Monde 3 – Malades du « Progrès »

« Il ne sert à rien à l’homme de gagner la lune s’il vient à perdre la terre. » (François Mauriac) (1885 – 1970)

Où donc court notre monde ?

On n'arrête pas le progrès
Vive la modernité ! – In technology we trust !

Bien le bonjour de l’Anthropocène

Le mythe - suprême - du progrès matériel – Le haut culte de la nouveauté

Sacrée technologie ! – Toute puissante Technoscience – L’âge d’or du progrès ou le progrès du progrès (Progrès puissance 2)
Le progrès érigé en mythe suprême

Puissante techno-addiction avec obsolescence programmée intégrée        
Du malheur de l’amour - immodéré - du progrès scientifique et technologique « au service du bien-être de tous »…

Madame, Monsieur, ne vivons-nous pas à une époque formidable ?!

On nous dit « le bonheur c’est le progrès, faites un pas en avant. » Et c’est le progrès, mais ce n’est jamais le bonheur. Alors si on faisait un pas de côté ? Si on essayait autre chose ? (André Gorz) (L’An 01, film de Gébé et Jacques Doillon, 1972)    
 

Important : je ne dénonce aucunement le progrès en lui-même ; j’en dénonce les nombreux errements et abus.

« Mais ce que les hommes ont fait de la terre promise - de la terre accordée… il y a de quoi faire rougir les dieux. L'enfant qui brise un jouet n'est pas plus bête, ni l'animal qui saccage le pâtis où il doit trouver nourriture, trouble la source où il va boire, ou l'oiseau qui souille son nid.

Ô triste abord des villes ! Laideur, désharmonie, puanteur…  Avec un peu d'entente et d'amour, je songe aux jardins que vous pouviez être, ceintures des citées, protection de tout ce que la végétation proposait de plus luxuriant et de plus tendre - réprimé le moindre attentat de quelqu'un à la joie de tous.

Je songe à ce que vous pourriez être, loisirs ! Ô jeux spirituels dans la bénédiction de la joie ! Et le travail, le travail même, racheté, réchappé d'une malédiction impie. » (André Gide) (1869 – 1951)

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– Entracte –

Petit intermède pour se décrisper les neurones et se retendre les zygomatiques

Le progrès est une chose délicieuse. (N.F.)

Chronique de l’an de grâce 2013, soit 41 ans après ce constat(*) - qui fut du reste loin d’être le premier.
(*) : Film L’An 01 (Gébé et Jacques Doillon, 1972)

Un petit groupe de terriens dés-abusés s’interroge sur la course inconsidérée et inconditionnelle au progrès…

- De partout on nous simplifie la vie, de partout on cherche à nous faciliter les choses…
- Et très bizarrement, en réalité j’ai bien l’impression que de partout la vie est de plus en plus dure ?
- Ah… ?!
- Fichtre ! Décidément, le progrès ne semble toujours pas davantage disposé à faire notre bonheur, petit ou grand…
- Ni d’ailleurs celui de nos congénères ou celui de l’humanité !
- Et pourtant, ce n’est vraiment pas faute de faire ou de vouloir des progrès…   
- Ni surtout de faire des efforts §
- Et puis, mes amis ! quels progrès alors !! Tous les jours même, on nous en promet des nouveaux… des progrès.
- … C’est ben vrai ça !… Mais aussi plein de nouveaux efforts à faire pour les mériter…
- Et même y paraît que le progrès ça se paye… !
- Pourquoi ? le progrès se paye ?
- T’es où ?
- Oui ! Ça s’paye la tête ! Ah ! ah ! ah §
- … Au prix fort, non négociable…
- Ah oui ?!
- Le progrès n’est-il pas éternel ?
- C’est comme pour la mode… un progrès chasse l’autre §
- Paraît même qu’il nous est très habilement distillé, très efficacement servi sous forme de sénescence juvénile
- Ce qu’on appelle encore l’obsolescence annoncée ou programmée…
- C coi ça ???!!!
- Une sorte d’Alzheimer précoce technologique…
- Un beau jour, prématurément, on n’ sait pas pourquoi… irrésistiblement l’heure de jeter est venue !
- Souvent peu de temps après la fin de la garantie… ça fait pouf § … foutu § @ Terminé ! Rideau § HS !
- Après la v.8._…Va-z-en acheter du v.neuf §
- Parce que ça dope le PIB, parce que ça fait pousser la croissance, voyons !
- … Et surtout grossir la Bourse §
- Mais pas la mienne ! C’est bien dommage !
- Bien sûr que oui… l’avantage avec le progrès, c’est qu’on croit toujours que c’est une bonne affaire, une bonne nouveauté.
- En effet, le progrès progresse et progresse et progresse et progresse… Il n’a pas de fin le progrès ! Il est éternel.
- Et plus la technologie avance et moins j'ai l'impression de maîtriser jusqu'aux choses simples de la vie…
- (…)
- Le progrès du progrès… ne serait-ce pas la vitesse ?
- Oui, la vitesse à laquelle nous nous précipitons vers le mur !
- Mais, malins ! vous l’savez bien ! C’est pour not’ bien, not’ bien-être, not’ mieux-être, not’sans T !
- Pardi ! C’est pour nous ! J’vous l’ dis ! C’est pour nous !!!
- Et aussi - très important - pour notre sécurité !
- Le progrès est devenu « tout automatique » ! Tellement automatique qu’on n’a même plus à le choisir : il s’impose de lui-même !
- C’est ça ! Il nous est démocratiquement dicté !
- … Érigé même en nouvelle religion d’État.
- Et on fait quoi ?!
- Le progrès, c’est aussi le pouvoir d’achat.
- Et le pouvoir d’achat, c’est…
- Le pouvoir de nuire…
- Le permis de détruire…
- Bienvenu dans notre enfer technicisé !…
- Progrès de qui ? Progrès de quoi ?
- Progrès pour qui ? Progrès pour quoi ?
- Oui, parfois je me demande si le progrès ne semble pas lui aussi être devenu complètement fou ! …
- Comme les hommes… comme le temps…
- Oh ! Sacrilège ! Au lieu de blasphémer, prosternez-vous plutôt devant le Grand Facilitateur de nos jours ! Devant le Grand Manitou de nos plaisirs !
- C vrai ! Comment on dit… c’est not’ alfa au méga ! Il faut l’respecter et l’aimer ! Bien comme il faut et sans rien critiquer !
- Vous avez compris !§
- (…)
- Psst ! Aux dernières nouvelles, le progrès c’est… l’autocar.
- Hein ? quel tocard ?!
- Question loufoque… Et si finalement, le progrès… ce serait de marcher sur la tête ?! 
- …
- Oui, et le plus systématiquement et obstinément possible… sous peine d’amende - automatique - pour les contrevenants !
- … Tenez, vous savez aussi qu’on a marché sur la lune…
- Pfff… On a beau aller sur la lune… combien pourtant elle est loin encore !          
- Oui, ici-bas ce n’est pas vraiment la mer de la tranquillité ! Vous la voyez bien aussi, vous, la mer de… ?          
- Oui… jusqu’au cou §
- Oh, à voir le triste état du monde d’ici, ce n’est non plus un « pas de côté » qu’il faut faire, mais carrément un grand saut !
- Jusqu’à la lune ? 
- Va donc falloir apprendre à sauter §       
- Comme des puces §      
- Et urgemment §  
- Après moi, le déluge.
- C’est le Big Bazar §
- Après moi, les mouches.
- Oh là ! ça va la sinistrose ! Un peu de positif SVP !… La Crise ça a cela de bon que nous n’avons jamais été si proche du changement…         
- Ni de la lune §
- Oui, à la différence près, qu’à défaut de l’avoir choisi et anticipé nous aurons à le subir de plein fouet et en pleine tronche !
- Mais ce n’est alors plus tout à fait la même chanson ?    
- Non… Va très sérieusement falloir changer plussss que la casquette du chef d’orchestre… et sans pour autant laisser revenir les dinosaures !   
- ??? C’est-à-dire ?
- Va vraiment falloir TOUT CHANGER § CHANGER de disque !… CHANGER le refrain, CHANGER les couplets…
- CHANGER la mélodie… CHANGER le chanteur, CHANGER les musiciens…
- … CHANGER le producteur, CHANGER le réalisateur…
- CHANGER la propagande, CHANGER la réclame…
- CHANGER le DJ, CHANGER la sono…
- Et même CHANGER le décor…
- Et aussi CHANGER tout le tralala tralalère §§
- §§§ CHANGER §§§         
- Vraiment §§§ CHANGER §§§
- J’vous l’fais pas dire §
- Et puis aussi le cap’tain §           
- Ah-ah-ah §

- §§§ CHANGER §§§
- Et l’armateur §
- Ah-ah-ah-ah §

- §§§ CHANGEZ §§§         
- Et l’actionnaire §
- CHANGé §

- Alouette §
- ??!!        
- Alouette §§
- Alouette §§§

- §§§

- …

Le progrès est une chose délicieuse. (N.F.)

Question subsidiaire : globalement, avons-nous fait progresser (!)…1/ Le bonheur OU… 2/ La misère ???

« Lorsqu’on crie : » Vive le progrès ! », demande toujours : « Le progrès de quoi ? » (Stanislaw Jerzy Lec)
 

Nous sommes devenus plus puissants. Pas meilleurs.
Seulement, beaucoup, beaucoup plus puissants.

L’homme a tout perfectionné, sauf lui-même.

Progrès – Espoir – Bonheur ?

Si le progrès peut être - quelque temps - synonyme d’espoir, il n’en est en rien précurseur et encore moins promesse de bonheur.

Bien évidemment je n’ai rien contre le progrès ou les innovations. Bien au contraire, il en est d’agréables, d’utiles, de précieux et même de salutaires. Nous avons - ou utilisons – quasiment tous au moins un bijou technologique… (Au moins celui-ci…par l’intermédiaire duquel vous me lisez !)

Pour éviter toute équivoque… Je ne souhaite pas retourner vivre dans les arbres, et ne suis ni partisan du retour à la vie de caverne, ni même à l’éclairage à la bougie ! Oui, le progrès - technique au moins - a libéré l’humanité de nombreux fardeaux, notamment en lui facilitant ou en lui évitant certaines tâches longues, pénibles, fastidieuses pour lui offrir un supplément de temps, du loisir (le vrai !) à consacrer - normalement - à d’autres occupations… que l’on pourrait - soit dit en passant - supposer plus… épanouissantes, plus nobles, plus élevées… Citons juste un petit exemple, récent et quasi-universel : le lave-linge, ou, plus généralement, l’électricité.
Ainsi, par ex., en une cinquantaine d’années, notre consommation d’électricité a été multipliée par dix… Mais sommes-nous pour autant 10 fois plus heureux qu’avant ?!

La consommation, ou le - seul - confort matériel peuvent-ils devenir le but ultime d’une civilisation ?

Il semblerait que plus le bien-être matériel progresse, et plus le mal-être psychique augmente lui aussi.

