Monde 5 – De l’urgence absolue de ralentir… et de changer de cap

Où donc court notre monde ?

CHANGER DE TRAJECTOIRE

Prendre soin, guérir le monde

Chaque jour que nous perdons à ne pas redresser notre cap nécessitera un surcroît d’efforts et de sacrifices pour les générations à venir.

« Tant de mains pour transformer ce monde, et si peu de regards pour le contempler ! »

(André Gracq) (1910 – 2007)

Résistance

Résistance ferme et sereine aux diktats de l’Argent & consorts – Nécessaire insurrection des consciences

« J'ose tout ce qui sied à un homme ; qui n'ose plus n'en est pas un. » (Macbeth, William Shakespeare) (1564 - 1616)

Appel à une révolution des consciences     

Comme aimait à nous le répéter feu Stéphane Hessel… indignons-nous
Oui, indignons-nous dans l’action juste. Car l’indignation seule ne fait pas avancer le monde. Pour être suivie d’effet, elle doit être relayée, prolongée par des actes.
S’offusquer, c’est bien. Agir, c’est encore mieux !

C’est de la révolution des consciences que naîtra la révolution des comportements et des urnes.

« Il vient une heure où protester ne suffit plus : après la philosophie, il faut l’action. » (Victor Hugo) (1802 – 1885)

Sécession en vue

Ne nous illusionnons pas. Le salut ne sortira pas des institutions. La transition écologique ne viendra pas d’en haut, et surtout pas des affidés du système « TINA » (There Is No Alternativ).
Les hémicycles n’en ont cure et les sièges sociaux et les Bourses s’en moquent. Sauf, maintenant, si ça leur rapporte et profite.

Ce n’est pas l’insubordination, le non-conformisme qui menace les sociétés ; bien au contraire, c’est justement le conformisme qui les fait péricliter.

Heureusement, face à cet attentisme coupable, pour un nombre croissant de citoyens, la vraie mutation s’organise car il est urgent de changer de voie et de prendre sans tarder toutes les mesures nécessaires à ce changement de cap.        
Le progrès, le vrai, partira « du bas », des prises de conscience individuelles, des initiatives citoyennes, des « lanceurs d’avenir ». Il viendra de l’économie circulaire, participative, sociale et solidaire, d’une société collaborative, éthique, libre, responsable et durable. Il viendra d’une sobriété sociétale heureuse, de la sauvegarde écologique, d’une agriculture respectueuse de la nature et de la santé, des jardins partagés, de la mutualisation des ressources. Il viendra des circuits courts, des réseaux de proximité, du respect des saisonnalités, de la relocalisation des activités, des micro-entreprises, des écovillages, des banques éthiques, du commerce équitable. Il viendra de la mobilisation et de la fédération des individus progressistes et des humanistes (des vrais et non pas de ceux qui s’autoproclament comme tel).

Il est urgent de ne plus céder même un seul pouce de terrain. Et cela requiert un courage et une vigilance de tous les instants.   
Il est urgent de se réveiller aux réalités ! Urgent de bâtir une société postcroissancielle durable ET équitable.

Dans tous les cas, il est essentiel de se souvenir que non seulement la peur est mauvaise conseillère, mais que de plus elle empêche de vivre, et parfois même tue.         

(…)
« Lorsque les courages individuels s’agrègent en un élan collectif, ils deviennent capables de changer le monde. » (Yann Arthus-Bertrand)      

Le système mondial dominant – appelez-le comme vous voudrez – est un géant aux pieds d’argile. Il souffre d’une faiblesse extraordinaire : il ne peut fonctionner que s’il y a suffisamment d’individus qui acceptent de jouer le jeu. Cela signifie qu’il peut être stoppé du jour au lendemain ! Il suffit qu’un nombre suffisant d’humains (la masse critique) s’arrêtent de marcher dans la combine pour que d’une seconde à l’autre, la machine dantesque, le monstre à broyer la vie tombe genoux à terre, s’écroule et s’effondre, anéanti !

Je ne connais pas de subversion plus simple, plus belle, plus radicale que celle-là ! La subversion libératrice de l’oppression. La liberté n’a jamais cessé de guider les peuples… pour peu que ceux-ci aient osé ouvrir les yeux sur la réalité.     

Peuple de France, à en croire les dernières nouvelles (01/2015…), il semblerait que tu ne te sois pas – définitivement – endormi, que tu ne sois pas – complètement – moribond ! Un miracle reste possible !     
(…)         
« Le peuple doit combattre pour sa loi comme pour ses remparts. » (Héraclite) (vers 544-541 av. J.-C.– 480 av. J.-C.)

Selon le bon mot « Exister, c’est résister » Alors résistons ! Résistons à ceux qui veulent nous enterrer vivants. Résistons avec douceur. Résistons avec ferveur. Résistons avec ardeur. Résistons avec plaisir. Résistons avec malice. Résistons avec finesse. Résistons avec élégance. Résistons avec panache ! Résistons joyeusement. Chacun à sa manière…
Profitons-en pour faire de la résistance un petit supplément de bonheur partagé quotidien !

Levons-nous. Là où il y a une volonté, il y a un chemin !

Défendons ardemment la liberté d’être une cheville ronde dans un trou carré. (…)

Ce n’est qu’en sortant du système actuel et en dépassant son faisceau de contraintes que l’on pourra solutionner de façon pérenne et appropriée les problèmes de notre temps.     

« Chaque homme dans sa nuit s’en va vers sa lumière. » (Victor Hugo) (1802 – 1885)

Le monde semble (est) tant rempli d’égoïsme, de petitesse, de fermeture, de lâcheté, d’aigreur, de défiance ou de violence envers son prochain... Peut-être. Certainement même… Mais il est aussi à la fois si plein de générosité, de solidarité, d’hospitalité, d’ouverture, d’échange, de partage, de fraternité, de spontanéité, de convivialité simple et joyeuse,… ! Pas convaincu(e) ? Des doutes ?... Regardez donc les belles, chaleureuses, pétillantes aventures humaines de Nans et Mouts, les deux joyeux complices voyageurs de Nus & Culottés accueillis par tous ces anonymes dont ils croisent par hasard un jour la route et qui leurs ouvrent grand et leur porte et leur cœur(*) ! Belles leçons de simplicité et d’humanité… juste devant notre porte, à portée de voix et de mains. Belles leçons aussi de respect, de persévérance et d’enthousiasme. Combien ça réjouit le cœur ! Visionnage des périples fortement conseillées - recommandées même - et spécialement aux dépressifs, aux désespérés du genre humain. Il y en a, et ça se comprend…
(*) Émission qu’une amie m’a fait découvrir en cet été 2013. (Je n’ai, moi-même, pas de TV.)

De même, les répétitives catastrophes et intempéries en tout genre nous révèlent les unes après les autres la belle entraide, la réelle solidarité dont est capable une bonne fraction de l’humanité.  
Nous pourrions tous, un jour ou l’autre, nous retrouver comme eux, sans le gîte et le couvert, sans le sou,… et même sans rien du tout. Certainement serions-nous alors heureux que l’on nous entrouvre une porte même celle humble d’une masure… pour nous offrir un tout petit peu de solidarité qui réchauffe les cœurs… pour découvrir l’incroyable richesse de partage dont l’humanité est capable… lorsqu’elle le veut.

Blasés de la vie, aventuriers en herbe, prenez-en de la belle graine. Mais de grâce ! ne dévoyez pas, par le mauvais exemple, la frêle, ténue, fragile confiance, ne découragez pas, ne brisez pas les nobles élans de ceux que vous pourriez solliciter !

Une puissante révolution – encore silencieuse pour l’instant – est bel et bien en marche : l’économie partagée, l’économie coopérative et solidaire. Les réseaux participatifs, associatifs, non marchands, les mouvements collectifs ont le vent en poupe. Il faudra juste veiller à ce qu’elle ne soit pas récupérée par les affairistes-profiteurs, le capitalisme industriel et financier.

« Un arbre qui tombe fait plus de bruit que toute une forêt qui pousse. » (Annick de Souzenelle)   

Oui, la tenue du monde, c’est la tenue de ses habitants… La tenue de chacun de ses passagers. Chaque citoyen est acteur du destin de la collectivité. Chaque humain est dépositaire de l’avenir de l’humanité tout entière.

Comme Yann Arthus-Bertrand, posons-nous la question : « Pour ce court moment qu’est la vie, quel être humain ai-je envie d’être ? ».

« Dans ce monde qui se cherche, chacun a sa part à faire… » (Jean-Marc Governatori)      
 

On nous promet un avenir sombre… allons-nous, blasés, découragés, défaitistes, pétrifiés, réaliser la prédiction ou - avec conscience, courage et volonté - collectivement le redresser ???

    
Comme les sages africains – qui prient chaque soir pour inviter le soleil à renaître le lendemain matin –, et comme l’écrivit si bien Christiane Singer (1943 – 2007)

 « Chaque matin, les hommes et les femmes qui prennent soin de la parcelle du réel qui leur est confiée sont en train de sauver le monde, sans le savoir. »

Tous les matins nous renaissons. Tous les jours le soleil se lève. Tous les jours s’ouvre un nouveau millénaire. Tous les jours arrivent des raisons d’espérer. Tous les jours se présentent des opportunités de changer et d’être heureux…          
Ce n’est pourtant pas difficile. Il suffit seulement de le décider… et de passer à l’acte.

Alors… Poussons la roue du destin ! Tournons la page de la passivité ! Basculons dans le seul progrès qui vaille vraiment : la prise de conscience et le développement de notre humanitude, et de là, le progrès décisif de l’humanité toute entière qui en résultera.  
Le changement, il ne faut pas l’attendre des autres. Il faut y contribuer en le réalisant soi-même… en soi et autour de soi !

Pour mieux respirer… Résolument… Changeons d’ère… dès maintenant !
Ouvrons les portes, les fenêtres, les cœurs, les consciences ! Laissons entrer le vent nouveau, le renouveau, l’espérance, l’à-venir ! 
Simplement, tenons notre place, faisons chacun notre part de l’ouvrage.  
Nous sommes tous des colibris ! Nous sommes tous Le monde !

« Nous devons être le changement que nous voulons pour le monde. » (Gandhi) (1869 – 1948)        

« O générations ! courage (…) ! Assez de nuit de tempête a passé sur vos fronts penchés. Levez les yeux ! Levez la tête ! La lumière est là-haut ! marchez ! » écrivait Victor Hugo.

Responsable, durable(*), équitable – L’écologie : contrainte ou solution ?

