elle toujours « exacte » ?
Une très savante ignorance

Il est bon de garder à l’esprit que rien, ni personne n’est infaillible en ce bas monde. Un chercheur, un savant, une équipe, une communauté, comme tout humain, peut aussi se méprendre… voire parfois mentir. Il arrive donc également à la science, malgré ses indéniables réussites, de se tromper, et même de se tromper bien. Je ne citerai, parmi les nombreuses occurrences, que quelques précédents - symptomatiques et assez récents - où la science s’est bien fourvoyée tandis qu’elle accueillait, avec une belle hilarité narquoise, comme impossible la nouvelle qui venait la contredire. Même de grands scientifiques (comme Einstein par ex.) se seront trompés – et plus d’une fois – dans leur vie…
Devant l’évidence, certains – parfois à leur corps défendant – ont ensuite eu le courage de changer de paradigme, d’autres non.       
L’épreuve des faits est redoutable, et plus d’une théorie s’y est cassé les dents.

« La vérité d’aujourd’hui peut être l’erreur de demain. » (Auteur inconnu)

L’Académie – s’étant gaussée à bon compte – en rit encore… mais jaune maintenant… 
Scientifiquement faux – Lorsqu'une certitude chasse une autre
Science un brin versatile – Que de cruelles (dés)illusions

Quelques exemples de préjugés scientifiques… s’étant finalement avérés… faux… Oh-ho ! 

  • L’existence d’arbres géants, arbres de plus d’une centaine de mètres de haut, les séquoias. Ainsi, lorsque l’américain J. Bidwell, au milieu du 19e siècle, croisa leur existence en Californie, euphorique, il en informa illico la communauté scientifique (américaine d’abord, européenne ensuite). Son enthousiasme toutefois fut de courte durée : par deux fois on lui rit au nez et l’infortuné découvreur se vit ni plus ni moins traité de plaisantin, d’affabulateur… En effet, pour les scientifiques d’alors, il était tout clairement impossible qu’un arbre puisse atteindre ces hauteurs vertigineuses… Plus d’une décennie s’écoulera avant que la savante assemblée, devant l’aveuglante évidence ne constate son erreur.
    À ce propos, saluons au passage la mémoire de George Gist ou Shiwo-yé (en langage cherokee), massacré avec sa tribu (en 1843) par jalousie pour sa grande culture et érudition et pour avoir milité pour le rapprochement des colons et des Indiens d’Amérique. Belle illustration d’ouverture… et de fermeture. 
  • L’existence des « vagues scélérates ». Longtemps - et même encore jusqu’à la moitié du 20e siècle -, les marins témoins (directs) de ces phénomènes étaient tout bonnement accusés d’avoir abusé de la bouteille ou d’être sujets aux hallucinations… Au prétexte que les modèles théoriques, les simulations mathématiques alors en vigueur réfutaient tout simplement la possibilité de tels phénomènes… pourtant tout aussi réels que vous et moi.
  • Idem, pour rester dans le domaine maritime, de l’existence d’énormes poulpes ou de pieuvres géantes. L’histoire ne dit pas si Jules Vernes était, lui aussi, tombé dans le tonneau…  

« Nous vivons trop dans les livres et pas assez dans la nature. » (Anatole France) (1844 – 1924)

  • Et puis, le Titanic – cette absolue merveille technologique du début du 20e siècle qui, par une tragique nuit d’avril 1912, sombra dans les eaux glacées de l’Atlantique Nord en emportant près de 1 500 âmes – n’était-il pas - réputé - insubmersible ?
     
  • Par décence, je ne polémiquerai pas davantage sur les sous-estimations chroniques du potentiel destructeur des tsunamis… Le séisme du 11/03/2011 – pour ne citer que celui-là –, et surtout le raz de marée qui suivit, ôtèrent la vie à quelques 19.000 japonais malgré toutes les mesures de protection existantes (dont les digues). La vague déferlante qui en résulta provoqua également la catastrophe nucléaire de Fukushima Daiichi (où là aussi tout était perfectly under control).
    Par ailleurs, à lui seul, le méga tsunami du 26/12/2004 dans l’océan Indien fit plus de 220.000 victimes.
     
