Monde 2 – La Bourse ou la Vie !

Dans un système fermé et isolé, le désordre doit toujours croître à mesure que le temps passe.
La mesure de ce désordre s’appelle l’entropie
.

(seconde loi de la Thermodynamique)

Où donc court notre monde ?

PLANÈTE À VENDRE !

La loi du marché – Exploiter

!!! La Bourse ou la Vie !!!

Crise systémique

Crises structurelles = Crise de civilisation → crise des valeurs, crise de confiance, crise de gouvernance…

Idéologie - mortifère - de la croissance et du gigantisme
Compétition et convoitise omniprésentes
Toujours plus !

Toujours plus grand ! Toujours plus haut ! Toujours plus loin ! Toujours plus vite !… Toujours plus débile !
Tout, absolument tout est devenu objet de compétition et de convoitise !
Notre problème n’est pas tant de manquer que de trop avoir

Saurons-nous générer suffisamment de néguentropie pour contrebalancer l’entropie ??      

Le progrès est une chose délicieuse. (N.F.)

Jour après jour, pas à pas, inexorablement, l’Empire progresse… et prospère… Youpla… !!!

BOUM !!! ...

ĦΎΞ∂&#‽ЛЧ...

...M_R_E !!!

Lorsque la politique se résume au seul commerce, les carottes sont assurément cuites !

Big Market – Dans la Société de Consommation… le Commerce fait Loi

La croissance, c’est le cancer de notre société

Impasse de la croissance   
Vie et croissance… à crédit    

De la pathétique - et compulsive - illusion d’acheter le Bonheur… ou… La folle - et mortifère - obsession de la Croissance     

Délire consumériste + délire productiviste

La foi en la croissance comme Bien souverain suprême – Le consumérisme comme moteur et dopant du bonheur.           
Stupide rengaine politicienne, vieille lune politicarde, empressé et funeste vaudou gouvernemental : Croissance ! Croissance ! Croissance ! s’agitent tout azimut, sautent comme des cabris, invoquent, exhortent, les pathétiques grands-prêtres de l’accumulation.
Mais, au final, croissance de quoi ??? Croissance pour qui ???… Et surtout, en contrepartie, croissance de quoi ? Serait-ce là une des nombreuses élucubrations de l’intelligence devenue péremptoirement artificielle ?

Dogme politique. Folle obnubilation. Burlesque croyance. Dérisoires incantations. Déplorable aveuglement. Coupable cécité… Croissance des profits et du chaos, oui !

La production de « richesses », aujourd’hui, va de pair avec la production de pauvreté et de misères. 
Pourtant le « Club de Rome », dès les années 1970 déjà, avait mis en garde et attiré l’attention sur les inévitables limites à la croissance… parce que (toutes) les ressources ne sont pas inépuisables tout simplement.

De quoi donc se nourrit la croissance sinon de la chair et du sang des hommes et de la Terre ?

« La croissance, ce n’est pas la solution, c’est justement le problème ! » (Jean-Marc Governatori)

Dans un "univers" fini, limité (et nous sommes dans un "univers" fini – au moins en ce qui concerne le monde physique), selon l’antique loi - toujours en vigueur - des vases communicants, la croissance d’un élément génère - ipso facto - la décroissance d’un autre. Quand est-ce que cette élémentaire évidence parviendra enfin aux cerfs-volants?!  
Et puis, l’histoire de la grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le bœuf… Cela ne vous rappelle-t-il rien ?… Crôôââ…  

« La croissance économique se fait au prix de la décroissance écologique, comme une tumeur cancéreuse ne s’alimente qu’au détriment de l’organisme qu’elle épuise : dans les deux cas le bilan final est désastreux. » (Jean-Marie Pelt) (1933 – 2015)        

Petit calcul…
Une simple « petite » croissance annuelle de 3% génère… un doublement en 25 ans,… la multiplication par un facteur de 18,66 au bout d’un siècle,… par 359 au bout de deux siècles,… par 6 892 au bout de trois siècles, etc… !!! Une telle progression est proprement insupportable, TOTALEMENT IMPOSSIBLE pour notre planète !!!

« La seule croissance économique des années 1990 à 1997 a dépassé celle des 10 000 années comprises entre les débuts de l’agriculture et 1950. » (Franz Broswimmer)

Comment un tel rythme pourrait-il être « durable » ou même soutenable ?!!!   
Et la Croissance ne sévit pas seule… elle dispose d’un acolyte, d’un double tout aussi redoutable… la Cadence !

« Les arbres peuvent-ils pousser jusqu’au ciel ? » (Auteur ?) 

Le progrès est une chose délicieuse. (N.F.)

Que nous arriverait-il si nous ne cessions de croître…

Ceux qui ne connaîtraient pas la notion de progression géométrique peuvent facilement s’en faire une bonne idée. Il suffit pour cela, comme le proposa jadis le Grand Vizir Sissa au roi indien Shirham (cf. la légende de « l'échiquier de Sissa »), de pendre le plateau d’un jeu d’échecs (ou un damier), et y déposer 1 grain de blé (ou, pour nous, 1 pièce d’un cent par ex.,…) dans la première case, 2 grains (ou cents) dans la suivante, 4 dans la troisième, 8 dans la quatrième, 16 dans la cinquième, etc… (à chaque nouvelle case vous doublez la mise)…

Vous pouvez aussi, pour vous faire un aperçu de la progressivité, prendre une feuille de papier de format A4 - ou mieux encore, un format A3 - et la plier successivement en 2, puis (le tout) à nouveau en 2, et encore en 2, etc… Vous y êtes ?!...
Essayez-donc ! L’on se trouve vite un peu débordé(e), n’est-il pas ?  
La métaphore du nénuphar est à ce titre bien explicite. Imaginez que le nombre total de grains (ou de cents) représente la taille de la plante aquatique… et l’échiquier, l’étang (ou le lac,…)…. Et puis le plan d’eau, la planète Terre…

La progression de l’inflation se fait exactement sur le même schéma. Et qui a connu une ou des périodes assez fortement inflationnistes en saisit mieux le phénomène puisque il apparaît-là plus clairement au profane que l’inflation elle -même génère de l’inflation ! Et puis de l’inflation… sur de l’inflation sur de l’inflation… ! Jusqu’à l’explosion. Idem pour le calcul des intérêts composés.

L’économiste anglais Andrew Simms illustre fort à propos le développement exponentiel en prenant l’exemple d’un petit hamster qui double son poids toutes les semaines jusqu’à l’âge de 6 à 8 semaines. S’il continuait à croître à ce rythme (c’est-à-dire de doubler son poids à intervalle régulier),… à l’âge d’un an (soit 52 semaines), il pèserait quelques… 9 milliards de tonnes et pourrait ingurgiter la production mondiale annuelle de maïs en… une seule journée ! Image saisissante, non ?! Mais visiblement pas suffisamment encore pour bon nombre de nos politiciens. Se rêveraient-ils (en) grands hamsters ?!

La croissance économique, toute proportion gardée, bien que moins rapide dans sa progression que les exemples ci-dessus (doublement), devient vite aussi exponentielle,… redoutable… et fatale !

« La meilleure façon de ne pas avancer dans la vie est de suivre une idée fixe. » (Jacques Prévert) (1900 – 1977)     

La croissance est à l’image d’un piège à ours : plus fort on la (re)lance, et plus fort en retour elle nous cogne… dans la figure ! Effet boomerang… assommant… garanti. La croissance est comme un soufflet au fromage : ça retombe considérablement plus vite que ça ne monte (croît) !   

« Celui qui croit qu’une croissance exponentielle peut continuer indéfiniment dans un monde fini est un fou, ou un économiste. » (Kenneth Boulding) (1910 – 1993) … ou un menteur, ajouterais-je.             

« Cette croissance, avec des aéroports partout, des fermes géantes, des canaux pour gros bateaux, des lignes TGV pour cadres dynamiques, de nouvelles autoroutes, vicie l’air, gaspille l’eau, sacrifie les terres, vide les océans, bref, mène la planète à sa perte. » (Fakir, 06/2013)    

Mais peut-être volent-ils trop haut dans leur stratosphère pour le constater eux-mêmes… À moins que ces OVNI ne vivent carrément sur une autre planète que la nôtre… et soient, de ce fait, assujettis à d’autres lois (moins prégnantes, moins contraignantes, plus légères) que les nôtres… Ce qui pourrait par ailleurs aussi expliquer d’autres phénomènes étranges et curieux auxquels l’on assiste régulièrement ici-bas.

« Les lois sont des toiles d’araignées à travers lesquelles passent les grosses mouches et où restent les petites. » (Honoré de Balzac) (1799 – 1850)  

… Et pourtant, nous ne pouvons pas arguer que nous n’étions pas prévenus…   

Le constat ne date pas d’aujourd’hui.

« C’est seulement dans les pays retardés du monde que l’accroissement de la production est un objectif important : dans les plus avancés, ce dont on a besoin sur le plan économique est une meilleure répartition. » Ce constat établi par le philosophe, logicien et économiste, John Stuart Mill (1806 - 1873) date de 1848 (oui, vous avez bien lu, 1848 !).
Notre société a pris le chemin tout inverse : davantage de croissance et davantage d’inégalités.

Et puis qui ne connaît pas la « Fable » suivante ?!

La Grenouille qui veut se faire aussi grosse que le Bœuf

Jean de La Fontaine (1621 – 1695)
(Livre I - Fable 3)

Une grenouille vit un bœuf
Qui lui sembla de belle taille.
Elle, qui n’était pas grosse en tout comme un œuf,
Envieuse, s’étend, et s’enfle et se travaille,
Pour égaler l’animal en grosseur,
Disant : « Regardez bien, ma sœur ;
Est-ce assez ? Dites-moi : n’y suis-je point encore ?
Nenni - M’y voici donc ? - Point du tout. - M’y voilà ?
Vous n’en approchez point. » La chétive pécore
S’enfla si bien qu’elle creva.
Le monde est plein de gens qui ne sont pas plus sages.
Tout bourgeois veut bâtir comme les grands seigneurs,
Tout prince a des ambassadeurs,
Tout marquis veut avoir des pages. 
  

Bientôt la fin de la partie ?
Game over !... Tilt !… Time out !… overflow !… prochainement ?

Le progrès est une chose délicieuse. (N.F.)

Développement durable » : sordide tarte à la crème ! … sure de surcroît !    
Fallacieuse « croissance verte », cynique « green business »

Les marottes gadgets pour faire mumuse, occuper la galerie… et surtout profiter… Ou… comment profiter au maximum de l’écologie, comment tirer grand avantage de la pollution, comment maximiser les profits du désastre environnemental (pollution et dépollution figurent dans le PIB !).  
Concepts habillement taillés sur mesure pour les cupides et insatiables prédateurs de la planète et leurs sbires, les tartuffes et les business men de l’écologie.           
À moins que dans l’euphorie de leurs raisonnements hâtifs, pour sortir de la contrainte du vase clos, ils n’aient dans leur système d’équations acheté à terme l’univers entier et le considèrent déjà comme annexé… Ce qui ne constituerait finalement qu’une dangereuse et pathétique fuite en avant de plus. Une de plus.

Leur cynisme n’a vraiment aucune limite. Ainsi, par exemple, après avoir exterminé plus de la moitié des abeilles avec leurs poisons, voilà qu’ils organisent maintenant un service - payant bien sûr ! - pour effectuer la pollinisation manuellement ! Pour information, le service rendu par l’industrieux peuple des pollinisateurs est estimé à 153 milliards de dollars, soit 9,5% de la valeur de l’ensemble de la production alimentaire mondiale.   
Du reste, la tendance lourde est de marchandiser les services - hautement publics - jusque-là fournis généreusement et gratuitement par Mère nature et ses écosystèmes. Devrons-nous bientôt payer aussi pour l’air frais que nous respirons ? La science-fiction (la science du futur) effectivement nous l’a déjà promis.

Dans tous les cas, l’immixtion et l’entremise de la technique dans les processus naturels n’ont pas fini de progresser(*). Et par ex. ce n’est pas le nombre - croissant - des inséminations artificielles (humaines comme animales) qui me contredira. Au lieu d’agir en amont sur les causes des problèmes, on favorise et développe, comme toujours, les traitements anti-symptomatiques en aval… ça rapporte plus [vous pouvez prononcer le plus à votre guise].         
(*) : Près de 60% des services rendus par la nature sont d’ores et déjà dégradés ou utilisés de manière non pérenne.

« (…) le PIB mesure tout, sauf ce qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue. » (Robert Kennedy, favori pour les primaires démocrates aux USA en 1968, peu avant d’être assassiné.)

Mots creux et pompeux… pour ne surtout rien changer   
Point n’est besoin de s’appesantir d’avantage sur le green business et la croissance durable lorsqu’on sait que le franc succès de ces concepts en vogue – et très vendeurs, vous l’aurez remarqué – n’a d’égal que le cynisme de leurs théoriciens : les EEBM ou encore « Écologistes Émargeant au Budget des Multinationales » (l’expression n’est pas de moi).     
Les lois de la croissance géométrique (exponentielle) se moquent complètement de la couleur politique de ces concepteurs de mirages et de chimères… et tout autant de leur mauvaise foi.

Ne nous berçons pas d’illusions. La croissance verte n’est - ni plus ni moins - qu’une croissance classique mortifère revêtue d’un vernis vert… de gris. La croissance verte est seulement un subterfuge. Elle est le déguisement des promoteurs du consumérisme, des pilleurs de la planète, pour faire semblant de composer avec l’écologie… et surtout pour faire en sorte que rien ne change. C’est au mieux une tentative de « balayer la crise… sous le tapis » ! Et dans le principe, la croissance pourrait être ou bleue, ou rouge, ou jaune, ou noire… qu’il en irait de même au final. Il y aurait tout au plus une petite variation dans la durée ou la vitesse de la progression, mais le décrochage et la chute seraient tout aussi inéluctables.             
Même repeint en vert, le business reste du business !
Cf. aussi le §/ Écologie (ci-dessous).       

Les sciences économiques ne sont plus qu’un simple faire-valoir, un commode instrument, une facile excuse au service du gouvernement mondial pour mener à bien son œuvre de destruction et de mort.     

Regretté Oncle Bernard – par la gâchette haineuse et la foi meurtrière de deux funestes kalachtueurs,… lâchement fusillé et d’une traite, une seule, sanctifié –, daigne STP, de la Haut, éclairer les légions d’économistes ici-bas égarés dans leur petite science étriquée et stérile !