(*) : Et non pas seulement « soutenable » comme le souhaiteraient les chantres-caméléons de la croissance
« D u r a b l e », pérenne, solide, viable… pour toute la planète y compris le non-humain (et non uniquement pour les humains, voire une part seulement de l'humanité) !! (...)

Seraient-ce donc les politiques écologiques menées depuis cinquante ans qui nous ont conduits au désastre actuel ?
Depuis des décennies, l’on ne cesse de nous présenter l’écologie, soit comme une utopie farfelue, soit comme une contrainte, un boulet, un verrou nous empêchant d’aller de l’avant – et surtout de croître. Et parfois même stupidement comme un bouc émissaire de nos problèmes ! Cela n’est absolument pas innocent.
Cf. déjà l’exemplaire campagne de dénigrement contre le candidat écologiste René Dumont aux élections présidentielles de 1974. Ses paroles, prémonitoires, se sont vérifiées par la suite. Mais qui s’en souvient encore ? Qui en a retenu les leçons ? Le pire est que l’audience d’aujourd’hui - soit 40 ans après - n’est guère meilleure pour l’écologie… spécialement en France !

Tantôt présentés comme des farfelus, des hurluberlus, tantôt comme de fanatiques extrémistes ou des marginaux conspirationnistes, les « écolos » – comme on les désigne communément avec un petit sourire sardonique aux lèvres – n’ont pas bonne presse en France, contrairement à d’autres pays comme par exemple l’Allemagne où ils sont reconnus, respectés et de plus en plus largement associés aux décisions politiques. En France, il en va tout autrement. Chez nous, le conditionnement est tel que rien que la seule dénomination attire la foudre et fait fuir l’électorat.

« Nous ne nous battons pas pour la nature. Nous sommes la nature qui se défend. » (Panneau publicitaire parisien piraté lors de la COP21)  

Cette opinion est savamment entretenue par les politiciens et la majorité des médias. Au profit de qui ? Aucune des politiques menées depuis 50 ans n’a pris en compte l’écologie, malgré tous les beaux discours et toutes les belles promesses. Et toutes ont échoué. Oui toutes - dès lors que l’on se place du côté du peuple et de l'environnement !
Il est touchant de voir tous ces politiciens se découvrant subitement des vocations écologistes… et qui les oublient tout aussi vite – tout au moins jusqu’aux élections suivantes. Croyez bien d’ailleurs qu’il est, par principe même, impossible aux partis politiques classiques de proposer une politique écologique cohérente - même embryonnaire - car elle viendrait automatiquement heurter les intérêts privés qu’ils représentent. L’écologie y sert juste d’appât (de « danseuse ») ou fait seulement de la figuration, et les rares projets en ce sens sont totalement dénaturés ou enterrés aussitôt l’élection assurée.   
Bon nombre de politiciens sont en réalité aussi préoccupés par l’écologie que de leur première… chemise. Le respect de la nature et d’autrui représente le cadet de leur souci.

Et en dehors des écolo-attentistes, il coexiste deux grands types d’écologistes : les écolo-actifs et les écolo-opportunistes (dont les EEBM (« Écologistes Émargeant au Budget des Multinationales ») et les écologistes mondains) (cf. haut de page). Et si ce n’est pas la compromission qui caractérise ces derniers, alors c’est leur totale absence de mémoire, leur étroitesse d’esprit, ou leur anthropocentrisme égoïste et béat.

Certains ne font de l'écologie qu'un plan comm', qu'un appât pour consommateurs/électeurs. D'autres en font leur vie.
(…)

Il est tout aussi difficile à un politicien conventionnel de devenir écologiste
qu’à un lapin de devenir truite ou hérisson.

Rappelons aussi, que les « écologistes » ne se réduisent pas aux seuls « Les Verts » et « Europe Écologie », les deux seuls partis écologistes connus des journalistes qui nous les rabâchent jusqu’à l’écœurement. Il existe en France, depuis longtemps, d’autres partis politiques écologistes(*) que la quasi-totalité des médias piétinent et snobent majestueusement. Au profit de qui ?

L’écologie ne se limite pas aux loups, aux ours, au nucléaire… à l’environnement et à l’écotaxe ! Une écologie digne de ce nom embrasse toutes les facettes d’une société (y compris l’éducation, la finance, la démocratie,…)
(*) : Et notamment l’Alliance Écologiste Indépendante (AEI) qui présente un réel et ambitieux projet de société équitable et durable -→ écologie… relationnelle, éducative, démocratique et éthique, environnementale, sanitaire, économique et sociale, financière et fiscale.   

L’écologie a été moquée, polluée, travestie, salie jusque dans son appellation

En France, nous le savons, à défaut d’avoir du pétrole, nous avons des idées. Et alors quelles idées !!! Pléthore de fausses bonnes idées ! Foultitude de marottes gadgets… qui frisent par moment le summum du ridicule et du pitoyable ! La liste est proprement impressionnante.

Elle court des incroyables avions renifleurs jusqu’à l’archaïque et nuisible changement d’heure au printemps et en automne, en passant par l’édifiante – et pitoyable – mascarade du recyclage de nos emballages et déchets. Et puis, il y a aussi le très astucieux « Préférer les douches aux bains »… sachant que les ¾ de l’eau douce utilisée arrosent les productions de l’agriculture intensive… et que l’on continue l’aberrante politique de production de viande (il faut plus de 6 kg de protéines végétales… et 50.000 litres d’eau (au total) pour produire… 1 kg de viande de bœuf…). Qu’est-ce qu’un bain à côté de cette gabegie ?!

Notons aussi à ce propos la lumineuse – et vaste – escroquerie qui a visé à substituer les ampoules électriques classiques (à incandescence) par des ampoules à « économie d’énergie » (basse consommation) qui sont un désastre pour l’environnement et la santé publique, et qui n’ont d’écologiques que le nom ! En effet, non seulement elles contiennent du mercure, très toxique, mais elles émettent aussi à la fois des U.V., des radiofréquences et des basses fréquences, ce qui en fait un produit particulièrement polluant, même lorsqu’elles sont éteintes ! De plus, la part de l’électricité consommée pour l’éclairage domestique est ridicule par rapport aux autres utilisations de cette énergie. Encore une belle victoire d’un lobby faussement écologiste... et un amer progrès pour la planète.
Encore un chapeau que l’écologie porte aux yeux du plus grand nombre, et spécialement pour les légions de désinformés.

De même, à quoi sert le risible rabâchage nous invitant à « débrancher les chargeurs restés inutilement branchés » ? À donner bonne conscience… à commencer par les commanditaires de la campagne publicitaire ? Il s’agit là d’une goutte d’eau dans un océan de gaspillages. L’incidence est dérisoire en regard de l’immensité de la problématique énergétique. N’y a-t-il pas foule d’autres comportements écologiquement autrement bien plus délétères à éradiquer prioritairement ? Message gadget. Ridicule évidence. À ce rythme-là, il nous faudra des millénaires pour construire une société sobre énergétiquement et véritablement durable. L’humanité aura peut-être disparue avant.

Les restrictions - quasiment sans discernement - de circulation automobile lors des importants pics de pollution atmosphérique (réduction de vitesse et surtout circulation alternée) est un autre et douloureux exemple - depuis des décennies - de l’aberrante politique des transports (dont aussi les transports en commun) et de cette récurrente et calamiteuse gestion de l’écologie dans notre pays.
(…)

Si seulement les crimes et les enjeux écologiques pouvaient bénéficier d’autant d’audience, de mobilisations et de raffut que certains (petits) faits divers hyper-médiatisés qui ne concernent après tout qu’un nombre très restreint d’individus.

N’oublions pas non plus, dans cette petite anthologie de la piraterie écologique, le piteux, insensé – et retentissant – sabotage du Rainbow Warrior à Auckland (Nouvelle-Zélande), ordonné par les plus hautes sphères de l’État français (!) (1985)(*)… Très emblématique de la puissante mentalité écologiste et de l’énorme considération environnementale de nos dirigeants…
Ont-elles significativement évolué depuis lors, en ces 30 dernières années ?… Au vu du résultat dérisoire, je n’en ai franchement pas l’impression. Le délirant projet d’aéroport à Notre-Dame-des Landes (44) ou encore l’absurde projet de barrage à Sivens (81), pour ne citer que ces deux occurrences là, en témoignent amplement.
Parodies de démocratie au paradis de l’affairisme et des copinages.

Exemples emblématiques de décisions prises à l’emporte-pièce, sans modulation, sans concertation et sans nuance aucune, où l’on confond stupidement la proie et son ombre. Risibles illustrations de la focalisation sur des détails infimes avec une superbe ignorance de la globalité. Enfumage de premier ordre. Petits aperçus du sabotage et des usurpations dont il est fait allusion ci-avant.

Avec un tel passif, est-il surprenant que l’éducation environnementale soit, en France, un échec aussi patent que récurrent ? Faute de volonté politique. Faute de relais des médias. Faute d’intérêt des citoyens.     

(*) : Suivie - pour la petite histoire - des Paillotes Warrior, autre opération d’État criminelle et calamiteuse, tant sur le principe – absurde ! – que dans l’exécution : l’affaire des paillotes corses (1999) dans laquelle le préfet de Corse de l’époque, son directeur de cabinet et deux hauts gradés militaires (fusibles ?) ont été confondus et condamnés.

« Pour résoudre un problème, il faut changer l’état d’esprit qui l’a créé. » (Albert Einstein) (1879 – 1955)     

Est-ce que l’environne…ment ?

Si notre monde est dans l’impasse, c’est en grande partie en raison justement de la non prise en compte de l’écologie.

L’équation est très simple : à la croissance économique correspond la décroissance écologique. Et la décroissance écologique conduit fatalement - tôt ou tard - à la ruine et à l’anéantissement.

Pour avoir tragiquement mésestimé, méprisé cette règle élémentaire, des civilisations anciennes pourtant prospères et brillantes se sont étiolées puis ont périclité et disparu.
Les Sumériens, les Grecs, les Romains, les Mayas et bien d’autres… se sont ainsi collectivement auto-ruinés, auto-sabordés, auto-détruits en altérant leur milieu de vie, en conduisant des politiques de développement irraisonnées, irréfléchies qui ont fini par dramatiquement nuire à leurs écosystèmes respectifs (surexploitation des terres, surpâturage, sur-irrigation, déforestation, etc… pour des raisons économiques et/ou militaires…).
À ce contexte écologiquement puissamment délétère, pouvait venir se surajouter - parfois brutalement - quelque aléa climatique - même mineur - qui portait alors le coup de grâce et se révélait fatal à la société toute entière.