Le gaspillage institutionnalisé, l’obsolescence planifiée (la durée de vie préprogrammée des produits), l’incessante fièvre normative (la valse continuelle des normes), le diktat des modes, l’overdose de produits inutiles (gadgets en tout genre) avec lesquels on nous harcelle jusqu’à épuisement, etc… tout cela est l’expression d’une seule et même idéologie consumériste et esclavagiste : le moulin de discipline mondial de production(*), la roue que nous contribuons – à la sueur de notre front, et au détriment de notre santé – à quotidiennement actionner pour faire le bonheur de… quelques actionnaires ! Qu’on se le dise !
Et vous, avez-vous des actions ou des obligations ?…
(*) (Cf. Franz Broswimmer)

Une simple petite question… De combien de chargeurs de téléphone portable disposez-vous… et combien avez-vous déjà payés… et jetés ??!!
Question subsidiaire : C’est pour quand leur standardisation ???

« Le monde moderne ressemble à une sorte de moulin de discipline dans lequel les gens s’occupent de tout, excepté de ce qui est en train de les détruire. » (Franz Broswimmer)

Cessons donc enfin de nous illusionner sur l’automaticité de la chaîne : progrès scientifique ⇒ progrès technique ⇒ progrès matériel ⇒ progrès personnel ⇒ progrès sociétal et progrès moral ! Arrêtons de croire à ce pernicieux mirage !

« Le progrès ne vaut que s'il est partagé par tous. » (Aristote) (384 – 322 av. J.-C.) … Que s’il est partagé par tous… les êtres.

Le progrès permanent des connaissances fait découvrir à l’homme les mystères de la vie et ne cesse de lui ouvrir de nouveaux, palpitants et fantastiques horizons. La science a fait de l’homme un quasi-dieu… sourd et aveugle (inconscient et irresponsable), conviendrait-il de nuancer aussitôt.

« Le progrès technique est comme une hache que l’on aurait mise dans les mains d’un psychopathe. » (Albert Einstein) (1879 – 1955)         

Lorsque les inventions se tarissent, on « innove »

Nouveau ! Vu à la TV !... Beaucoup de nos nouveautés ne sont en réalité que des innovations mercatiques (marketing).

Souvent le mot progrès évoque spontanément le progrès technique ou technologique. Pourtant, il est étendu à de nombreux autres secteurs de la société. Du progrès, des innovations, j’en dénonce les nombreuses dérives, les abus manifestes, la gadgetisation du monde… et surtout la sacralisation de la technique(*) et l’énorme hypocrisie et parfois le cynique dévoiement qui peuvent se draper dans son noble étendard. Le progrès ne peut pas être, en lui-même, une finalité !

(*) Jacques Ellul précisait à très juste titre : « Ce n'est pas la technique qui nous asservit mais le sacré transféré à la technique. » (Le penseur nous éclaire sur l’idéologie du progrès et du développement, la soumission à la technique, l’illusion politique, etc.) 

Le progrès est une chose délicieuse. (N.F.)

Le progrès technologique révèle aussi – et de plus en plus – une face cachée, un revers obscur : cf. par exemple, les récentes affaires d’espionnage à l’échelle continentale et même planétaire…

D’ailleurs, de plus en plus de voix s’élèvent contre ces soi-disant avancées, contre ces faux progrès, contre ces projets frelatés, contre ces abus et ces tromperies manifestes qu’on essaye coûte que coûte d’imposer aux populations. L'@claireur, par exemple, résume en un mot superbement la chose : Aie! tech !

Sempiternelle question de l’outil et de son emploi. L’outil peut être magnifique… et son usage absolument désastreux.  
Le progrès ferait-il peur ?

« Après tout, la civilisation a pour but, non pas le progrès de la science et des machines, mais celui de l’homme. » (Alexis Carrel) (1873–1944)    

Tout a un prix

Le prix de la « civilisation »  La facture de la « modernité »

Et le vrai prix, le prix à payer, n’est pas forcément le prix affiché…

 

Voici donc quelques aperçus de la société de consommation dans toute sa – triste – splendeur…     
 

… La marche du monde…

Et plus généralement encore…
Bien le bonjour de l’Anthropocène…
… Petit aperçu du monde merveilleux du progrès et de la high tech

Le coût/coup du progrès
Saccages et empoisonnements physiques et psychiques  à tous les étages…
Quelques bribes de nature morte

Pour - définitivement - ne plus pouvoir s’exonérer par un laconique « Je ne savais pas…»

Normalité… glacée… et actualité brûlante
Déluge technologique
Une tragique fuite en avant

Pour satisfaire à la culture du chiffre et verser mon tribut à la Datacratie
Des faits, rien que des faits
Nb : la plupart les chiffres – pour ne pas dire tous – cités ici sont on ne peut plus officiels. Les données officieuses sont souvent bien plus alarmantes encore…

Les faits, même si on peut un certain temps les ignorer, les négliger, les minorer - voire les étouffer ou sciemment les cacher -, ont la vie rudement dure. Ils sont très têtus et finissent immanquablement par ressurgir un jour ou l’autre.
Jugez-en par vous-même.

Le progrès est une chose délicieuse. (N.F.)

Ouvrir les yeux – Comment la foule peut se laisser endormir et berner…   
Constats ci-après en étroite résonnance avec les lignes ci-dessus…

Si nous avons tous en tête des progrès réels, indiscutables, quelques réussites particulièrement remarquables… il est bon aussi de se rappeler que la modernité c’est - hélas - aussi spectaculairement ce qui va suivre…

Petit rappel de quelques chiffres tristement éloquents… Petit florilège, bref extrait du vaste recueil des ratés de notre civilisation en ce début du 21e siècle… :

J’ai longtemps hésité à énumérer toute ces négativités, toutes ces calamités, toutes ces horreurs. … et ne les ai alignées que pour mieux faire prendre conscience - à ceux et celles qui ne l’auraient pas encore tout à fait compris - de l’urgence absolue de changer de voie. Et si l’on pouvait faire l’économie de mettre le doigt là où ça fait mal, je le ferai bien volontiers. Mais à l’instar de l’"éducation" des animaux "domestiques", il faut continuellement nous remettre le nez dans nos travers pour nous faire progresser. 
Par ailleurs, j’y ai supprimé la quasi-totalité de mes commentaires… pour alléger le texte et aussi pour laisser, à travers la nudité des chiffres, la vérité s’exprimer crûment et sans artifices, et lui permettre de résonner librement en chaque cœur, en chaque conscience.           
Accrochez-vous.

Bien que nous allions sur la Lune, sur Mars,…, et malgré tout le barda technologique, nos multi-connexions 24/24, la TNT, la HD, le 3D, le très très haut débit, la géolocalisation, le déluge d’écrans et de tablettes, la profusion d’applis en tout genre, la multiplication des G et des Bouquets satellitaires, l’omniprésence de l’hyper information non-stop

Solitude en partage – Connecté à tout, lié à rien. Fragmenté en tout, uni en rien. Informé en tout, conscient de… ??…

Tout a un prix, et parfois le prix,
c'est... la VIE.

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Au nom de Sa Majesté le Progrès… On s’incline svp !

Des tragédies "silencieuses"…

La misère organisée

  • Irrésistible et dramatique montée du chômage, de la précarité et de la pauvreté…
    Rien que dans notre pays « riche », la France, nous approchons tranquillement - mais inexorablement ! - des 10 millions de pauvres(*) (soit près d'1 personne sur 6 !).
    Sur les seules 10 dernières années, la France peut s'enorgueillir d'avoir produit 1 million de pauvres de plus (12/2016).
    Pauvres avec ou sans dents, pour reprendre une expression – si sa véracité est établie – qui certes a fait - quelques jours - couler de l’encre, mais qui surtout, au quotidien, fait assurément couler beaucoup de larmes d’amertume.
    Au passage, comment fait-on pour serrer les dents, lorsqu’on n’en a plus ?! Est-ce donc à force de les serrer qu’on les perd ? Ou bien est-ce à force de les perdre qu’on les serre ? S’est-il posé la question ?… Et le bonhomme persévère

    Alors que certains les perdent, d’autres – spécialement parmi ceux qui nous gouvernent –, pour le bien, le salut collectif, seraient bien mieux inspirés de se les faire limer, voire substantiellement raboter, à commencer par les canines.
    (*) Nombre de personnes vivant sous le « seuil de pauvreté », soit 964 euros par mois et par individu (seul) (données 2010, pour un « seuil à 60 % » du niveau de vie médian).
    Pardon pour les données techniques. Ceux qui sont directement concernés ont une approche forcément plus pragmatique et brutale - et certainement moins intellectuelle - de cette implacable réalité.
                       
  • Plus précisément, un jeune sur cinq est sous le seuil de pauvreté, soit 20% des moins de 25 ans (2013)…              
    D’un autre côté, près de 3,6 millions de personnes sont allocataires de minima sociaux, et un peu plus de 6 millions de personnes au total en vivent (soit presque une personne sur 10). Et il n’y a dans ce contingent pas que des « fainéants » comme on peut encore l’entendre ci et là ! On compte même entre un et deux millions de travailleurs pauvres (travailleurs dont le niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté) !
     
  • Pôle Emploi, premier employeur de France
    3,26 millions d’individus étaient - très officiellement - au chômage (à temps plein) fin avril 2013, en France. 3,5 millions fin 2014. Et il ne s’agit ici que des demandeurs d’emploi inscrits en fin de mois à Pôle Emploi au titre de la catégorie A. C’est donc sans compter tous les autres (catégories B, C, D, et E, les départements d’Outre-mer, etc.)… c’est-à-dire au bas mot 3,5 millions d’individus supplémentaires. Et ignorer aussi tous ceux qui ont définitivement jeté l'éponge des actualisations.
    Soit au moins 7 millions de personnes totalement ou partiellement privés d'emploi.                
    Sachant que la perte de travail entraîne couramment la perte de la santé, et parfois la perte de la vie tout court. En effet, le chômage ne constitue pas seulement l’antichambre de la précarité et de la pauvreté. Il est aussi un dangereux serial killer. Il causerait – selon une étude sérieuse menée par Pierre Meneton, chercheur à l’Inserm – (2007), en France, chaque année entre 10.000 et 20.000 morts (au moins), dont plusieurs centaines par suicide. À quand donc les radars anti-chômage ?!
     
  • Dans le même temps, l’année 2013 a vu l’émergence de 12 nouveaux milliardaires – soit 67 milliardaires au total – rien qu’en France (selon le Magazine Challenges)…     
    Pour avoir une petite idée de la masse d’argent que cela représente, empiler 1 milliard d’euros en billets de banque de 100 € permettrait de construire une tour haute de… 1 000 mètres.
    Ne cherchez pas, votre portefeuille a toutes les chances d’être largement sous-dimensionné pour cela.
     
  • 2,5 millions de personnes illettrées vivent en France, pays du « bel esprit », des « belles lettres » (statistiques de 2013).
    Concomitamment… Malgré des budgets éducatifs colossaux, de multiples indicateurs viennent régulièrement confirmer la baisse préoccupante du niveau scolaire en France… et non seulement par rapport à d’autres nations (cf. Pisa, OCDE,…)… mais indubitablement aussi – même si l’institution crie le contraire – dans le temps !
    Classement Pisa, 12/2013  : et le décrochage continue (25e place sur 65)… Comme la cacophonie…
    L'enquête TIMMS (Trends in International Mathematics and Science Study) (IEA) 2015 constitue un pavé de plus dans la marre - le marécage ? le marais ? - de notre enseignement. An official « blâme » ! Tout commentaire superflu, y compris sur l'explication foireuse de notre ministre (11/2016) qui, soit dit en passant, en dit long sur le champ de ruines - et la foire d'empoigne - qu'est devenue l'école sous les assauts continuels et dévastateurs des politicards. Ça pue !
    Cocorico !! Nous chantons sur le fumier !