« Non seulement les adversaires de la croissance ne sont pas des ennemis du développement, mais ils sont sans doute les meilleurs défenseurs de la civilisation, l'autre nom du développement. » (Bernard Maris) (1946 – 2015)  

Planète poubelle

Pollutions et destructions tout azimut

Nous avons pollué la planète entière et déjà l’espace proche autour de la Terre (le nombre de déchets spatiaux en orbite a atteint un seuil critique). Nous avons pollué les 4 éléments (l’Eau, la Terre, l’Air, et le Feu). Nos organismes sont pollués. Nos psychés sont polluées. Tous nos organes sensoriels sont pollués (vue, ouïe, odorat, goût, toucher, intuition,…). Même ce que nous appelons les « informations » ou « actualités » sont très largement polluées et frelatées.

Que nous reste-t-il encore d’intact et d’intègre ?! Peut-être sont-ce toutes ces pollutions qui empêchent un certain nombre de nos concitoyens de voir et penser encore clair ?

Et il n’y a pas que l’activité économique (l’agriculture, l’industrie, les transports, etc.) qui polluent… Pour compléter le tableau, il faut hélas y ajouter encore la pollution directe, quotidienne, par les menus comportements des individus. Regardez autour de vous.

Voyez-vous, vous aussi, la quantité impressionnante de détritus en tout genre (papiers, mégots, canettes, bouteilles, autres ordures, débris, excréments, immondices et « monstres(*) ») – sans même parler des crachats ! – balancés sans vergogne, et qui encombrent nos trottoirs (transformés en crottoirs), jonchent nos rues, nos routes, jusqu’aux chemins et sentiers les plus reculés, qui empiètent sur l’espace d’autrui, défigurent nos campagnes et nos plages, colonisent nos rivières, nos mers et nos océans ?

Nuisances et pollutions visuelles, olfactives,… auxquelles s’additionnent avec fracas, l’agitation, le bruit, les tags, insanités et autres gribouillis-vomis qui envahissent et altèrent littéralement l’espace public… et privé… et puis... et puis… Fidèle révélateur du respect que nous nous portons à nous-mêmes, à notre voisin, à notre prochain, à notre environnement, à notre planète… soit, en un mot, à notre nature intrinsèque.        
Serait-ce là le nouveau savoir-vivre ? Les prémices du savoir-vivre ensemble version 3.0 ?       
Question de référentiel(s) me rétorqueront sans doute certains.

Globalement, nous n’avons aucune (auto)discipline, aucune conscience environnementale, aucune conscience supérieure, aucune conscience collective ! Certaines organisations sociales dans le monde animal (et spécialement celle des abeilles) sont considérablement plus efficientes que la nôtre. Quand saurons-nous enfin nous en inspirer ? Quand aurons-nous cette sagesse élémentaire, cette conscience première ? Quand serons-nous, tant individuellement que collectivement, prêts à adopter ces modèles-là ?                   
(*) Biens d’équipement tombés en disgrâce et trop souvent encore sans scrupule aucun abandonnés, jetés par leur propriétaire indélicat sur la voie publique…

Le progrès est une chose délicieuse. (N.F.)

Généreux donateurs-pollueurs…    
Pour illustration… D’après les estimations réalisées par « Vacances Propres », plus de 33 000 tonnes de déchets sauvages ont été, en France, "balancés" dans la nature en 2012 (soit l’équivalent de près de 3 700 camions semi-remorques), dont près de 20 000 tonnes laissées sur les routes et 10 000 tonnes jetées dans les cours d’eau… Selon Eco-Emballages, ce serait même plus de 88.000 tonnes (!) de déchets sauvages que "nous" – en vérité, certains plus que d’autres – jetterions dans la nature, soit près de 9 fois le poids de la Tour Effel !           
Une bagatelle ! Ça vous parle ?         
Faudra-t-il donc accrocher une poubelle à chaque individu ?… Même si cela n’empêchera toujours pas un certain nombre de pollueurs de laisser – subrepticement ou ostensiblement – tomber leurs déchets « à côté »… Zut ! Ce sera pour qui ramassera.
Même si paradoxalement cela participe à la « richesse » produite (PIB), j’estime qu’il y a mieux et certainement plus valorisant comme travail que de ramasser les ordures et déchets des autres. 
Et combien aussi de tonnes de décibels échappés dans la nature, imposés, infligés chaque jour à des voisins, riverains… par les entreprises, les chantiers, les réseaux de transport… comme par les particuliers ? Et combien de tonnes d’exaspération, de dépression et de désespérance en retour ?

Partie visible seulement des flétrissures et souillures, révélatrice d’inacceptables comportements individualistes salement égoïstes, irresponsables et m’enfoutistes !
Voilà comment « on » traite l’environnement et le prend pour une gigantesque poubelle ! Les mots me manquent pour qualifier ces abrutis et coupables agissements quotidiens. Reflets fidèles d’une civilisation dégénérée qui court à sa perte.

Et puis regardons-nous aussi nous-mêmes… bien en face… et au quotidien… Balayons devant notre propre porte… Par nos choix alimentaires, par les produits ménagers, d’hygiène, etc. (lessive, vaisselle, WC, insecticides…), par le choix de notre automobile, des modes de transport, par nos préférences d’achats, la fréquence de renouvellement, les circuits de distribution, par le tri sélectif des ordures, etc. etc…. suis-je ou non respectueux de l’environnement…? En ai-je conscience ou non ? Est-ce qu’en ce domaine je tends ou opte le plus possible pour des comportements vertueux ou est-ce que je laisse ce soin « idiot » aux autres… ? Quelles sont mes priorités ?... Sommes-nous toujours bien conscients des implications des orientations que nous prenons ?

Si une frange de la population visiblement se complaît - et se vautre - dans les ordures, la crasse, le vacarme, la puanteur, la pollution, la drogue, la triche, la violence, la médiocrité,… les autres, tous les autres ne sont pas pour autant obligés de les suivre dans la fange, de les imiter dans la décrépitude… et encore moins de devoir subir les préjudices et les abrutissements qui en résultent. Quatre-vingt, voire quatre-vingt-dix pour cent d’une population n’a pas à pâtir des agissements destructeurs, de la décadence, de la déchéance des dix ou vingt pour cent restant.     
Nous sommes notre environnement ! Vous êtes votre biosphère !  

À mon sens, une société qui se complaît à ce point dans la crasse, la fange, le mensonge, l’artifice, le futile, ne se prépare certainement pas de beaux jours. Et nul n’est besoin d’être devin pour le comprendre.

La Nature n’est ni un concept abstrait, ni une poubelle, ni une marchandise,
ni une machine - Même hyper sophistiquée -, ni un capital, ni un « actif », ni une boniche.

« La nature, c’est la partie visible du jardin de Dieu.» (Gandhi) (1869 – 1948)

Razzia sur le monde – Durant le naufrage, les affaires continuent
Marchandisation et gadgétisation du monde  

Dans la pensée matérialiste et technologique dominante tout devient objet ou produit       
À part des profits, tout ce que cette société & Co arrive encore à produire ce sont des déchets et de la misère.

La misère, et son acolyte qui la suit comme son ombre, la violence, ne sont que les fruits de la mondialisation sauvage. Quand voudrons-nous enfin comprendre cette élémentaire réalité ???        
Lorsque le "progrès" et le consumérisme… consOmment et consUment… Lorsque la folie dévastatrice et meurtrière mène le monde.

Si tout ne vise pas systématiquement à l’abrutissement des populations, beaucoup néanmoins malheureusement y participe. La conjonction de divers phénomènes contribue à la bêtification – dans tous les sens du terme – des masses.

« Produire de la "richesse" en créant la misère » dénonçait déjà au XIX e siècle V. Hugo.         

« La civilisation est une multiplication sans bornes de nécessités inutiles. » (Mark Twain) (1835 – 1910) [Que dirait-il de l'époque actuelle ?!]

Consocratie : la culture - le culte - de la consommation    
Civilisation du Veau d’or…         
Civilisation de l’objet – Culte de l’accumulation        

Consommez plus, vous vivrez moins ! (Slogan – vite oublié – de mai 68)

Le progrès est une chose délicieuse. (N.F.)

Consumérisme = posséder + détruire                
Jetable contre durable – Gadgetisation compulsive                      
La furieuse et absurde course à l’inutile et au futile. 

Je consomme, donc je suis... Lorsque la soif d’exister devient soif de consommer.
Le consumérisme, gangrène de la planète et leurre… de bonheur.  
Lorsque acheter remplace vivre, la désillusion est au bout du porte-monnaie.         .    
Rien de tout ce qui s’achète n’est vraiment essentiel.       

Money destroying art and culture, ai-je lu un jour sur un graffiti à juste raison frondeur. J’y aurais volontiers ajouté… and the whole world too.      

Le consumérisme, nouvelle religion planétaire
Le consumérisme comme nouvelle religion mondiale… L’argent comme fin ultime.
Le progrès matériel et technique comme nouveau dieu.
La croissance comme nouveau messie (sauveur). 
Le code du commerce comme nouvelle bible.
La nouveauté comme culte réformé.
Les « stars » et autres « people » comme nouveaux prophètes.
Le shopping comme nouveau commandement.
Les dirigeants politiques comme nouveaux grands-prêtres.
Les centres commerciaux comme nouveaux temples.
La publicité comme nouveau missionnaire.
Les soldes comme nouveau credo.
Internet, comme nouveau paradis.
(…)

Et si l’on arrêtait un peu de consommer… Juste quelques jours… Juste pour voir… Juste pour voir si on peut y survivre ? Histoire de constater que cela ne nous empêche ni de respirer, ni de dormir, ni de vivre… ?   
Et si on essayait vraiment ?!

« La richesse des sociétés se traduit par l’empoisonnement des fleuves. » (Maurice Mességué) (1921-2017)

Ultra courtermisme de rigueur – Civilisation du speed, du fast et du jetable    
Tout est devenu fast, speed, tchip (le nec plus ultra du cheap)… et jetable : food, love, cloth, news, science, technology, culture,… tout comme les couches-culottes

Jette et achète ! commande, enjoint, dicte, le moteur - à deux temps - du consumérisme. Jette et achète ! Jette et achète !… Jette et achète !… Invariablement. Sans fin… Jette, achète !… Jusqu’à l’explosion finale… Jette, achète !… Jette… achète !…

Une morbide fièvre consumériste agite, ravage et consume la planète à Très Grande Vitesse. Faudra-t-il donc - pour parler franc - que nous crevions tous du « toujours plus » qui gangrène le monde ?
Combien de Terres nous faudra-t-il pour répondre à nos besoins toujours plus insatiables et extravagants, pour satisfaire les délires consuméristes ? Si tous les humains vivaient comme les Européens, il faudrait 2,5 planètes. 5 planets for the American way of life... Des dizaines, voire des centaines, ne suffiraient pas aux plus voraces !
Existe-t-il un remède contre la cupidité ?

« Les forêts précèdent les peuples, les déserts les suivent. » (François-René de Chateaubriand) (1768 – 1848)

Raccommoder, c'est antisocial. (N.F.)

Overdose & Oversizing
Nos sociétés occidentales, largement victimes de l’abondance - voire de l’opulence - croulent sous les excès matériels, les pléthores physiques en tout genre.

Les excès tuent plus sûrement que les épées. (Proverbe chinois)

L’argent ne fait pas le bonheur - cela est bien connu - même si, pour le plus grand nombre il semble - un minimum - y contribuer quand même. On peut cependant être parfaitement ascète et… parfaitement heureux !

À ce propos… Les humains sont-ils heureux ? Ont-ils jamais été heureux ? Cherchent-ils vraiment à être heureux ?... Questions embarrassantes ! Interrogations face auxquelles Caligula (troisième empereur romain, qui a régné de 37 à 41) déjà fit l’amer constat au premier siècle de notre ère : Les hommes naissent, vivent, meurent et ne sont pas heureux. (Cf. Albert Camus) (1913-1960)

Tel est possédé qui veut posséder. Inévitablement, ceux qui possèdent sont possédés par ceux - et ce - qu’ils possèdent !

« À force de vouloir posséder, nous sommes nous-mêmes possédés. » (Victor Hugo) (1802 – 1885)

À méditer…    

Le progrès est une chose délicieuse. (N.F.)

La Grande Braderie – Low cost & Hard discount

Macronisation de l’économie – Uberisation & Popérisation croissante de la société
L’auto-exploitation des pauvres
Le moinscher à l’assaut de la planète
Les casseurs de prix sont souvent aussi les fossoyeurs de la qualité.

Lorsque le (seul) prix devient un appât… l’hameçon n’est pas loin, ni d’ailleurs le pêcheur.  
Le low cost(*), érigé en doxa planétaire, se révèle être un redoutable rabot, lessiveur, fossoyeur, de la qualité, un jeu dangereux, un pernicieux miroir aux alouettes, un leurre construit sur une stratégie ultra court termiste “gagnant/perdant/perdant” qui fait faussement croire au client final et au prestataire de service qu’ils font une bonne affaire, mais dont en réalité - et surtout, au final - le seul vrai bénéficiaire s’avère être l’intermédiaire, le dealer.
Surfant à fond sur la vague consumériste, basées sur l’illusion, l’envie et l’hypocrisie, ces pratiques se développent indéniablement au détriment des deux principaux acteurs de la transaction : vous et moi. Elles faussent complètement l’échelle des prix et des valeurs, et bouleversent radicalement la notion des coûts. Ce qui a pour effet inéluctable direct de torpiller et saborder littéralement le niveau général de qualité des services concernés, et en tache d’huile, par effet domino, partout alentour. Et en fin de compte, elles finissent inévitablement par tuer les bons prestataires et laisser derrière elles une terre brûlée et ravagée.

Où s’arrêtera le tourbillon spéculatif ?
Que gagne-t-on à faire passer l’économique avant l’éthique ?         
Ah les petits prix, les petits prix… ! (Sur l’air du … Lilas).      
(*) : dans la logique des adeptes du « dumping social » ou encore des - dernières en date - « réformes structurelles de compétitivité »…

« Plus le travail devient une marchandise, plus les individus rêvent de marchandises. » (Cf. André Gorz) (1923 – 2007)  

Bien sûr, les budgets sont serrés pour la plupart d’entre nous et nous cherchons tous à faire des économies… Ce qui fait du reste la fortune des petits prix…, l’accumulation - par certains côtés paradoxale - de bricoles, de babioles, de gadgets et objets publicitaires en tout genre d’une extravagante inutilité - qui vite nous encombrent dans tous les sens du terme - et l’affaire très souvent aussi - fidèles et inséparables comme une ombre - de leurs envers (revers), les petites qualités et l'exploitation du vivant.

Qu’on le veuille ou non, la systématisation du low-cost et du hard-discount participe grandement à la ruine de la planète et de ses habitants !
Qu’on se le dise et se le répète.

Consommer tue !