  • Rappelons aussi que, jusqu’il y a moins d’un siècle, la science excluait - par principe - toute vie des profondeurs océaniques (> 1000 m) en prétextant l’absence de lumière, les hautes pressions, la température ambiante… On y dénombre aujourd’hui pas moins de 700 genres (bactéries, algues, vers marins, étoiles de mer, crustacés, poissons, etc.)… qui égayent la nuit abyssale de leur étrange, féerique, lumière froide
    Nous commençons à peine à entrevoir l’incroyable biodiversité des océans.
  • Je dois humblement vous avouer aussi que dans le domaine cosmologique, l’idée – à plus d’un titre révolutionnaire chez les scientifiques – d’une naissance de notre univers (big bang) et de son expansion continuelle – et vertigineuse – depuis, a mis, au siècle dernier, de longues décennies à s’imposer face à la théorie bien ancrée – pourtant « scientifique » aussi ! – d’un univers stationnaire éternel. Tout comme aujourd’hui l’hypothèse d’un avant le big bang se fraie – péniblement, mais progressivement – une sente à travers le scepticisme affiché par la plupart des hommes de science modernes.
     
  • De même, en astronomie, l’existence des étoiles à neutrons ou des trous noirs… fut longtemps l'objet de la risée et expéditivement décrétée impossible par les caciques de la discipline (parce qu’elle ne « collait » pas avec les modélisations alors dominantes). D’abord considérée comme absurde, elle est aujourd’hui avérée.
     
  • À combien de remises en question fondamentales, depuis la première moitié du 20e siècle, a conduit la physique quantique et ses découvertes proprement renversantes, stupéfiantes… qui ont quelque peu ébranlé le déterminisme béat des siècles précédents(*) ? Découvertes dont sont issus ou dérivés – excusez du peu – entre autre notre fameux – et désormais incontournable – dieu transistor (que ne ferait-on pas sans lui !), la maîtrise de l’énergie nucléaire (dont, accessoirement, aussi la mise au point des I.R.M.), le laser, etc.
    (*) La mécanique quantique, révolutionnaire, a longtemps peiné à s’affirmer face à la philosophie mécaniste-matérialiste dominante.
     
  • (…)
     
  • Souvenons-nous aussi du farouche négationnisme, de la franche hostilité manifestés envers les premières observations de la primatologue Jane Goodall accusée par ses superviseurs universitaires de lourdement se tromper (début des années 1960). En effet, la jeune chercheuse venait alors de jeter un gros pavé dans la mare - le marigot ? - scientifique en affirmant puis en prouvant que les grands singes (et notamment les chimpanzés) pouvaient se « fabriquer » et se servir d’outils (certes rudimentaires), chose considérée à l'époque comme totalement impensable car exclusivement réservée à l'homme par nombre de caciques de l’éthologie. Cette capacité et bien d’autres encore furent ensuite étendues à d’autres espèces animales non humaines.
  • Autre exemple - emblématique - récent : avec le développement de l’épigenèse(*), les certitudes de la biologie classique comme le déterminisme absolu des gènes, le réductionnisme au tout génétique semblent prendre le même chemin – et l’eau par la même occasion…
    Non, tout n’est pas irrémédiablement joué à la conception. La primauté absolue de l’ADN, n’était-elle pas - elle aussi - une croyance… fausse de surcroît ? Et malgré son invalidation au début des années 2000, elle reste aujourd’hui encore une vérité intangible pour nombre de « scientifiques ». Et pourtant certaines expériences vieilles de cent ans contredisaient formellement déjà ce dogme si promptement sanctifié et sanctuarisé … Biologie des croyances titrait même, il y a quelques années, Bruce H. Lipton, l’un des pionniers et plus éminents spécialistes mondiaux de cette discipline…
    Il y en a qui vont devoir écoper jour et nuit et puis rudement… ou alors vite tourner leur veste…
    (*) Ou épigénétique, soit la modulation de l’expression des gènes. 