Le progrès est une chose délicieuse. (N.F.)

  • Plus d’un Français sur quatre est « sous » psychotropes (anxiolytiques, antidépresseurs, somnifères et autres médicaments pour le mental) ! Dont une part toujours croissante… d’enfants !
    Cocorico ! Voilà au moins un sujet de satisfaction ! Voilà bien une spécialité où nous excellons. Nous sommes même les champions du monde de la "discipline" ! Et dans ce domaine nous ne sommes pas prêts de céder notre première place. Nous nous y accrochons même comme la misère au monde.
     
  • Rien qu’au début des années 2000, l'Assurance Maladie remboursait déjà annuellement pour près d’un milliard d’euros de ces petites boîtes de pilules magiques, de cachets-miracle - ou plus justement de cache-misères. Pensez, des « pilules à oublier les soucis », ça fait forcément des envieux !
    Petit inconvénient toutefois : ça fait parfois oublier un peu trop… ou alors, paradoxalement, accroît davantage encore l’insomnie et l’anxiété, ce qui constitue, reconnaissons-le, un comble pour un somnifère ou un tranquillisant.
     
  • Le problème ne réside pas dans leur usage à court terme, mais dans la pérennisation de leur prise. Cet engouement nourrit copieusement le DSM (répertoire des troubles psychiques, la bible des psychiatres) qui ne cesse périlleusement de s’allonger et de se complexifier. De 112 problèmes psychiques répertoriés, la liste dressée par les spécialistes – sur des bases d’une scientificité discutable – est passée en quelques décennies à 374 (année 1994) ! Au point qu’un psychiatre dissident connu voit dans ce répertoire « une pièce maîtresse de manœuvre politique ».
     
  • Cette classification ainsi que la médicalisation des émotions normalisent insidieusement les comportements de tout un chacun, et de ce fait stigmatise pernicieusement les attitudes qui sont alors qualifiées de « déviantes »… pour le plus grand bonheur de la toute puissante industrie pharmaceutique (qui a passé la barre symbolique des mille milliards de dollars de chiffre d’affaires (2014) et qui pointe au 3e rang mondial, en termes de valeur boursière, après la ‘banque’ et le ‘pétrole’)…
     
  • Les français d’ailleurs se trouvent être puissamment accros aux médocs, semblant ainsi ratifier – du moins partiellement et à leur manière – le célèbre précepte d’Hippocrate Que ton aliment soit ton médicament
    En effet, nous « consommons » en moyenne 48 boîtes de médicaments par an, soit près d’une boîte par semaine) (2013), ce qui nous place en tête des pays européens ! Les antalgiques, qui se taillent la part du lion, génèrent à eux seuls un quart du marché des pharmacies.
    Et si cette consommation globale, en quantité, reste plutôt stable, la dépense moyenne, elle par contre, augmente au-delà de l’inflation (515 € en 2014 contre 390 € en 2000).
    Au total cela génère un chiffre d’affaires annuel de 27 milliards d’euros (2014). Somme rondelette tombant dans l’escarcelle – tout aussi rondelette – des laboratoires pharmaceutiques. Et, de gré ou de force, autant en moins dans les poches des cotisants prisonniers impuissants du système de santé. Mais de quoi en effet généreusement rétribuer les fabricants et les prescripteurs… et plomber un peu plus encore les comptes de la Sécu (c’est-à-dire de la collectivité, c’est-à-dire les nôtres)…

Un médecin par jour – foin du mal d’alentour. (N.F.)

  • Et si encore tous ces milliards permettaient aux Français d’être – ou de rester – en bonne santé…
    Mais pensez-vous ! 1 sur 2 ou sur 3 (au mieux 1 sur 4) est – a été, ou sera – atteint d’une « maladie grave » (selon l’expression "consacrée").
    Érigée je ne sais plus combien de fois déjà en « grande cause nationale » de ce côté-ci de l’Atlantique comme de l’autre… avec des résultats plutôt mitigés et discutables me semble-t-il… Mais est-on bien sûr d’avoir recherché et supprimé toutes ses causes possibles des cancers ??? Évalué sérieusement tous les traitements disponibles ???...
     
  • Nous avons au moins 3 risques sur 5 de mourir d’une « maladie du mode de vie » selon une récente étude de l’O.M.S.
    Selon le Professeur Dominique Belpomme, cancérologue et président de l’ECERI (Institut de recherche européen sur le cancer et l'environnement) entre 70 et 90% des cancers déclarés sont dûs à l’environnement.
     
  • Le stress coûterait en France en moyenne 51 milliards d’euro (soit 3 % du PIB) selon certaines estimations. Et peut-être nettement plus, tant cette évaluation me paraît sous-estimée et/ou son périmètre tronqué.
     
  • Un million d’individus se suicident par an de par le monde(*) (et en dépit de ces montagnes de médications)… Rien qu’en France, et par an, l’on dénombre 160.000 à 180.000 tentatives (soit en moyenne 1 tentative pour 400 habitants) et plus de 10.000 à 12.000 suicidaires « réussissent » effectivement.
    (*) : Sans compter tous ceux qui, de mille façon possibles, se suppriment à petit feu... Combien ?!
     
  • Quant aux individus restants, ils auront, eux, une bonne « chance » de devenir… déments (forme de suicide lent). En effet, l’OMS estime que les cas de démence devraient doubler d’ici à 2030 et même tripler d’ici 2050 (11/04/2012).
    35,6 millions de personnes à travers le monde sont aujourd’hui atteintes de la maladie d’Alzheimer. Elles seront près de 115 millions d’ici le milieu de ce siècle.              

    « Sans un cœur qui compatit à autrui, on n’est pas humain. » (Mencius) (380–289 av. J.-C.)  

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Pollutions tout azimut et inquiétante érosion de la biodiversité

  • Les écosystèmes de la Terre pourraient connaître un effondrement irréversible d’ici à 2100, selon une étude réalisée par 22 chercheurs (cf. revue Nature, 06/06/2012)

    La planète agonise sous les déchets...
  • En France, près de 28 tonnes de déchets sont « produits » chaque seconde, soit plus de 868 millions de tonnes par an. Un Français, en une année, génère de 375 à 500 kilos de déchets, soit deux fois plus qu’il y a quarante ans. Dans notre pays, chaque année nous jetons 5 millions de tonnes d’emballages. Chiffres, plus est, en constante augmentation.
     
  • Dans le monde, 2 millions de tonnes de déchets sont déversées chaque jour dans les fleuves, les lacs, les rivières… 50 millions de kilos d'hydrocarbures sont annuellement épandus dans les océans.
    Avec nos emballages plastiques, en quelques décennies, notre société a même créé un 6e continent (dans l’océan Pacifique) ! Et plus près de chez nous, dans certaines zones de la Méditerranée, les sacs plastiques ont remplacé les coraux…
     
  • Par ailleurs, la consommation d’eau n’en finit plus d’exploser. En l’année 2000, la consommation mondiale était de 4 milliards de mètres cubes par an. Nous dépassons ainsi continuellement les capacités de renouvellement des réserves. Jusqu’à quand pourrons-nous ainsi pomper inconsidérément ???
     
  • La pollution de l’eau tue chaque année 10 millions de nos semblables ! 6.000 (six mille !) enfants meurent - assassinés ! - chaque jour pour avoir consommé une eau non potable…
    1,9 milliard d’humains boivent une eau qualifiée de « dangereuse »…
    1,1 milliard de terriens (soit 17% de la population mondiale) n’ont pas accès à l’eau potable.
     
  • Et en France aussi les eaux sont souillées : la quasi-totalité des cours d’eau (de surface) et 3/4 (au moins) des nappes phréatiques sont polluées.                
    Plus « insalubre » - et chère - que jamais… Chlore, herbicides, pesticides, hormones, résidus médicamenteux, drogues diverses,… coulent désormais - à flot - à notre robinet ! Quel progrès ! Dans le réseau public de certaines communes françaises, l’eau a même le privilège d’être devenue potable par la seule force d’une… grâce préfectorale ! Imaginez-vous l’efficacité de la baguette magique ?!... Elle peut aussi le devenir tout simplement par abaissement des normes en vigueur. Autre impressionnant - et fréquent - tour de passe-passe administratif. Ni vu ni connu. Pas flashé. Et ça ne fait pas les gros titres racoleurs des journaux…               
    … Mais, amateurs d’eau en bouteilles, ne vous réjouissez-pas trop vite… Là, le ver se trouve dans le plastique (sic !)… et le transport… et pas seulement !

    Tchin-tchin ! Ah ! il n’y a pas que les petits poissons qui trinquent et dégustent !
    Et un p’tit coup tra-la-la, un p’tit coup…
    À voot saanté !
    … Trala-la… tralaa-la-aa-aahh
    …  

Le progrès est une chose décidemment délicieuse. (N.F.)

L’air que nous respirons n’est pas mieux loti…
… Quand on nous enfume de partout et à pleins poumons…        

  • 92% des Terriens respirent un air pollué selon les dernières estimations !
     
  • Sept millions d’individus sont décédés en 2012 à cause de la pollution de l’air (chiffre OMS, 03/2014) ! La France n’est pas épargnée par le fléau et le nombre de victimes s’accroît rapidement d’année en année. Même l’O.M.S. vient (enfin !) d’officialiser le caractère cancérigène de la pollution atmosphérique (2013).
    Nos sénateurs s’y sont collés aussi ! Serait-ce parce que l’écologique finit par rattraper l’économique ? Se serait-on aperçu que la pollution frapperait aussi notre porte-monnaie ? Dans un rapport rendu public ce 15/07/15, les « sages » du palais du Luxembourg chiffrent les méfaits de la pollution atmosphérique en France à plus de 100 milliards d’euros par an… Montant d’allure plutôt stratosphérique, on en conviendra. Ce chiffre – consacrant l’inaction politique chronique d’au moins un demi-siècle – ne manquera certes pas de faire couler de l’encre.

    Arrivera-t-il cependant à faire bouger ci et là quelques lignes lobbyistes ? Rien n’est moins sûr. Continuera-t-il de laisser de marbre le contingent des pollution- et autres climato-sceptiques, à l’instar de ce savant pneumologue, qui, interrogé au début des années 2000 – lors d’un notable pic de pollution – par le plus médiatique des docteurs présentateurs TV de France et de Navarre dans son « journal » – ne voyait vraiment aucun lien possible entre la qualité de l’air de nos grandes villes et son incidence sur la santé de ses habitants…
    Et dire qu’il suffisait alors à n’importe quel quidam de juste ouvrir sa fenêtre pour s’apercevoir du contraire !
    Circulez ! Y’a rien à voir !
    J’attends maintenant – avec un intérêt certain je dois l’avouer – que notre haute et prestigieuse Chambre chiffre, dans ce tout aussi soudain qu'inattendu élan écologiste, l’incidence de la pollution de l’eau et la terre.
     
  • Non, il n’y a pas que le tabac qui nous enfume et qui tue dans notre pays ! Les transports aussi tuent et spécialement le trafic routier – et pas seulement par les accidents générés. Ce dernier est l’un des principaux coupables et meurtriers (notamment en raison de la dangerosité des particules fines générés en particulier par les véhicules diesel(*) – que les pouvoirs publics n’ont cessé inconsidérément de favoriser). (Avis aux business maker de la route : à quand les radars anti-pollueurs ?)
    Il était, par ailleurs, grand temps que les tricheries des constructeurs automobiles éclatent enfin au grand jour (Dieselgate, 2015).
    (*) : Ici aussi, ne vous laissez pas berner par les fausses bonnes solutions… et spécialement celles qu’on nous vante à grands coups de pub malhonnête !
     