Et pourtant des voix s’étaient élevées à l’époque déjà contre ces modèles de développement proprement suicidaires. Écoutez par exemple Platon (427 – 348/347 av. J.-C.) (oui, encore lui, même si je ne le suis pas en tout, loin de là) - en une phrase - résumer les activités écocidaires de son temps :
« Ce qui subsiste aujourd’hui, comparé avec ce qui existait autrefois, est comme le squelette d’un homme malade, toute cette terre grasse et molle s’étant épuisé, il ne reste que le squelette décharné du pays. »

Deux autres auteurs, Diodore et Théophraste d’Eurasie, à la même époque, observeront et consigneront eux aussi les mêmes aberrations comportementales et les mêmes funestes ravages causés aux écosystèmes qui ont poussé la Grèce antique à une folle fuite en avant… jusqu’à son effondrement définitif.

L’impérialisme et la démesure des Romains dans la détérioration et la destruction de l’environnement sera plus efficace et extrême encore : déforestation (terres cultivables, combustibles, constructions et bateaux, guerres,…), agriculture intensive, carrières et exploitation minière, chasse et capture d’animaux (pour leur viande, leur peau, leur ivoire,… et pour le délire de leurs jeux sanglants et sanguinaires…), etc… dont les stigmates sont encore bien visibles de nos jours… Sénèque et Pline l’Ancien, notamment en témoignent.
Et si on connaît bien leurs réalisations et leurs prouesses techniques, en revanche, on ignore - ou oublie - bien trop souvent leur folie des grandeurs et leur comportement tragiquement écocide… qui in fine mèneront leur empire à la déroute et à la ruine que l’on sait.       
(…)

Le moyen le plus rapide d’enrayer une fièvre a consisté, de tout temps, à jeter ou à casser le thermomètre.

Les mots changent mais les maux restent. L’Histoire est un éternel recommencement dit-on.     
Il est à ce titre édifiant de constater la répétition des mêmes erreurs au cours des millénaires… Comme si l’homme se montrait incapable de retenir les leçons du passé.
 Nb : pour consulter ces chroniques de l’Histoire, point n’est besoin de retourner vivre à l’Âge de pierre.
Allons-nous donc, nous aussi, nous couler nous-mêmes ?!   
(…)

« Les civilisations disparaissent par suicide et non par meurtre. » (Arnold Toynbee) (1889 – 1975)

Quel monde allons-nous transmettre à nos enfants ? Il viendra peut-être encore des temps - pas si lointains - où le peuple se mordra les doigts d’avoir eu des aïeuls si inconséquents, si dépensiers et pollueurs, si insouciants de leurs actes – et aussi de leurs paroles –… et si peu écologiquement conscients, respectueux, vertueux. Nous portons une responsabilité énorme, individuellement comme collectivement.  

L’homme n’est ni au-dessus ni en dehors de la nature. L’homme est DANS la nature.

Totalement irréfléchis et inconséquents, nous brûlons irrémédiablement notre avenir, notre devenir, à force de constamment le sacrifier sur l’autel du présent.

L’écologie n’est pas un luxe, mais une nécessité, un absolu impératif. Ce n’est pas la politique qui doit être écologique. C’est l’écologie qui doit être politique ! 

Tant que l’écologie sera méprisée, notre monde ne pourra aller mieux.

L’écologie, ce n’est pas la contrainte, c’est La Solution !

Ce n'est pas la Terre qui a besoin des humains.
Ce sont les humains qui ont besoin de la Terre.
Et d'une Terre saine et accueillante.
Nous sommes tous sur le même vaisseau.
Nous n'avons pas de planète de rechange.
Merci de défendre cette évidence.
Demain a commencé hier.

Quelques mots (rappels) à propos de l’Agriculture Biologique(*)

(*) : Qu’il serait d’ailleurs plus juste de nommer Agriculture écologique ou Agro-écologie

Il est bon aussi, au passage, pour les jeunes générations, de rappeler combien les promoteurs de cette agriculture organique se sont fait littéralement étouffer, harceler, insulter, maltraiter, malmener, torpiller, des décennies durant, autant par les pouvoirs publics (jusqu’en très haut lieu) que par les agrochimistes, un Institut de Recherche français bien connu…, la répression des fraudes, le fisc, les écoles d’agriculture, le gros des syndicats professionnels, leurs homologues (paysans) du conventionnel,… mais aussi par les banques (oui !) dont celle qui porte l’agriculture jusque dans sa Raison sociale (sic !), etc. !…

Il n’est pas usurpé, en la matière, de parler de vrai terrorisme (terrorisme économique, foncier, étatique, administratif, scientifique, juridique, financier, intellectuel,…) tant l’envergure et l'intensité de l’hostilité envers ce mode de production vertueux a atteint des sommets dans l'abject.

Il est utile de savoir que des décennies durant, l’agriculture biologique ne fut autorisée à se définir que par périphrase négative tant l’adjectif honni (« biologique ») était considéré par certaines gens de pouvoir comme un insupportable gros mot, comme une offense à la Science, comme une injure à la terre, comme une insulte à la profession agricole tout entière.

Accusée aussi de tous les maux de la terre – dont bien entendu l’argument choc, massue, éculé (tout aussi idiot qu’usé jusqu’à la corde !) d’être un mouvement sectaire ! –, il aura fallu attendre l’an de grâce 1988 pour que le terme « agriculture biologique » soit enfin officiellement reconnu et accepté par les autorités françaises(*) ! Pour cela, il aura fallu, pour ses fondateurs et défenseurs, près de 40 ans d’un combat de tous les instants, de tous les dangers, de toutes les vilénies et perfidies.
Et la bataille n’est pas terminée, malgré les apparences contraires.

(*) : De là, il faudra encore attendre sept années de vaches bien maigres avant que ce secteur vertueux ne bénéficie (en 1995) de quelques – premiers et symboliques – subsides de la part de l’État français et de l’Europe (petites aides sans commune mesure avec les subventions massives octroyées à l’agriculture chimique conventionnelle)… On l’aura facilement deviné.     
Cette incohérence entre le discours et la réalité vient encore, une nouvelle fois, de s’illustrer en ce mois de mars 2015, avec la tentative gouvernementale de réduire les aides octroyées à l’agriculture biologique (soutiens pourtant déjà bien rachitiques).     
Et en termes de Recherche & Développement, le gouffre existant entre ces deux agricultures s’avère tout aussi énorme. Favorisant gravement l’absurde. Pénalisant tragiquement le vertueux.
Aberrant !


Nb : Le parallèle avec les tracasseries et  autres chicaneries continuelles faites aux médecines naturelles et les difficultés structurelles de reconnaissance auxquelles elles se heurtent en France est à cet égard aussi instructif qu’évident.

Foutage de gueuleBio-arnaque

Prenez garde au bio-business croissant (greenwashing ou écoblanchiment) !!

Concernés mais non impliqués… De nos jours un nombre toujours croissant d’individus et d’entreprises – comme autant de passagers clandestins – vivent DE la « bio », DE l’écologie… Oui, DE… et non POUR. Nuance de taille.

Les cartels de la distribution, leurs homologues géants industriels, tous les instigateurs et promoteurs de la malbouffe, et plus largement tous les protagonistes qui ont contribué à mettre la plupart de nos agriculteurs, petits producteurs et petits commerçants sur la paille s’attaquent aujourd’hui massivement à la filière « bio » qu’ils ont délibérément pris en ligne de mire, placé dans leur collimateur. Des marques phare de la bio sont ainsi tombées ces dernières années sous la coupe des multinationales dont, rappelons-le encore et encore, la recherche de profit constitue la motivation exclusive.

Avec leur cynisme habituel habillé de leurs slogans fumeux et pompeux (par ex. promettant de rendre le bio accessible à tous…), leur seul objectif est, une fois la concurrence laminée, de rafler la mise en transposant en l’état l’absurde mode de production, de distribution et de consommation actuel – surtout sans rien y changer – et vendre un label « bio » (ou ce qu’il en reste) rogné, rabaissé, dépecé, vidé de son sens(*).
Autrement dit continuer tranquillement leur entreprise de démolition et de dévastation du tissu économique de nos pays, étendre la mise à sac délibéré de notre richesse et diversité, poursuivre leur cynique politique de sape et de ruine de la santé des populations et des terres.

De votre santé, ils s’en tapent ! De la qualité, ils s'en foutent ! De l’éthique, ils s’en moquent ! Seul le profit les motive. Seul votre pognon les intéresse.

(*) : Les importations massives de produits « bio » – venant parfois de l’autre bout de la Terre – sont d’autant plus un non-sens absolu qu’il existe fréquemment une (ou des) filière(s) locale(s). Et plus ils viennent de loin et moins ils sont bio, eu égard à leur bilan carbone et à l’exploitation habituelle des petits producteurs autochtones !

Cf. également les allégements – coups de canif, détricotages – croissants des cahiers des charges « AB » qui vont finir par complètement la dénaturer, la déclasser et la rabaisser au niveau de l’agriculture chimique – laquelle se revendique maintenant raisonnée ! Ha ha ! Vous pourrez ainsi par ex. trouver des yaourts à la fraise bio, dans lesquels sur la totalité du pot plus que quelques infimes grammes (%) sont encore « bio ».
Hi hi hi hi !

Cf. aussi la volonté hégémonique de nous imposer coûte que coûte les OGM/PGM ou encore les attaques récurrentes contre l’Association Kokopelli, etc., etc.

Petites illustrations de la tromperie généralisée.

Allez-vous continuer à les soutenir dans leur œuvre de destruction et de pillage à l’échelle planétaire ? Combien de temps encore va-t-on favoriser ces empoisonneurs et meurtriers en série ?

Oui, souvenons-nous qu’à la base, l’agriculture biologique – dans l’esprit au moins de ses pionniers et promoteurs – ne constitue pas seulement une production exempte de produits de synthèse – ce à quoi de plus en plus on la réduit – mais se définit tout autant comme un mode de production et d’élaboration qui garantit à chaque acteur de la filière une juste reconnaissance et rémunération de son travail. C’est le solidaire, l’équitable et l’éthique avant la lettre – valeurs qui ont prévalu et guidé ce secteur d’activité bien avant le développement de ces formules marchandes dans les années 1990.
Et malgré le regrettable essor du bio-business, ce sont ces mêmes valeurs de base qui permettront, longtemps encore, de différencier les bio-acteurs des bio-opportunistes.
Il en est pour qui le « bio » constitue seulement un argument commercial. Il en est d’autres pour qui il représente une philosophie, un mode de vie, un art de vivre.      