    La déconvenue, la déconfiture génétique - aussi inattendue que soudaine - a par la même occasion remis les « hommes de science » - et les hommes tout court - à leur place… Imaginez donc l’impensable désastre, le séisme absolu… L’humain partage 75% de son ADN avec celui du ver de terre ! En plafonnant à 25 000 gènes, les humains n’en auraient pas plus que les souris… Soit à peine deux fois plus que la mouche du vinaigre (13 600 gènes), guère qu’un bon millier (soit 6%) de plus que… le primitif et microscopique - mais, lot de consolation, apparemment beau - ver rond Caenorhabditis elegans (sic !)… et, comble de l’inconcevable ! moitié moins qu’un petit grain de riz (50 000 gènes) !!! Même la banale tomate, avec ses quelques 30.000 gènes, a de quoi nous faire rougir. Une sacrée claque, oui, à notre ego, à notre orgueil supérieur ! (*)
    Les gorges déterministes chaudes se sont quelque peu refroidies depuis. Pour combien de temps ?
    Le plus "comique" dans l’histoire c’est que, comme 85% de l’ADN (oui quatre-vingt-cinq pour cent, une broutille ! une bagatelle bien sûr !) restaient inexpliqués aux yeux des scientifiques (ADN non codant), ils furent tout bonnement considérés comme inutiles, superflus, balayés d’un revers de main et allègrement jetés à la poubelle (relégués au rang de Junk DNA, c’est-à-dire d’ADN poubelle) ! C’est-y pas beau ça ! Belle démarche scientifique, n’est-ce pas ! Ah ah ! ils ne manquent vraiment pas d’humour, ces chercheurs !
    Fort heureusement il est d’autres scientifiques qui ont, depuis, fait les poubelles ! Comme quoi les déchets peuvent cacher de l'or !
    (*) : De même la taille du cerveau n’est pas infailliblement corrélée avec l’acuité de l’intelligence.

« Les sciences avancent au pas lent des chameaux. » (Patrice Van Eersel)

  • Déjà quelques décennies avant cette incontestable révolution copernicienne, et toujours dans le domaine de la biologie, la découverte dans les années 1960 de la transcriptase inverse avait quelque peu ébranlé bruyamment la communauté scientificus. Elle fut accueillie comme une bonne blague de potache, comme un vaste canular, et suscita le même engouement railleur, le même enthousiasme ironique. Elle connut donc - elle aussi - le sort de toute contradiction hérétique, à savoir les affres de l’incrédulité et la généreuse moquerie. D’abord copieusement ridiculisée avant d’être finalement admise… son découvreur (H. Temin) fut même par la suite nobélisé
     
  • La sacro-sainte cartographie encéphalique des souvenirs (engrammes topiques fixes) (Wilder Penfield) resta, de longues décennies durant le 20e siècle, la référence absolue avant d’être invalidée comme modèle général au profit de la conception d’un cerveau holographique (Karl S. Lashley et Karl H. Pribram)
     
  • Remarquons qu’à la même époque (années 1960), la théorie endosymbiotique (d’après laquelle les cellules eucaryotes résultent d’une suite d’associations symbiotiques avec différents procaryotes) fut longtemps violemment rejetée, combattue, ridiculisée avant d’être par la suite… validée. Notons également que son auteur, Lynn Margulis, a dû affronter les pires vilenies et livrer bataille près de cinquante ans pour faire reconnaître le bien-fondé de sa découverte (*).
  • La théorie de la dérive des continents (tectonique des plaques), contemporaine de l’origine bactérienne des cellules (cf. ci-dessus) reçut le même accueil hostile de la part de la communauté scientifique qui en ricanait gras. Et pourtant l’idée n’était pas nouvelle. Elle a été assidûment émise depuis au moins le 16e siècle. Encore une « théorie fumeuse », selon ses opposants, qui finira par être validée avec les honneurs(*).
    Sans même évoquer les laborieux tâtonnements pour déterminer l’âge de notre planète Terre…