Lorsque consommer devient un loisir
Démocratisation du travail dominical et libéralisation des courses fériées

Le sujet obsédant de l’ouverture des commerces les dimanches et jours fériés des chantres de la croissance est symptomatique de notre culture consumériste et de notre hallucinante et suicidaire fuite en avant.
À part quelques (rares) exceptions ci et là (…) cela augmentera-t-il le pouvoir d’achat et le bien-être – en somme le bonheur ! – des consommateurs ? Celui des salariés – lorsque tous seront logés à la même enseigne du 7/7 ? Celui des demandeurs d’emploi ? Celui des petits commerçants ?…
Qui gagnera au final dans l’affaire ?… Les grandes surfaces – grands groupes ! – encore et encore ! Car il s’agit d’une diversité en trompe-l’œil. Quand bien même les surfaces commerciales se multiplient, il ne s’agit toujours que des mêmes enseignes. Ce qui fait qu'aujourd’hui rien ne ressemble davantage à une zone commerciale qu’une autre zone commerciale ! Aux quatre coins de la France, comme, pour ainsi dire, aux quatre coins de l’Europe.

Et puis pour rester dans cette même logique affairiste, lorsque les magasins seront ouverts 365 jours sur 365, tant qu’à faire, pourquoi alors ne pas les faire ouvrir 24h sur 24 ?… Puis en décupler les surfaces et boulevardiser les portes d’entrée… – histoire d’interdire à tout passant de passer à côté sans entrer ?!… Où s’arrêtera l’absurde surenchère ?
Proprement insensé ! 

Et puis, a-t-on gagné en emplois lorsque les usines (ZI) se  sont muées en zones commerciales (ZAC) ? Les machines - en remplacement des hommes - feront-elles un jour leurs emplettes ? Pousseront-elles leur caddie dans les temples ou les drives de la consommation future ?

Ce n’est ni la multiplication des surfaces commerciales(*) ni l’élargissement de l’amplitude de leurs heures d’ouverture qui créent le pouvoir d’achat. Le consommateur ne peut pas indéfiniment dépenser plus qu’il ne gagne – et en vérité il gagne, globalement, de moins en moins ! –… sauf à le tenir sous la férule du banquier et continuer à maintenir les plus irréductibles (addicts) d’entre eux sous perfusion toxique de crédits.

Est-ce donc cela que l’on cherche ? Emprunter aujourd’hui sur la croissance de demain. Vivre des avances sur la croissance à venir. On savait les politiciens prompts à emprunter… Les voilà prêts, pour gagner du temps, à emprunter (anticiper) de la croissance future ! Les fameux - et toxiques - marchés des produits dérivés disposent encore de beaux jours devant eux.         
(*) : D’ici 2020, 430 000 km2 (!) de nouvelles surfaces commerciales seront bâties (chiffres de 2015). Chouette ! On va pouvoir faire des affaires !... Et tromper notre ennui dominical ! Cool !

« L'homme a l'amour pour aile, et pour joug le besoin. » (Victor Hugo) (1802 – 1885)

Au fait, qu’attendons-nous donc pour débaptiser ce vieux et désuet dimanche (du latin dies Dominicus, jour du Seigneur) ! Les candidats à sa succession ne manquent pas : e-di, ordi, crèvzi, hollandi, sarkodi, croissandi,… ou, comme déjà proposé par ailleurs, eurodi.
La concurrence va être rude… À vos suggestions !

Et puis, nos vieux almanachs ne débordent-ils pas de ces anachroniques « jours fériés » ? Des incongruités en vérité totalement périmés. Car non seulement plus fêtés, plus chômés, mais bien travaillés et commercés ? Qu’attendons-nous pour les rayer définitivement de la carte et nous conformer ainsi à la moderne réalité.

Et tant que nous y sommes – puisque qu’en France, on n’a pas de pétrole, mais alors qu’est-ce qu’on a comme idées ! –, pour pleinement booster la croissance, pourquoi ne pas rallonger de quelques plombes les journées de 24 heures ? Ou mieux ! pourquoi ne pas carrément insérer des jours voire des mois ou des années surnuméraires dans nos vieux calendriers si poussiéreux, si étriqués, si piteusement bornés ?! Et, du coup, ne soyons pas chiches, pas petit jeu, en y greffant seulement quelques heures supplémentaires… Non ! Voyons au contraire les choses en grand ! Nous disposerions ainsi de plus de temps. De plus de temps pour à la fois pour gagner de l’argent et aussi pour le dépenser !
Travailler plus, pour gagner plus ! Voilà une solution qui doperait du tonnerre le PIB, augmenterait la fortune des milliardaires, lancerait à l’instar d’un immense feu d’artifice une nébuleuse de start-up et redorerait enfin un peu le blason défraîchi, loqueteux des politiciens en scène ! C’ ti pas une bonn’ idée, cha !   
(Petite note à l’attention des affairistes : ne courez pas à l’INPI, l’idée est déjà déposée !)

Et peut-être, tant qu’on y est, pourrait-on aussi remplacer le suranné, éculé, ridicule « bonjour » que nous échangeons si banalement, si platement – et parfois si tristement – par un bruyant « croâââ ! » ou un pétant « bonn’croiss’ ! », tout en dressant ostensiblement et vigoureusement le bras droit en signe de volontarisme et de ralliement(*), histoire, dès le matin, de se motiver un max !
Croâââ ! Croâââ !                       
(*) … Toute ressemblance serait purement fortuite… Vous connaissez le refrain.

« La société de masse n’a pas seulement produit de la camelote pour les clients, elle a produit les clients eux-mêmes. » (Theodor W. Adorno) (1903 – 1969)

Le progrès est une chose absolument délicieuse. (N.F.)

Consommer tue !
Consumérisme et soldisme (jusqu’à l’écœurement absolu, épuisement jusqu’à ce que mort s’en suive) : le credo du modernisme.

Non seulement la consommation nuit gravement à notre santé, elle tue aussi larga manu !

À la consommation de masse répond fatalement la destruction de masse.
Déjà bien amorcé à la fin du 19e siècle, nous avons, en Occident, définitivement basculé, au cours du 20e siècle, d’une économie de production vers une économie de consommation, avec toutes les innombrables implications que sous-tendent ces deux systèmes économiques. Le duo labourage et pâturage du duc de Sully (1559 – 1641) est désormais bien loin… Now, Welcome to the Full Hard Discount Paradise ! (Il serait temps du reste que je l’écrive en mandarin).     

« L'absence de désir, c'est la paix. » (Lao-Tseu) (5e siècle av. J.-C. – 4e siècle av. J.-C.)     

« J’ veux tout ! tout d’ suite !... »
Jusqu’au dévoiement des mots et des valeurs

Le marketing et son bras armé, la publicité, sont de redoutables armes de destruction et de paupérisation.          
L’insidieuse et omniprésente publicité - fabuleux agent de propagande et de conformisme social - nous gouverne peu ou prou, et le plus souvent inconsciemment. Tandis que les procédés mercatiques subrepticement trompent nos sens, piègent nos perceptions, orientent et dictent nos choix, l’omniprésent matraquage publicitaire nous instille les redoutables virus du DÉSIR , de l’ENVIE et de la CONVOITISE dans les veines du vouloir, nous les cheville puissamment au corps et nous les fait se confondre.
En ai-je besoin ou bien en ai-je envie ??? devrait-on se demander…

Sans répit ni relâche, impitoyablement, la publicité invente de faux besoins, nous pousse à l’achat, à la consommation, à la faim, court-circuitant habillement les circuits de la "satiété" (la raison) et rendant de ce fait la satisfaction (la récompense) proprement impossible. Elle transforme même les consommateurs les plus réceptifs (dont les plus jeunes d’entre nous) en véritables objets publicitaires ambulants - chèrement acquis, de plus ! -, et parfois en fait ses fidèles esclaves, ses clones inconditionnels. À bien y réfléchir, qui, au final, achète ? Qui est acheté ? 

Ainsi par exemple, une célèbre marque d’articles de sport bandés nous enjoigne-t-elle, valeurs de notre temps (2015) certainement obligent – sur un impressionnant triptyque panoramique d’une douzaine de mètres de large : « Sème le désordre », « Joue pour gagner », « Impose tes règles »… Ou encore (vu en format plus modeste) « Crée le chaos »… Quel bel esprit du Je ! Quelle belle et haute image du sport ! Bravo !… Serais-je définitivement devenu vieux jeu ?
Il est même de "grands" annonceurs ne reculant devant aucun super-superlatif et qui, avec force aplomb et assurance (pour ne pas dire avec un brin d’arrogance ou d’insolence), vont par exemple jusqu’à fournir - de série - la joie à quiconque achètera leurs bolides-joujoux ronflants. Ou encore un soda brun tout de rouge habillé - mondialement connu - dont les bulles nous promettent rien de moins que le… bonheur !

Où donc s’arrêtera la dégringolade des valeurs, l’inflation des mots ?       
D’un autre côté, le juste-nommé « guérilla marketing », tendance récente du Street Marketing, rajoute un peu plus encore une couche de buzz, de tintamarre et de harcèlement à la vraie jungle qu’est – (re)devenue - la rue. 

« Si tu veux rendre un Homme heureux, n’ajoute pas à ses richesses, mais enlève-lui quelques-uns de ses désirs. » (Sénèque) (-4/+1 – 65 ap. J.-C.)

« … et gratos ! »
La gratuité des choses est un grave leurre dans notre monde matérialiste… où même les œuvres charitables et les bons sentiments ne sont pas toujours gratuits.
Se rend-t-on bien compte que tout vouloir pour rien équivaut à tout prendre sans rien donner ? N’est-ce pas le propre de l’accumulation et de l’encombrement ?     
(Cf. aussi les pages Science & Conscience)

« Aujourd’hui, les gens connaissent le prix de tout et la valeur de rien. » (Oscar Wilde) (1854 – 1900)     

Symbole de la civilisation – Océan de convoitises 

Le compendium de la réussite : le FRIC      
Civilisation « Rolex® » : clinquant, stupidité, insultes… et toujours bling-bling

Méritocratie et culte de la réussite. Luxe et opulence grassement affichés. Les signes extérieurs - ostentatoires - de richesse comme preuves patentes d’une vie réussie.

Si l’on en croit la – ô combien redoutable - Toise d’un "grand" républicitaire français: « … Si à cinquante ans on n’a pas une Rolex, on a quand même raté sa vie ! » (propos d’anthologie tenus sur le plateau de Télématin (France 2), ce 13/02/2009), combien de milliards d’humains ont-ils ainsi - selon ce gars-là - lamentablement raté leur vie… ?!
Qu’attendent au fait ces ratés pour, devant le désastre de leur tare et leur vile existence, définitivement disparaître de la surface de ce globe et, atomisés, s’en aller rejoindre le néant ! … – Rassurez-vous lecteurs, vous n’êtes pas les seuls, j’en fais partie aussi. Oui, monsieur le Juge Suprême, ci-gît le néant de ma vie de raté ! Pardon d’avoir tout ce temps durant fautivement usurpé du statut d’humain et coupablement brûlé Votre précieux oxygène

« Pauv’ con » – autre insulte culte – lançait d’ailleurs, vitupérant, un jour ordinaire, Porte de Versailles à Paris – à la face d’un citoyen ordinaire qui lui avait refusé le baisemain (la génuflexion ou la prosternation ?) – le modèle de réussite au secours duquel Monsieur Rolex le centuple méritant et bienheureux pape des bonimenteurs a volé – ou, si vous préférez, roulé
La boucle est bouclée.

« S'étant enrichie en biens échangeables à mesure qu'elle s'appauvrissait en biens non reproductibles (le pétrole, la diversité des espèces), l'Humanité est condamnée à se dévorer elle-même. » (Bernard Maris) (1946 – 2015)

Voilà ce qu’est devenu le symbole – minimum – de la réussite d’une vie… pour cette caste affairiste et leur Guide Suprême !
Il vaut mieux être sourd que d’entendre ces idioties-là, affirmait ma grand-mère. Et si au final – en déplaise à ces gars-là –, si superbement réussir sa vie, c’était tout simplement réussir… à ne plus - ou pas - avoir de montre ?! Ne serait-ce pas là un luxe ultime ?!

À décharge du talentueux communicateur… Au lieu de tirer à boulets rouges sur le - fort - zélé et réussi bonhomme, l’on devrait bien au contraire – et à très juste titre – louanger sa sympathie pour la plèbe et arguer qu’il aurait pu être considérablement plus méprisant et élitiste – et donc beaucoup moins démagogue – en prenant dans cette grande échelle cosmique des valeurs, du mérite et de la réussite, une référence sensiblement plus élevée, comme par exemple - que sais-je -… un Solex®, une brique en barre, un yacht, un jet privé, un compte blindé en Chuiche [Ndrl : le pays d’origine des vaches lilas(*)] – ou encore chez B. Madoff & Co – autre illustre emblème (malchanceux !) de réussite fulgurante –, ou encore, indifféremment, une entrée complaisante sur un plateau TV, chez une star à la mode, un milliardaire en vue ou un dictateur en vogue, etc., etc.

Ici pourrait bien s’achever cette triste histoire qui résume parfaitement la tonalité générale de notre époque prétendument « moderne ».         
(*) : Ont-ils donc trop poutsé ces meuhs helvètes ? Ou bien ont-elles fait une indigestion à la substance euphorisante ? Ou encore est-ce une race à part… ?         
(…)

« L’homme, toujours plus avide du pouvoir à mesure qu’il en a davantage, et qui ne désire tout que parce qu’il possède beaucoup. » (Montesquieu) (1689 – 1755)   

Ploutocratie & Kleptocratie
L'empire et les outrances des super pognonistes et autres friqueurs de haut vol
Vampires modernes
Autocratie bancaire de droit financier au service du dieu Argent

Money, money, money ! Plus que jamais… MONEY ! ! 

Il en va de l’argent comme de l’eau ; l’excès peut être tout aussi préjudiciable que le manque.         
Nous avons inconsidérément érigé le pouvoir, l’argent, la démesure comme modèle de réussite… et n’avons pas fini d’en payer le prix.          
L’argent ne doit pas devenir le maître ; il doit rester le serviteur. Et tant qu’à faire, le serviteur d’une juste et bonne cause.

« J'appelle ploutocratie un état de société où la richesse est le nerf principal des choses. » (Ernest Renan) (1823 – 1892)  

Fascinant pouvoir d’attraction

En préambule.   
Considérez donc explicitement combien l’argent peut, non seulement nous faire tourner la tête, mais, au sens "propre" – et si facilement ! – rendre les hommes complètement fous et même - définitivement (!) – (les) tuer.
Au cas où vous en doutiez encore, référez-vous simplement à deux faits divers de cette fin décembre 2014. Il y a hélas tellement pire encore que la folie du rush des Soldes ! Vraies scènes de délire, d’hystérie collective… À la solde de qui ?

