Pensée unique contre Pensées plurielles

Actualité oblige…

Les circonstances hélas me conduisent – à contrecœur – à préciser et développer encore ceci :

Important : 

Étant clairement entendu qu’il n’est évidemment – et absolument – pas dans mes intentions de faire le procès de la Science ni même d’une science. Comme par ailleurs je ne remets nullement en cause ni la réalité, ni l’utilité du progrès scientifique. Je ne conteste aucunement la science mais le détournement de celle-ci. Je ne dénonce point le progrès en lui-même. J’en dénonce les errements et les outrances.
Oui à la science. Non à l’inconscience.

Bien au contraire de la moindre contestation ou opposition, je suis même – et ai toujours été – un fervent partisan de la coopération de toutes les sciences, de toutes les médecines, de tous les savoirs, de toutes les techniques, de toutes les bonnes volontés… pour le progrès du Vivant… sans extrémisme et sans discrimination !

D’autre part, ce ne sont aucunement les avis contraires aux miens, par eux-mêmes, que je dénonce, car chacun a le droit légitime d’avoir ses propres opinions, convictions et aussi ses… croyances.

C’est contre l’acharnement impérialiste de quelques esprits chagrins singulièrement obtus et belliqueux d’ériger en vérité absolue leur doctrine personnelle et d’imposer à tout prix leurs intérêts privés que je m’insurge. Contre leurs oukases normatifs et réducteurs, contre leur despotisme « scientifique », contre leurs préjugés moralisateurs, contre leurs odieux diktats, contre leur arrogance et leur suffisance, contre leur volonté hégémonique de ridiculiser, décrédibiliser, étouffer ou diaboliser toute idée contraire aux leurs, contre leurs perfides entreprises de dénigrement et de censure, contre leurs iniques manœuvres d'intimidation, contre leurs infâmes lettres de cachet et leur ignoble système répressif(*).

« On reproche aux guérisseurs de ne pas être médecins, moi je reproche aux médecins de ne pas être guérisseurs ! » (Un avocat, à l’un des procès - emblématiques ! - de Maurice Mességué, herboriste)

 Bref, je défends le droit à l’existence d’autres manières de penser, je plaide pour la liberté, la faculté de se soigner autrement, la pluralité d’idées, de valeurs, de formes, d'expressions, etc. que le régime monopolistique de la pensée unique par trop systématiquement récuse, opprime, cherche à soumettre, à museler, si ce n’est pas, tout simplement, vise à éliminer.

Malheureusement tout le monde il n'est pas bon, tout le monde il n'est pas gentil... Il arrive inévitablement un moment où l’on ne peut décemment plus laisser dire et faire n’importe quoi, où il faut cesser de se laisser insulter et piétiner sans broncher, a fortiori par des donneurs de leçons qui auraient certainement mieux à faire en commençant – urgemment ! – par balayer d’abord devant leur propre porte…
Qu'ils soient de mauvaise foi ou de bonne foi… Ça suffit !!!

(*) Peut-être expliquerai-je ici un jour les raisons - strictement extérieures et quelque peu pénibles - ayant prévalu aux longs développements qui suivent, initialement on ne peut moins envisagés.
Et au final, chose totalement imprévue, ces circonstances auront inspiré l'essentiel de ces pages Science & Conscience.

« Se regarder scrupuleusement soi-même, ne regarder que discrètement les autres. » (Confucius) (551 - 479 av. J.-C.)

VASTE ENFUMAGE PAR LES OBSÉDÉS SECTAIRES

Délit d’opinion – La Police de la Pensée – Les Procureurs des Consciences    
Nouvelle scolastique – Polit’Bureau intégriste
L'atmosphère confiné et vicié de la morale dominante – Consanguinité mortifère
Le consortium et les marchands de la peur
Mais de quoi j’me mêle !

Puisque les conclusions de leurs savants travaux – qui année après année se suivent et se ressemblent – sont, comme toujours, largement diffusées et puissamment relayées par les mass-médias, qu’il me soit, sur la question, permis ici de donner mon petit avis – partisan bien évidemment – de citoyencule, de vulgus pecum, parfaitement insignifiant juché sur un tout petit minuscule marche-web.       
Il en est encore dans notre pays – je vous l’assure – pour qui penser différemment d’eux relègue irrémédiablement à la « secte », confine de facto à la cabale.   