    (*) : Contre le vote des femmes, au nom de la science… Pour situer l’état d’esprit de l’époque, permettez-moi ici, de manière incidente, de rappeler qu’en France, au début du 20e siècle encore, un courant de pensée se revendiquant de la science, ou du moins d’une certaine science – représenté notamment par Edmond Perrier, zoologiste et anatomiste reconnu –, alimenta les thèses antiféministes (défendues alors entre autres par Théodore Joran, Marthe Borély, Clément Vautel…) en réfutant la compétence politique aux femmes (y compris le droit de vote) et ce eu égard à leur nature féminine même. Il est intéressant de remarquer à ce propos que tout au long de ce siècle, le sexisme ordinaire dominant (phallocratie) mena la vie dure à beaucoup de femmes scientifiques qui éprouvèrent au seul motif de leur genre d’autant plus de peine à faire reconnaître la pertinence de leurs découvertes par la communauté (installée) des hommes de science (cf. par ex. Lynn Margulis, Marie Tharp, et tant d’autres femmes d’exception dans tous les domaines…).
     
  • Inversement, cette fois-ci… Faut-il par ailleurs rappeler que la très savante Académie de médecine de Paris a, dans son aveugle et coupable entêtement, de longues années durant (années 1920) allégué de la totale innocuité des radiations (rayons ionisants, radioactivité…), en dépit des présomptions alarmantes croissantes de la communauté scientifique internationale et nonobstant la véritable hécatombe vécue dans les usines de radium aux États-Unis (dans lesquelles, par exemple, d’éphémères (!) ouvrières appliquaient sans protection aucune la mortelle substance sur des cadrans horaires avec de petits pinceaux… qu’elles ne cessaient d’ailleurs de porter à leurs lèvres pour en affiner la pointe)… Rayonnements mortifères qui, en France, à petit feu, sournoisement, rongèrent et tuèrent aussi Marie Curie (1867 - 1934), première femme à avoir reçu le prix Nobel de physique (1903) et de chimie (1911).
    Faut-il voir là l’origine de notre culture nationale, que dis-je ! de notre amour addictif proprement insensé pour le nucléaire ? Considéré à l’époque comme une vraie panacée, la mode du radium fit alors rage ! Par la grâce du génie nucléaire, voici, rétrospectivement, pêle-mêle, quelques extraordinaires stars de la pub atomique d’alors… Des produits aussi divers et variés que des savons, des crèmes de beauté et autres cosmétiques, des dentifrices, du talc pour bébé, des suppositoires, des vêtements et des sous-vêtements (en coton ou en laine), du chocolat, de l’eau, du soda (« … atomique donnant une énergie infinie »),… et même - qui l'eut cru ? - des appâts pour la pêche [des vers luisants probablement ??!]… le tout au doux, merveilleux, exotique – et très sympathique – RADIUM. Pour une santé rayonnante, une mine non moins extraordinairement « radieuse », vous l’aurez compris. Pour une pêche d’enfer !
    Nb : ces produits ne furent interdits que dans les années 1940…
     
  • Citons juste pour mémoire que les rayons X, à l’époque, furent longtemps également considérés comme une authentique panacée… jusqu’à ce que quelques médecins perspicaces en découvrent les désastreux effets à retardement…

« Il est toujours plaisant de voir des rationalistes basculer malgré eux dans le surréalisme. » (Didier van Cauwelaert)