  • Tout d’abord l’invraisemblable pagaille, l’indescriptible cohue qu’a causé ce 24 décembre 2014, en pleine rue, à Hong Kong, un fourgon blindé convoyeur de fonds – dont la portière était restée malencontreusement ouverte – et duquel l’équivalent de 2 millions de dollars US sont tombés et se sont éparpillés sur la chaussée, provoquant un attroupement monstre, une ruée frénétique, chacun, proprement éberlué, voulant, devant la manne providentielle, en ramasser et en ramasser… jusqu’au péril de sa vie… !
  • Et puis hélas beaucoup plus tragiquement, durant la célébration de ce Nouvel an 2014/2015, ces effarants 36 morts et 47 blessés (au moins) déplorés à Shanghai dans la terrible bousculade qui a suivi un lancer de… billets de banque – faux de surcroît ! – sur la foule en liesse amassée sur le boulevard pour fêter l’année naissante… Faux dollars certes, mais vrais morts.

Ça prête à réfléchir, non ?        

Plus les richesses sont accumulées rapidement, et plus haut est le risque qu’elles proviennent de sources douteuses, véreuses, non-étiques, condamnables, et qu’elles continuent de servir la spéculation, la malhonnêteté et le crime.

L’argent doit servir à l’échange et non à être accumulé. Gardons bien à l’esprit le bon sens populaire… L’argent est un bon serviteur et un mauvais maître

Produire, produire, produire… des profits – Le profit à tout prix / Le profit a tout pris !    
Et si possible « sans usines et sans ouvriers »  selon le must de l’asset light strategy

Pour le capitalisme techno-industriel, la production des biens et services n’est plus qu’un épiphénomène, une péripétie sur le chemin du pactole, une anecdote pour servir sa vraie finalité : faire du profit, faire le maximum de profit… et les empiler dans les paradis dorés de la finance transnationale. Voilà bien la seule chose qui compte dans cette sinistre doctrine.

« Au cours des quinze dernières années, le système a même cru qu’il était possible de générer des profits sans rien produire du tout : la finance. La fête a mal fini (…) » (Jean-Pierre Berland)

(…)
Pour illustrer ce frénétique - et sordide - affairisme… Saviez-vous que dès le lendemain ou surlendemain de l’attentat contre Charlie-Hebdo, en ce sinistre début janvier 2015, pas moins d’une dizaine de demandes de dépôt de marque « Je suis Charlie » avaient afflué à l’INPI… Et la triste récupération de ces tragiques évènements ne s’arrête pas là. Et de très loin… Mais poursuivons. Il vaut mieux se souvenir des victimes que des dépouilleurs de cadavres.    
(…)
« La règle du jeu capitaliste est criminogène. » (Jean-Pierre Berland)      

(…)

- Comment peut-on posséder les étoiles ? [demanda le Petit Prince]
- À qui sont-elles ? risposta, grincheux, le businessman.
- Je ne sais pas. À personne.
- Alors elles sont à moi, car j’y ai pensé le premier.

(…)

Le Petit Prince, Antoine de Saint-Exupéry, 1943

Concentration inouie des richesses – Aliénation par l’argent                       
Explosion des inégalités
La prospérité de l’accumulation fait la prospérité de la… paupérisation.   

Le problème n’est pas la richesse mais son emploi et son partage.

L’appétit vient en mangeant. Plus on a, et plus on veut avoir. L’eau va à la rivière, l’argent va aux riches. (Proverbes)    
Je ne suis pas riche. Je suis seulement un pauvre homme qui a de l’argent.

Pauvres riches !
Au tournant du siècle écoulé (fin des années 1990, début des années 2000), la moitié des richesses sur Terre appartenait à une quarantaine de familles.
Et cette concentration vertigineuse des capitaux ne cesse de grimper au fil des décennies. 
En ce début 2017, une étude d'Oxfam révèle que huit - huit ! - hommes possèdent à eux seuls autant de richesses que la moitié de la population mondiale, soit autant que 3,5 milliards d'êtres humains !

Les 500 Français les plus riches possèdent 460 milliards d’euros (alors même qu’ils ne figurent pas en tête du palmarès mondial). Le patrimoine des 1% les plus riches de la planète dépassera en 2016 celui des 99% restants. Soulignons que dans le même temps près de 2 milliards d’individus à travers le monde vivent avec moins de 2 dollars par jour (7e rapport du BIT, 10/2011).

En à peine un siècle, la richesse (passée) des Nations a fondu dans l’escarcelle de quelques crésus. 

Nivellement par le bas, selon la formule consacrée : les pauvres des pays riches deviennent aussi pauvres que les pauvres des pays pauvres. Et les riches des pays pauvres deviennent aussi riches que les riches des pays riches.

« La société est composée de deux grandes classes : ceux qui ont plus de dîners que d’appétit et ceux qui ont plus d’appétit que de dîners. » (Chamfort) (1740 – 1794)     

« C’est de l’enfer des pauvres qu’est fait le paradis des riches. » (Victor Hugo) (1802 – 1885)      

Nota bene / Important :

Pour éviter tout fâcheux malentendu, de regrettables méprises, je tiens à préciser d’emblée que ce n’est pas tant l’argent par lui-même qui est en cause ici que son mauvais usage, que la mauvaise orientation qui lui est donnée… que l’on en dispose de beaucoup… ou seulement de peu. Je n’ai absolument rien contre les « riches » – et ne les envie surtout pas !

Par contre je déplore qu’un certain nombre d’entre eux se refusent catégoriquement, égoïstement, maladivement à tout partage des richesses produites – même a minima –, délocalisent sans vergogne leurs activités pour maximiser l’exploitation de la main-d’œuvre qui les sert et les enrichit, et qu’ils aillent ensuite entasser leur fortune – le fruit de leurs forfaits – dans les sanguinaires et sinistres coffres-forts des paradis fiscaux. L’argent n’est sale que par les basses besognes de ceux qui en mésusent, le détournent et le polluent.

C’est l’affairisme débridé, la concentration croissante des capitaux, la porte ouverte à toutes les spéculations (y compris les plus invraisemblables, les plus ubuesques, les plus révoltantes), la finance folle, sans mesure, aveugle, avide, cupide, sans foi ni loi - autre que celle du profit -… que je vilipende. C’est la rapacité de l’empereur Argent, la dictature du capitalisme industriel et financier, le techno-capitalisme, la finance spéculative, les banksters prédateurs, les rapaces de la Bourse, les vautours des affaires, les serviteurs de l’argent stupide, immoral et mortifère, les vampires du fric et du profit, … que je fustige. Le toujours plus, la goinfrerie insatiable. Le business pour le business, l’argent pour l’argent, le profit pour le profit.
(À la base déjà le business est un avatar pluriel d’usines).

Sans doute est-ce là plus une question de système, de mentalité, que de personne.

À l’enrichissement insensé de quelques-uns correspond la paupérisation galopante du peuple.

L’on comprend qu’il y en ait qui veulent profiter sans stresser… et d’autres qui cherchent à émarger sans bosser.

Soyons bien clair… À l’instar d’Épicure (341 – 270 av. J.-C.), « je ne condamne par la richesse mais le refus de partage. ».    

« C’est fou comme l’argent aide à supporter la pauvreté ! » (Alphonse Allais) (1854 – 1905)

« Être assez intelligent pour gagner tant d’argent implique d’être assez stupide pour le désirer. » (Gilbert Chesterton) (1874 – 1936)

L’argent, qui cherche à posséder et à contrôler, est intrinsèquement un facteur de division, un redoutable agent de clivage, de conflit et de guerre. Alors qu’il ne devrait être qu’un moyen de subsistance ; pas un moyen d’existence, et encore moins un vecteur de domination et de destruction.

« Enrichissez-vous » était déjà, par ex., au 19e siècle, le leitmotiv favori de certains hommes d’État français qui ont depuis largement essaimé.

Pourtant point n’est besoin d’être milliardaire ou multimillionnaire pour vivre bien… et pourtant cette caste ne connaît pas la crise pour elle : leur effectif ne cesse d’augmenter. Leur appétit serait-il proportionnel à leurs revenus ? A-t-on besoin de 36 palaces pour être heureux ? Seraient-ce donc des ogres… ?... Personnellement, je me demande à quoi l’on peut bien encore rêver lorsqu’on roule sur l’or, ce que l’on peut bien encore voir de ce monde lorsqu’on croule sous les milliards, sous tous ces avoirs(*) ? Être ou avoir.   
(*) : Un sommeil en or massif. Sur Necker Island, une nuit coûte la bagatelle de 40 000 € (soit, dit en passant, ce qu’un smicard palpe – in fine – en quelques 35 mois). Cela n’empêche toutefois pas les places d’être limitées dans ce paradis pour milliardaires, car seulement 30 richissimes visiteurs y sont admis à la fois… Que ces heureux privilégiés toutefois se rassurent, on s’y plie en dix pour satisfaire jusque leurs plus exquis et délicats désirs. Pour que chacun de leurs plaisirs, du plus infime au plus extrême, soit d’une incomparable perfection et magnificence, chacun des heureux convives dispose - en moyenne - d’une dizaine d’employés confits en dévotion.

« Un peu d’argent enlève les soucis, beaucoup les attire. » (Confucius) (551 – 479 av. J.-C.)     

Ici aussi, comme partout ailleurs, opère l’implacable loi des affinités. Le semblable attire le semblable… Il en va de la fortune comme de l’indigence. L’argent attire l’argent, la misère, la misère.

« L'avarice commence où la pauvreté cesse », écrivait H. de Balzac. (1799 - 1850)

La concentration des richesses planétaires suit une courbe exponentielle inquiétante. « Les marchés mondiaux sont désormais dominés par des multinationales qui figurent parmi les institutions les plus antidémocratiques et les plus irresponsables. (…) Nombre de ces firmes ont davantage de pouvoir économique que la majorité des États, et elles dominent les processus politiques presque partout. (…) Parmi les 100 plus importantes entités économiques, 47 sont des entreprises, chacune plus riche que 130 pays [sur 195 reconnus par l’ONU]. » (F. Broswimmer).     
(…)

« La finance, c’est la mort de l’économie. » (Denis Robert)

Combien de quidam faut-il dépouiller pour fabriquer un milliardaire ? Combien d’armées de pauvres faut-il exploiter et régenter pour rémunérer un général d’armée du capitalisme moderne ? Combien de travailleurs indigents, miséreux, faut-il produire pour entretenir les cours de bourses et les fonds de pension ? Notre ministre expert ès finances – qui adore, seconde et défend avec tant d’ardeur et d’efficacité les si indispensables milliardaires – sait-il combien ? Le sait-il ?

Qu’est-ce qui est, de la vie ou de l’argent, le plus capital… des deux ?

« Ce n’est pas la richesse qui fait la vertu ; mais, au contraire, (…) c’est la vertu qui fait la richesse (…) » (Socrate) (470 av. J.-C. – 399 av.)

Le progrès est une chose délicieuse. (N.F.)


Le problème n’est pas le niveau de production - ou de croissance -, mais la répartition très inégale des richesses.  
Comme il en va du progrès, l’argent devrait être un outil de développement harmonieux et pas juste une finalité stérile et destructrice.

Les amérindiens voyaient la richesse d’un homme non pas en la somme de ses possessions, mais en l’ampleur de sa générosité. Pour eux, un homme était riche par… ce qu’il donnait ! Ici, on mesure la fortune de l’homme à ce qu’il donne et non pas à ce qu’il possède… Rien ne peut être vendu, à l’exception de ce que l’on peut emporter avec soi… Cette terre, nous ne pouvons la vendre, car elle ne nous appartient pas.

Comme la sagesse, il y a des exemples qui hélas se perdent.

« L’homme qui ne se contente pas de peu ne sera jamais content de rien. » (Épicure) (341 – 270 av. J.-C.)       

Précisons tout de go que cette tendance à la pléonexie (le désir d’avoir plus qu’il ne faut) n’est hélas pas nouvelle. Elle est probablement vieille comme le monde.
De tout temps, vraisemblablement, il a été séduisant d’être riche. Par exemple, Lao Tseu (5e et 4e siècle av. J.-C.) déjà avait mis en garde contre la course à l’accumulation des richesses : « Il n'y a pas de plus grand malheur que de ne pas savoir se suffire. Il n’est pas pire calamité que le désir d’acquérir. »
Quelques décennies plus tard, Aristote (384 – 322 av. J.-C.) tint le même discours (cf. la chrématistique)… ainsi que tant d’autres esprits avertis, à travers les siècles. Et malgré tous ces avertissements, la concentration des richesses en quelques mains n’a fait que s’accélérer de façon foudroyante et se propager dans des proportions préoccupantes pour le globe tout entier.

En voici une "petite" illustration tirée des chroniques du XVIIIe siècle.              
Il a été montré récemment par des historiens que l’obstination cupide de quelques commerçants très influents de la florissante ville de Marseille (dont au moins un des échevins) a fait, en 1720, littéralement descendre aux enfers la ville empestée.
En effet, la cité phocéenne a en l’espace de quelques petits mois durant ce tragique été-là perdu la moitié de sa population, tout cela parce qu’un commerçant, afin de gagner quelques jours dans l’écoulement de sa précieuse cargaison, a fait mentir sur l’état sanitaire de l’équipage d’un navire marchand contaminé (le Grand-Saint-Antoine en l’occurrence, en provenance du Levant) et fait déroger aux habituelles règles de quarantaine alors en vigueur… Résultat du mensonge, bilan de la cupidité : entre 30 000 et 40 000 morts rien que pour la seule ville de Marseille, et entre 90 000 et 120 000 victimes en Provence…
Tricherie chèrement payée non ? Même si l’on peut toujours arguer que la peste aurait très bien pu trouver une autre faille dans le dispositif de sécurité sanitaire alors en place à titre préventif et qui avait pourtant longtemps permis à la bonne ville d’échapper à la terrible épidémie.             
Et devinez à qui l’on fit porter le chapeau, à qui revint la faute criminelle ?... Au capitaine du bateau bien sûr, qui, soit dit en passant, à l’approche de la ville avait reçu de son riche commanditaire l’ordre de taire à l’intendance les hommes de son équipage décédés (du bacille de Yersin) durant la longue traversée, alors, de la Méditerranée… Ça vous rappellera peut-être d’autres affaires de la même veine.

« Celui qui aime l‘or plus que la vertu, risque de perdre les deux. »
(Confucius) (551 – 479 av. J.-C.)