« Le crime de penser n'entraîne pas la mort. Le crime de penser est la mort. » (George Orwell) (1903 – 1950)

À en croire certaines sources, les Français seraient vulnérables et facilement victimes d’entreprises sectaires, et ont de ce fait grand besoin d’être protégés des maléfices de ces dernières. (Le seraient-ils tout particulièrement ? Seraient-ils plus niais, plus nigauds que les autres nationalités ? Ou bien ce fléau serait-il plus répandu et dangereux dans notre hexagone qu’ailleurs ?…)

Aussi avons-nous le privilège, en France, de disposer d’instances gouvernementales – monolithiques à souhait ! – chargées de purifier et aseptiser le monde, de baliser notre chemin pour nous empêcher de tomber sous les fourches caudines de ces - présumés - habiles manipulateurs, pour nous éviter de nous faire harponner par ces toujours supposés - et préjugés - malhonnêtes sectateurs. Instances vigilantes – que toute forme de spiritualité (sagesse) même multimillénaire paraît horripiler (question de croyance sans doute… !) – créées de toutes pièces pour notre bien et notre sécurité – et payées par nos impôts – pour trier et sélectionner ce qui est bon – et mauvais – pour nous, et aussi pour nous guider, nous orienter, nous éclairer dans nos choix de vie, pour nous indiquer comment nous devons nous (faire) soigner, et même, semble-t-il parfois – à quelque peu lire entre les lignes – pour nous dire quoi et comment (bien) penser – et même… voter…
Car, voyez-vous, dans le monde merveilleux – savamment apuré, aseptisé, standardisé,… eugénique – de la pensée unique, on ne doit voir qu’une seule idée, on ne doit trouver qu’une unique doctrine. Rien ne doit dépasser du moule. Rien ne doit sortir du rang. Sous peine d’être tenu pour anarchiste, sectaire, ou conspirateur. Ce monde bien-pensant, "idéal", mirifique, que l’on nous fait en permanence miroiter, c’est tout simplement le monde dans lequel nous avons déjà au moins un pied, à savoir le monde des clones, des OGM… et des hubots

« Le monde est trop grand pour tenir dans une seule Vérité. » (Auteur non connu)

Lorsque le matérialisme devient tyranniquement scientifique
Terrorisme scientifique et matérialiste – Les commissaires de la technoscience – Les grands prêtres de la « Raison »
Qui peut prétendre détenir LA Vérité ???!!!

Le Saint-Office, progressivement défroqué, sécularisé, laïcisé (!) au cours de ces siècles derniers, et aujourd’hui mué en Polit’Bureau, poursuit inlassablement et imperturbablement ses sinistres, perfides, abjectes, hideuses, œuvres au brun

Nb : Vous trouverez plus loin dans ce texte, les bases et les causes fondamentales de cet antagonisme stupide entre science moderne (ou profane) et science traditionnelle (ou sacrée). (Cf. §/« Sciences de la matière » contre « Sciences de la vie »)
 

Par définition, la science contemporaine réfute le sacré. De même d’ailleurs qu’une part du "religieux" conteste – voire combat – encore la science.    
La mondialisation en cours n’est-elle pas une des expressions manifestes de cette pensée unique, de ce système dogmatique et autoritaire, de cet enfermement doctrinaire ?
Au nom de La sacro-sainte Technoscience, promouvoir l’idéologie ultra-matérialiste(*1), imposer un athéisme réactionnaire, expurger toute composante spirituelle(*2) – important : je ne vise pas ici la laïcité(*3) ! –, monopoliser le pouvoir et faire régner la peur… reste une méthode infaillible pour manipuler les foules et dans le même temps réaliser de juteux bénéfices (l’histoire mondiale du 20e siècle en déborde d’exemples). Ce sont ces mêmes tristes sbires, ces mêmes incorrigibles contempteurs, ces mêmes enragés inquisiteurs qui, à l’aune de leur Vérité – Absolue et auto-définie, forcément –, en vertu de leurs jugements péremptoires, et surtout au nom de leurs intérêts très privés, ambitionnent de régenter le monde… et de "sauver" l’humanité de l’emprise de ce que – fort hâtivement et arbitrairement – ils autoproclament et qualifient de "sectes" ! Et derrière ces soi-disant « sectes », évidemment, des soi-disant « gourous »… Grotesque déraison !