Une « Bio » sans éthique, sans cohérence et sans engagement écologique n’est qu’une production lambda exempte – peut-être… – de produits de synthèse.        

De grâce, privilégiez les circuits de distribution à taille humaine et de proximité qui œuvrent et militent de longue date pour votre vraie bonne santé ! Soyez vigilants et apprenez à distinguer le bon bio de la bio arnaque.

« Consommer juste… Et pas juste consommer. » (Pierre Priolet)

Tout est fait pour niveler le monde par le bas.
Il y a des plis – et surtout des intérêts – spécialement rudes à défaire.

Même si le label officiel s’en accommode, rien que dans l’esprit même, l’« Agriculture biologique » est totalement incompatible avec une quelconque forme d’industrie.

Une « bio » industrielle est un absolu non-sens.

Une chose paraît toutefois clairement établie, et probablement pour un certain temps encore – certains ont en du reste fait, à leurs frais, la cruelle expérience : l’on ne se nourrit pas (que) d’argent !

« Seulement, quand le dernier arbre aura été coupé, quand le dernier fleuve aura été empoisonné et le dernier poisson pêché, alors seulement vous comprendrez que l’on ne se nourrit pas d’argent… » (Citation - prémonitoire ! - d’un Chef amérindien)

Attention danger ! Souveraineté alimentaire gravement menacée !!!

Un mot encore sur ce domaine stratégique qu’est l’agriculture… Nous assistons depuis quelques années, à l’échelle planétaire, à un véritable hold-up sur les denrées alimentaires, et spécialement sur les semences.

Deux exemples : les spéculateurs de tout poil s’invitent lourdement à la bourse agro-alimentaire mondiale, pèsent largement sur les prix des produits et en chahutent significativement les cours… tandis que les grandes manœuvres des leaders mondiaux des semences n’en finissent plus de restreindre et limiter les variétés autorisées ou admises…, s’ils ne projettent pas tout simplement de faire interdire nos… potagers !…

Consommer moins et mieux est notre seule solution d’avenir

Rappelons que nos besoins physiques vitaux sont au nombre de trois ou quatre seulement : l’habillement (sobre), la nourriture (frugale), le sommeil (paisible), auquel on peut ajouter - pour le faciliter - un petit toit (même précaire, mais accueillant). Il y a mille et une façons de consommer moins et mieux.

Ce qui te manque, cherche-le dans ce que tu as, prône sagement un koan du bouddhisme zen.

« Vouloir ce qui suffit, c’est avoir ce que l’on veut. » (Sénèque) (Vers 4 av. J.-C. – 65 ap. J.-C.)

Le pouvoir de votre… porte-monnaie

L’argent n’a pas d’odeur, dit-on. Mais par contre, c’est un grand rôdeur doté d’un grand pouvoir.   
Combien de consommateurs sont esclaves des seuls prix ? Combien se prostituent à la seule motivation d’accumuler des « affaires »… plus est, le plus souvent inutiles ou superflues ?

Ne perdons pas de vue qu’acheter, c’est voter - et nous votons tous les jours ! Quotidiennement, par nos achats (ou non-achats) nous votons et faisons, consciemment ou non, de la politique. À chaque fois que nous ouvrons notre portefeuille ou notre porte-monnaie nous arbitrons. Acheter est un acte politique majeur… et redoutable ! C’est - obligatoirement, fondamentalement - s’inscrire dans un schéma de société (au détriment forcément d’un autre). Vigilant, engagé, le consom’acteur se pose la question : Où va l’argent que je donne ? À quelle fin sert-il ? À qui, par mon argent, je donne le pouvoir ? Quelle filière, quelle conduite est-ce que je favorise ? Est-elle éthique ? Qui, quel projet je finance ? Quel modèle je défends ? Quelles valeurs j’encourage et promeus ainsi ? Quels desseins je subventionne ? In fine, quel pouvoir je consolide ? Quel - étroit - Club je soutiens ?… Et a contrario, quel(s) système(s) je m’abstiens soigneusement de soutenir ?…

En fin de compte, quel type de société je construits - au quotidien - par mes achats ?...
Par mes emplettes, suis-je, acteur, victime, ou complice de l’orientation de la société dans laquelle je vis et à laquelle je prends part ?… Par mes actes, est-ce que je participe à la sauvegarde de l’environnement ou bien à sa destruction ? Est-ce que je sers le pillage ou la sauvegarder de la planète ? Dans mes choix, est-ce que je poursuis mes seuls intérêts personnels, ou est-ce que j’intègre les enjeux collectifs ? Est-ce que je contribue à scier la branche sur laquelle nous sommes assis ou est-ce que j’aide à la consolider ?… Et au final, de quel côté je me situe : est-ce que je favorise le courant de vie ou bien le courant de mort ?

« Celui qui, après avoir été négligent, devient vigilant, illumine la terre comme la lune émergeant des nuées. » (Bouddha) (VIe siècle av. J.-C. ou au Ve siècle av. J.-C.)   

Notre société de consommation ne produit-elle en effet pas suffisamment déjà de misère et de désespoir ? Si le commerce est sans état d’âme, rien cependant - rien absolument rien - ne vous empêche, vous, d’en avoir…

Ainsi en va-t-il aussi de l’activité professionnelle…et plus généralement de tous les domaines de la vie. Les mêmes questions se posent à chacun.  
Quoi que l’on veuille, quoi que l’on fasse, l’on est ipso facto au service de quelqu’un ou de quelque chose. Autant en avoir conscience car il viendra - peut-être - un jour où il faudra bien assumer ses choix et répondre de ses actes. Dans tous les cas, cette heure de bilan ne peut être complètement exclue.           
À chacun de décider et d’agir en connaissance de cause… et de prendre - toutes - ses responsabilités. Les petites rivières font les grands fleuves.

Nb : prenez garde aux grandes manœuvres du pernicieux écoblanchiment (greenwashing), partout à l’œuvre ! Le grimage ou le déguisement sont si faciles et un petit vernis vert trompeur est si vite passé [dans les deux sens du terme] !

« Les choses nécessaires coûtent peu, les choses superflues coûtent cher. » (Diogène) (413 av. J.-C. – 327 av. J.-C.)

« Si nous ne comprenons pas que nos intérêts particuliers sont d’autant mieux préservés que nos efforts s’exercent en priorité dans l’intérêt général, alors notre génération aura manqué le grand rendez-vous de l’Histoire auquel elle est conviée. » (Philippe Desbrosses)  

Rien n’est cloisonnéTout est lié

Qui cueille une fleur dérange une étoile. (Proverbe taoïste / Francis Thompson (1859 – 1907))

L’effet papillon, ce pouvoir - insoupçonné - des petits riens qui engrènent le monde…          

Chaque chose, toute chose a sa cause et son effet. Les deux n’étant d’ailleurs qu’une seule et même réalité manifestée totalement inséparable souligne la multimillénaire voie du zen. C’est du reste ce que semble corroborer l’intrication quantique, si on étend un tant soit peu ce principe, en considérant que, de par sa genèse, chaque atome de l’univers est intimement relié à tous les autres. 

Notre vision de la vie est limitée. Et en vérité, très limitée même. Si étriquée, tellement tronquée ! La plupart de nos contemporains limitent le monde à la seule réalité manifestée, à la seule matière, à la seule matérialité, au seul tangible. Leur perception de la « vie » s’avère très restrictive, très réductrice. Pour beaucoup, seul le règne humain et animal apparaît spontanément comme véritablement « vivant ». À la rigueur parfois encore le monde végétal est timidement cité. Quant au règne minéral, il est habituellement considéré comme totalement inerte, parfaitement "mort"…        
(…)

« Un jour, quand nous aurons maîtrisé les vents, les vagues, les marées et la pesanteur, nous exploiterons l'énergie de l'amour. Alors, pour la deuxième fois dans l'histoire du monde, l'homme aura découvert le feu. » (Pierre Teilhard de Chardin) (1881– 1955)     

La « Réalité » finale de notre monde est peut être autrement plus complexe, plus ouverte, plus profonde, plus étrange, plus subtile – mais au bout du compte, au-delà des illusions, peut-être beaucoup plus simple – que ce que peuvent percevoir nos faibles capacités humaines, nos pauvres sens physiques, très limités au demeurant, malgré déjà leurs prodigieuses aptitudes. Et même lorsqu’ils se trouvent augmentés, amplifiés, étayés, relayés par toute la sophistication et la puissance de notre technologie moderne. Il se pourrait bien que nous vivions dans un Univers autrement différent de celui que l’on nous a enseigné à la maison et à l’école ou encore que nous pouvons même concevoir fût-ce avec l’imagination la plus débridée. L’univers – ou peut-être plus justement les Univers, le multivers, les univers-îles (E. Kant) – est tellement plus immense, tellement plus extraordinaire – et plus inattendu certainement – que ce que peut appréhender notre petit entendement humain, que ce que peut comprendre notre petite raison terrestre. La vie est infiniment plus vaste et complexe que ce que nous pouvons seulement nous figurer, et même rêver.

« La vie, une énergie », écrivait A. Salmanoff (1875 - 1964)

Rien n’est sans conséquence. Tout est cause et effet. Tout est interaction.
Et cela est une réalité vraie, tangible, évidente, et pas seulement un slogan publicitaire !

« Donnez des qualités aux choses, donnez, du fond du cœur, leur juste puissance aux êtres agissants, et l’univers resplendit. » (Gaston Bachelard) (1884 – 1962)     

Rappelons-nous que les élections et réélections des politiciens sont grandement déterminées en référence à l’économique. Et non pas par l’état sanitaire des populations. Voyons qu’invariablement, nonobstant les mots pompeux dont ils se gargarisent à longueur d’années, malgré leurs discours creux et leurs déclarations officielles ampoulées, aux yeux de la plupart des politiciens français (et européens…), en réalité, l’emploi et l’économie sont tellement plus essentiels, tellement plus primordiaux – pour leur réélection – que la bonne santé des populations qu’ils dirigent. Et plus ces dernières sont malades, et plus facile il est de les gouverner.

Mais quel mystérieux lien peut-il donc bien y avoir entre la santé collective et la santé individuelle, entre individus malades et société malade (et inversement) ?

Une société malade, pourrait-elle produire des individus malades ? Et, inversement, des individus malades pourraient-ils engendrer une société malade ?
On pourrait peut-être se poser la question, non ?