  • Secret de poule. Restons encore quelques instants dans ce fascinant domaine… La transmutation à basse énergie (ou transmutation nucléaire à froid), elle aussi, fut longtemps déclarée totalement illicite et illégale par la communauté scientifique. Ainsi - et vous ne le saviez peut-être pas - pendant presque un siècle les poules ont tenu les scientifiques en échec. De fait, elles ont durant tout ce temps officiellement - et bruyamment - contrevenu aux lois de la science moderne ! Rien de moins ! Cot cot cot
    Il est du reste amusant de noter que c’est un scientifique autodidacte, Corentin Louis Kervran, qui a découvert dans les années 1960 le mystère des poules pondeuses - jusque-là jalousement gardé par la basse-cour - en démontrant que le calcium de la coquille de leurs œufs était tout simplement généré par un processus de fusion froide – processus jusque-là décrété impossible par l’Académie. Les poules, elles, le font de toute éternité. Elles ne savaient vraisemblablement pas que c’était impossible….
    En résolvant une vieille énigme, Kervran, à l’époque, a involontairement dû jeter un petit froid dans la communauté des hommes de sciences, mais il les a du même coup aussi - et surtout - réconcilié avec les gallinacés...! Cocorico !

Le monde médical ne se trouve évidemment pas en reste de ces spectaculaires revirements conceptuels.

Quelques derniers exemples de fausses croyances[Encouragements pour le lecteur : encore un petit effort… vous y êtes presque…]

  • Enfin - et pas le moindre - de quoi donner sinon la chair de poule tout au moins froid dans le dos… Pendant des décennies - et largement jusque dans les années 1980-1990 -, la doctrine médicale dominante négligeait, lors de soins ou d’actes douloureux sur les nouveau-nés et nourrissons, de procéder préalablement à une analgésie ou une anesthésie… au prétexte que, leur système nerveux étant encore immature, ils ne pouvaient objectivement ressentir la douleur… ! Cette théorie (étayée par la chronaxie) serait-elle un reliquat hérité des scientifiques mécanistes du 17e siècle qui pensaient en toute bonne foi – cartésienne bien sûr ! – que les cris des animaux à l’agonie n’étaient que le grincement produit par leurs rouages internes ou le fracas de leurs engrenages moribonds (cf. Descartes et ses animaux-machines, « automates sans âme ») (à l’instar des prouesses de certaines anciennes horloges astronomiques) ?… Fort heureusement pour les bébés - et leurs parents -, le corps médical est-il depuis revenu de cette pratique plutôt… barbare ! Ouf ! on l’aura échappé belle !
     
  • Restons encore quelques instants avec les nourrissons et la puériculture… L’allaitement maternel n’a-t-il pas été, durant les années 1960-1990, copieusement décrié par l’instance médico-scientifique, le lait maternel étant accusé – je vous laisse apprécier la nature et la pertinence des griefs – de « transmettre les microbes et les faiblesses de la mère », « de ne pas être suffisamment riche », « d’empêcher bébé de faire ses nuits », etc… Il lui a même été reproché de « fabriquer des gosses gâtés » ! Rien de moins.
    L’on devine aisément à quoi et à qui l’institution citée plus avant donnait ses plus que larges faveurs en tétant goulûment, en retour, les généreux subsides - sonnants et trébuchants - offerts par les prodigues roberts de l'industrie laitière/agro-alimentaire…
    Une vaste et récente étude internationale conclut que la généralisation de l’allaitement maternel pourrait éviter la mort, chaque année, de quelques 823 000 enfants de moins de cinq ans dans le monde (!), tout en prévenant plusieurs pathologies infantiles et en réduisant de 20 000 le nombre annuel de décès par cancer du sein. Il était temps de rectifier le tir quand bien même quelques réels et fâcheux contre-arguments - liés à l’environnement - apparus ces dernières décennies nous amènent à modérer cet enthousiasme.
    Bien mieux encore, même si ce n’est pas tout à fait « scientifique »… non seulement sa généralisation éviterait ces innombrables drames, mais de plus, selon certains auteurs, par les profonds changements de comportement ainsi induits chez les enfants allaités, elle finirait par favoriser à ce point la paix dans le monde qu’elle pourrait de ce fait réussir à sauver l’humanité de sa propre autodestruction, rien de moins !
     