Non seulement leur définition notoirement très extensive (de l’ordre du XXXL) leur fait ainsi voir et entrevoir des sectes - et des gourous - à peu près partout – on s’en serait douté –… mais de plus ils oublient/ignorent – ou feignent de… – prestement que les plus grandes Sectes sont justement des « institutions » des plus officielles ayant – pour la plupart, mais cependant pas toutes – un immense pignon sur rue.            
Bouc et misère… Souvenirs, souvenirs… !

(*1) : Constatez donc par vous-même les résultats bien tangibles de cette doctrine effrénée, les conséquences de ce réductionnisme acharné sur la société actuelle dans laquelle une vie vaut encore moins que rien… 
(*2) : Paroxysme de l’absurdité – et sommet du ridicule ! –, même la paisible méditation présente, aux yeux de ces censeurs despotes - manifestement dérangés -, un caractère sectaire et pernicieux ! Insensé !      
(*3) : Laïcité rime certainement davantage avec liberté et diversité qu’avec unicité.

« Tout changement est une menace pour la stabilité. » (Aldous Huxley) (1894 – 1963)

Si ces vigilantes - et très partiales - instances soi-disant « protectrices » n’étaient pas depuis des décennies complètement obnubilées par leur terrain de chasse privilégié, totalement hantées par leur cible - historique - de prédilection, entièrement engluées dans leur idée fixe, l’ampleur des développements de ce début de 21e siècle – passablement troublé et agité – pourrait à coup sûr leur offrir un nouveau cheval de bataille. Et alors quel magnifique cheval ! De nouveaux débouchés larges comme des boulevards s’ouvrent pourtant à elles et leur fourniraient une opportunité sans pareil de grandement diversifier leurs activités et étendre leur champ d’investigation… et cette fois-ci au service de tous les citoyens français. À la condition expresse toutefois qu’elles arrivent enfin à entrouvrir un minimum leurs œillères et desserrer un tout petit peu leur fixette. 

Si seulement, ces hautes et savantes Instances Tutélaires, ces fanatiques néo-croisés, ces zélés et suprêmes Organismes Gardiens Modernes pouvaient s’occuper tout aussi dûment et assidûment, avec autant d’énergie, d’abnégation et de hargne, de notre protection quotidienne dans tous les autres domaines de la vie, à commencer – juste pour exemple entre mille – par la défense de la qualité de notre alimentation, par la préservation de la pureté de l’air que nous respirons ainsi que de la propreté de notre environnement ou par la sauvegarde de notre économie (et spécialement de nos emplois), ou encore par la lutte contre l’extrémisme grandissant et les velléités guerrières de quelques groupuscules terroristes menaçants… !!!

« Le désir d'ordre veut transformer le monde humain en un règne inorganique où tout marche, tout fonctionne, tout est assujetti à une impersonnelle volonté. Le désir d'ordre est en même temps désir de mort, parce que la vie est perpétuelle violation de l'ordre. Ou, inversement, le désir d'ordre est le prétexte vertueux par lequel la haine de l'homme pour l'homme justifie ses sévices. » (Milan Kundera)

(…)

À l’heure où la coopération entre toutes les médecines se révèle, au bénéfice à la fois de la santé et des finances publiques (…), plus indispensable que jamais, il se trouve en France encore quelques groupes d’irréductibles et hargneux – pour ne pas dire fanatiques – bellicistes, d’ultra-matérialistes obtus et acharnés, d’invétérés sectateurs pour, sans évaluation sérieuse et sans nuance aucune, et au nom d’obscures considérations sécuritaires, continuer à brandir la hache de guerre, à savamment établir et manier les amalgames – avec la collusion des médias ! –, à jeter indistinctement l’opprobre et l’anathème, et mener d’iniques et sournoises manœuvres d’intimidation contre tout ce qu’ils ne veulent pas - ou ne peuvent pas - comprendre, contre tout ce qui dépasse leur entendement égotique ou leur strict horizon personnel. 
(…)

Par la chasse aux sorcières qui continue de sévir activement en France, nous pouvons bel et bien nous enorgueillir, terre d’élection des Lumières et patrie des Droits de l’Homme - et du citoyen ! -, d’être à l’extrême pointe de ce combat… moyenâgeux.