« Toutes les guerres ont pour objet l’argent. »
(Socrate) (470 av. J.-C. – 399 av.)

« Le corps est plus fait pour l’amour que pour la guerre. Laissez les héros faire la guerre ; consacrez-vous à l’amour en toute circonstance. »
(Ovide) (43 av. J.-C. – 18 ap. J.-C.)

(Peace & Love avant l’heure)

« Tant de villes rasées, tant de peuples exterminés, passés au fil de l’épée, et la plus riche et la plus belle partie du monde bouleversée dans l’intérêt du négoce des perles et du poivre…
Beau résultat ! Jamais l’ambition, jamais les inimitiés ouvertes n’ont poussé les hommes les uns contre les autres à de si horribles hostilités et à des désastres aussi affreux.
»

(Michel de Montaigne) (1533 – 1592)

Et voici, en résumé, un exemple moderne - parmi tant d’autres - illustrant la primauté des intérêts financiers particuliers sur les intérêts collectifs, et en l’occurrence sur les intérêts en termes de santé publique. Une des plus grosses multinationales de l’agro-alimentaire commercialisant depuis des décennies une célèbre margarine dorée (aux oméga-6 de tournesol) a-t-elle tout simplement attendu le début des années 2000 - soit près de 40 ans ! - pour enfin se décider à la proposer en version oméga-3, et ceci nonobstant la connaissance de tous les avantages de ces derniers en termes de bénéfices pour la santé. Et pourquoi un si long atermoiement ? Tout simplement parce que ladite firme, très calculatrice et chiche de surcroît, jugeait… la rentabilité de ce produit insuffisante (pas nulle, insuffisante, au regard de ses standards) !

Faites donc le calcul de toutes ces années de santé de millions de consommateurs inutilement - cruellement ? - perdues… au profit… du - seul - profit d’une poignée d’actionnaires.       

« La richesse anormale ne sert pas plus que l’eau à un vase qui déborde. » (Diogène d’Œnanda) (IIe siècle ap. J.-C.)

Grande distribution – Grandes arnaques

Voleurs, menteurs, profiteurs, racketteurs, empoisonneurs…              
Dans ce même registre, nous pouvons tous remercier la « Grande distribution » (avec un grand G et un tout petit d), désormais roi du pétrole, celle qui a, avec ses agissements mafieux, tué des dizaines de milliers de petits commerçants et étranglé autant de petits producteurs.

La féliciter d’avoir - avec la complicité regrettable des consommateurs et la duplicité coupable du législateur - si efficacement et avec tant de sagacité œuvré pour la malbouffe qui nous empoisonne et si savamment organisé la fièvre consumériste qui ruine la planète. Et puis aussi d’avoir si longtemps snobé les produits issus de l’Agriculture Biologique dans ses rayons (qui du reste n’en finissent plus de s’allonger)… et ensuite de les importer massivement de l’autre bout du monde, souvent dans des conditions spécialement inéquitables et anti-écologiques, de plus !

Grand merci à ces oligopoles de tant publiquement se préoccuper de la santé de leurs clients et consommateurs… et malheureusement, dans le même temps, déplorer qu’ils se tracassent tellement plus encore – en privé, dans les coulisses - de celle de leurs voraces actionnaires. «Grands groupes, grandes arnaques » selon le bon mot.

P.S. : Au cas où vous ne l’auriez pas encore remarqué, c’est votre pognon – et seulement votre pognon – qui les intéresse. En aucune façon votre santé !

L’argent est la première arme des mafias.

Le progrès est une chose délicieuse. (N.F.)

« Le premier qui, ayant enclos son terrain, s’avisa de dire "Ceci est à moi", et trouva des gens assez simples pour le croire, fut le vrai fondateur de la société civile. Que de crimes, de guerres, de meurtres, que de misères et d’horreurs n’eût point épargnés au genre humain celui qui, arrachant les pieux ou comblant le fossé, eût crié à ses semblables : "Gardez-vous d’écouter cet imposteur ; vous êtes perdus, si vous oubliez que les fruits sont à tous, et que la terre n’est à personne. » (Jean-Jacques Rousseau) (1712 – 1778)    

L'ARGENT
(précepte chinois)

 Il peut acheter une maison
Mais pas un foyer.


Il peut acheter un lit
Mais pas le sommeil.

Il peut acheter une horloge
Mais pas le temps.

Il peut acheter un livre
Mais pas la connaissance.

Il peut acheter une position
Mais pas le respect.

Il peut payer le médecin
Mais pas la santé.

Il peut acheter du sang
Mais pas la vie.

Il peut acheter du sexe
Mais pas de l'amour.

 

Planète-finance
Turbo-capitalisme, Turbo-consommation, Trading high frequence et Flash-crash 

Good business ! Business, as usual !

« Les financiers ne font bien leurs affaires que lorsque l’État les fait mal. » (Talleyrand) (1754 – 1838)
Nb : Et Talleyrand s’y connaissait bien en affaires.

Les débordements - massifs - du monde industrialo-financier     
La compression et l’uniformisation du patrimoine mondial - matériel et immatériel - de l’humanité

Les deux facettes de la crise : une civilisation hors sol et OGMisée, et son corollaire, l’intelligence artificielle / artificialisée

Où nous mèneront la haute finance qui gouverne le monde, les hedge funds, ces fonds hautement spéculatifs, les délirants algorithmes qui les gèrent, et les traders qui les servent… ?
(...)

« Tout accroissement de la capacité de produire a été accompagné depuis quelques siècles par un accroissement de la capacité de détruire. » (Raymond Aron) (1905 – 1983)

« Une société incapable de permettre à la majorité de ses membres de gagner leur vie par un travail honnête et qui les condamne pour survivre à agir contre leur conscience en se rendant complices de la banalité du mal est profondément en crise. Telle est bien pourtant notre modernité tardive depuis les pêcheurs qui ne peuvent s’en tirer qu’en massacrant les fonds marins jusqu’à aux éleveurs qui torturent leurs bêtes en passant par les exploitants agricoles qui détruisent le sol nourricier, plus les cadres dynamiques devenus des tueurs. « (Serge Latouche)

« Le capitalisme canalise les frustrations des hommes, les empile, comme il accumule le capital, et fait gonfler des bulles qui finissent par crever comme des bombes. » (Bernard Maris) (1946 – 2015)

Et pendant que quelques crésus, goinfres méga voraces, engrangent des milliards, des dizaines de milliards, des centaines de milliards…

Infinies variations sur le mode Exploitation…  

Esclavagisme moderne  Déshumanisation, "bestialisation" galopante de l'homme(*)

Maîtres-mots : Déréguler – Déstructurer – Dépouiller – Dépecer          

« La plus calamiteuse et fragile de toutes les créatures, c’est l’homme, et quant et quant, la plus orgueilleuse. » (Montaigne) (1533 – 1592)

Souvenons-nous-en…
À force de courber l’échine, on devient bossu.
À force de faire n’importe quoi, on devient n’importe qui.

(*) : Et en regard, humanisation relative croissante des animaux
 

Exploitation universelle et intemporelle
Le gène de l’exploitation, maître-mot du Sapiens, semble être profondément ancré dans sa nature : exploitation forcenée de ses semblables, exploitation éhontée de ses cousins - pour ne pas dire de ses frères -, les animaux, exploitation crapuleuse de sa mère, la nature... Et jusque même l’exploitation ignoble du divin (que d’exactions et de crimes commis en son saint nom) !            
Génocide, écocide et déicide procèdent du même impérialisme.
(…)

« Plus je connais les hommes, plus j’aime mon chien. » (Pierre Desproges) (1939 – 1988)

Homo homini lupusHomo mundi lupus
L’homme est un loup pour l’homme. Et pas seulement pour son semblable… L’homme est le plus redoutable et insatiable prédateur que la planète ai jamais porté (en ce qui concerne l’animé et l’inanimé). En sera-t-il de même pour l’univers qu’il commence à explorer dans son très proche voisinage (qu’il a déjà allègrement pollué)… ?
La cruauté de l’homme et sa bêtise stupide sont vraiment sans aucune limite. Nous avons aucune grandeur morale.

« La vraie bonté de l'homme ne peut se manifester en toute pureté et en toute liberté qu'à l'égard de ceux qui ne représentent aucune force. Le véritable test moral de l'humanité (le plus radical qui se situe à un niveau si profond qu'il échappe à notre regard), ce sont ses relations avec ceux qui sont à sa merci : les animaux. Et c'est ici que s'est produite la faille fondamentale de l'homme, si fondamentale que toutes les autres en découlent. » (Milan Kundera)

Notre rapport aux animaux reflète très précisément notre rapport à autrui et au monde  
Les élevages de la honte – Marchandise et globe-trotter malgré eux

Tandis que les scandales se répètent cruellement et se succèdent inlassablement dans les élevages- et abattoirs-usines…          
Dans ce registre… tellement pire encore par son - inconsciente - ampleur et cruauté : la traite des animaux…

Il aura quand même fallu attendre, en France, l’année 2014 pour enfin voir reconnaître juridiquement aux animaux le caractère vivant et sensible, et pour qu’ils ne soient plus considérés comme de simples et vulgaires choses (juridiquement assimilés à des biens meubles, régime des biens corporels).    

« Tous les animaux sont égaux mais certains sont plus égaux que d'autres. » (George Orwell) (1903 – 1950)

« L'homme a peu de chance de cesser d'être un tortionnaire pour l'homme tant qu'il continuera à apprendre sur l'animal son métier de bourreau. » (Marguerite Yourcenar) (1903 – 1987)         

Le progrès est une chose délicieuse. (N.F.)

Pas bêtes du tout, nos « amis les bêtes »(*) !

Voilà si longtemps déjà que les animaux, fidèlement, servent les humains. Et - en remerciement ! - que d’horreurs et de monstruosités nous commettons sur eux !       
Pour notre plus grande honte, nous avons, depuis belle lurette, unilatéralement rompu l’antédiluvien pacte sacré qui liait jadis l’animal et l’homme.
(*) : Les animaux présentent des capacités physiques et cognitives surprenantes – et parfois stupéfiantes – que nous n’avons pas ou sommes parfois loin d’égaler. Nous avons beaucoup encore à apprendre d’eux, de leur intelligence et de leur potentiel.

Pour mieux récuser son animalité et afficher sa supériorité, l’homme n’a rien trouvé de mieux que de maltraiter, asservir et opprimer les animaux… et donc aussi soi-même !
La dérive ne date pas d’aujourd’hui, ni de hier, du reste…

« Cela ne sent pas ». C’est ainsi par ex. qu’un certain Nicolas Malebranche (1638 – 1715), fervent disciple du scientifique Descartes – et par ailleurs portant occasionnellement aussi la soutane ! – traita un jour la chienne (pleine) de son hôte du jour… tout en assenant simultanément à la chose – à la "bête", simple machine, vulgaire robot dans l’esprit du susnommé rustre – un vigoureux et assassin coup de pied comme pour joindre la démonstration à la parole…
Vieil héritage certainement de la conception des « animaux sans âme » inspirée par un certain « Saint » Augustin (354 – 430), réactualisé par le scientisme balbutiant du XVII e siècle. Ces mêmes latinistes affichés, austères moralistes de surcroît, pouvaient-ils ignorer que les racines même du substantif « animal » remontent à… « âme » ?!

Ne nous étions-nous pas, jusque dans les années 1970, fièrement réservé l'exclusivité - galactique au moins, sinon cosmique - de la conscience de nous-mêmes avant de devoir nous raviser de toute urgence ? Cette caractéristique est désormais reconnue à d'autres primates tels les chimpanzés, les gorilles, etc., de même qu'à d'autres mammifères dont les éléphants, les dauphins…  qui par ailleurs disposent tout comme nous de la faculté d'anticiper, de se confectionner et de se servir d'outils... Cette dernière ressource est aussi le lot de certains oiseaux (familles des psittacidés, des corvidés… tout spécialement)… et même de bourdons… Sans même évoquer les récentes découvertes des époustouflantes capacités de nombre d'insectes, de certaines familles d'invertébrés comme les poulpes, voire des micro-organismes, etc., etc…

Les éthologues nous montrent aujourd’hui que les animaux "raisonnent", anticipent, peuvent décoder nos émotions, faire preuve d’empathie, de compassion, et même se montrer altruistes, etc…
Quiconque a un tant soit peu observé ou vécu avec un animal sait qu’« il sait ».
N’oublions jamais que ce sont les animaux qui nous rendent humains.

« Tant que les hommes massacreront les animaux, ils s'entretueront. Celui qui sème le meurtre et la douleur ne peut récolter la joie et l'amour. » (Pythagore) (v. 570 av. J.-C., v. 480 av. J.-C.)

Les racines des velléités écocidaires se perdent dans la nuit des temps

Nos ancêtres déjà du paléolithique supérieur et du néolithique inférieur ont massacré et anéanti une grande partie de la mégafaune sur quasiment tous les continents.
Les Romains ont ensuite grandement complété le tableau de chasse… et durant ces derniers siècles encore l’homme fut à l’origine de la disparition (définitive) de nombreuses espèces animales - et végétales. Seules subsistent encore, pour certaines d’entre elles, quelques réminiscences dans des contes et des légendes. Aucun peuple ne semble avoir fait exception à ces massacres en règle.
Et le carnage de se poursuivre.
Les Bestiaux !

« La bonté envers les animaux est un exercice préparatoire devant mener à l’amour de l’humanité. » (Plutarque) (Vers 46 – Vers 125)

Industrialisation de la… mort – Prédation collective passive…  

Et les choses ne s’améliorent pas pour autant…

« Tant va la vache à lait qu’à la fin elle se mange. » (Georges Perros) (1923 - 1978)
« La chenille devient papillon, le cochon devient saucisson. C’est une grande loi de la nature. » (François Cavanna) (1923 - 2014)

Que dire des effroyables traitements réservés quotidiennement – de leur conception jusqu’à leur abattage – par les humains à leurs cousins et frères, les… animaux… !!!
À commencer par les animaux d’élevage, « de boucherie », de laboratoire,…

Au cours de sa vie, un français consomme en moyenne plus de 1 000 animaux dont 11,6 bovins.
Et ce ne sont pas les 3% de Français qui se déclarent végétariens qui bousculeront cette donne(*1). Se rappelle-t-on encore que ces steaks, burgers, côtelettes, jambons, saucisses, filets et autres chicken, wings ou nuggets – exemples entre mille – présents dans l’assiette appartenaient un jour pas si lointain à un animal bien vivant, sensible, bien en chair et en os, autonome (comme nous)… et que même "transformés", ces "aliments" n’ont pas été, – pas encore, du moins pour l’instant – fabriqués de toutes pièces, créés ex nihilo en usine(*2).