  • Et puis n’est-on pas aussi revenu – et re-revenu – sur la position du coucher des nourrissons ? Citons enfin, parmi les nombreux travers de l’industrialisation de la naissance, la polémique récurrente sur le très discutable « décubitus dorsal » de la parturiente comme la - soi-disant - meilleure position (hors complication) pour elle d’accoucher…?
     
  • Les si tenaces et intellectuellement confortables fables sécuritaires comme les prétendues barrières hémato-encéphalique, placentaire, ou encore inter espèces, etc. ne se sont-elles pas, elles aussi, complètement effondrées confrontées à la vraie réalité !… Oh-ho !
     
  • Etc., etc.

Ces exemples sont du reste loin d’être uniques. Sans même remuer l’Histoire – il y aurait là de quoi écrire des livres entiers ! –, voici, tirés du seul passé médical récent, quelques autres savoirs et pratiques qui ont, des années durant, magistralement trôné – sans vergogne, sans partage et sans concession – sur les chaires de Médecine et qui se sont par la suite avérés tout simplement… au mieux inappropriés et, au pire, erronés… :
 

  • Combien d’appendicectomies ou d’amygdalectomies inutiles ???
     
  • La maladie cœliaque [intolérance permanente au gluten] « ne touche que des enfants »… Et ne parlons même pas de l’hypersensibilité au gluten (encore différente de l'allergie) qui, malgré la flambée des occurrences, demeure totalement sous-estimée, mésestimée à ce jour par nos savantes instances officielles !
     
  • Comme traitement palliatif des dorsalgies, lombalgies, la médecine classique n’a-t-elle pas longtemps formellement, indistinctement et quasi définitivement déconseillé - voire interdit - la moindre activité physique et prôné le repos absolu… et pas seulement durant la phase aiguë ? 
     
  • Les neurones ne peuvent se multiplier, ni les nerfs se régénérer etc.
     
  • Durant combien de décennies considérait-on que, par définition, le corps humain ne pouvait synthétiser aucune vitamine (substances indispensables à l’organisme) ?
     
  • L’avenir nous dira aussi si les trois laitages quotidiens ordonnés, décrétés par les instances médicales renforcent réellement nos précieux nonos et notre chère santé et s’ils sont bel et bien nos « amis pour la vie »(*) comme depuis des décennies on nous rabâche les oreilles et bourre le crâne.
    (*) : Quant à l’aspect purement formel de ces tapages publicitaires, l’on notera une constance rare dans le haut degré d’infantilisation des populations - adultes - ciblées…
    Il semblerait d’ailleurs que ce constat puisse être largement étendu aux communications touchant à la santé en général… Cet abord puéril – pour ne pas dire franchement débile et débilitant – devrait à lui seul nous alerter sur le réel sens et le bien-fondé de telles allégations.

     
  • Est-on sûr d’avoir bien compris le mécanisme global des maladies ? La médecine classique ne pourrait-elle pas, un certain nombre de fois du moins, confondre causes et conséquences, origine et symptômes ? Plus largement, les bases mêmes de la médecine conventionnelle sont-elles pertinentes ?
     
  • Nous verrons aussi, par ex., de mieux en mieux ce qu’il en est réellement de la soi-disant innocuité des amalgames dentaires conventionnels (« plombages » au mercure) affichée par les autorités de santé depuis plus d’un demi-siècle…
     
  • Comme l’avenir nous dira encore plus distinctement si le matraquage, la folle surenchère, l’overdose, la rage vaccinale a, sur les populations, vraiment l’efficacité ET l’innocuité martelées par le consortium et la propagande vaccinaliste et inlassablement relayées, aveuglément rabâchées par ses empressés valets promoteurs…
  • Est-on bien certain que la médecine classique, conventionnelle désigne les véritables causes, s’attaque aux vrais coupables des cancers… ? A-t-on étudié la réelle efficacité et incidence des stratégies et thérapeutiques actuelles… ? Les campagnes d’information et de dépistage sont-elles véritablement pertinentes… ? Ne pourraient-elles pas finalement se révéler cruellement contre-productives ?
     