« Oh miroir, mon beau miroir… »
Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage, n’est-ce pas ?      
(…)
Qui suis-je pour juger ?…

« La vérité est dans l’abîme. » (Démocrite) (~460 av J.-C. – ~370 av J.-C.)

On retrouve aussi bien souvent (même si ce n’est pas systématiquement), dans ce même camp, les ardents - et tout également obtus - promoteurs de la sacro-sainte Pensée Unique, de la débilitante et stérilisante monoculture mondiale(*). Indécrottable monolithisme des idées évidemment doublé d’un anthropomorphisme, d’un anthropocentrisme, d’un égocentrisme – pour ne pas dire d’un nombrilo-centrisme – tout aussi furieux et paroxystique.
(*) : À l’instar de la surpuissante mono-agrochimie qui, en détruisant la biodiversité, en ravageant les écosystèmes, en esclavageant les producteurs, en minant la santé des consommateurs, laisse derrière elle un immense champ… de ruines, de pollutions et de dettes. 

Au fil des siècles le système scientifique occidental est devenu aussi rigide, aussi intolérant, aussi tyrannique, aussi répressif que les théologies autocratiques dont lui-même avait pourtant naguère longtemps pâti et qu’il avait à juste titre antérieurement dénoncé. Mais du reste, n’est-il pas largement prouvé qu’une victime risque hélas un jour ou l’autre à son tour de devenir… bourreau et de reproduire, sinon perpétuer indéfiniment les mêmes schémas comportementaux mortifères ?

Ce n'est pas le doute qui rend fou : c'est la certitude. (Friedrich Nietzsche) (1844 - 1900)

Et la pensée unique, linéaire, autoritaire, dictatoriale, impérialiste colporte inévitablement aussi avec elle ses éternels complices que sont la standardisation, l’uniformisation, le formatage, l’abrutissement… des masses, à outrance et dans tous les domaines. Et l’uniforme ne rappelle-t-il pas quelque part le… pas cadencé ? Regardez autour de vous.

Et jamais ce combat du système hégémonique n’a été aussi sournois, retors, larvé - à tous les niveaux - qu’aujourd’hui.   
De quel côté en vérité se trouve la manipulation, l’obscurantisme, le charlatanisme, la tartufferie ? 
Monolithisme, antichambre du totalitarisme ?

« Les botanistes savent bien qu’il existe de nombreuses espèces de pensées dont les plus communes sont la violette et la pensée sauvage. Pensée sauvage qui, on en conviendra, illustre bien la « sauvagerie » sociale de la pensée unique. » (Jean-Marie Pelt) (1933 – 2015)

Voix sans issue          
Voyez où mènent les extrémismes, de quelque bord qu’ils soient.   
Les bûchers de l’Inquisition n’ont pas fini de brûler, ni les lettres de cachet d’inculper et d’embastiller.      
Combien de bûchers des vanités ont-ils déjà été allumés par les tenants du totalitarisme ?

Pour rafraîchir les mémoires défaillantes - au risque d’écorner quelques bonnes consciences…        
Point n’est besoin de remonter très loin dans le temps pour trouver de tristes et larges illustrations de ces intolérances. Les fantasques et moyenâgeuses « chasses aux sorcières » n’en finissent pas de se renouveler et de se perpétuer. Il y a plus récent que les croisades et tout aussi constant que l’homophobie…

Demandez donc aux druides bretons assassinés par les armées romaines, à toutes ces pauvres bonnes femmes convaincues de sorcellerie brûlées vives sur les bûchers ou mortes sous la torture(*1), aux gnostiques, aux « hérétiques » victimes de l’inquisition – et tout spécialement aux cathares – ayant subis le même sort, aux aztèques, aux incas, aux aborigènes, aux chamanes et autres « hommes-médecine », aux penseurs hâtivement - et injustement ! - qualifiés de "déviants"(*2), aux amérindiens décimés, aux persécutés et exterminés du 3e Reich, demandez donc aux populations brimées des dictateurs et des despotes modernes, aux tibétains (ça se passe sous nos yeux si lâchement - et commercialement - aveugles !), etc., etc., et si récemment encore… à Charlie… comment leurs philosophies, leurs conceptions du monde, leurs différences ont été accueillies… les bras… armés…puis piétinées, massacrées… et au final anéanties ! 
Ces guerres sectaires, ces combats du totalitarisme, de l’oppression intolérante, de la haine fanatique, d’un Ordre moral ou religieux ou économique ou sanitaire, etc. ont toujours été guidés, armés, financés par de très puissants intérêts particuliers
(*3), par des spéculations mafieuses de groupuscules, par l’appât de gains ou d’avantages privés substantiels, allant parfois même jusqu’aux intérêts corrompus d’un État, d’un dirigeant, d’un monarque…

À qui le tour ?
… Au suivant ! Au suivant !