  • Pollutions routières auxquelles, il faut ajouter les nuisances du transport maritime et aérien en croissance exponentielle aussi.
    Soulignons à ce propos l’importante pollution en particules ultra-fines (PUF) générée par les navires et les paquebots dont par ailleurs le carburant peut contenir jusqu’à 3 500 fois plus de soufre que le diesel de nos voitures. Sans parler des dégazages sauvages en mer et des largages quotidiens de kérosène par les avions…
     
  • D’un autre côté, grâce à l’Europe, la TVA sur les transports collectifs est passée au 01/01/14 de 7% à 10%...
    Quel progrès ! 

Le progrès est une chose délicieuse. (N.F.)

  • Nb : À faire des raccourcis intempestifs - et surtout très mal à propos -, l’on viendrait presque à croire, à lire ou entendre certains médias, que la pollution aux particules fines est due au… beau temps (hautes pressions anticycloniques) (12/2013) ! Un comble !
    Et lorsqu’un épisode pluvieux vient enfin quelque peu assainir l’air vicié et plombé de nos mégalopoles, l’on titre pompeusement – chose vue (03/2015) – que « la pluie lessive la pollution », laissant ainsi faussement croire que la pluie, d’un coup de baguette magique, dissout, absorbe, neutralise la pollution atmosphérique, alors qu’en réalité elle ne fait hélas que l’emporter ailleurs et la donner en pâture – empoisonnée – aux organismes aquatiques.
     
  • Il semblerait d’ailleurs que notre bonne ministre - si polyvalente - en charge de l’écologie etc. soit nettement plus sensible à la liberté de circuler des automobilistes qu’au droit – tout théorique mais tout aussi fondamental – que nous avons, nous citoyens, de respirer un air pur (de qualité). (Propos entendus, de la bouche même de l’intéressée, sur ma chaîne de radio publique préférée – qui entame ce jour, sa troisième semaine de grève). La coupe sombre – et surprise – dans le budget d’Airparif annoncée par les autorités dans les jours qui ont suivi cette interview préfigure-telle la résolution du problème de pollution atmosphérique par… la suppression ou l’appauvrissement des relevés quotidiens censés la mesurer ?
               
  • … Et puis, cloîtrés chez nous, nous ne sommes pas plus à l’abri de la pollution atmosphérique car l’air de nos intérieurs est vicié lui aussi. Et souvent davantage encore ! Donc là également, nous nous intoxiquons à petit feu !
    (…)

Au nom de Sa Majesté le Progrès… On courbe l’échine svp !

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Tous les déchets vont à l'océan.

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Massacres technologiques (au bulldozer, à l'explosif, aux pesticides, au lance-flammes, etc.)

  • La moitié des forêts de la planète – et avec elles l’intégralité leurs écosystèmes – a été détruite au cours du XXe siècle – dont une part significative par… des incendies… volontaires !
    Avec ses incalculables et quasi-irréversibles conséquences sur les écosystèmes… Et le phénomène s’est fortement accéléré et a pris un rythme effréné, même si durant ces toutes dernières années la tendance a - paraît-il - légèrement fléchi. La déforestation touche toutes les forêts tropicales, en particulier en Amazonie, en Afrique équatoriale et en Asie du Sud-Est (Indonésie). 13 millions d’hectares de forêts disparaissent chaque année (2010). Toutes les deux secondes, l’équivalent en superficie d'un terrain de football est abattu. En un an, c’est l'équivalent du quart du territoire français.
    Entre 2000 et 2012, les forêts ont reculé de 23 millions d'hectares. La forêt amazonienne a déjà perdu un cinquième de sa surface (2011).
    Et lorsqu’une forêt tropicale meurt, c’est pour longtemps. Très longtemps. Car une fois détruits, les écosystèmes naturels ne peuvent plus se reconstituer, ni même être reconstitués.
     
  • Parallèlement à ces chiffres inquiétants, selon des ONG, de 20% à 40% du bois importé en Europe serait « illégal » et les pouvoirs publics – français tout au moins – ne paraissent vraiment pas enclins à vouloir enrayer ce trafic. D’autant moins que l’industrie du bois exotique, spécialement en Afrique, est étroitement liée aux milieux gouvernementaux… Évidemment lorsqu’on se tient la barbichette…
    Ne soyons pas non plus dupes sur une partie au moins des opérations de reforestation : peut-on qualifier de « forêt » un champ d’arbres plus exactement (cf. certaines replantations d’Eucalyptus) ? Il ne s’agit dans ces cas-là que de véreuses et cyniques opérations de green marketing qui ne profitent qu'aux spéculateurs-voyous et aux exploiteurs-truands.
     
  • Au cours du XXe siècle, l’intensification de l’agriculture, de l’urbanisation, de la pollution, etc. ont amené la destruction de près de 67% des zones humides françaises (50% rien qu’entre 1960 et 1990).
    Au niveau planétaire, les pertes sont similaires : 50% des zones humides ont disparu depuis le début du 20e siècle.
     
  • En raison de l’érosion des sols – liées principalement aux précipitations et aux déforestations –, rien qu’en Europe, 970 millions de tonnes de terre s’en vont tous les ans vers les mers et les océans (2015). On estime ces pertes à 2,76 tonnes de bonne terre par hectare.
     
  • Les sols, de même que l’eau et l’air, sont des ressources naturelles limitées. Nous dépendons d’1/5e des terres émergées pour notre alimentation (= notre survie) (oui, seuls 22% de la surface des continents sont cultivables) ! Et au contraire de l’eau et de l’air, les sols ne bénéficient d’aucune protection juridique.
     
  • En seulement trente ans, la planète a perdu un tiers de ses terres arables ! Selon la FAO (ONU), si le saccage des terres se poursuit au rythme actuel, il n’y aura plus un seul hectare de terre productive sur la planète dans moins de deux cents ans.
    L’urbanisation galopante constitue une autre menace en ce domaine. Tous les 7 ans, l’équivalent - en superficie de terres cultivables - d’un département français disparaît, englouti sous le bitume, l’asphalte ou le béton (85 000 ha par an ; soit 27 m2 par seconde !).
                     
    Notre puissance technologique ne devrait jamais nous faire oublier que seuls 3 petits centimètres de terre fertile nous séparent de la désolation. Le saviez-vous ?

    Du blé au pèze… Bétonneuses contre moissonneuses
    « Pour ramasser du blé, il faut bien plus qu’une moissonneuse » (slogan commercial - hautement réaliste - vu sur un salon professionnel) (2015)… En quelques décennies, les champs de blé ont radicalement changé de nature et de physionomie… comme d’ailleurs nos campagnes en général. À ce rythme d’enfer, il nous faudra bientôt aller cultiver nos légumes sur la lune.                   

Le progrès est une chose délicieuse. (N.F.)

  • La débâcle de la banquise n’est pas en reste, ni étrangère à ce qui précède. L’étendue de la fonte de la banquise de l’Arctique est telle qu’un point de non-retour sera probablement atteint d’ici 2020.
    Les mois de mai et juin 2014, récemment détrônés par mars 2015 lui-même défait par juin 2015, puis juillet 2015… puis décembre 2015 – je vais arrêter là la mise à jour de cette rubrique tant les records fondent les uns après les autres –, ont été les plus chauds dans le monde depuis le début des relevés des températures (1880) (NOAA). La planète n’a jamais connu de réchauffement climatique aussi rapide. Selon certaines projections du SRES (GIEC 2007), « les eaux de l’Arctique seraient pratiquement libres de glace à la fin de l’été d’ici la seconde moitié du XXIe siècle (2050) »… Et quelles incommensurables et catastrophiques conséquences cela aura !
     
  • Point pourtant n’est besoin d’aller jusqu’aux pôles pour constater les changements - nets - de climat. Nous pouvons le vérifier à notre porte, à notre nez – pour qui a encore les yeux ouverts et les sens en éveil. Et ce n’est pas qu’une vague impression. Les relevés de température l’attestent. Et pas seulement.
    Ainsi par ex. – et de manière très objective –, en Alsace, les vendanges pour le pinot noir ont avancé de près d’un mois en l’espace de trente ans (ce qui n’empêche nullement, certaines années, les gelées printanières tardives de ravager des terroirs entiers) !… Si la température globale devait s’élever de plus de 2°C, Orléans (par exemple) connaîtrait le même climat que le centre de l’Espagne.        
    Sans même parler d’une météo de plus en plus erratique, avec des aléas et des écarts croissants (saisons manifestement décalées, tempêtes, inondations catastrophiques et meurtrières,…) que nous notons tous les ans – pour ne pas dire tous les jours –, même chez nous. (…)
     
  • Selon certains spécialistes, les « catastrophes naturelles » – en vérité de moins en moins naturelles et de plus en plus artificielles – ont, ces 20 dernières années, tué 600 000 personnes à travers le monde.
    En 2009, 245 catastrophes naturelles se sont produites dans le monde dont 222 directement liées au climat. 8 900 personnes y ont péri (dont 7 000 victimes du climat). En 2010, les catastrophes naturelles ont causés 350 milliards de dollars (soit près de 11 100 dollars par seconde) (269 milliards d'euros par an) de dégâts, selon le numéro deux mondial de la réassurance, Munich Re (y compris l’effroyable tremblement de terre en Haïti avec ses 220 000 morts).
    Selon cette même société, la moyenne annuelle de ces trente dernières années a été de 615 catastrophes naturelles tuant 66 000 individus et provoquant pour 95 milliards de dollars de dégâts. En 2011, pour ces mêmes causes, 30 000 décès ont été recensés (soit 82 par jour)…
     
  • 3,5 millions de personnes meurent chaque année en raison de la pollution liée aux énergies fossiles (soit  près de 10 000 personnes par jour) !
    Combien vous dites ?
     
  • Des centaines de milliers de tonnes de matériaux radioactifs - irradiant encore pendant (au moins) des centaines voire des milliers d’années (et bien plus encore !) – "reposent", "dorment" (mais alors pas tranquillement du tout du tout !) sur les fonds marins (dont une part tout près de nos belles côtes).
    La France à elle seule, fin décembre 2013, détenait un million et demi de mètres cubes de déchets radioactifs (estimation Andra).
    Et pendant ce temps, la « centrale de Fukushima », mèche lente, continue de vomir et de distribuer (gratuitement !) sa radioactivité mortifère par-delà les océans, par-delà les continents, par-delà les gouvernements, par-delà les G-dit, les G-vains, par-delà le temps, par-delà l’indifférence la plus totale et l’oubli quasi-général… sur la Terre entière… Qui veut du rab ? Profitez-en, c’est gratuit ! Et y’en aura largement pour tout le monde ! Qui qu’en veut ?
    Dernière minute : Vive les Jeux atomiques ! Nouvelle preuve que l’on peut faire d’une tragédie un business !... Quelle rayonnante, radieuse transmutation nucléaire !
    Radioactivity... is in the air for you and me… Bip-bip-bip / Bip-bip / Bip-bip bip-bip…  (Kraftwerk, 1975)… Superbe musique planante pour de mortels rayonnements.