  • Idem pour le Sida

« La médecine étant un compendium des erreurs successives et contradictoires des médecins. » (Marcel Proust) (1871 – 1922)

Quand la science médicale - changeante - va jusqu’à régenter les comportements les plus intimes

Et pour terminer sur une note un peu plus « légère » (du moins avec le recul… quoique…), rappelons que la très officielle science médicale a longtemps durant – au moins au XIXe siècle et jusqu’à l’aube du XXe – justifié, relayé, colporté la débile - et débilitante -, culpabilisante, névrosante théorie [funeste idiotie, obscurantiste supercherie, oui !] selon laquelle le - si honni et strictement défendu - plaisir solitaire, quand carrément il ne tuait point, derechef pourrissait et l’organe et la main de l’infâme pécheur qui s’y exerçait. The chââtiment médicaal en punition de la vilenie de se prendre en main et de s'exercer au travail manuel reclus. Et si par chance extrême ce vice n’ôtait parfois pas définitivement la raison du contrevenant, il finissait tout au moins par irrémédiablement rendre sourd et aveugle quiconque osait s’y adonner - et gravement abonner…

Il y en a, visiblement, qui - aujourd’hui encore - en raison de ces coupables frottements intimes le sont bien devenus… et définitivement restés (y compris névrosés !)… Et pour bien joindre l’acte à la sentence condamnatoire de l’onanisme peccamineux, la même médecine ingérente et moralisatrice – mais scientifique ! – a poussé le vice – le vrai cette fois-ci ! – jusqu’à inventer un incroyable arsenal répressif – dont des dispositifs préventifs plus cruels et pervers les uns que les autres (allant jusqu’à l’excision !) – pour contrecarrer et empêcher la terrible auto-pollution jusque dans ses velléités évocatrices (je vous fais grâce de la prose - scientifique évidement - employée) !… 

Il est cocasse aujourd’hui de constater combien, après avoir lourdement contribué – avec les religions bibliques et coraniques – à diaboliser l’intemporel sexe en solitaire, cette même science médicale l’encourage et l’encense maintenant, allant même jusqu’à le prescrire (l’ordonner, SVP !) et en faire – du moins pour les individus mâles… – une étape incontournable de la procréation… artificielle ! Autres temps, autres mœurs… scientifiques always.
Aah ! les animalcules !

Nb :
► Bien entendu, il peut y avoir çà et là quelques cas de névroses obsessionnelles… en ce domaine aussi. Occurrences qui renvoient alors logiquement au pathologique et relèvent de la thérapie.
► Vieilleries d’un ancien temps ? Oh pas tant que ça !… En 1961 encore (soit il y a à peine 50 ans), un sondage effectué dans cinq facultés de médecine américaines attestait que la moitié des étudiants et un cinquième des professeurs croyaient que la masturbation pouvait provoquer des maladies mentales…
► Par ailleurs, il est prouvé par les éthologues que quasiment tous les mammifères, et surtout tous les primates…se masturbent… Honni donc soit qui mal y pense.

Et pour rester encore un peu dans le sujet… Que dire de l’obsession - de la frénésie ! - médicale (surtout au cours de la 2e moitié du XXe siècle et partiellement encore de nos jours) de circoncire à tire-larigot les prépuces (survivance des débiles pratiques ci-dessus ?)… ainsi que des nombreuses autres mutilations sexuelles (à faire frémir les plus téméraires !) à des fins « hygiéniques » médicales ou non… ?

« Ne dites pas de mal de la masturbation. C'est la manière la plus sûre de faire l'amour avec quelqu'un qu'on aime. » (Woody Allen)
(…)

Etc., etc.

Qui vivra verra !
Qui verra vivra !

Etc., etc.