Aux yeux d’aucuns, la santé peut paraître bien loin de toutes ces considérations philosophiques (économico-philosophico-politico-charlatico-mystiques diraient mes contradicteurs…)… et pourtant nous sommes en plein dedans, et comme jamais !

???... Mais quel est donc ce lien avec la santé, se demanderont ces mêmes questionneurs …

« Il n’existe rien de mort dans la nature. Tout est organique et vivant ; et c’est pour cela que, dans sa totalité, le monde apparaît comme étant un organisme vivant. » (Paracelse) (1493 – 1541)       

Un petit indice…         
On a [aurait] demandé au présent Dalaï Lama : « Qu’est-ce qui vous surprend le plus dans l’humanité ? »           
Il a [aurait] répondu : « Les hommes… Parce qu’ils perdent la santé pour accumuler de l’argent, ensuite ils perdent de l’argent pour retrouver la santé. Et à penser anxieusement au futur, ils oublient le présent de telle sorte qu’ils finissent par non vivre ni le présent ni le futur. Ils vivent comme s’ils n’allaient jamais mourir… Et meurent comme s’ils n’avaient jamais vécu. »

Un système dont tous les acteurs ne sont pas clairement informés et responsabilisés est un système qui court inéluctablement à vau-l'eau.
Et cela est le cas aussi de notre système de « santé ».

Pour guérir – durablement – une proportion importante – et croissante – de malades, ne faudrait-il pas prioritairement soigner leur environnement, et, par extension, « traiter » - écologiquement ! - dans son ensemble la société dans laquelle nous vivons et qui nous rend inexorablement malades ?

À quoi sert-il, au niveau collectif comme individuel, d’indéfiniment se gaver de médicaments – ou même de compléments alimentaires – sans jamais (chercher à) corriger et supprimer la source des problèmes de santé ?…
À alimenter et faire tourner l’industrie et le commerce de ces produits !

La santé, c’est comme le jardin ou le potager : ça se cultive, ça s’entretien en permanence.

Respecter sa santé, c’est aussi respecter celle de la Terre. Et inversement. Comprenez bien que notre santé, tant individuelle que collective, est indissociablement liée à celle de notre environnement. Indissolublement liée à celle de la planète Terre.       

« Ce qui compte ne peut pas toujours être compté, et ce qui peut être compté ne compte pas forcément. » (Albert Einstein) (1879 – 1955)    

Il ne peut y avoir de santé durable sans une écologie globale effective !

Grand corps malade n’est pas seulement un talentueux auteur et slameur français, c’est aussi - et avant tout - devenu une triste réalité sanitaire… mondiale.

Dans tous les cas, soyez assuré que si vous ne prenez pas soin de votre santé par vous-même, personne ne le fera à votre place !
Votre plus grand guérisseur, c’est vous-même ! Le premier des médecins est dans la conscience d’être. Le meilleur des remèdes au monde n’égalera jamais le génie régénérateur qui vous habite.

Le médecin soigne, la nature guérit. (Proverbe chinois)

 
Comme Voltaire (1694 – 1778), nous pouvons faire nôtre la devise… « J'ai décidé d'être heureux, c'est bon pour la santé ». (Il aura quand même atteint l’âge respectable de 83 ans, le bougre éclairé des Lumières !)      

Quand on lui montre la lune…     

(…)

Nous, nos organismes, souffrons intimement dans nos tissus, dans nos chairs, du même mal qui ronge notre planète toute entière : la perte progressive du contrôle de notre environnement.         
(…)

« La santé de l'homme est le reflet de celle de la Terre. » (Héraclite) (vers 544-541 av. J.-C.– 480 av. J.-C.)          

La naturopathie est à la santé ce que l’écologie est à l’environnement. Naturopathie et écologie sont les deux expressions inaliénables, les deux faces inséparables d’une même santé, du plan individuel jusqu’au plan éco-planétaire.

« L'inconscience est l'unique maladie, l'amour, le seul remède, la vérité, la santé parfaite. » (Anonyme)    

Contrairement aux discours officiels, la priorité n’est absolument pas à la santé des populations. C’est au contraire la maladie qui motive le business.

Santé des humains, santé des animaux, santé de l’environnement, santé de la Terre, santé de la planète… Même combat !
Point à la ligne.

Et tant que le système sera davantage intéressé - et rémunéré - par la maladie que par la santé, rien ne changera !
Qu’on se le dise et se le répète !

« La santé est notre héritage, notre droit. C’est l’union parfaite entre l’âme, l’esprit et le corps ; il ne s’agit pas d’un idéal éloigné et difficile à atteindre, mais d’un idéal si simple et si naturel qu’il échappe à beaucoup d’entre nous. » (Edward Bach) (1886–1936)     

Rien ne peut arrêter une idée dont l'heure est venue.

(Victor Hugo) (1802 – 1885)

Être ou Avoir ? Il faut choisir

La carte n’est pas le territoire

« La véritable perfection d'un homme réside, non dans ce qu'il a, mais dans ce qu'il est. » (Oscar Wilde) (1854 – 1900)

« Le bonheur, c’est la conscience de croître. » (Alexander Lowen) (1910 – 2008)

« On nous fait croire que le bonheur, c’est d’avoir… On nous inflige des désirs qui nous affligent… On a soif d'idéal… » chante si justement Alain Souchon dans Foule sentimentale.

Il est grand temps de passer d’une politique de croissance économique à une préoccupation de développement humain. Grand temps de transformer, convertir la logique de l’accumulation des biens matériels en développement des individus et en rayonnement de la société. Et tout spécialement  de favoriser l'épanouissement de leurs facultés de cœur, leur ouverture de conscience, leur élargissement d’esprit.

À quand la primauté du Bonheur National Brut (BNB) sur le Produit National Brut (PNB), comme il en va au Royaume du Bhoutan ?!
La croissance… oui, mais celle du bien-être, celle du bonheur (BNB) ! Pas celle du PIB, des profits, ou de la Bourse !

Le must : être riche en bonheur. Le vrai luxe : la simplicité. L’authentique raffinement : la sobriété.      
Nous avons besoin de simplicité, pas de futilités ! Davantage besoin de joie et de bonheur que de marchandises ou de performances !

Nous sommes riches de nos êtres – et accessoirement de nos avoirs –, et pauvres de tout ce dont nous pensons manquer.

Être sobre avec volupté, écrivait avec élégance Marguerite Yourcenar. (1903 – 1987)

« Le bout du monde et le fond du jardin contiennent la même quantité de merveilles. » (Christian Bobin)  

Le voleur
a tout pris sauf
la lune à la fenêtre.

(Haïku zen)
 (Ryōkan Taigu)

La vie est un voyage.

La Vie est LE Voyage. Voyagez léger dans la vie. Ne vous encombrez pas de boulets et de fardeaux quels qu’ils soient. À quoi bon courir après des chimères.
Vivez ! Simplement vivez !

La vie est un long dépouillement. Se libérer, se défaire du superflu, c’est se (re)centrer sur l’être et non sur l’avoir. Nous sommes avant tout riches - ou pauvres - de nos expériences, de nos réalisations, de notre vécu - qui n’ont fondamentalement rien à voir avec l’argent brassé… ni avec le nombre de pays visités.              
… A défaut de faire tout ce que l’on voudrait, faisons déjà tout ce que nous pouvons… Et l’on peut bien plus que l’on ne croît généralement…          
Le bonheur est tellement plus une question d’être qu’une affaire d’avoir !

Cultivons notre jardin


« On ne peut pas être heureux sans être sage, honnête et juste. » (Épicure) (341 – 270 av. J.-C.)        

« Le plus grand trésor de l’homme est de vivre de peu tout en restant satisfait. Car le peu ne manque jamais. » (Sénèque) (Vers 4 av. J.-C. – 65 ap. J.-C.)

« En te levant le matin, rappelle-toi combien précieux est le privilège de vivre, de respirer, d’être heureux. » (Marc-Aurèle) (121 – 180)

« Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux. » (Marcel Proust) (1871 – 1922)

« C’est dans la rosée des petites choses que le cœur trouve son matin et se rafraîchit. » (Khalil Gibran) (1883 – 1931)

« Fais de ta vie un rêve et de ton rêve une réalité. » (Antoine de Saint Exupéry) (1900 - 1944)


« Exister est un fait, vivre est un art. » (Frédéric Lenoir)

Simple comme respirer

Donner et recevoir. Recevoir et donner. Tel est le cycle immuable, la dynamique élémentaire - et grandiose - de l’univers. Le secret du mouvement perpétuel. Formidable spirale ascendante à deux temps… Éternelle alternance des phases. Sempiternel jeu du yin et du yang… Donner et recevoir… Recevoir et donner…

« Vivre simplement pour que simplement les autres puissent vivre. » (Gandhi) (1869 – 1948)         

Notre monde pourra à nouveau tendre vers l’équilibre, la sérénité, la paix… et la gratuité généreuse… le jour où CHACUN de ses habitants se contentera d'une simplicité volontaire, d’une frugalité heureuse, d’une sobriété joyeuse (autrement dit, lorsqu’il se suffira de son strict besoin vital quotidien et personnel)… et lorsqu’il n’y aura plus de spéculation ni de thésaurisation possibles.

Lorsque la devise révolutionnaire, le triptyque (indissociable, visionnaire, audacieux et… tellement malmené !) de notre si chère République « Liberté – Égalité – Fraternité » (…dans les droits… comme dans les devoirs) ne sera plus écrit seulement au frontispice de nos édifices, mais le jour où ces valeurs, transcendées par l’Intégrité, seront également - simultanément et de manière indélébile - universellement gravées en chacun de nos cœurs !    

« Seul le choix de la modération de nos besoins et désirs, le choix d’une sobriété libératrice et volontairement consentie, permettra de rompre avec cet ordre anthropophage appelé « mondialisation ». (Pierre Rabhi)

L’espoir, le rêve sont toujours permis… Utopie aujourd’hui, réalité demain.
Pour rendre un rêve possible, il faut le rêver tous ensemble, dit un proverbe aborigène.
« Que les rêves soient nos ailes. » ai-je lu un jour.

« Il faut toujours viser la lune, car même en cas d’échec, on atterrit dans les étoiles. » (Oscar Wilde) (1854 – 1900)

« Il est grand temps de rallumer les étoiles » écrivait Guillaume Apollinaire (1880 – 1918).