Doit-on, pour vivre, manger des animaux ? Est-ce donc dans l’ordre – naturel, ou non naturel – des choses, spécialement à travers les mets sanglants, d’inviter la mort d’êtres de chair et de sang à table, de mettre des cadavres au menu ? La question de savoir si la viande ou les poissons,… – et accessoirement les sous-produits animaux – sont indispensables ou non à la santé et à la subsistance de l’homme revêt certes une importance certaine. Toutefois, sans entrer dans le débat des physiologistes quant à savoir s’il est nécessaire - ou non -, bon - ou non - de manger de la chair animale, il me semble utile de préciser que l’excès de protéines est tout aussi délétère pour la santé humaine que leur carence.

La vraie question, cependant, n’est-elle pas de décider en toute connaissance de cause ? Et d’avoir bien conscience des incalculables, des infinies et insoupçonnées conséquences et implications de ses choix… Avons-nous une pensée reconnaissante pour ces animaux qui ont, pour une large part d’entre eux, été appelés à la vie et ignoblement "élevés" juste pour satisfaire nos désirs et appétits culinaires ?

Avons-nous encore conscience – du haut de notre position écrasante au sommet de la chaîne alimentaire – que toute vie nécessite des sacrifices ? Qu’en permanence, spécialement dans le règne animal, une vie doit s’offrir, mourir, pour qu’une autre puisse vivre ? Que pour subsister, quelque autre "chose" doit être dépouillée ou détruite ? Avons-nous conscience de cette réalité-là ?(*3) (Petite illustration sur le lien intime - et continu - entre la vie la et la mort…)
Et dans/pour quel intérêt "supérieur" du prédateur que nous sommes ? Pour quel(s) dessein(s) suprême(s) ? Pour quel(s) résultat(s) émérite(s) ? Pour quel(s) aboutissement(s) transcendant(s) ???…

Avons-nous conscience - pleinement conscience - de la chance colossale qui est la nôtre, mais aussi de son corollaire, la lourde responsabilité qui nous échoit en conséquence ??? Comment usons-nous de la faculté de choix dont intrinsèquement nous disposons ?!… 

(*1) : Dire qu’en France le végétarisme se trouve parfois encore assimilé à une « secte « et les végétariens catalogués comme d’impénitents et dangereux illuminés aux yeux de certains bien-pensants, dont des faiseurs d’opinion, des décideurs politiques ou des docteurs en médecine (pardon pour cette énumération possiblement pléonastique).          
(*2) : Des expérimentations en ce sens sont néanmoins en cours. Ainsi, des recherches sont menées pour tenter de faire "pousser" des steaks "synthétiques" en laboratoire. Ultime aboutissement de la pression capitalistique ?                         
(*3) : Ne fût-ce qu’une huître que l’on déguste, ou même une salade que l’on savoure ou une pomme que l’on croque…

« Nous n'avons pas un cœur pour les humains et un cœur pour les animaux, on a un cœur ou pas. »  (Alphonse de Lamartine) (1790 – 1869)       

Si nous savons si peu des animaux que nous mangeons, nous en savons encore moins sur leurs malheureuses conditions d’élevage et les traitements abjects qu’on leur fait subir.
Ne vous laissez pas berner par les belles images d’Épinal des publicités charmeuses ou encore par l’ambiance bucolique et festive de la grand-messe annuelle du Salon de l’agriculture (clinquante vitrine de la pétro-culture) par ex. Les fermes-usines ne cessent de se multiplier et de forcir. Renseignez-vous sur les conditions de détention réelles – en vérité insupportables – de la plupart des élevages et abattoirs industriels.
Comment peut-on justifier cette barbarie, même si l’on assume, le cas échéant, sa consommation de viande ?           
La condition des animaux de boucherie : vivre vite et mourir jeune.
Ah ! le bétail !

« La question n’est pas peuvent-ils raisonner ? Ni peuvent-ils parler ? Mais peuvent-ils souffrir ? » (CIWF)      

Élevés – très hypothétiquement – dans les normes et le respect des… cahiers des charges ! 
Culture ou inculture ?

Les messages publicitaires le matraquent à satiété : les « éleveurs produisent de la viande ». C’est bien connu…. Ils n’élèvent bien sûr pas d’animaux vivants, non : ils fabriquent de la viande sur pattes…
Quel déni !!

Discourant sur un énième scandale alimentaire (12/2013), une des sommités de la technocratie gouvernante, n’a-t-elle pas commis - sans un instant se rendre compte de l’énormité - et de l’absurdité - de ses propos - cet affligeant lapsus révélateur de ce mode de pensée archaïque… en affirmant sur une grande chaîne de radio publique : « Que les gens sachent où est née, où a été élevée, où a été tuée la viande est une information utile. »
Cela n’est hélas pas un fait isolé.

L’autre soir (23/02/15), je ne sais ce qui me prit d’écouter – peut-être une curiosité malsaine ? –, toujours sur la même grande chaîne de radio publique, en direct du salon de l’agriculture, un autre dignitaire – bien nommé – de la gent gouvernementale spécialement en charge de ce grand portefeuille de la culture de la terre, prêcher avec entrain son labour stakhanoviste et chimique.
Durant les trois quarts d’heure que dura le démagogique et fort ennuyeux monologue, il ne fut pas question une seule fois de la condition animale ! Pas même une fraction de seconde. Pas même l’ombre d’une évocation. Tout au plus la problématique de l’antibiorésistance sur la santé humaine a-t-elle été citée… Sur les animaux et sur la question animale : rien ! Rien de rien ! Transparence absolue ! Êtres vivants objetifiés, marchandisés, ravalés au simple statut de « viande » ambulante, visiblement complètement inexistants pour ce haut technicien productiviste, zélé VRP de l’agrochimie.

Je ne fus donc aucunement étonné de l’entendre, quelque mois après, en réponse aux "réserves" émises par l’OMS en matière de consommation de produits carnés, s’arroger grand spécialiste de la santé et voler au secours de l’industrie en déclarant – en chœur avec les innombrables apparatchiks du système – qu’il fallait absolument manger de la viande.
Oui, ce communicatif politicien porte indéniablement une parole… mais une chose est sûre, certainement pas celles des animaux ou au moins d’un minimum de considération à leur égard.

Dans la bouche de ces tristes sbires, il n’est même plus question d’animaux - d’êtres vivants, d’êtres sensibles, d’êtres de chair et de sang - mais plus que de choses, de paquets, de sacs de viande - morte - sur pieds produite pour notre agrément, notre réjouissance, notre bombance ! Absolument scandaleux !!! Révoltant ! Et ça se réclame d’une Société moderne, évoluée !

Établir la traçabilité du « produit » est devenue l’unique - et égoïste - préoccupation du législateur et du consommateur. Des animaux, on s’en fout !!! Et plus encore de leur mal-être !!!... Sauf que le consommateur, bien naïf et irréfléchi – comme trop souvent –, est loin d’imaginer que dans ces chairs – et leurs sous-produits – que journellement il ingère se glissent insidieusement non seulement des toxiques comme des résidus d’OGM, des métabolites médicamenteux (antibiotiqueS, hormoneS et autreS cocktailS détonants en veux-tu, en voilà) mais aussi cet invisible et sournois mal-être animal, ces stress permanents, ces maltraitances quotidiennes, ces récurrentes souffrances endurées, qui ensuite, comme un lent poison, vont se diffuser dans l’hôte et directement participer à… son propre mal-être ou mal-devenir…

Rappelons par la même occasion les scandales sanitaires de ces dernières décennies qui ont ébranlé, ponctuellement au moins, la filière bovine et passablement frappé les esprits : bœuf aux hormones (1988), vache folle (1996), viande de cheval (2013)…

« Auschwitz commence partout où quelqu’un regarde un abattoir et pense : ce sont seulement des animaux. » (Theodor Adorno) (1903 – 1969)

Le progrès est une chose proprement délicieuse. (N.F.)

Peau de chagrin – Lorsque le choc de simplification va jusqu’à escamoter le bœuf au rayon boucherie.

Au motif de simplifier la vie des consommateurs, l’année 2015 verra – sous la pression des lobbies de la grande distribution – le dépeçage des dénominations des pièces de bœuf afin de ramener celles-ci – jugées archaïques – d’une trentaine actuellement à une dizaine seulement… mais alors agrémentées de trois pictogrammes et d’un système de notation par étoiles, SVP ! …
Quelle astucieuse trouvaille ! … Nous prend-t-on pour des veaux ou pour des bœufs ?! Là aussi, plutôt que d’instruire le consommateur, l’on préfère appauvrir – un peu plus encore – son information d’un autre côté déjà réduit au plus rudimentaire, à la portion congrue.

La question est maintenant de savoir d’ici combien de temps toute précision aura définitivement disparue de l’étiquette et que cette dernière se contentera de la seule dénomination générique de l’animal emballé (bœuf, porc…). Les paris sont ouverts. Gloubi-boulga, lorsque tu nous tiens !

« La cause des animaux passe avant le souci de me ridiculiser. » (Émile Zola) (1840 – 1902)  

Consommer tue

Et vivisection active

Par ailleurs, non seulement nous mangeons leurs cadavres, nous nous habillons de leur peau, de leur laine – voire de leur fourrure –, nous les tuons pour leur ivoire, leur ailerons, leurs cornes, et parfois juste pour le plaisir, etc., mais de plus, nous sacrifions égoïstement les animaux sur l’autel de la sécurité – tiens donc ! – de notre… santé très humaine !

Serions-nous tous des rats – plus est de laboratoire ? Êtes-vous, madame, monsieur, une souris, un cobaye, un hamster, un lapin…(*1) ??? Allez donc vous regarder dans une glace, si vous en doutez(*2)… Quelle impardonnable confusion des espèces ! Insensée transposition à l’humain d’un modèle animal(*3) !    

(*1) : Se rend-t-on bien compte que dans l’expérimentation animale, au fond, ce sont principalement les souris, les rats et les cobayes qui instruisent - et les humains…
(*2) : La vérité, c’est que nous sommes réellement des rats de laboratoire, des cobayes en liberté surveillée, des sujets sous observation et contrôle !
(*3) : Cf. l’exemple emblématique de l’aspirine.

« De l’assassinat d’un animal à celui de l’homme, il n’y a qu’un pas. » (Léon Tolstoï) (1828 – 1910)

P.S. : Je nous épargne ici des photos difficiles/insoutenables… tout comme pour l'illustration de la maltraitance dans les usines à viande et dans les abattoirs…

« Les Terriens ont un rapport particulier avec les autres espèces qui vont les nourrir. Ils les installent dans des salles aux lumières tamisées, les regroupent, les font circuler de pièce en pièce. Les Terriens vont leur retirer couche après couche tout ce qui pouvait encore permettre de les identifier. Ils leur enlèvent ainsi leur singularité, leur différence. Ils veulent que tous se ressemblent afin d’oublier que ces êtres ont été un jour, comme eux, des peuplades à part entière, avec leur propre vie sociale, leur culture, leur manière d’éduquer leur progéniture. Ce conditionnement spécial sert à transformer leurs voisins de planète en simples objets de consommation, prêts à être ingurgités. »

(Bernard Werber, Nos amis les Terriens)

Crapuleux trafic d’animaux (domestiques et sauvages)

Par ex., le commerce illégal d’animaux sauvages – largement entre les mains des syndicats du crime organisé, et soutenu par leurs clients – représente à lui seul plusieurs milliards de dollars.
Pour la seule année 2014, 1215 rhinocéros ont été lâchement massacrés (contre 1004 en 2013). Et encore, s’agit-il là de chiffres officiels, vraisemblablement nettement en-deçà de la réalité. Et ne parlons même pas de l’extermination des éléphants (100 par jour !), des tigres, des baleines, des requins, etc…         
Pour la médiatisation d’un Cecil odieusement massacré – superbe lion lâchement (et illégalement) abattu au Zimbabwe en cet été 2015 par un sinistre chasseur de trophées américain (récidiviste de surcroît !) – combien d’autres animaux tombent, dans l’indifférence générale, sous les armes meurtrières de braconniers privés du moindre scrupule, de la moindre pitié, de la moindre parcelle d’humanité ?
On estime la population mondiale des lions décimée à 80-90% en raison de la perte massive de leur habitat, des maladies et des chasseurs !
Combien compte-t-on de safaristes immoraux et de trophées de la honte en une seule petite année ?       

« L’animal ne possède rien, sauf la vie que si souvent nous lui prenons. » (Fondation Assistance aux Animaux)

Qui sont les vrais sauvages, les vraies « bêtes »  ?

Les « animaux » sont-ils là pour satisfaire nos bons plaisirs et nos envies ? Doivent-ils subir nos folies ?    
Pour ces animaux, êtres tout aussi sensibles – car l’homme n’en a pas le monopole ou l’exclusivité –, combien d’atroces camps de concentration dans le monde ? Combien de tortionnaires (y compris ceux en blouse ou en cravate) ? Combien de millions, de milliards d’êtres vivants - innocents et qui n’ont rien demandé - en souffrance permanente, chosifiés pour notre confort et notre bon plaisir ? Combien de violences inqualifiables au quotidien… et jusque dans leur mise à mort ?...

Au nom de quoi ? Au nom de qui ? De quel droit osons-nous ainsi insolemment disposer des vies animales ???!!!              
Quelles ignominieuses et avilissantes justifications, et parfois même dénis ou réfutations… !
À quand la fin de la traite, de l’esclavage, de la torture des animaux ???

Soyons sûrs que nous serons tous, individuellement, un jour ou l’autre, irrémédiablement confrontés à nos actes – et non-actes. Peut-être même pourrions-nous un jour être accusés de crimes et de génocides contre la Vie… ?

Oyez braves gens… De cuisants retours de bâtons sont à craindre. Et pas que de la part des esprits-frappeurs.

« De tuer des animaux à tuer les hommes il n’y a qu’un pas, tout comme de faire souffrir les animaux à faire souffrir les hommes. » (Léon Tolstoï) (1828 – 1910)     

Il peut arriver qu’un arbre cache toute une forêt
Dormez braves gens, tout est sous contrôle

Ainsi, comme dans le conte, le loup devient chèvre… et, dans le secret de la ménagerie, le cheval se transforme en bœuf,… le bœuf se métamorphose en… âne, l’âne en veau, et le veau en lapin-crétin
Et à voir toutes ces inepties, la vache, ah la vache ! elle, elle finit par devenir complètement… folle ! Meueuuueee !!! Démence sénile profonde d’une société qui erre désespérément en rond et divague stupidement sur la tête ! Meueuuueee !!! Meueuuueee !!!