« Tout ce qui ne parvient pas à la conscience nous revient sous forme de destin. » (Carl Gustav Jung) (1875 – 1961)          

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Consommer pollue

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  • De 65.000 à 100.000 tonnes(*1) de pesticides sont annuellement épandues - dans la nature, par définition - en France (3ème consommateur de pesticides au monde … Cocorico !).
    « Phytos »(*2) ou plus justement biocides : herbicides, insecticides, fongicides et autres produits phytosanitaires…  agrotoxiques auxquels il convient d’ajouter le tonnage des engrais chimiques non en reste…
    (*1) : Le tonnage varie selon les sources et les périmètres considérés.
    (*2) : Ou, si vous préférez, « produits de défense de la santé végétale » (!) ou encore « phyto-pharmaceutiques » comme se plaisent maintenant à les nommer joliment – tout est dans l'élégance n'est-il pas ? – les fabricants de ces poisons, les marchands de la mort.
    Nous en avalerions au bas mot entre 20 et 30 résidus tous les jours… Certains chercheurs les chiffrent même à plus de quarante au total (issus d’une trentaine de substances différentes). Bonjour l’effet cocktail ! Par ailleurs, des études menées en cette fin des années 2000 montrent que les enfants et les nourrissons seraient jusqu’à 164 fois plus sensibles aux pesticides que les adultes !…

    Vous reprendrez bien encore une ration, n'est-ce pas ?

Pétro-culture & Cultures sous lourdes et amères perfusions

L’agriculture productiviste côté salon et côté usine : derrière les belles images bucoliques et les salons promotion, un véritable monde de l’horreur et de l’absurde… Voici un bref - et triste - aperçu des ravages de l’agriculture intensive, industrielle, toxique, asservie par l’agro-business (duquel les agriculteurs, eux-mêmes sont devenus victimes) :                

  • Elle est devenue la principale consommatrice d’énergie fossile. Elle est la 2ème pourvoyeuse de gaz à effet de serre après les transports (engrais azotés, mécanisation,…) (soit 1/3 des gaz à effet de serre). Par l’agriculture intensive, toutes les 4 secondes 1 hectare de terre devient désert.  
  • Hérésie économique, elle dépense 3 fois la valeur des produits qu’elle récolte. Pour 1 seule calorie alimentaire aboutissant dans notre assiette, 10 à 12 calories industrielles (énergies fossiles) ont été consommées. (En 1940, ce rapport était de 1 pour 2,3.) Cela en fait le mode de production le moins rentable – hormis financier – du monde et de l’histoire ! Son coût économique est insoutenable : il faut 300 unités d’intrants pour produire 100 unités de nourriture (1994) !           
  • 73% de l’eau douce utilisée sur la planète est dévolue à l’agriculture (intensive tout particulièrement). Eau que de surcroît elle pollue gravement - et impunément - avec ses intrants !           
  • 35% des décès par cancers sont dus à notre alimentation selon l’Institut National du Cancer,… voire bien plus… Sans même évoquer la grave antibiorésistance liée à l’utilisation massive des antibiotiques également en médecine vétérinaire (en préventif et en curatif) !…              
  • 90% de la production agricole mondiale se réduit à une trentaine d’espèces végétales et 14 espèces animales… Adieu la variété, adieu la diversité !          
  • Etc., etc… Fléaux auxquels s’ajoutent les désastres environnementaux (directs et indirects) ainsi que les malheurs économiques et sociaux qu’elle occasionne dans les pays du tiers monde.                   

Totalement aberrant ! Ahurissant !… Mais vrai.

  • La course au gigantisme des exploitations est à tout point de vue un total non-sens. Le modèle agro-industriel ne peut tenir que par les énormes subventions injectée (pouvant aller jusqu’à 80% du revenu agricole !). Et le démantèlement en cours de la PAC n'arrange en rien la situation - critique - du monde agricole.
    Par ailleurs, il est montré et démontré que plus une ferme est petite, plus son rendement est élevé (cf. les travaux d'Amartya Sen…) !   

Le progrès est une chose délicieuse. (N.F.)

  • Étranglé par l’industrie agro-alimentaire et les centrales d’achat, hameçonné par les multinationales pétrochimiques et semencières, corseté par les unions et coopératives agricoles, miné par les syndicats professionnels, maintenu sous la férule des banquiers, perfusé, perdu et perverti par moult aides et subventions (sauf petites exploitations) – subsides hautement polluants financés par nos impôts –, ce modèle agricole, hérité des deux guerres mondiales, poursuit en dépit du bon sens – pourtant si longtemps traditionnelle marque de fabrique du paysan –, sa folie des grandeurs, cultivant sur la tête, labourant de plus en plus loin de ses racines ancestrales, semant aux antipodes de ses sillons séculaires.
     
  • Si vous voulez vous en persuader, allez donc visiter une usine à porcs. Il y en a plein en Bretagne, spécialement dans la baie des cochons par ex. Et tant que vous êtes dans le secteur, enquérez-vous aussi de l’état sanitaire des eaux et des plages, baignade - et même simple promenade ! - plutôt déconseillée/risquée… si tant est que vous ayez envie encore de piquer une tête.
     
  • Ensuite vous pourrez, par ex., aller vous initier à la culture forcenée du maïs chez un shadok pompeur d’eau – pour rester à peu près poli – du Sud-Ouest.
    Pour les novices, rappelons que le maïs, même scientifiquement bidouillé par les savants de l’INRA, reste malgré tout une plante tropicale qui nécessite, pour pousser, la bagatelle de 2 millions de litres d’eau à l’hectare (une parcelle de 100 m de côté)… Alors, "petit" calcul… Sachant que cette céréale star occupe en France 3,15 millions d’hectares (2011), quelle quantité d’eau faut-il annuellement gaspiller en irrigation (perfusion) intensive pour mener à bien cette aberrante culture – culture, plus est, pour sa plus large part destinée à engraisser… du bétail ?…
    Réponse : 6,3 milliards de mètres cubes, soit 6,3 kilomètres cubes (sans compter tous les autres épandages fort contestables pour doper, protéger, bichonner la pousse miracle)… De quoi déjà étancher la soif de quelques pékins pendant quelque temps… Est-ce donc pour cela que le ciel semble maintenant voler à son secours en arrosant copieusement – et parfois même un peu trop ! – cette belle région ?!…
    Toujours est-il qu’entre boire ou manger, il faut décidément – et de plus en plus – choisir !
     
  • Et voilà-ti' pas – ah ! la bonne blague ! – que le culot prend cette agro-industrie des plus productivistes et polluantes de se revendiquer tout d’un coup « raisonnable  »(*) ! Fichtre alors ! J’en perds mes bottes ! La fourche m’en tombe ! D'un coup mon tracteur s'en cabre ! Quelle mouche l'a donc piquée ? On croirait bien rêver !
    (*) : Attention, les « farines animales » sont grassement passées par là, défarinez-vous ! ne restez pas enfarinés !!

Si c’est cela l’agriculture raisonnée, mais alors qu’est-ce que c’était donc « avant »… lorsqu’elle était déraisonnée complètement, lorsqu’elle avait totalement perdu la raison… ?! L’aurait-elle vraiment retrouvée depuis ??? Franchement ! Ce n’est pourtant pas la mouche écologique qui l’a aiguillonnée… puisque, bien au contraire, la profession ne cesse de se plaindre et de dénoncer cette réglementation qu’elle juge si contraignante, injuste, infondée.
Ce n'est pas seulement la vache qui est devenue folle, mais le système tout entier qui a viré fou !
Incroyablement absurde !  Vaste farce ! Pathétique foutage de gueule !

  • Gaspillage à tous les étages – Des poubelles qui débordent      
    Et pour finir ce petit tour d’horizon du rayon des denrées alimentaires, savourons la cerise sur le gâteau… Aujourd’hui, dans le circuit du producteur jusqu’au consommateur, la moitié de la nourriture produite serait jetée à la poubelle (chiffrage SIWI, FAO, IWMI) ! Soit au total 100 milliards de dollars tous les ans ! Ainsi rien qu’en France, environ 1,2 millions de tonnes de nourritures finissent chaque année à la poubelle… Chère poubelle ! Au bonheur des déchétariens (ou freegans, glaneurs). Et, liées aussi à ces gabegies astronomiques - et révoltantes -, toutes les ressources - notamment celles en pétrole et en eau - englouties en pure perte pour les produire ! La moitié de l’eau nécessaire pour cultiver les terres agricoles est ainsi gaspillée ! On appréciera d’autant plus que le budget de la politique agricole commune (UE) frise, en ce début des années d’austérité 2010, la modique somme de 60 milliards d’euros …           

« Notre peur la plus profonde n'est pas que nous ne soyons pas à la hauteur ; notre peur la plus profonde est que nous sommes puissants au-delà de toute limite. C'est notre propre lumière et non pas notre obscurité qui nous effraie le plus. » (Marianne Williamson)

Dans le même registre, poursuivons...

  • Universal Cobayes & Co
    100 000 produits chimiques différents sont commercialisés de par le monde, et peu ou prou 1000 substances nouvelles s’y ajoutent chaque année… alors que la plupart n’ont fait l’objet de tests…

    - 1/ ni  approfondis  
    - 2/ ni sur une durée suffisante (mais sur une durée ridiculement courte) !…
    - 3/ et seulement testées isolément (c’est-à-dire en écartant volontairement tout effet cocktail)
    -  4/ avec des modèles - théoriques - non ou insuffisamment représentatifs

    - 5/ et, bouchon sur l’éprouvette, quasiment testées que par les fabricants-marchands de mort - c'est-à-dire à la fois juges et parties - eux-mêmes !
    (Selon l’ONG européenne Pesticides Action Network, seules 23% des publications universitaires sont prises en compte dans l’évaluation des risques des pesticides, par ex.).

    Et gare aux bombes à retardement des « nano » imposés en catimini aux populations ! Nanotoxiques dénoncés par des toxicologues depuis plus de 20 ans.    
    En l’absence d’un vrai contrôle effectué par un organisme véritablement indépendant et intègre, nous sommes tous, malgré nous, devenus des… cobayes consentants !

Pour se faire une petite idée… Au milieu des années 1970, il avait déjà été relevé que l’on dépensait, en France, 0,80 F par individu et par an pour contrôler la qualité des produits d’origine industrielle, alors que dans le même temps 170 F (par individu et par an) étaient dévolus à la publicité. À combien se monte ce rapport aujourd’hui ?!…

Par ailleurs, nombre de ces substances chimiques (dont les métabolites des médicaments et drogues diverses) sont si abondamment utilisées qu’elles se retrouvent partout… dans l’eau, dans la terre, dans l’air… et jusque même dans notre sang, dans nos tissus, et jusqu’au cœur de nos cellules !
L’environnement est devenu une immense droguerie, une pharmacie à ciel ouvert…
L’on pourra toutefois s’en consoler car toutes ces substances toxiques y sont désormais délivrées gratuitement en consommation librement imposée ! En somme, la chimio au quotidien… pour tous ! Youpi ! C tout free [frit] !
 
Et pour ne pas penser ou ne pas estimer que tous ces toxiques lâchés dans la biosphère ne nous reviendront pas, tôt ou tard, en pleine figure, il n’y a pas 36 solutions : il faut être, soit crétin né, soit savant imbécile, soit gravement de mauvaise foi. Voire les trois à la fois !... De quoi donc ont conscience ceux qui les fabriquent, ceux les vendent, ceux qui les achètent, ceux qui les utilisent, ou encore - et peut-être par-dessus tout - ceux qui autorisent tout cela ? …
De leurs profits personnels, certainement. 