« Avant d’être à transformer, le monde demande à être vu. La perte de nos facultés contemplatives est liée à la perte du sens du Réel ; contempler la nature nous rappelle que la mission de l'homme n’est pas tant de faire, mais d’être, d’être avec et dans la nature, en relation avec « ce qui fait être ». Mourir sans connaître « cela », sans l’avoir contemplé ne serait-ce qu’un instant, c’est mourir sans avoir vécu. »
(Jean-Yves Leloup)

Qu’est-ce que la vie ?

C’est l’éclat d’une luciole dans la nuit.
C’est le souffle d’un bison en hiver.
C’est la petite ombre qui court dans l’herbe
Et se perd au coucher du soleil.

Crowfoot, Chef Blackfeet (1821-1890)

La vie est le mouvement de l’Immuable.
(Anonyme)

« De quelle chute est donc né le temps ? » (Plotin) (205 – 270)

L’abîme du temps
Les âges et les sages

« Philosopher, c’est apprendre à mourir », écrivait Montaigne (1533 - 1592) en évoquant Cicéron (106 av. J.-C. - 43 av. J.-C).

Le temps usurier

La vie en mode accéléré – Tout va trop vite ! – La dictature du temps
Ah, vous êtes pressé… Ah, la presse !
La CROISSANCE dispose d’un complice tout aussi redoutable et insatiable : la CADENCE !

« Qu'est-ce que la vie ? Une longueur ou une intensité ? Et si la vie ne se mesurait que par elle-même ? » (Bernard Maris) (1946 – 2015)


Imposture – et illusion – du temps          
Depuis des temps immémoriaux, l’homme cherche continuellement à gagner du temps (cf. par ex. la pratique des brûlis depuis qu’il maîtrise le feu). Il semblerait que cette course au temps soit dans sa nature (… innée ou acquise ? Cela est une autre question).

Tout, dans la vie, ne serait-il qu’une course au temps ?... Le mystère du temps. Le mystère de l’univers. Le mystère de la vie.     

L’homme, en cherchant à gagner du temps, a perdu son âme.  

Chronographe tyran – Les caprices du temps

Aujourd’hui, le bracelet-montre moderne - qui a remplacé l’ancienne mesure - tend insidieusement à rendre son porteur perpétuellement esclave du temps. Sans doute, les moins anciens pouvaient-ils encore remonter, quasi-quotidiennement, à défaut du temps, tout au moins le mécanisme de leurs tocantes, horloges ou pendules favorites.
Chose que l’avènement des chronographes électroniques modernes a désormais rendu totalement obsolète. Maintenant, fort de notre ultra-modernité, tout au plus yoyotons-nous bisannuellement le temps – au détriment de notre santé –, pensant peut-être ainsi le manipuler – artificiellement tout au moins à notre avantage.
Un coup j’t’avance. Un coup j’te r’cule… Un coup j’t’avance. Un coup j’te r’cule… Et entre-temps on ne cesse de courir et de s’agiter !

Pourtant malgré les considérables gains de temps accumulés grâce aux progrès technologiques dans tous les domaines depuis plus d’un siècle, pour notre contemporain, rester dans la mesure nécessite une vélocité croissante exigeant des acrobaties et une gesticulation toujours plus démesurées.
À force de nous échiner à gagner toujours plus de temps, nous finirons tout simplement par passer à côté de la vie.     

« On a deux vies. La deuxième commence quand on se rend compte qu'on en a qu'une seule. » (Confucius) (551 - 479 av. J.-C.)

Courir après le temps, c’est courir après le vent.

Le poly-esclave moderne, serf de son temps, astreint à l’instantanéité, condamné au multi-tasking, est devenu totalement prisonnier de ses heures. Captif de ce précieux temps qui lui appartient seul et seul lui appartient (ou devrait lui appartenir). Otage du temps - tempo - engrené dans la cadence crescendo qu’on lui impose. Et il emporte son chronomètre avec lui partout, tout le temps,… toute la vie ! Emmener avec soi l’ennemi que l’on fuit, voilà qui est bien singulier.

Il est toujours midi - ou minuit - quelque part, dit un bon mot.

Bien qu’il soit censé s’étirer de façon inéluctablement linéaire, faut-il dès lors s’étonner – et se plaindre – que le temps s’écoule de plus en plus vite, si de plus en plus de nos contemporains courent de plus en plus vite ?! Nous sommes nous-mêmes responsables de cette accélération du temps. Tout simplement parce qu’en nous projetant sans cesse, sans répit, continuellement en avant, nous créons et alimentons nous-mêmes le tourbillon des heures et des jours qui, dans le même temps, nous balaye et nous emporte corps et âme ! Nous hâtons nous-mêmes notre fuite… et notre "fin" ! Et cette accélération catastrophique n’est pas prête de s’arrêter.

Nous nous échinons sans fin et sans repos à nous affairer, courir, gesticuler, tourbillonner, à faire/affaire, détraquer, ravager le monde extérieur, allant parfois jusqu’à nous tuer à la tâche… alors que, tout à l’inverse, c’est avant tout – surtout ! - notre intériorité (monde intérieur) que nous devrions en priorité considérer, entretenir, cultiver.          

Tout compte fait, en définitive, qu'est-ce qui est - pour moi - le plus précieux ?
Me suis-je, un jour, posé la question… Ai-je seulement attendu/entendu la réponse ?

Il n’y a pas que la météo à être incertaine…

Non-stop, wide around the world, en 3 x 8, 24h/24, 7j/7, 365j/365,… le business s’affaire, les bourses cotent, l’argent rapporte,… la planète se dégrade… et les hommes courent à leur perte.    

« Le temps lui-même n’a pas d’existence en tant que tel. Ce sont les choses, et leur écoulement, qui rendent sensibles le passé, le présent, l’avenir. » (Lucrèce) (94 ? av. J.-C. – 54 ? av. J.-C..)   

« Aimer la vie, c’est aimer le temps. »

(Benjamin Franklin) (1706 – 1790)

Le temps : une (mortelle) illusion ?

À l’instar des étoiles que nous voyons – croyons voir – tourner au-dessus de nos têtes, nous regardons défiler les aiguilles de nos montres en oubliant allègrement que c’est nous qui passons.

Le temps s’offre à nous. Il nous est donné. Il nous porte et nous transporte… mais n’attend personne.      
Et si universellement le temps est conté, il est tout autant méticuleusement compté. Non seulement l’argent (fiduciaire) a une certaine valeur intrinsèque (artificielle) instantanée, mais il a aussi une valeur dans le temps. Mais oui, il fait des petits ! Pardi, il se multiplie !

L’alléchante sentence « Le temps, c’est de l’argent ! » nous taraude et nous ôte le repos. Elle semble avoir bien fructifié dans nos têtes capitalisées et banquetisées aux intérêts très composés. Courir après le temps, ne serait-ce donc pas aussi courir après l’argent ?
Pas une seconde à perdre ! Pas intérêt, surtout pas, à en perdre une miette, une once, un centime !
Ah ! l’usure ! Ah ! l’usurier ! Ah ! l’usurpateur !

« L’argent ne représente qu’une nouvelle forme d’esclavage impersonnel, à la place de l’ancien esclavage personnel. » (Léon Tolstoï) (1828 - 1910) 

Plus la roue tourne vite et plus elle génère de profit.

Voilà pourquoi « on » ne nous laisse plus aucun répit… Il nous faut tourner dans la roue comme des dératés, comme des lobotomisés, comme de cinglés, comme des écureuils en cage… Jour et nuit, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7460 jours par an !

Plus nous courrons vite, et plus - tout logiquement ! - le temps va lui aussi courir vite !... on l’aura deviné. Et il nous devancera toujours. (…)

Vous, vous avez les montres… Nous, nous avons le temps. (Adage africain)

La dictature du temps ! Le faire a remplacé le fer. Et dire que certains fers se paient même le luxe d’être… en or ! Aliénation grandissante, agitations fébriles, frénésie stérile en constituent inévitablement - et à court terme - la rançon commune. Au détriment de qui / quoi ? Au profit de qui / quoi ?...

« On ne peut perdre ni le passé ni l'avenir : comment pourrait-on être privé de ce qu'on n'a pas ? » (Marc Aurèle) (121 – 180)

Et si les choses tout simplement étaient ainsi : La vie, c’est du temps. Et le temps, c’est aussi la vie.
Finalement, avons-nous peur de mourir ou plutôt peur… de vivre ?     
Qu’est-ce donc le plus important : le temps ou bien la vie ?
Nous confondons trop souvent faire et être.
Et si réussir sa vie passait aussi par gérer sagement son temps ?
Voilà pourquoi, tout logiquement… Se dépresser, c’est retrouver sa forme.

Moralité de l’histoire (à ce jour) : on n’économise - ni ne gaspille - le temps sans conséquence. On ne triche pas impunément avec le temps… ni d’ailleurs avec la vie.  

« La plus perdue de toutes les journées est celle où l’on n’a pas ri. » (Chamfort) (1740 – 1794)      

La spirale du temps

Qu’est-ce d’ailleurs que le temps… Existe-t-il vraiment ? Ou est-ce juste une illusion ?...                         

Le millefeuille du temps – Temps, non-temps, anti-temps – Temps objectif et temps subjectif – Temps complexe et temps imaginaire – Temps des horloges et temps vécu – Temps sphérique – Temps cyclique (horizontal) et temps cosmique (vertical) – Le temps maître

Une belle maxime d’Héraclite (vers 544-541 av. J.-C.– 480 av. J.-C.) illustre merveilleusement, me semble-t-il, cette multivalence. En effet, bien qu’il nous paraisse toujours le même, « on ne descend (se baigne) jamais deux fois dans le même fleuve. »

Est-ce que seul le présent est ? L’espace et le temps pourraient-ils avoir d’autres dimensions que celles que nous leur attribuons communément ?

Tout existe en même temps. Passé et avenir sont pareillement contenus dans le présent ; présent dont l’expression, la projection, l’intégration ultime recouvre l’éternité. L’être est au-delà du temps ! Passé, présent et futur sont les facettes différentes d’une même réalité. Ils sont tout trois sur la même corde, la même trame, en interaction permanente. Ce qui affecte l’une de ces dimensions affecte automatiquement aussi les autres.