Ce ne sont même plus les règles intemporelles de la physiologie et de la nature qui déterminent et dictent notre régime alimentaire (de même que celui des bêtes d’élevage et de nos animaux domestiques), mais les seuls cours des bourses des matières premières agricoles, cours dominés par les délires machiavéliques de quelques multinationales en soif de profits, et orchestrés par leurs traders fous… !

Vous aviez dit circuits parfaitement maîtrisés, traçabilité totale ?… Le virus du profit, le prion de la folie semblent bel et bien s’être définitivement installés là. Transitivité des farines animales - et des OGM/PGM - oblige ! Tout est déjà dit dans les seuls maux !
À ce sujet… a-t-on meuglé, beuglé, remué, rué dans les brancards, manifesté sur la place publique pour s'indigner de leur réintroduction ? Non. Pensez-vous. Rien de tout cela. S’en est-on au moins ému ?
Pas plus… Alors… Bon app’ !

« En France, on croit dur comme fer aux vertus de l’autocontrôle lorsqu’il s’agit de notre alimentation, et donc de notre santé, mais beaucoup moins quand il est question de circulation et d’accidents de la route. Il faut croire que l’industrie agroalimentaire est bien plus vertueuse que nos automobilistes… » (Isabelle Saporta)

« L’animal a cet avantage sur l’homme qu’il ne peut être sot. »
(Victor Hugo) (1802 – 1885)

Le progrès est une chose délicieuse. (N.F.)

Économie au service de l'homme… ou Homme au service de l'économie ?

That is the question   

Liberté factice ou réel asservissement ?          
La logique de la compétition (économique) : cruel struggle for life darwinien.  
Exploités, devenant à leur tour, exploiteurs.
(…)

« Il paraît, l’histoire du moins le prétend, que l’esclavage a été aboli sur terre. » (Jacques Sternberg) (1923 - 2006)

Libre échangisme mondial – La compétition internationale – Les enjeux olympiques

Le pillage organisé - à grande échelle - par la corporatocratie, une association de malfaiteurs, la mise à sac programmé du monde par les saigneurs de la planète : l’oligarchie (mafia) économico-politico-financière.

Mis habilement et sournoisement en place, le « Moulin de discipline mondial de production »(*) enrôle de gré ou de force chaque jour un nombre croissant de terriens pour les faire trimer au grand bénéfice de l’oligarchie régnante. La cage ne cesse de gagner en ampleur et de prendre de la vitesse et de la puissance. Elle broie les individus par millions et même maintenant par milliards. Peu ou prou, une grande partie de la population s’y retrouve piégée – comme vous aussi peut-être –… y compris les bannis (ceux éjectés du système et privés d’emploi). Et tout en produisant des montagnes de déchets, la monstrueuse machine prédatrice creuse, excave, pille, empoisonne, stérilise et brûle inexorablement la planète, anéantissant sur son passage toutes les formes de vie.
Version puissance un million du « Barbier de Sibérie ».         
(*) : Expression utilisée par F. Broswimmer et adaptée du concept de « moulin de discipline de production » forgé par l’économiste J. K. Galbraith (1908 – 2006) qui lui-même s’est inspiré du dispositif de peine utilisé comme punition au Moyen-Âge (sorte de grand tourniquet ou de cage d’écureuil / hamster géante que devaient faire tourner - de l’intérieur - les condamnés). Le même système pouvait servait de monte-charge (par exemple pour la construction des édifices, églises, ou cathédrales). Ou encore en cuisine comme moteur pour actionner les tournebroches (alors parfois animées par des animaux domestiques).   
(…)

« Le travail ne peut être une loi sans être un droit. » (Victor Hugo) (1802 – 1885)   

Plus généralement…

Culte de la performance Notre monde mis à feu et à sang

La mondialisation monopolistique sauvage fondée sur la concurrence généralisée. Société grassement égoïste du « chacun pour soi » tendant de plus en plus vers une société violente du « chacun contre chacun ».

La course insensée, effrénée et aveugle au plus bas prix est la ruine de notre planète et la cause (directe ou indirecte) de bien de nos maux (individuels et collectifs).
En faisant le jeu d’une politique de l’uniformisation et de la mondialisation qui, au profit de quelques-uns, d’un côté institue le Méga Marché Mondial et de l’autre tend à mettre en concurrence « pure et parfaite », les 7 milliards de terriens, cette folle dérive spéculative et consumériste conduit tout droit au maelstrom de la totale soumission de notre monde à l’ordre de la compétition, de l’injustice, de la misère et du désespoir.

Elle instaure une dictature mondiale provoquant un effondrement général de notre niveau de vie, une régression sociale et sanitaire sans précédent dans notre histoire, un impitoyable nivellement planétaire par le bas qui fait d’un nombre croissant d’entre nous ses esclaves et ses victimes. Ne dit-on pas familièrement que le bonheur des uns fait le malheur des autres… et vice-versa ? Dans la spirale infernale de cette authentique tyrannie où le cynisme et la cupidité règnent en maîtres, la vie, les vies elles-mêmes – toutes les formes de vie au demeurant, et avec elles, la planète toute entière – finissent à leur tour par être exploitées, machinifiées, robotisées, instrumentalisées, chosifiées, marchandisées, discountées, bradées, rackettées, piétinées, broyées, explosées… pour finalement arriver à l’équation - triste égalité ! - tout aussi élémentaire que pathétique : PRIX CASSÉS = VIES BRISÉES

La vie n’est pas une marchandise !

« Il traite sa mère, la terre, et son frère, le ciel, comme des choses à acheter, piller, vendre comme les moutons ou les perles brillantes. Son appétit dévorera la terre et ne laissera derrière lui qu'un désert. » (Chef Seattle, 1854)

Le progrès est une chose délicieuse. (N.F.)

Du soleil doré des paradis fiscaux… à l’enfer de l’exploitation, du burn-out et de la misère…

(...)

Les 50 nuances grises de la fiscalité et les trois degrés du pillage fiscal méthodique : Optimisation fiscale / Évasion fiscale / Fraude fiscale                  
Des cocotiers des îles aux à-pics des montagnes – Des cash boxes aux rulings – De l’érosion fiscale au hold up fiscal

Des scandales à n’en plus finir : (…) Luxleaks (révélé en 2014), SwissLeaks (02/2015), Panama Papers (2016), Bahama Papers (2016),…

C’est que les pays ne se livrent pas seulement une féroce concurrence industrielle, commerciale, financière, technologique… ils se livrent aussi une âpre concurrence… fiscale ! Qui concourt à la quadrature du capitalisme et du mondialisme.

De l’évaporation fiscale, voici quelques "petits" chiffres propres à donner le vertige :

  • L’OCDE (…) chiffre les pertes de recettes fiscales annuelles entre 100 et 240 milliards de dollars (dont 10 milliards pour la France). Certains experts les estiment à beaucoup beaucoup plus (500 milliards ?)…  
  • 75% des profits des multinationales sont siphonnés dans les pays exploités pour resurgir et se matérialiser à l’abri dans les paradis fiscaux.           
  • Rien qu’en France, 60 à 80 milliards d’euros échapperaient chaque année au fisc. Soit environ le montant des budgets de l'Enseignement scolaire et de la Défense réunis (chiffres évoqués par le ministre du budget, en 2013).         
  • En 2008, les ménages français détenaient plus de 200 milliards d'euros d'avoirs dans les paradis fiscaux (estimations de l’économiste Gabriel Zucman). 
  • En Europe, le manque à gagner annuel lié à l’évasion et à la fraude fiscale atteint les 1.000 milliards d'euros.
  • -Pour l'ONG Oxfam France, les 21 paradis fiscaux situés dans l'Union européenne (Luxembourg, Malte, etc.) ou relevant de sa juridiction (Andorre, Îles Caïmans, etc.) favorisent l’évaporation de quelques 80 milliards d'euros de recettes fiscales.
  • L'Autriche, le Luxembourg et d’autres paradis bancaires aspirent sans vergogne les bases fiscales de leurs voisins et néanmoins partenaires européens. 
  • En Suisse, sur les 2.000 milliards d’avoirs d'origines étrangères, plus de la moitié sont détenues par des citoyens de l'Union européenne (Gabriel Zucman)
  • Pour le seul continent africain, la fraude fiscale des entreprises coûterait chaque année 160 milliards de dollars.           
  • 18 500 milliards de dollars seraient cachés par des particuliers dans des paradis fiscaux à travers le monde (ONG Oxfam France).    
  • Etc.

Nb : La grande évasion est même devenue, sous la plume d’Angus Deaton, un best-seller mondial.

« Volonté politique » ???

Pour information, le montant de la « dette publique » française s’élevait à 2 023,7 milliards d’euros à la fin du deuxième trimestre 2014 (sans compter les engagements hors bilan) (soit 95,1% du Produit intérieur brut).
Ce montant a doublé durant ces dix dernières années (Insee). Cette dette était proche de 100 milliards d'euros "seulement" en 1980 (en euros courants) (soit alors 20,7% du PIB)…     

Les révélations fin 2014 du scandale Luxleaks, par exemple, objectivent – s’il en était besoin – l’existence de centaines et de centaines d’accords fiscaux conclus pour le compte de ces grands trusts et cartels pour, sinon complètement échapper à l’impôt, tout au moins généreusement – et surtout vigoureusement ! – l’écraser. Par ailleurs, non seulement ces divulgations attestent aussi de la franche mansuétude des terres d’accueil de ces capitaux sulfureux en quête de discrétion et de tranquillité, mais elles mettent aussi très clairement en lumière les connexions, ramifications et imbrications politiques existantes entre les différents protagonistes.
Circulez, y’a rien à voir ! a majoritairement répondu le Parlement européen (02/2015), sollicité pour diligenter une commission d’enquête sur le sujet…

Et l’affaire SwissLeaks (2008) (180 milliards d’euros dissimulés entre 2006 et 2007 ; révélation de la fraude fiscale massive via la filiale suisse de la banque HSBC (Hong Kong & Shanghai Banking Corporation)) est une énième confirmation de la règle. Très ostensiblement la BC est loin d’être HS. Bien au contraire, même.  
Europe sociale ou Europe financière ? Le choix fait - depuis belle lurette - par l’oligarchie se vérifie tous les jours davantage. Du reste sans même plus s’en cacher. Très ouvertement.        
Crime organisé ? 

Le progrès est une chose assurément délicieuse. (N.F.)

Salaires minimum, profits maximum – De la vie à la survie       
La France, nouveau pays de pauvres

Après smicard, la nouvelle profession promue à un bel avenir : petit-boulotiste précaire-à-vie (case « PBPV  » dans les nouvelles CSP)

Métro, boulot… bobo.   
Petits boulots et petits salaires  
La folle course à la flexibilisation et à la précarisation.         
Lorsque le travail ne rémunère plus suffisamment pour vivre
Lorsque le salaire est minimum, le profit est maximum.  
(…)
Cf. §/ Au nom du progrès

Fais ce que tu aimes, et aimes ce que tu fais… recommande un sage précepte… Combien d’entre nous réalisent-ils encore cette difficile - voire impossible - quadrature ?     

Perdre sa vie à vouloir la gagner ?
Les salaires de la peur

Lorsque le travail consume et tue     
Se réaliser par le travail ou s’aliéner par le travail ?  
Le droit de travailler(*) fait partie intégrante du droit de vivre. 
(*) : Activité professionnelle assortie d’un revenu (net) décent, convient-il aussitôt de préciser.

Supprimer le travail, c’est supprimer le pain.

« Toute société qui prétend assurer aux hommes la liberté doit commencer par leur garantir l’existence. » (Léon Blum) (1872 – 1950)    

La valeur travail ou… La valeur travaille ?  
Valeur d'usage et d'utilité contre valeur travail

Car il est d’usage que la valeur travaille.
(…)

« Le travail, c’est de l’amour rendu visible. » (Khalil Gibran) (1883 – 1931)   

Souffrance et maltraitance au travail – La cruelle loi d'airain

Lorsque le travail - une espèce très menacée, en voie de disparition - devient une marchandise – Le made in pain  
Serions-nous, à l’instar de Sisyphe, condamnés à passer notre vie sur Terre à inlassablement produire et consommer ???

Que ne fait-on – et ne justifie-t-on – au nom… du profit et de la rentabilité et des actionnaires… ?

(Nb : ne surtout pas oublier de faire le signe de T en le disant.)

« Le produit que je travaille, me travaille. » (Karl Marx) (1818 – 1883)     

Jeux sans frontières – Trimeurs sans carrière

Selon certaines estimations, la traite des êtres humains rapporterait 7 milliards de dollars par an. Beaucoup plus encore, à mon avis.          
Un exemple… Que diriez-vous, madame, monsieur, si demain matin vous deviez travailler aux conditions suivantes (travail à la chaîne, autant vous prévenir d’emblée) :      

  • 13 heures par jour,    
  • un jour de repos toutes les deux semaines,          
  • deux jours fériés par an…    
  • cadences d’enfer (cela va de soi)…    
  • et ! j’allais oublier ! avec poste de nuit 1 mois sur 2…       
  • le tout pour la coquette somme de… 160 € par… mois… ?         

C’est pourtant le lot actuel (exemple entre bien d’autres) d’une jeune chinoise de… 13 ans (!...) travaillant dans une usine de fabrication d’écrans pour téléphones portables (vous savez, nos si géniaux smartphones)…

Sera-ce bientôt là le nouveau standard dans nos pays occidentaux ? La tendance est bel et bien amorcée depuis des années dans nos « pays riches ». Préparez-vous à une reconversion à grande échelle : le « job act », sensationnelle trouvaille anti-chômage, new job deal, The Solution… arrive !    

Porterions-nous en Occident des habits "sales" – imprégnés de la sueur, trempés du labeur,… voire du sang des petites mains qui les élaborent et les confectionnent ?      
Le drame de l’effondrement, fin avril 2013, de l’usine de confection textile Rana Plaza (immeuble de 9 étages) près de Dacca, au Bangladesh, causant près de 1.200 morts, principalement des ouvrières (des « petites mains » à l’évidence interchangeables et de peu de valeur), est seulement une « petite » illustration de cette folie affairiste. L’exploitation de ces malheureuses victimes a, hélas, pris fin aussi soudainement que définitivement. Mais dans le monde, combien d’autres ateliers de la mort, combien d’autres esclaves encore servent le despote business et son insatiable cupidité, combien d’enfants exploités par - et pour - ses intérêts ?
Combien d’autres morts, lentes, moins lentes, ou …carrément violentes « font » les affaires rien qu’en une seule petite année ? Et pas seulement parmi le contingent humain… Combien aussi de complices - conscients ou inconscients - de ces systèmes inhumains, destructeurs, pervers ??? Lourds tributs quotidiens perçus par une société qui commémorent en pompe - sans un seul instant ciller - le bicentenaire de l’abolition de l’esclavage(*)… S’est-elle seulement, même l’espace d’une fraction de seconde, regardée ? vue ? Osons voir le problème en face… et tout près de chez nous.
(*) : Interdit sous la Révolution française, l’esclavage sera rétabli sous Napoléon, et la France, « Patrie des Droits de l’Homme » (… !) ne se décidera à rejoindre les pays abolitionnistes qu’en 1848 (et encore…).