Le progrès est une chose grandement délicieuse. (N.F.)

  • Du reste, à ce propos, combien de fois l’industrie chimique a-t-elle frayé avec l’horreur depuis le début du 20e siècle ?
    Si la pétrochimie empoisonne et tue quotidiennement à petit feu - et dans une indifférence générale - des millions et des millions de vies, elle a tout de même connu ces dernières décennies quelques heures de turpitude célèbres.
    Il y a des noms qui puent la mort à mille lieues. Des exemples ? L’agent orange, les dioxines, le DDT, les PCB, le Dichophol, le Chlordécone (sans blague !), etc. etc..
    Au cas où ces noms ne vous diraient rien… essayons encore… Galveston (1947-USA), guerre du Vietnam (1954-1975), Seveso (1976-Italie), Bhopal (1984-Inde), East Saint Louis (USA), Times Beach (USA),… Tianjin (2015-Chine),… etc… Vous y êtes !
     
  • Moins connus mais tout aussi morbides : Minamata (Japon), Fukuoka (Japon), Matamoros (Mexique), Vapi (Inde), Orissa (Inde), _ (Azerbaïdjan), Kabwe (Zambie), _ (Chine), le lac Baïkal, Norilsk (Russie), etc. et leurs hécatombes de maladies graves et de décès…
    Nul besoin toutefois de se rendre à l'étranger pour goûter à ses/ces cocktails mortifères. Peut-être vous souvenez-vous - ou avez entendu parler - des scandales/catastrophes de Bourg-Fidèle (Ardennes), de la vallée de l'Orbiel (région de Carcassonne, au milieu des vignes des Corbières), de la Deûle (Pas-de-Calais), de Gilly sur Isère (Savoie), des bananeraies des Antilles françaises, de Toulouse (2001), etc. ?

    Et si pour vous le (sinistre) nom de Fritz Haber ne dit rien, ceux qui avaient (ou auront) eu le malheur de côtoyer de trop près ses diaboliques inventions comme par ex. le gaz moutarde (ypérite) qui a fait des ravages sur les champs de bataille de 1914-1918, ou encore le Zyklon B (dont il est à l’origine et qui, lui, fera fureur un peu plus tard, dans les camps d’extermination nazis) ne s’en relèveront jamais. Le Comité Nobel aura même eu l’audace de canoniser ce scientifique de la mort en lui décernant le prix de chimie en 1918 ! Nobel décidément très explosif. Comme un nombre certain de ceux qui suivront.

    À ce sujet, les engrais ne dérivent-ils pas des explosifs (poudre à canon) (ammoniac)(*)… les tracteurs ne descendent-ils pas des… chars d’assaut (sans aile svp), les centrales nucléaires… de la bombe atomique, les fours à micro-ondes... des antennes "radars"..., etc. ?
    Superbes et exemplaires refourgages – reconversions, redéploiements prolongements ? – réussies de l’industrie de la guerre !
    Ah, décidemment, ils sont trop forts ces militaires !!
    (*) : Petit souvenir d’expérience de jeunesse
  • Plus largement, combien de fois d’ailleurs, la science a-t-elle épaulé, emprunté à l’« art » de la guerre ?…Et inversement ?
    Combien de zélés Haber contemporains en service commandé ?
     
  • Combien de temps aura-t-il en réalité fallu pour interdire – complètement et dans les faits – le « magic mineral » (amiante) qui continue inexorablement et à grande échelle d’empoisonner les populations ? Malgré les 60 000 décès rien que depuis 1997. Et qui devraient malheureusement faire encore 100 000 victimes de plus d’ici 2050.
    Les décideurs – ou plus justement les endormeurs et les non-décideurs – français n’ont pas un seul instant été inquiétés ! Le scandale de l’amiante – substance qui a mis en France près d’un siècle à être reconnue comme toxique – est un modèle emblématique de l’incurie – et de la soumission aux intérêts financiers – des pouvoirs publics français. Négligences graves, réitérées – et délibérées – ayant porté – et portant longtemps encore – atteinte à la santé de millions d’individus.
     

Plus généralement, notons encore que la plupart des empoisonneurs d’hier le sont encore aujourd’hui… et il est hélas à craindre – sans vouloir être trop fataliste – que malgré les belles paroles (ou leurs mensonges récurrents), ils le seront encore demain.
Entre temps, ils auront une fois encore tranquillement - et quasi-impunément - changé de nom (très classique et éculée pirouette) pour se refaire une toute belle et fraîche virginité et redorer - à si bon compte - leur funeste et triste blason !   

  • En à peine un siècle, la population mondiale a quadruplé !
    En l’an 1900, nous étions 1,6 milliard de terriens. Aujourd’hui nous sommes 7 milliards (2012)… Nous serons selon toute vraisemblance autour de 9 milliards vers 2050 et 10 milliards (!), à la fin de ce siècle (vers 2100). Actuellement la population humaine mondiale croît au rythme de 221 000 habitants par jour (soit + 2 individus par seconde). (Attention, chiffres très approximatifs – tant les prévisions en matière démographique sont difficiles car incertaines – mais toujours est-il, chiffres très alarmants).

    Quid des insensées politiques natalistes menées (depuis au moins un siècle) dans le monde, etc. ??? Politiques nationalistes dont le but principal, des siècles durant, était de fabriquer des soldats à la chaîne pour disposer de suffisamment de « chair à canon ». Pressions démographiques qui par ailleurs incitaient inévitablement aux guerres expansionnistes que l’on connaît… La contraception – pourtant alors encore rudimentaire et très aléatoire – étant interdite et l’avortement non médical, selon les pays, puni de mort. Fallacieusement non tant, au final, pour des raisons religieuses mais surtout pour des considérations démographiques… La boucle était bouclée.        
    Dire qu’il suffirait de seulement 20 milliards de dollars par an pour fournir, à l’échelle mondiale, une contraception à tout homme ou à toute femme qui le souhaite ! Une somme infime en regard du montant des folles dépenses militaires annuelles… 
     
  • Aujourd’hui, le taux d’extinction des espèces serait 100 fois plus important qu’au cours des 65 derniers millions d’années. Sachant que sur les 8,7 millions - estimés - d'espèces qu’abriterait la planète, seules 1,23 million (soit environ 14 %) ont été, à ce jour, découvertes, décrites et nommées….combien d’espèces, en une seule année, allons-nous anéantir sans les avoir jamais découvert ?
    Selon certains chercheurs reconnus, le taux d’extinction serait même entre « 50 et 560 fois supérieur au taux d’extinction attendu pour une biodiversité stable » (il est en constante augmentation). Certaines estimations avancent que nous pourrions perdre jusqu’à 50 à 70% de toutes les créatures et espèces de notre planète dès la fin de ce siècle !       
    Question subsidiaire : à quel fléau doit-on ce qui semble bien s’annoncer comme étant la sixième crise d’extinction des espèces ? La première à être endogène.    
     
  • Enfin - pour mémoire - voici quelques exemples de taux d’abstention aux élections françaises récentes : près de 45% au 2e tour des législatives en juin 2012, quasiment 36.5% au premier tour des municipales de 2014, plus de 59% aux élections européennes de juin 2009, 50% au 2e tour des départementales de mars 2015. Et autant (50,09%) au 1er tour des régionales de 12/2015.
    Au 2e tour des législatives de juin 2017, 57,36% des inscrits ne sont pas allé voter (record historique sous la Ve République)… (Cf. aussi la page Monde 4)         
    Abstentionnisme de juin 2012 à rapprocher par ex. des 43.1 millions d’euros dépensés – officiellement – par les seuls deux finalistes de l'élection présidentielle française de 2012.
    Ça fait un peu cher l’idée, non ? Et plus encore la bonne idée !      

Au nom de Sa Majesté le Progrès… On se prosterne svp !   

  • Et - pour ne pas vous assommer (complètement) - je vous fais grâce des déficits abyssaux de nombreuses caisses publiques (finances de l’État, Assurances Sociales, etc…). Décennie après décennie, nous continuons de vivre au-dessus de nos moyens. La Dette publique française estimée pour 2014 se monte à près de 2 000 milliards d’euros (2 000 000 000 000 €)…
    Et encore, la plus grosse dette, la dette colossale contractée envers la Nature - qui infailliblement un jour ou l’autre réclamera ses droits - n’y figure même pas encore !...   
     
  • Rappelons aussi que depuis 2008, les États européens ont versé quelques 1 600 milliards € d’aides aux banques… pour les dédommager (les remercier ?) de leurs délires spéculatifs…
    Et pour couronner le tout, sans vraiment mettre en place les mesures et les outils les empêchant de récidiver, les experts retenus pour proposer les dispositions coercitives étant pour la plupart ceux… par qui le scandale est arrivé !
    De qui se moque-t-on ?  

Le progrès est une chose grandement délicieuse. (N.F.)

  • Idem pour les sombres, les sinistres, les catastrophiques ! chiffres de la délinquance et de la violence (violences criminelles certes, mais aussi toutes ces violences qui ne disent pas leur nom : violences économiques, sociales, sanitaires,…). Combien d’actes agressifs, violents, perpétrés (recensés ou non) en France au quotidien ? Combien d’« incivilités », comme l’ont dit pudiquement (pour ne pas appeler un chat, un chat, pour adoucir la réalité) ? Dans la rue, dans les écoles, dans les entreprises, dans les hôpitaux, dans les maisons de retraite, dans les stades, dans les lieux de cultes… et même jusqu’au domicile familial et dans le lit « conjugal ».      

Affairisme & mondialisme

  • À Bruxelles – pour ne citer que ce lieu de pouvoir là – dans les rouages de l’U.E., exercent, gravitent, quelques 20.000 lobbyistes (dont 1700 rien que pour la finance) – et pas que des enfants de chœur – pour 15.000 fonctionnaires européens.
    Les plus influents d’entre eux écrivent même des textes de loi… Et que dire, du reste, des si nombreux conflits d’intérêts qui s’immiscent et corrompent en permanence les liens entre la sphère publique et la sphère privée…Matchs pipés ou matchs truqués ?
    Les plus optimistes y voient là la « participation » de la « société civile » à la « démocratie »
    … C’est un point de vue !