(*1) : Pour preuve de l'absurdité d'alors, il est même des animaux  - et spécialement des chats - ayant partagés ces sorts affreux.
(*2) : Comme par ex., parmi des milliers et des milliers d’autres, Socrate, Nicolas Copernic, Paracelse, Giordano Bruno, pour n’en citer que quatre particulièrement emblématiques.        
(*3) : Un exemple abject pas si lointain : pour contribuer à garder la suprématie de leurs manufactures royales insulaires et tuer dans l’œuf toute concurrence potentielle, les colonisateurs anglais n’étaient-ils pas allés, en Inde, au 19e siècle, jusqu’à couper un doigt aux petites filles afin qu’elles ne puissent pas/plus tisser !

« L’esprit de famille a rendu l’homme carnivore. » (Francis Picabia) (1879 - 1953)… et même cannibale !

Autre illustration - pas plus glorieuse - du délit de différence : le débat sur l’humanité, les races et la classification des hommes.     
Comme si les exterminations et les génocides ne suffisaient pas… rappelons aussi qu’entre la fin du 19e siècle et les années 1930 et même encore fin des années 1950 (!), pour bien pointer la tare de leur différence, le vice de leur originalité, des milliers d’êtres humains furent exhibés - et maltraités - dans des zoos (oui !), des foires, des expositions, des salles de spectacles, etc. dans les puissances coloniales notamment (mais pas seulement), y compris bien entendu en France, pays se prévalant pourtant encore aujourd’hui comme celui des Lumières et des « Droits de l’Homme et du citoyen » ! De qui se moque-t-on ?! La France, Terre d’Asile ? De qui ? De quoi ?

« Expositions ethnographiques », « expositions coloniales », etc. où par goût pour l’étrange et l’attrait pour l’exotisme, des « sauvages » - incultes forcément aux yeux des cultivés ! -, comme des « bêtes de foire » furent livrés, montrés, exposés aux yeux goguenards et grassement voyeurs de notre belle société « civilisée » et - surtout - si âprement, si furieusement, si férocement « civilisante » ! Pygmées, Bochimans, Canaques, Indiens Malabars, Indiens Galibis, Cambodgiens, Inuits, Zoulous,… ont ainsi servis d’objets d’étude au nom de la toute puissante « Science », incarnés malgré eux le « chaînon manquant » entre le singe et l’homme,… et – last but not least – aussi faits les choux gras de l’industrie du spectacle (au total quand même plus d’un milliard estimé de spectateurs à travers le monde !). Qui sont donc, en vérité, les vrais « sauvages » ?!             
La Controverse de Valladolid (1550-51) a inauguré ces débats ignobles et ces attitudes odieuses, révoltantes qui confinent véritablement à l’abject. Ce faisant, du haut de sa petite talonnette de 23 paires de chromosomes, l’homme s’est auto-rapetissé au rang justement de ce sous-homme qu’il croyait alors sentencieusement juger, réduire, avilir. 
   
(…)

Sur ce sujet, cf. aussi le §/ Esclavagisme (pages Monde)

« Le chaînon manquant entre le singe et l’Homme, c’est nous ! » (Konrad Lorenz) (1903 – 1989)

Force est aussi de constater combien cette stigmatisation, souvent violente, des différences par quelques-uns, s’accomplit, à l’inverse, sur fond d’indifférence quasi-générale de l’opinion publique.