La quête - fantastique et passionnante - des mathématiciens et des physiciens sur le continuum Espace-Temps n’a pas fini de nous surprendre et nous faire rêver…

Le temps passe… mais ne s’écoule jamais. N’est-ce du reste pas l’essence même du sablier… ?
Et pourtant, malgré tous ses méandres et ses longueurs, une vie est si vite passée !           
Oui, le sablier égrène bel et bien une poussière d’or. Géniale représentation du cours du Temps… Dans le même temps… Une bulle augmente. L’autre diminue. Une sphère faiblit. L’autre forcit. Le haut s’allège. Le bas(*) capitalise. Un vase s’éthérise. L’autre s’empèse. Un côté avance. L’autre recule. Un univers vieilli. L’autre rajeunit. Etc., etc. 
(*) : Le bas, qui peut aussi être de laine… ;-)

Le temps est la substance dont je suis fait.
Le temps est un fleuve qui m’emporte, mais je suis le fleuve ;
c’est un tigre qui me déchire, mais je suis le tigre ;
c’est un feu qui me consume, mais je suis le feu.

Jorge Luis Borges (1899 - 1986)

Le temps s’accomplit.
Tout simplement.

Comme les vases communicants, le temps est dual. Le temps nous blute. Une partie nous dévore, nous consume. Une autre nous construit et nous éveille - ou devrait nous éveiller. Ici, comme ailleurs, rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme(*) [ou presque tout] comme l’écrivait A. Lavoisier (1743 – 1794…).

(*) : Simple reformulation d’une phrase du philosophe grec Anaxagore de Clazomènes (500 av. J.-C. – 428 av. J.-C.), écrite plus de deux millénaires plus tôt : « Rien ne naît ni ne périt, mais des choses déjà existantes se combinent, puis se séparent de nouveau. » Vingt siècles plus tard, Ronsard constatera : « La matière demeure et la forme se perd. »  

« Infime est la portion de vie que nous vivons. Tout le reste de son étendue n’est pas la vie, mais du temps. » (Sénèque) (Vers 4 av. J.-C. – 65 ap. J.-C.)     
 

Et c’est ainsi que l’or somptueux de nos matins clairs rejoint immanquablement l’argent filon de nos jours comptés pour fusionner derechef dans le trésor - souvent inachevé - de nos vies - parfois bien agitées.
… Un laps de temps…
… Et puis s’en va. 
     

« À l'égard de toutes les autres choses, il est possible de se procurer la sécurité ; mais, à cause de la mort, nous, les hommes, nous habitons tous une cité sans murailles. » (Épicure) (341 – 270 av. J.-C.)

« Si haut qu'on monte, on finit toujours par des cendres. » (Henri Rochefort) (1831 – 1913)

« Tout ce qu'on fait dans la vie, même l'amour, on le fait dans le train express qui roule vers la mort. » (Jean Cocteau) (1889 – 1963)

« Celui qui n'est pas occupé à naître est occupé à mourir... » (Bob Dylan)       

Fin de mission – Il est des voyages sans retour.

Nous y passerons tous. Mortel, à quoi bon courir, la grande Faucheuse finira par arriver quand même, qui que tu sois, quoi que tu veuilles, quoi que tu fasses. Et au moins jusqu’à nouvel ordre.

Ce que nous croyons nous appartenir ne nous est confié que pendant un temps très limité. Nous ne faisons que passer. 

« Mourir n’est pas finir, c’est le matin suprême. » (Victor Hugo) (1802 – 1885)

La vie nous porte et nous emporte avec elle. Nous sommes tous issus de l’Universel, et retournons tous à l’Universel. La finitude terrestre est notre lot à tous. Un jour, tôt ou tard, le temps, inévitablement, s’arrêtera pour chacun d’entre nous. Il est des lendemains sans retour. Un jour viendra où la flamme, qui ardemment nous exalte et nous consume, vacillera, où le feu, qui depuis notre conception coule dans nos veines, nous meut et nous anime, s’éteindra… pour s’allumer ailleurs.

En définitive, rien, strictement rien, ne nous appartient en propre. Même si notre nom est gravé dessus. Et tous les contrats écrits et actes notariés – même hautement authentiques – n’y changeront rien. Nous ne sommes, au mieux, que d’éphémères locataires. Tout ce que nous « avons » - ou pensons naïvement « détenir » – nous l’avons seulement emprunté. Emprunté à d’autres qui l’ont emprunté à d’autres, qui l’ont etc…

À l’échéance, nous devrons tout rendre. Tous nos « avoirs » devront, sans exception, être restitués. Non seulement toutes nos possessions matérielles y compris notre logement – pour ceux qui en sont « propriétaires » –, notre voiture préférée, nos pourtant si indispensables smart-faunes et autres aïe-choses, notre compte en banque… tout jusqu’au dernier des deniers, des thalers ou des kopecks de notre fond de poche,… mais aussi nos titres éventuels, notre carte de visite et badge VIP, notre statut social, etc…
Nous repartirons tout aussi entièrement démunis de l’accessoire que lors de notre arrivée. Dépouillement intégral assuré. TOUT devra être rendu au guichet du Terminus. Tout, absolument tout y sera définitivement déposé. Les Douaniers du Domaine sont connus pour être intraitables. Aucun passe-droit n’y est admis. Aucune complaisance n’y est permise. Même les empires les plus puissants dérayent là. Point même de valise "oubliée" – si discrète soit-elle – qui y passe. Pas même un malheureux bagage à main. Pas même une petite liasse... Oui, la halte est définitive. Tout y est intégralement rendu-repris... Tout… Jusqu’à notre dernier souffle… et jusque même notre habit de chair et d’os…         
Place de l’égalité.     
Cette richesse terrestre qui était leurre…  

À quoi bon être le plus riche du cimetière.

« Le jour où la mort frappera à ta porte, que lui offriras-tu ? Je déposerai devant mon invitée le vase plein de ma vie. Je ne la laisserai jamais partir les mains vides. » (Rabindranath Tagore) (1861 – 1941)

Naître – Être – Renaître

Éternel retour

Tout se réarrange, tout se recycle, tout se recompose

Recyclage intégral de rigueur. Rendu total à l’univers. Remise à zéro complète. Pour une nouvelle donne. Pour une nouvelle pioche. Pour une nouvelle vie. Pour une nouvelle ère.
Rassurez-vous toutefois. Si nous partons sans conteste les mains vides, on peut cependant toujours espérer emporter en bagage en son âme les enseignements – spirituels tout au moins – que nous avons ici-bas reçus… et surtout le trésor de l’amour vrai qu’humblement nous avons offert à autrui…        

La mort est la grande créatrice de la vie.             


Où commence le début ? Où commence la fin ? Où commence le chemin ? Où s’arrête-t-il ? – s’il est dit qu’il s’arrêtera un jour.
Nous faisons le chemin, et le chemin nous fait.
Si la vie nous conduit à la mort, ne se pourrait-il pas qu'à l'instar de l'exemple de la nature dans son ensemble, la mort nous mène à la vie ?
La mort, ultime illusion ? Nouvelle transformation ? Dernière métamorphose ? (Re)naissance ? Finale ?
La mort, ultime stade de croissance terrestre. À l’instar de la chrysalide, notre existence en sera métamorphosée. Mort ici. Naissance là-bas. 
Serons-nous intérieurement prêt(s) pour l’autre monde lorsque sonnera l’heure et que le passage s’ouvrira ?

« Où allons-nous donc ? Toujours chez nous. » (Novalis)

« Mourir, c’est mûrir », résume si justement Christine André.

« La perte de la vie n'est pas autre chose qu'une transformation. » (Marc Aurèle) (121 – 180)

Il est un temps pour tout… Chaque chose doit être accomplie en son tempscomme l’égrène si magnifiquement, comme nous le rappelle magistralement l’Ecclésiaste.     
Tout se manifeste en son temps.
(…)

« Naître, c’est passer de l’essence à la substance, mourir, c’est l’inverse. » (De Thiane) (16 ap. J.-C. ? – 97 ou 98 ap. J.-C.)

Si tu veux vivre, soit prêt à mourir, nous apprend le sage.

La seule chose nous appartenant vraiment – en propre… mais que très furtivement ! – est le moment présent. Aucun remède au monde sinon la tranquille vacuité ne nous apportera le temps après lequel nous courrons. Inéluctablement et irrémédiablement, malgré toutes nos vaines entreprises, le précieux sable du temps file et fuit entre les doigts de nos mains, même serrées, refermées, nouées. Nous ne pouvons le retenir. Nous ne pouvons l’arrêter. La poussière du temps, pour nous, coule sans retour. Sans cesse. Comme une boucle sans fin. Comme un rêve infini.

Chaque instant est unique. Vivons-le comme tel.

Pour qui le vit pleinement, l’instant présent ouvre grand la porte sur l’Éternité.        
Car nous avons toute l’éternité devant nous.

Là où tu vas, tu es, nous enseigne le zen.

« Il n’y a pour l’homme que trois évènements : naître, vivre et mourir. Il ne se sent pas naître, il souffre à mourir, et il oublie de vivre. » (Jean de La Bruyère) (1645 – 1696)  

Réapproprions-nous notre temps ! … Redevenons maîtres de nos vies !

Hâtez-vous lentement, et sans perdre courage,
Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage,
Polissez-le sans cesse, et le repolissez,
Ajoutez quelquefois, et souvent effacez.

Nicolas Boileau (1636 – 1711)

Éternel Présent – Le temps présent est notre seul bien

Une Porte ouverte sur l’infini

Il y a un temps pour tout, un temps pour toute chose sous les cieux, enseigne l’Ecclésiaste.         

Carpe diem, recommandaient avec sagesse et lucidité les anciens. Passant, cueille le jour, sinon c’est lui qui te cueilleAmi, profite du jour présent… Combien cette antique devise, qui incitait au quotidien l’homme à se libérer du joug du temps qui passe, paraphait-elle – dans l’argile, le bois, la pierre, le sable,… – de cadrans solaires…
Combien d’esprits imprégnait-elle par son exhortation constante ? Lancinante comme un caillou dans la chaussure/sandalette. Combien elle pointait l’extrême fragilité certes, mais aussi - pour mieux encore la sublimer - l’unicité éternelle, l’indicible beauté d’une existence, fut-elle même brève et laborieuse ! Pour rappeler aux hommes qu’ils ne sont que de passage, pour insister sur l’immanente impermanence de la condition terrestre, pour leurs remémorer toute la vanité des accumulations et des prétentions humaines (ce qui cependant ne les a jamais empêché de se livrer à des guerres…).
L’homme, Homme en devenir ?

Les hommes ne sont que l’ombre de l’Homme, l’Homme n’est que l’ombre de Dieu. (Inscription déchiffrée sur le bas-relief d’un temple babylonien)

Rien qui m’appartienne
Sinon la paix du cœur et la fraîcheur du ciel.