« La guerre est le cœur de l’État capitaliste. » (Jean Giono) (1895 – 1970)            

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  • Si, comme le dit l'adage, la santé n’a pas de prix, elle a, en revanche, un vrai coût(*), et même un sacré coût – au plan collectif ET individuel !
    (*) : Cf. les déficits abyssaux et endémiques de l'Assurance Maladie.
    Lorsque le remède se trouve être pire que le mal…
    Je ne détaillerai pas davantage les nombreux et cyniques scandales thérapeutiques, médicaux et sanitaires qui, année après année, décennie après décennie, défrayent la chronique nationale comme mondiale. Même l’hôpital – en dépit de ses éclatantes réussites – tue larga manu – et pas seulement ses praticiens esseulés arrivés à bout de nerfs…
    Je citerai juste quelques titres évocateurs, histoire de se rafraîchir un peu la mémoire et de relativiser les choses : scandaleS de l’amiante (cf. plus haut), du diéthylstilbestrol (Distilbène®), de la thalidomide, du talc à l’hexachlorophène, affaire du sang contaminé, catastrophe nucléaire de Tchernobyl, hormone de croissance, crise de la vache folle, série d’essais "clandestins" de l’industrie pharmaceutique occidentale sur des cobayes humains dans les ex pays de l’Est (et pas seulement de l’Est), dilapidation - gravissime - des antibiotiques, arsenal thérapeutique majeur (utilisation totalement anarchique et irresponsable de ces médicaments, tant en médecine humaine qu’en médecine vétérinaire, durant le demi-siècle écoulé), affaires des AINS Vioxx® (rofecoxib et Celebrex®) (celecoxib) (accusés de plus de 50 000 morts aux États-Unis), scandales des statines (id.), de l’Avandia® (83 000 infarctus), de l’Acomplia®, des sur-irradiations (plusieurs images d’Épinal et de grillades à Toulouse fatales), de la grippe A (H1N1), des prothèses PIP, du Médiator® (1 300 décès), du Bisphénol A, des perturbateurs endocriniens, de la « pilule » Diane-35®, des antidépresseurs (… déprimants, meurtriers et suicidaires,…), de la Dépakine® (commercialisé depuis 1967 ayant plusieurs dizaines de milliers de victimes à son passif, dont au moins 450 malformations à la naissance) (il aura quand même fallu une 20e d’années pour inscrire le risque sur la notice « patient » - qui, une fois de plus, porte si merveilleusement bien son nom). Vous le savez pourtant, c’est même écrit en grands caractères, « la Santé n’attend pas ».

    Par ailleurs, une étude du CIRC (2016) sur 12 pays développés nous renseigne sur l’ampleur des sur-diagnostics des cancers de la thyroïde. Sans vouloir remettre en cause fondamentalement les campagnes de dépistage, l’on se doutait bien qu’il y avait là aussi un vrai risque de diagnostiquer un certain nombre de fois des cancers et de les opérer là où cela n’était pas (toujours) justifié. Ainsi cette étude nous apprend que, sur les 20 dernières années, plus de 500 000 individus (!) ont fait l’objet d’un sur-diagnostic de cancer de la thyroïde ! Avec ablation - partielle ou totale - et hormonothérapie - à vie - à la clé.
    Et combien d’autres sur-diagnostics, « faux positifs » (de cancers de la prostate, du sein, etc…, etc.) avec chocs psychologiques, chirurgie(s) et autres traitements en conséquence… ?
  • Etc., etc.

« Ne faisons plus de notre corps une boutique d’apothicaire. » (Molière) (1622 – 1673)                  

  • Et si d’aventure vous aviez encore une petite faim, n’hésitez pas, y a du rab ! Des pages pleines de médoc aussi barbares dans leur désignation que toxiques dans leurs effets, agrémentés d’une dose conséquente d’inertie de la part de nos « autorités » de santé. La liste noire est tristement longue !…
     
  • Autant d’affaires, de scandales à retardement, qui ont fait – et pour certaines, font encore – à travers le monde, des centaines de milliers de victimes, dont une part significative de décès.
     
  • Pour mémoire… La seule antibiorésistance, par ex., affecte chaque année, 400 000 Européens, tue 25 000 d’entre eux, et coûte 1,5 milliard d’euros par an à la collectivité…
    Selon une étude récente (2014), la résistance antibiotique causerait aujourd'hui 700.000 décès par an dans le monde. Par ailleurs, elle estime qu’en l’an 2050, la résistance aux antimicrobiens provoquera 10 millions de décès par an dans le monde ! Oui, 10 millions par an ! Elle deviendrait ainsi la première cause de mortalité !
    Et à la gabegie de se poursuivre : la consommation d’antibiotiques en France se situe encore de 30 % au-dessus de la moyenne européenne !
    Gaspillage criminel d’une thérapeutique majeure d’autant plus imbécile que l’on s’évertue le plus clair du temps à vouloir tout stériliser en oubliant gravement – ou ignorant trop facilement – que nous sommes nous-mêmes issus d’une très longue symbiose de communautés bactériennes, coopération dont la signature reste omniprésente !
     
  • Voilà une autre et triste vérité médicale.
    Et combien d’autres scandales étouffés ? Combien encore d’affaires balayées sous le tapis ou de cadavres cachés dans les armoires des uns et des autres ? Combien d’autres bombes à retardement en cours ou à venir ?
  • Et puis, comment pourrait-on oublier les centaines de milliers de victimes annuelles - dont plusieurs dizaines de milliers envoyées ad patres – de la iatrogénicité des traitements, d’interactions médicamenteuses(*1), d’infections nosocomiales(*2), d’erreurs médicales… dans le pays à la pointe qu’est la France. Cela fait du monde ! (Le nombre des victimes de la route – encore beaucoup trop nombreuses – fait pâle figure à côté.)
    (*1) : Les accidents médicamenteux, à eux seuls, causeraient en France de 10 000 à 20 000 morts par an. Soit l'équivalent d'un ou deux avions de ligne tous les huit jours. Vous imaginez l'impact médiatique si toutes les semaines l'on nous annonçait le crash d'un ou deux avions de ligne rien que dans notre pays ?! Ça en ferait des Éditions spéciales et des Une ! Mais là, silence total. Circulez ! Y a rien à voir ! Autant de victimes balayées sous le tapis.
    (*2) : Le seul coût de la contamination (certes malencontreuse) par les gants des chirurgiens est estimée à 10 milliards d’euros.
     
  • Et c’est encore sans compter avec la pharmacie à ciel ouvert créée (cf. ci-dessus), c’est-à-dire la pernicieuse pollution (notamment des eaux de surface - et à l’échelle planétaire !) générée depuis plus d’un demi-siècle par les traitements de la médecine conventionnelle(*) et qui, quotidiennement, empoisonne les écosystèmes, nos organismes y compris, directement ou indirectement.
    (*) : Résidus (métabolites) médicamenteux (dont les hormones de synthèses des "pilules" contraceptives), désinfectants en tout genre, matières radioactives, etc…
    De quoi vraiment nous rendre malades – si nous ne l’étions pas déjà avec tout le reste – ou, le cas échéant, davantage encore ! Et de surcroît, à quel prix !

    La médecine industrielle fonctionne comme l’agriculture intensive. C’est l’histoire du serpent (...) qui se mord la queue !

… Et tout cela malgré l’acharnement protecteur des savantes Agences et autres ronflantes institutions sanitaires et médicales en place censées nous protéger…

Voilà de quoi tempérer quelque peu le tableau et de noircir la pancarte. Et certainement aussi de quoi arracher quelques soupirs ou ricanements à une poignée d’empoisonneurs.

  • « Dommages collatéraux » implicites considérables. Au-delà des statistiques, toutes ces personnes affectées vous prouvent que « cela n’arrive pas qu’aux autres ». Ah ! ils peuvent pérorer à souhait, les ayatollahs du Polit’ Bureau et autres intégristes de la pensée unique. Mais ils ne ramèneront pas pour autant à la vie les malheureuses victimes décédées.
  • Le plus cynique dans tout cela, c’est que malgré tous les récurrents scandales dans lesquels ils sont englués jusqu’à la moelle des os et trempent jusqu’au-dessus du cou – et il y en a ! – jamais ils ne se départiront, fût-ce même un millionième de seconde, de leur parfaite et irréprochable… éthique … Bravo ! Quelle constance dans le cynisme !
  • … Et pendant tout ce temps, on fait la guerre à la phytothérapie, on emprisonne les herboristes (fussent-ils docteurs en pharmacie), on mène la croisade contre l’homéopathie, on diabolise les médecines naturelles, on tape sur les compléments alimentaires, on fait la chasse au décodage biologique, etc., etc…
  • Rassurez-vous braves gens, « tout est sous contrôle. ». Le problème, c’est… les autres, bien sûr. Les imposteurs, les charlatans
  • Ne se tromperait-on pas, par hasard, "un peu" de cible ?
    Les inconditionnels et zélés contempteurs des médecines naturelles seraient certainement mieux inspirés s’ils commençaient déjà par balayer chez eux et devant leur propre porte… Ils auraient sans contexte de quoi s'occuper !!!

Au nom de Sa Majesté le Progrès… On se prosterne plus bas encore ! … Alléhez !

  • La Fraannce, nation de tradition guerrière – Guerres à perte de vue… Par intérêt et non par altruisme.
    Autre domaine de prédilection des apprentis sorciers et pyromanes de haut vol… Passons de la guerre blanche, la guerre aux microbes – et de son corollaire, la course à l’armement pharmaceutique et vaccinal –… à son homologue kaki à grande échelle… deux domaines d’interventionnisme et d’expérimentation par excellence… (Il existe quelques similitudes stratégiques intéressantes entre cette guerre à l’échelle microscopique et celle à l’échelle macroscopique… Le dopage des combattants aux amphétamines, autres drogues et substances puissamment désinhibitrices (…) – pour donner « courage et force » – faisant partie de la panoplie de base de toute milice et armée.
    Au passage, notons aussi que l’adjectif kaki - issu de l'hindoustani - signifie littéralement « couleur de poussière »…).
  • Florissante, polluante et funeste industrie de la guerre, l’industrie de la mort l’une des plus puissantes industries au monde.
    Dans cette longue liste, nous pourrions aussi mettre en exergue les véritables mobiles et desseins passés sous silence des guerres menées ces dernières décennies à travers le monde, sous la houlette du superpuissant lobby militaro-industriel… Guerres « préventives », technologiques, frappes « chirurgicales » !… comme autant de mains mises sur les matières premières et les ressources naturelles convoitées, comme autant de stupides "démocratisations" imposées, ou plutôt d’occidentalisations forcées, commandées par les butées factions va-t-en guerre impérialistes occidentales.
  • Malgré les beaux discours – et on ne connaît que trop la chanson ! –, ne préfère-t-on pas finalement faire la guerre plutôt que la paix ??? Et si on essayait un peu - pour voir - la paix préventive ?
    Veut-on – et peut-on – réellement exporter la démocratie ? N’exporte-t-on pas la démocratie comme on exporte des avions de combat, des TGV ou des EPR… ? Ne fabrique-t-on pas la guerre comme on fabrique des tanks, des drônes ou des flashs-balls… ?
    Dire qu’une seule semaine de dépenses militaires dans le monde suffirait à scolariser tous les enfants de la planète…

« On croit mourir pour la patrie, on meurt pour des industriels. » (Anatole France) (1844 - 1924)

Le progrès est une chose délicieuse. (N.F.)