Ce fut aussi le cas, au siècle dernier, lorsqu’un dénommé Hitler s’en prit aux juifs, à certaines minorités ethniques et aux handicapés. Qui s’en offusqua alors ? Même lorsque graduellement il élargit son rayon d’extermination. Par la suite, même en zone française non occupée, des sbires et des délateurs lui obtempérèrent et parfois même avec grand zèle... La nature humaine semble hélas ainsi facilement corruptible…

Dans un registre proche, combien d’exemples quotidiens d’agression dans la rue, les transports en commun,… sans qu’aucun des spectateurs alentours ne bronche ?
Peut-être vous souvenez-vous du nom de Jacques Blondel, ce fraîchement retraité de 61 ans froidement assassiné à Marignane fin août dernier (2013) par deux braqueurs alors qu’il tentait de stopper leur fuite. Et dire que dans la foulée de ce drame, de beaux penseurs – des cerveaux vermoulus et ramollis, oui !… et vraisemblablement pas que le cerveau – en sont venus à cyniquement polémiquer : au lieu d’être un héros, la victime n’était-elle au final pas plutôt un irresponsable ? Car selon cette savante et audacieuse tribune (commentaire entendu sur une grande radio publique
de la bouche d’un couillu chroniqueur matinal méritant sans nul conteste le double prix Nobel de la Prudence et de la Couardise), il « a en réalité commis-là un acte irresponsable qui lui a coûté la vie » car il aurait dû laisser cette initiative « aux professionnels du maintien de l’ordre ». Je comprendrais mieux si ce courageux et diligent commentateur se trouvait être un fanatique adepte des Trois singes de la sagesse (parfois encore appelés, dans une nuance différente, Trois singes mystiques). Scandaleux et froid raisonnement d’ordinateur, oui. On préférerait rêver ! Car c’est bien parce que si peu de personnes osent encore intervenir et s’interposer dans de telles situations qu’une poignée de voyous dictent effrontément leur « loi » à la multitude tétanisée et terrorisent impunément des cités, voire des populations entières !
Et le constat s'étend aux agissements, aux manigances, aux trahisons des politicards vis à vis de la démocratie !
Certains préfèrent mourir debout, en prise directe avec la vie, d’autres dans leur fauteuil, les charentaises aux pieds... Question de tempérament sans doute.

« C’est moins le bruit des bottes qu’il nous faut craindre aujourd’hui que le silence des pantoufles. » (Max Frisch) (1911 – 1991)

Dans ce registre, rappelez-vous donc l’histoire de la grenouille… qui, ne réagissant pas à l’élévation insidieuse de la température de l’eau,… finit… cuite. N’est-ce d’ailleurs pas ainsi que l’on cuit les homards ?       
Ah ! la vieille tactique de l’entonnoir a encore de beaux jours devant elle. Grâce à elle, l’on pourra bientôt, en y adjoignant un lubrifiant ad hoc, faire passer la terre entière au travers du chas d’une aiguille.

Animal de meute
À propos de la tyrannie de la pensée unique, je vous invite à lire Matin brun de Franck Pavloff (qui n’a rien à voir avec l’histoire du chien de son homonyme (Pavlov)… quoique… ?)… Et un beau jour, c’est moi qu’ils sont venus arrêter…. et personne n’a rien dit et rien fait non plus.

Et cela m’évoque aussi, inévitablement, les troublantes et inquiétantes (!) conclusions des travaux du psychologue américain Stanley Milgram sur la soumission à l'autorité… qui entre autre inspirèrent Henri Verneuil pour son film I... comme Icare (1979). Décidément, de quoi regarder potentiellement autrement votre sympathique voisin…

À rapprocher également de Fahrenheit 451 (François Truffaut, 1966) (adapté du roman de Ray Bradbury), ou d’Orange mécanique (Stanley Kubrick, 1971) (adapté du roman d'Anthony Burgess), etc, etc…

« Les hommes en général ressemblent aux chiens qui hurlent quand ils entendent de loin d’autres chiens hurler. » (Voltaire) (1694 – 1778)

Nb : Le Bouddha (?), Socrate, Sénèque, Gandhi, etc. – abondamment cités dans ces pages – de même que, très récemment, Georges Wolinski, Bernard Maris, etc. – et tant d’autres libres penseurs, au fil des siècles – ont eu, eux aussi, leur vie quelque peu… "abrégée"… par leurs acariâtres et sanguinaires contradicteurs, brûlés qu’ils le furent – physiquement ou symboliquement – sur le bûcher de leur prétendue – et prêtée – hérésie par les funestes tyrans de la pensée unique intolérante.

Dans une société aussi appliquée à tout aplatir, à tout désacraliser, « Tout est Un » devient « Tout est pareil », et ce n’est pas l’unité qui est recherché, mais l’uniformité…enseigne l’Advaïta-Vedânta.

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