(Kobayashi Issa) (1763 – 1828)

Vivre… souverain
Libre et conscient

Maître de sa vie et de sa destinée
Les pieds dans l’humus et la tête dans les étoiles

Brise tes chaînes ; seul est libre l’être qui a pu s’affranchir des illusions, prévient, sans ambages, le sage.      
Dans une société si prestement liberticide, si occupée à nous formater, tellement obnubilée à progressivement rogner nos choix et droits fondamentaux, ne perdons pas de vue que la liberté est avant tout intérieure. Créons notre liberté. Soyons, devenons libre de toute dépendance, plus encore que de toute entrave.

Liberté de pensée, liberté de conscience, liberté de mouvement, liberté d’action, etc… Certes. Mais aussi émancipation, non conditionnement, autonomie affirmée, conscience éveillée, libre-arbitre éclairé. Car il n’y a pas de liberté sans libre-arbitre avisé. Pas de liberté sans autonomie, sans souveraineté, sans lucidité !

La liberté se situe au-delà du langage. Elle se décline sur tous les modes et à tous les temps… (y compris au passé, à l’imparfait ou encore au conditionnel). Ne perdons jamais de vue qu’elle est strictement indivisible, qu’elle n’est pas acquise une fois pour toute, mais qu’elle est le résultat bien tangible d’une vigilance perpétuelle. La liberté est un combat de tous les instants. Elle est notre plus grande richesse… et peut-être bien aussi la seule.

La (quête de la) Vérité – qui délivre – est à ce prix.   

Et puisqu’il en est qui ont fâcheusement tendance à l’oublier… Il ne peut y avoir de liberté sans responsabilité ! Comme il n’y a pas de droits sans devoirs !
Car dans l’aisance, l’élan, la griserie, sans maîtrise et sans garde-fous, la liberté peut devenir folle et gravement tyrannique. Oui, « ma » liberté s’arrête là où commence celle des autres. De tous les « autres »… Et inversement ! N’omettons donc pas, avec discernement, de la tempérer par la nécessaire probité. Jouissons de notre liberté, oui,… mais en termes de bon voisinage, avec magnanimité, altruisme. La liberté ne doit en rien léser, altérer la nécessaire fraternité. Gardons en permanence à l’esprit la maxime : entre le fort et le faible, c’est la liberté qui opprime et la justice qui libère.
Souvenons-nous-en dans nos instants d’euphorie. 

Faisons, chacun, chacune, paisiblement, notre révolution intérieure. Ne fermons plus les yeux. Ne voilons plus notre conscience.

« Il n’y a qu’une forme de liberté : la liberté de l’âme. » (Patricia Darré)    

(…)

« Ce dont il faut faire le plus de cas, ce n’est pas de vivre, mais de vivre bien. De façon belle et juste. » (Socrate) (470 av. J.-C. – 399 av. J.-C.)

« Un adulte est un être libre, responsable, créatif, et, de plus en plus conscient. » (Daniel Kieffer) Beau programme de vie !

« Voilà la vraie liberté : être capable de sortir de soi, franchir les limites de son petit monde pour s'ouvrir à l’univers. » (Alexandro Jodorowsky)

« Liberté… j’écris ton nom… » Cf. la vibrante incantation - écrite en 1942 - de Paul Éluard (1895 – 1952).

Enfin, rappelons ici quelques définitions basales, évidentes, synthétiques, de la liberté :

  • « La liberté consiste moins à faire sa volonté qu’à ne pas être soumis à celle d’autrui. » (Jean-Jacques Rousseau) (1712 – 1778)
     
  • « Personne n'est plus esclave que celui qui se croit libre sans l'être. » (Johann Wolfgang von Goethe) (1749 – 1832)
     
  • La liberté est l’état d’un être qui n’est pas captif.
     
  • On ne naît pas libre, on le devient.
     
  • « Soyez donc résolus à ne plus servir et vous serez libres. » (Etienne de la Boétie) (1530 – 1563)
     
  • « Brise les chaînes qui te retiennent et tu seras libre. » (Hermès Trismégiste)
     
  • « La vraie liberté, c’est pouvoir toute chose sur soi. » (Montaigne) (1533 – 1592)
     
  • Seule la vérité peut rendre l’homme libre.
     
  • Libre est celui qui vit dans l’éternité.        

(…)

LIBERTÉ

Prenez du soleil
Dans le creux des mains,
Un peu de soleil
Et partez au loin !

Partez dans le vent,
Suivez votre rêve ;
Partez à l’instant,
La jeunesse est brève !

Il est des chemins
Inconnus des hommes,
Il est des chemins
Si aériens !

Ne regrettez pas
Ce que vous quittez.
Regardez, là-bas,
L’horizon briller.

Loin, toujours plus loin,
Partez en chantant !
Le monde appartient
À ceux qui n’ont rien.

Maurice Carême
(1899 - 1978)

. . . / . . .

« Silence. Vois comme la piste est belle. » (Un Indien Dakota)

Cher lecteur, chère lectrice,     

Assez de verbiage ! J’espère ne pas vous avoir trop ennuyé(e), rasé(e), agacé(e) – et peut-être même courroucé(e) –, avec ces longues et fastidieuses graphorrhées, alors que toutes ces pages peuvent se ramener, se résumer, se condenser en ces quelques simples lignes ci-après.
Consolons-nous toutefois ; le chemin fait partie de la destination, le paysage et l'aventure appartiennent au voyage, dit-on.

Arrivé ici, à ce stade, il me reste à chaleureusement remercier le courageux – et méritant ! – lecteur qui m’aura accompagné – peut-être en accord, peut-être en désaccord – à travers ces pérégrinations, et avec lequel, tout au long de ce petit bout de chemin effectué ensemble à refaire le monde, j’aurai devisé de mille et une choses, graves ou légères, utiles ou futiles, de fortune et d’infortune, au gré des circonstances rencontrées et des évènements traversés.

Oui, à partir d’ici, tout spécialement, il n’y a plus grand-chose à dire, mais tout à expérimenter, tout à ressentir, tout à vivre… Simplement à être, et généreusement laisser rayonner cet être.

Merci ! Et bon voyage, bonne route à vous !

Buen camino !!

Le cœur en joie, les yeux grand ouverts, les mains offertes
Allons de l’avant !

Nous co-créons notre avenir.

Nous sommes tous ici et maintenant pour une visite. Nous ne sommes que de passage. Nous sommes venus observer, apprendre, grandir, aimer puis retourner d’où nous venons. (Dicton Aborigène australien)… Sagesse d’un peuple « primitif »/premier/racine…

« Pour un être conscient, exister consiste à changer, changer à se mûrir, se mûrir à se créer indéfiniment soi-même. » (Henri Bergson) (1859 - 1941)

(…)

Dans un grain de sable voir le monde. Dans chaque fleur des champs, le paradis. (William Blake) (1757 – 1827)


« Il n'y a que quatre questions importantes dans la vie : Qu'est-ce qui est sacré ? De quoi l'esprit est-il fait ? Qu'est-ce qui vaut la peine de vivre ? Qu'est-ce qui vaut la peine de mourir ?… La réponse à chacune d'elles est identique : seulement l'Amour. » (Don Juan DeMarco, F. Coppola, Jeremy Leven)          

« Raisin vert, raisin mûr, raisin sec, tout est changement, non pour ne plus être, mais pour devenir ce qui n’est pas encore. » (Marc Aurèle) (121 – 180)       

Regardons la chose bien en face. En réalité, ce n’est pas tant le temps qui passe que nous qui passons / fuyons.

« Mignonne, allons voir si la rose…
Vivez, si m'en croyez, n'attendez à demain, cueillez dès aujourd'hui les roses de la vie.»

résumait avec grande poésie Pierre de Ronsard (1524 - 1585).   

Le présent EST le passant !
Tout ce qui existe est éternel.
Rien ne meurt jamais.
Le fleuve coule. Le vent souffle. L’oiseau vole
(*).
Rien ne finit. Rien ne commence.
Comme l’alternance immuable du jour et de la nuit.
Comme le continuel enchaînement des saisons.
Dans le grand cycle de la vie, dans la roue du grand Tout.
Tout est perpétuel mouvement et recommencement.
Rien ne fut. Rien ne sera.
Tout est.
Tout est un.
De toute éternité.

(*) Cf. Elephant Man.

Lenteur et douceur, bonté et humilité

Le bonheur c'est maintenant !

Alors… ami(e), il est salutaire de ralentir… durablement !… De renouer d’urgence avec soi et avec le monde… Et si ce n’est pas dès maintenant, dès cet instant, dès la présente seconde… quand sera-ce ?!

Puissions-nous, humains, avec humanité et humilité, nous ressouvenir de notre antique parenté, de notre origine fondatrice, de notre antédiluvienne ascendance avec l’humus.

Et si le vrai et ultime but de notre vie terrestre, de notre existence humaine, n’était pas tant de transformer le monde que de nous transformer nous-même ? De polir, polir et repolir notre diamant intérieur ?

Que reste-t-il de la vie, excepté d’avoir aimé… ?
Le bonheur est là où nous le plaçons.

Être. Simplement être – Avec le cosmos pour horizon

Se créer, se transformer, se transmuer

Nous sommes faits par ce que nous faisons.     
Au final… Qu’avons-nous, au fond, de mieux à faire ici-bas, de plus important et de plus urgent… que de simplement, humblement, être, aimer la vie, pacifier nos instincts, purifier nos pensées, ennoblir nos cœurs, enrichir nos consciences, perfectionner notre humanité, nous accomplir en souveraineté… et ainsi réaliser le grand œuvre de notre vie, en contribuant, fût-ce à notre petite, modeste, insignifiante échelle individuelle, à embellir, magnifier, enluminer, (ré)enchanter le Monde ?!


« Deviens ce que tu es, fais ce que toi seul peux faire. »

Carpe diem !

Pour vivre l’éternité d’un instant, un instant éternel.

U tempu passa ; passa lu bé !          
 

À bon entendeur…

IMAGINE…

« Que seulement je fasse de ma vie une chose simple et droite comme une flûte de roseau que l’on peut emplir de musique. »
(Rabindranath Tagore) (1861 – 1941)

« Il n’y a qu’une seule chose importante, la seule : vivre pour voir le jour magnifique qui se lève et la lumière qui emplit le monde. »
(Philip Harnden)

« Lorsque je suis en paix, l’univers entier est en paix. »

« Immobile, sans rien faire, le printemps arrive, l'herbe pousse. »
(Adage taoïste)

« Le murmure de la rivière est le murmure même du temps.
Entre les berges de l’univers, le fleuve du temps coule sans arrêt.
 »
(Shundo Aoyama)

      Let it be

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