  • Voyez seulement les désastreux résultats et bilans des conflits où l’Occident - ces cinq dernières décennies - est intervenu (de près ou de loin).
    Combien de fiascos retentissants ?!… À quoi donc ont servies toutes ces guerres – et les vies sacrifiées et l’argent englouti avec elles ??? À refourguer à prix juteux nos armes obsolètes. À offrir des débouchés aux marchands de mort. À ouvrir des chantiers aux milliardaires en quête de marchés. À mettre en place leurs hommes de paille… Entre temps, les problèmes originels ont été élevés à la puissance dix (cf. par ex. l’Irak, l’Afghanistan, la Lybie,…). Cela porte un nom : « stratégie de la terre brûlée ». Au prix fort et avec effet boomerang garanti !
  • Non seulement les incendiaires, à force de jouer avec le feu, finissent immanquablement par se brûler un jour ou l’autre,… ils propagent hélas aussi largement le feu autour d’eux…
  • Que les fous de guerre, les chefs belliqueux impatients de se battre aillent donc se friter eux-mêmes, entre eux, si ça leur chante et peut leur faire du bien !
  • Sachez aussi que les guerres (militaires) se préparent longtemps à l’avance, par phases préparatoires successives (non "militaires"), bien repérables par les spécialistes.
    Qui sème le vent, récolte la tempête, dit un proverbe.
  • Et les guerres ne sont pas forcément que militaires. Ne peuvent-elles pas tout autant être… commerciales, économiques, financières, informationnelle, technologiques, politiques, idéologiques, médiatiques, chimiques, biologiques, électroniques, informatiques,… ?         
  • Idem pour la guerre qui fait rage depuis des décennies, guerre économique qui accumule les victimes par dizaines, par centaines de millions à travers l’Europe, le monde… Combien de laissés-pour-compte sacrifiés sur l’autel du commerce, du libre-échange et du profit ?  
  • Mais je rappellerai néanmoins que l’Union Européenne s’est vue décernée le prix Nobel de la paix en 2012 (pour avoir "contribué pendant plus de six décennies à promouvoir la paix et la réconciliation, la démocratie et les droits de l'homme en Europe") !
    C’est l’hôpital qui se moque de la charité ! Encore un prix de l’infamie. On se fout - ouvertement et royalement - des peuples ! Europe de qui ? Europe de quoi ?              
  • À qui profite le crime ? a pour habitude de s’interroger tout bon enquêteur. Démagogie sans frontières. Nb : en 2009, c’est un certain Barack Obama qui l’a reçu… En 2005, l’Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et son directeur Mohamed El (Égypte) … Du beau - et influent - monde, n’est-ce pas ?... Peut-être devriez-vous tenter votre chance vous aussi !... Et n’oubliez surtout pas le génial - et fatal - slogan : « Cent pour cent des gagnants ont tenté leur chance ! » Rien ne lui résiste ! Yes ! Absolutly ! We can !... Welcome in Lebon !
     
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  • Etc. Etc. Etc. Etc. Etc. Etc. Etc. Etc. Etc. Etc. Etc. Etc. Etc. Etc. Etc. Etc. Etc. Etc. Etc. Etc. Etc. Etc.Etc.

Décidemment… le progrès est vraiment une chose merveilleuse !

Tout a un prix, et parfois le prix, c'est... la VIE.

. . . / . . .

On n'arrête vraiment pas le progrès !!

Suite...

Voilà un infime aperçu de notre brillante modernité  et de ses incalculables ravages  que nous avons contribué à bâtir ou du moins que nous tolérons / cautionnons.

Et tout le reste est à l’avenant !!! … Quels glorieux résultats !!! Quel souverain progrès !!

Au nom de Sa Majesté le Profit… Pardon !... Au nom de Sa Majesté le Progrès… vous êtes sacrifiés !!! 

Nb : vous pouvez remplacer ici indifféremment « progrès » par « profit » sans rien changer au sens du texte.


Le progrès est passé…
Et nous… nous avons…
trépassés. 

(…)


N’est-ce pas là une longue descente aux enfers ?  

… Après moi, les mouches…

Y a comme un hiatus… non ?… Et si finalement le progrès,… c’était… hier !?

« L’auto-aliénation de l’humanité a atteint un tel degré qu’elle peut vivre sa propre destruction comme un plaisir esthétique de premier ordre. » (Franz Broswimmer)

…Destructions massives retransmises en direct et en mondovision dans le grand reality-show frelaté de l’information-spectacle… sous le regard incrédule et goguenard des masses populaires décérébrées, décervelées…

Ce ne sont pas les informations qui nous font défaut. Ce qui nous manque, c'est le courage de comprendre ce que nous savons et d'en tirer les conséquences.

(Sven Lindqvist)

Stop ? ou encore ?      
(J’ai largement de la réserve, si nécessaire…)              

Mais quel modèle de société avons-nous bâti là !!! 

Et tout ça n’est hélas ! pas que dans le Cloud. Nous butons contre à longueur de journée.

Dettes abyssales, chômage endémique, pauvreté record, fracture sociale croissante, suicides individuels et collectifs, pollution généralisée, guerres permanentes, violence explosive… Nous sommes devenus les champions de l’absurde ! Pleins gaz et en full automatic, nous fonçons tout droit vers le mur…     

Tout va très bien, Madame la Marquise. Tout va très bien, tout va très bien !... ironisait le parolier et chansonnier Paul Misraki dans les années 1930 (eu égard au climat international explosif que l’on sait et à l’affligeante cécité des Alliés) (chanson reprise notamment par Ray Ventura en 1935).

Ah ! Ça ira mieux demain ! pourront chanter – avec Annie Cordy et pour se consoler – les plus optimistes d’entre nous.

Il n’y a là pas de quoi vraiment s’esbaudir ni se pavaner, non ? 
Madame, monsieur, est-ce là un progrès ? Sont-ce là des progrès ? Est-ce là le progrès escompté ? Est-ce donc là le monde dont vous rêviez ? Est-ce là le monde dont nous voulons ???

Ne nous serions-nous – collectivement parlant – pas "quelque peu" trompés de dirigeants et de chemin ?           
Est-ce là la faute à Voltaire ?! À Rousseau ?! ... Aux deux à la fois ?!     

« La folie est de se comporter toujours de la même manière et de s’attendre à des résultats différents. » (Albert Einstein) (1879 – 1955)  

Banalités quotidiennes : « Attaques incessantes de l’homme sur les écosystèmes ! » devrait constituer la une de tous nos journaux.

Est-ce là le monde que nous allons léguer à nos enfants ?! Nous ne disposons pas de planète de rechange. Nos descendants - proches et surtout moins proches - pourraient à juste titre nous accuser d’association de malfaiteurs, de banqueroute, de génocide, de crimes contre l’humanité et de pillages de la biosphère en bande organisée !
Qui rendra compte dans quelques décennies, dans quelques siècles, de nos petits comportements mesquins et égoïstes d’hier et d’aujourd’hui ? Qui paiera nos folles folies ?... Les générations futures ! Et comme - oh que ça tombe bien ! - les absents ont toujours torts… alors profitons-en ! Laissons-leur l’addition – salée, amère, saumâtre – et continuons de piller impunément et de tranquillement mettre à sac la planète !
Après moi… les mouches !

La descente aux enfers, c’est en ascenseur, la remontée, c’est à pied ! (Adage)

La grandeur de l’humanité c’est sa conscience. Pas son PIB. Le prestige d’une civilisation, c’est sa clairvoyance, sa sagesse. Pas sa technologie.

Ami(e), que faisons-nous de notre « humanité » ???          

« Une véritable démocratie est une collectivité qui se soucie des autres, de tous les autres. » (Amartya Sen)

Homo faber ou Homo sapiens ?

Usurpation d’identité

Homo sapiens sapiens, vous avez dit ?! Ah ! la bonne blague ! Nous nous attribuons le nom d’Homme, alors que nous n’en avons que l’apparence. Et de plus, avec le qualificatif de sapiens sapiens ! Celui qui sait qu’il sait
Quand serons-nous enfin digne de cette appellation, digne de cet honneur ? En attendant cet hypothétique avènement – et à défaut de reléguer sine die l’apprenti sapiens parmi les cretinosaurus –, il serait grand temps de le renommer eu égard à son comportement invétéré de Parasite-Pollueur-Pilleur !
Il y a l’embarras du choix. : Homo bellicus, Homo degeneratus, Homo technologicus, Homo destructus, Homo cretinus, Homo ignorantus, Homo urbicus (Théodore Monod), Homo sapiens demens (cf. Edgar Morin), Homo plasticus (cf. G. Bertolini), Homo disparatus (Alan Weisman), Homo ludens (Johan Huizinga), Homo numericus (?), Homo bionicus,…
Franz Broswimmer propose Homo œsophagus colossus, eu égard à son extraordinaire capacité de dévorer des écosystèmes tout entiers… Tim Flannery le qualifie, lui, de Mangeur d’avenir.

Vos suggestions sont les bienvenues. Mais changer son nom n’effacera hélas ! en aucune façon ses dégâts. En sciant - hardiment - la branche sur laquelle il est assis, l’homme est en train de se saborder lui-même… et tout le reste de la Création avec lui ! Et dire qu’il a plus d’une fois frôlé l’extinction… Et la frôle encore… malgré la surpopulation mondiale. 

Que de conscience(s) encore à ouvrir et de sagesse à gagner pour enfin passer de l’Homo faber à l’Homo sapiens ! Ou à l’avènement d’Homo sapiens ecologicus, comme l’appelle de ses vœux Michel Odent. 
Comme le souligne justement le titre d’un livre récent, l’Homme est effectivement un bien étrange animal…         

Nous avons laissé se construire un monde de l’illusion, un triste monde de fétiches et de pacotilles. Nous devons maintenant le déconstruire et refonder un nouveau pacte d’alliance cette fois-ci, sur des bases pérennes et incluant tous les passagers du vaisseau Terre.   
Et ce n’est pas demain qu’il faut passer à l’action, mais dès aujourd’hui ! Dès maintenant !

« Pour qu’un écologiste soit élu président, il faudrait que les arbres votent. » (Coluche) (1944 - 1986)

à n’en pas douter, tant notre société est tombée dans l’absurde, nous sommes les shadoks modernes !          

Combien de temps encore allons-nous donc tolérer ou soutenir de telles absurdités ?!
 

Le progrès est une chose délicieuse. (N.F.)           

 

Nous sommes notre propre bourreau !

Se rend-t-on bien compte que tout cela, c’est bien nous qui l’engendrons ?
Voyons-nous que notre société a engendré un monstre qui maintenant nous dévore ???
Nous rendons-nous bien compte que nous avons contribué à procréer une chimère qui nous engloutit ???
Jusqu’où nous mèneront notre cécité et notre folie collective ???

Globalement, le progrès nous empoisonne et nous chloroforme. Et de plus, il nous est – la plupart du temps – imposé !

Quand va-t-on enfin se résoudre à entendre sonner le tocsin ?... Y aura-t-il encore quelqu’un pour entendre le glas ?                       

Si cela n’est pas une faillite, une banqueroute sociétale patente, criarde… alors SVP éclairez-moi sur ce qu’est une banqueroute, dessinez-moi une faillite ???!!! (À part, bien sûr, celle emblématique de la célèbre Lehman Brothers Holdings Inc. en septembre 2008… par qui, selon la belle - label - fable officielle, tous nos ennuis auraient, un beau jour, commencé… Et monsieur et madame Crise vécurent heureux, longtemps, très longtemps même, et eurent beaucoup, beaucoup d’enfants malheureux.)

Et dire que tout ce « beau monde » se revendique – sans rire ! – d’une société hautement « civilisée » !

S’il ne préexistait pas, alors l’homme aura réussi à créer de toutes pièces - pour lui-même et pour tout le restant de la création - un enfer ici-bas !

Civilisation toute entière devenue hors sol, séparée de la nature, coupée à la fois de la terre et du ciel, à l’instar de la nourriture (physique et psychique) falsifiée, frelatée qu’elle consomme - voracement de surcroît pour nous les occidentaux -, et qui l’intoxique, la déprime et la sape graduellement jusqu’à la substantifique moelle !

« Un grand peuple sans âme est une vaste foule. » (Alphonse de Lamartine) (1790 – 1869)        

Le progrès est une chose délicieuse. (N.F.)

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