« Le destin de toute vérité est d’être ridiculisé avant d’être reconnue. » (Albert Schweitzer) (1875 – 1965)

P.S. : Je terminerai ici ma liste, non par faute de ressources - loin de là - mais par souci de ne pas lasser le lecteur. Les exemples existent à profusion. Aussi, pour ne point continuer à les accumuler - et peut-être vous ennuyer - d’avantage, je stoppe ici cette énumération qui remplirait des volumes entiers. Puisse le lecteur bien vouloir m’excuser de cette effusion involontaire, de cette logorrhée soudaine, de cet impromptu déluge verbal.

Voilà donc quelques exemples d’"errements" de la vraie « Science », de la Science on ne peut plus Officielle… 
Allégations mensongères ??? Assertions fantaisistes ???... Vérités douloureuses pour d’aucuns, très certainement.
Il est de regrettables "erreurs", de malheureux égarements, de navrants préjugés… authentiquement scientifiques… que d’aucuns aimeraient bien pouvoir définitivement et subrepticement effacer des mémoires et des tablettes de l’Histoire…

« Le premier qui dit se trouve toujours sacrifié. D'abord on le tue, Puis on s'habitue. On lui coupe la langue on le dit fou à lier (…) Le premier qui dit la vérité, Il doit être exécuté… » chante – maintenant pour l’éternité – Guy Béart.

Un p’tit tour… et puis s’en va… 

Ainsi en va-t-il du destin des découvertes : essuyer la risée avant de recevoir les louanges. Le dédain avant l’heure de gloire. L’anathème avant le panthéon… Et puis patatras ! la Terre tourne à nouveau d’un tour… effectue une nouvelle rotation… et impose une nouvelle révolution, une nouvelle vérité…
Bon sang, mais c'est bien sûr ! j’ vous l’avais toujours dit que c’était comme ça !

Et pourtant, elle tourne… osait encore, dans un sursaut d’énergie et de foi, affirmer Galilée, au terme de son oh ! combien éprouvant procès…         
Les temps changent, les travers restent.
Nous ne sommes certainement pas au bout des découvertes… ni des surprises. À quelle(s), à combien d’autres révolutions coperniciennes devrons-nous encore nous préparer ?? 

« Toute vérité passe à travers 3 étapes : Elle est tout d'abord ridiculisée. Ensuite, elle est violemment contestée. Finalement, elle est acceptée comme évidente. » (Arthur Schopenhauer) (1788 - 1860)

Ce que Gandhi (1869 – 1948) formulera ainsi : « D’abord ils vous ignorent, Ensuite ils vous raillent, Puis ils vous combattent, Et enfin, vous gagnez. »

Il n’y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir, dit un proverbe.

Petite blague de laborantin… Illusion des sens
Souvenir amusé d'un de mes bons professeurs d'université

C’est un apprenti chercheur debout devant la paillasse de son laboratoire en train d’observer attentivement une grenouille…
Au bout d’un moment il lui coupe une patte, puis il lui commande :
– Et maintenant saute !
Et à la grenouille de bondir au quart de tour.

Visiblement satisfait du résultat, il lui tranche une deuxième patte et réitère son ordre.
Et la grenouille illico de resauter
.
Dans la foulée il lui sectionne une troisième patte puis lui ordonne derechef de s'élancer.
Et une fois encore la grenouille s’exécute.

Poursuivant son expérience l’étudiant chercheur lui coupe la quatrième et – si vous avez suivi le fil – dernière patte, puis il lui lance :
– Saute !  ??! … Saute don' !!… … Saauute je te dis ! … Mais saaaauuuute bon sang !!! vitupère l'expérimentateur passablement vénère.
Mais cette fois-ci il a beau crier, vociférer, lui enjoindre de sauter, scalpel appuyé sous la gorge, le batracien ne bouge pas d'un iota, il reste désespérément coi…

Alors au bout d’un long moment de réflexion, à l’apprenti chercheur de savamment conclure son étude en consignant dans son carnet : « Lorsqu’on coupe quatre pattes à une grenouille, la grenouille devient sourde. »

Qui voit le ciel dans l’eau, voit les poissons sur les arbres. (Proverbe chinois)

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