Nb : l’esclavagisme peut parfaitement s’envisager comme les prémices de la mondialisation capitaliste d’aujourd’hui.

Non seulement les « grandes » nations « civilisées », ont, par l’esclavage, « prélevé » de force, des siècles durant, notamment en Afrique, une main d’œuvre gratuite, mais comme cela ne suffisait plus, elles se sont ensuite, par la colonisation, accaparé le continent noir tout entier (ou presque) pour l’asservir de plus bel encore par un esclavagisme généralisé et étatisé (exploitation de la totalité des hommes et des richesses naturelles).           

Chaque peuple devrait pouvoir vivre dignement et librement dans son pays

À ce propos… La ruée vers les terres arables débouche, dans certains pays africains et sud-américains sur l’accaparement pur et simple de vastes territoires par des « investisseurs » étrangers ou par des spéculateurs (des sociétés multinationales ou même des États-nations comme l’Inde, la Chine, la Corée, etc.) (land grabbing).
Cette spoliation-annexion, doublée de l’expulsion - directe ou indirecte - des populations autochtones, des petits paysans, de temps immémoriaux attachés à ces terres dont ils tiraient leur maigre subsistance, est un crime contre l’humanité commis avec la duplicité des États concernés et sur fond d’indifférence internationale générale.

Et cela ne se produit pas qu’en Afrique ou en Amérique latine, mais au sein même de la Communauté Européenne. Comme par ex. en Roumanie… Mais pas seulement. En France aussi nous nous trouvons impactés par ces annexions rampantes. Sous l’œil placide, indolent, de la SAFER et des pouvoirs publics, des vignobles (Bordelais,…), des rizières (Camargue), des terres agricoles (Indre…)…y sont achetés par des capitaux étrangers (chinois notamment) pour servir exclusivement à l’export ! Sans même parler de certaines infrastructures régionales (comme par ex. un aéroport entier…) ou de biens immobiliers emblématiques de notre patrimoine national.

« (…) il faudra sans doute envisager un jour de protéger les hommes et leurs structures économiques, comme on protège les plantes ; et surtout les protéger contre leurs propres excès. » (Jean-Marie Pelt) (1933 – 2015)

Le « travail » : épanouissement… ou abrutissement ?
Développement ou asservissement ?
Réalisation… ou (double) robotisation ?           
Hommes-robots ou machines humaines ?

Ne vous illusionnez pas. Pour ceux qui ne l’auraient toujours pas compris… Ce n’est pas aux machines de s’adapter aux hommes, c’est aux hommes de s’adapter aux machines.

On se fait en faisant, affirmaient, dans leur long périple, dans leurs vaillantes pérégrinations, les Compagnons de naguère.
Mal-être au travail : lorsque le travail devient une galère, voire un enfer… pour ceux qui ont encore la chance d’en avoir un… tout comme pour ceux qui désespèrent d’en trouver un.   
Combien d’entre nous s’épanouissent-ils encore au travail ? Combien en succombent ? Combien en sont devenus esclaves (du travail, de l’employeur,…) Pour combien se réduit-il à un minimum vital « alimentaire » ?

Combien de « bof, ça va comme un lundi matin… », « vivement vendredi soir ! », « vivement les vacances ! », « vivement la retraite ! », etc. entendons-nous ?

Lorsque la « pleine » période d’activité professionnelle tend à se réduire aux seuls trentenaires, existe-t-il encore un réel espoir pour les « débutants » et les « seniors » ? Sachant que la durée de carrière légale (ré)augmente (du fait de l’allongement de l’espérance de vie), l’on n’a certainement pas fini de déplorer les ravages du stress professionnel et son incommensurable cortège de maux et de coups/coûts.

D’autre part, à peu près partout – comme les auteurs de science-fiction l’ont amplement anticipé – les machines gagnent du terrain. Ces machines, automates, robots, caisses automatiques, etc. sont les vrais voleurs de nos emplois (quand bien même, ils/elles intègrent encore un peu de main-d’œuvre – hautement qualifiée principalement).
Savez-vous pour qui travaillent les machines ? Est-ce donc une fatalité ?  
Est-il si inéluctable que l’éternelle répartition des tâches et la continuelle spécialisation du travail aient amené quelques "élus" à réfléchir et à commander, et le plus grand nombre à obéir et à trimer en courbant l’échine ?

« Le but du travail n’est pas de faire des objets que de faire des hommes. L’homme se fait en faisant quelque chose. » (Lanza del Vasto) (1901-1981)     

Le progrès est une chose délicieuse. (N.F.)

Du « Travail en miettes »(*) aux miettes de travail        
(*) Titre d’un ouvrage du philosophe et sociologue français Georges Friedmann (1956).

Notre chômage massif et chronique n’est que la résultante directe des politiques économiques et sociales délibérément choisies par nos dirigeants depuis 50 ans…
Au lieu de réellement (et pas seulement dans les discours !) et massivement favoriser les micro-entreprises, qui sont le véritable avenir durable de nos emplois locaux (maillage économique dense et vivant), elles encouragent au contraire, d’une part la concentration et la mobilité croissante des capitaux, et d’autre part ne cessent de promouvoir la libre circulation des biens et des marchandises (avec en prime dumping sur le transport !), le tout à l’échelle planétaire. Conséquence imparable (point pourtant n’est besoin de sortir de sciences popo ou d’être énarchique - version moderne d’anarchiste ? - pour le deviner !) : le chômage explose dans nos pays, tue à petit feu les sans-emploi(s) et désagrège leur famille… Et aux responsables de ces inepties répétées d’avoir en plus le culot de s’en trouver - publiquement au moins - contrariés – ou pire, de faire semblant de !

Mais le plus pathétique c’est encore le comportement du peuple avec la double complicité duquel ces politiques sont conduites…
Peuple qui a non seulement validé, cautionné, élection après élection après élection…, ces décisions aberrantes, mais qui par ailleurs – comme un incorrigible simplet – d’un côté n’arrête pas de pleurer l’hémorragie des emplois qu’il perd… tandis que de l’autre il continue allègrement d’acheter massivement – pour ne pas dire quasi-systématiquement – les productions venues… d’ailleurs !
Où est la cohérence ? Où donc se situe la logique ? Où donc est passée la - sa - raison ? Qu’est donc devenue la solidarité ?… On laisse cette vertu désuète au voisin, aux autres… Petite illustration des ravages causés par le porte-monnaie ! … 

Charlie Chaplin dans Les Temps modernes (1936) illustre de façon mémorable les conséquences de l’OST (Organisation Scientifique du Travail), à savoir l’extrême division du travail, la parcellisation des tâches, la perte du savoir-faire par les « OS », les cadences infernales, la robotisation du personnel, etc… et l’inévitable abrutissement qui en résulte. Le travail réduit à sa plus simple expression, le TEMPS… lui-même encore à son tour décomposé en quelques secousses paroxystiques sur fond de stridulations grimaçantes.

De quoi effectivement attraper un sale air !

Étymologie riche d’enseignement : job ou travail forcé ?
Avis aux amateurs.

Faut-il rappeler, à ce propos, que le mot travail (du latin tripalium) à lui seul traîne déjà une lourde hérédité qui plombe un peu plus encore le sujet voire… la question ? En effet le tripalium désignait jadis un instrument d’immobilisation à trois pieux ou trois poutres (utilisé parfois aussi pour torturer…). Un dispositif du même nom sert de nos jours encore à maintenir, bloquer, les chevaux rétifs, par ex.
Originellement, en ancien français, le mot travail signifiait tourment, souffrance, faisant ainsi référence à une personne souffrante, tourmentée (terme de nos jours toujours utilisé en obstétrique pour désigner les douleurs de l’enfantement…). Puis son sens s’est progressivement élargi aux occupations réclamant des efforts pénibles… pour se généraliser ensuite à toutes les activités de production et même de services.

Le travail c’est la santé, rien faire c’est la conserver, avertit la chanson (cf. Henri Salvador, 1965).

« La construction d’une œuvre est la seule manière que nous ayons de nous construire nous-mêmes. » (Louis Lavelle) (1883-1951)    

Depuis, la substitution croissante de l’homme par la machine et les délocalisations massives de la production ont amené à la raréfaction inquiétante des emplois… pour un très large surplus des postulants. Et l’implacable loi de l'offre et de la demande s’occupe du reste…

Essayez donc de mettre 1 litre dans une bouteille de 75 cl… Et si vous réussissez, donnez-moi SVP vite de vos nouvelles… et surtout la recette !  
Magie ou mystification ?          
La stratégie de « diviser pour mieux régner » reste une recette millénaire brûlante d’actualité.      

Et je m’interroge immanquablement quant à savoir si tous ceux, décideurs économiques et politiques, journalistes, autres beaux parleurs et donneurs de leçons, etc. qui chroniquement déplorent, s’affligent, condamnent la vacance de ces - paraît-il - nombreux postes ne trouvant pas preneurs(*) étaient eux-mêmes disposés à les occuper aux conditions proposées…
(*) : Dont une part significative dans les secteurs de la restauration et de la distribution.    

Paradis de synthèse

Société du « Je », du « Moi-je », de l’ego, de l’individualisme, de l’idolâtrie – Société du paraître
Du Je au Moi je
Du culte de l’individualité au détriment du collectif, au préjudice de la collectivité.
(...)

Le progrès est une chose délicieuse. (N.F.)

Civilisation des loisirs – « Lotocratie » – Société du Jeu
Jeux de pouvoir, Jeux de dupe et, surtout, Jeux de vilains

Juste quelques mots sur ce sujet incontournable…

Du jeu, ludique, récréatif, sportif, amical, éducatif,… aux enjeux et saccages de l’ultra compétition universelle mondiale   

Le jeu(*), opium du peuple

La tendance n’est pas nouvelle… Pour preuve, la devise préférée des Romains – connus pour leur mégalomanie : Panem et circenses ! (Du pain et des jeux).

Dans la civilisation des loisirs (choisis ou subis…), le jeu est devenu une seconde nature. L’industrie du jeu est florissante, vous l’aurez certainement remarqué. L’État aussi !

Panoplie impressionnante : du plus ludique au plus stupide, du plus désintéressé au plus crapuleux. C’est à se demander sur quoi on ne joue, ne parie ou ne spécule pas… encore. Même l’achat de certains billets d’avion ou de train s’apparente désormais à une grande loterie spéculative euronationale.
And the winner is…
(…)
Le jeu est certes utile, nécessaire même, mais pas n’importe lequel et point trop n’en faut non plus. À consommer avec discernement et grande modération.       
(*) Spécialement les jeux en rapport avec de l’argent.    

Univers-refuge et Paradis artificiels

Univers refuge pour les uns, espoir d’enrichissement rapide pour les autres, la magnétique et puissante attraction du jeu est telle qu’elle constitue une des addictions les plus fréquentes et tenaces. Certaines victimes en viennent même à ne plus savoir dans quel univers elle se trouve et confondent allègrement le monde réel et l’onirique monde ludique.

La frénésie du grattage et du « cochage » des vendredis 13 n’est-elle pas un bel exemple de superstition bien entretenue… de l’extérieur (par les sociétés de jeux) comme de l’intérieur (par les joueurs eux-mêmes) ? Ah ! l’appât du gain, du gros lot ! Rêve d’espoirs ! Rêve de rêves !

Sport-politique

Les dessous cachés de l’idéologie et de l’exaltation du Sport : façonner et entretenir un patriotisme primitif, un chauvinisme primaire, un pitoyable succédané de cohésion sociale ?          
(…)

Démesure du sport-business – Le sport alibi

Démesure des évènements, démesure des « salaires », démesure des équipements, démesure des subventions,…

Un chiffre récent pour illustrer le délire : les vingt clubs du championnat anglais (Premier League) ont franchi ce 26 août 2016, la barre record du milliard d'euros (880 millions de livres) dépensés en transferts de joueurs cet été.
(…)

Entre idolâtrie, fanatisme et hooliganisme
(…)

Question de longueur de chaînes
Dépendances tout azimut et addictions en tout genre : pathologie sociétale

Suffit-il d’avoir le choix pour être libre ? Suffit-il de pouvoir se déplacer à sa guise pour se déclarer libre ? Suffit-il de vivre en « démocratie » pour être libre ?… Il y a de grandes prisons à ciel ouvert plus pernicieuses et liberticides que le plus exigu et sombre des cachots.        
(…)

Toutes nos sociétés occidentales – et avec elles, l’immense majorité des individus qui les composent – sont devenu(e)s dangereusement dépendant(e)s. Et par conséquent archi fragiles, ultra vulnérables. Subordonné(e)s, soumis(es), lié(e)s. À tout. À tous niveaux. À tous points de vue. À l’instar des (nombreux) addicts et drogués en tout genre ("drogues" - au sens large - légales et illégales), nous sommes devenus gravement tributaires de l’extérieur, des autres, d’agents externes,…y compris pour notre subsistance de base, et jusqu’à notre survie même et notre "bonheur". De fait, nous avons ainsi perdu non seulement quasiment toute notre autonomie, mais aussi une majeure partie de notre souveraineté et de notre si chère – et ardemment revendiquée – liberté. Et ce, plus est, le plus souvent dans la plus totale inconscience.

La société elle-même est devenue puissamment à la fois addictive et "addictivante/addictiviste". Tout nous pousse à la dépendance. Ainsi l’on peut devenir progressivement - et ostensiblement - dépendant… dépendant de son employeur, du banquier, du conjoint, des aides (sociales,…), de la technologie, de la fiscalité,… Captif, prisonnier de soi-même, esclave de ses habitudes, des systèmes de pensées dominants, des valeurs obsolètes, de la mode, des drogues (légales et illégales), du web,… Et comme aurait dit M. de La Palice : plus on est dépendant, et moins on est libre.

Tant d’addictions (…), comme autant d’attaches, d’entraves, de chaînes (économiques, financières, psychologiques, médiatiques et télévisuelles, technologiques, politiques,…) supplémentaires, viennent restreindre subrepticement un peu plus encore chaque jour - toujours plus - la si chère liberté du quidam.

Et puis, à quoi sert de substituer une addiction par une autre addiction équivalente, de remplacer un commerce par un autre commerce, d’échanger une sucette contre une tétine… si ce n’est à tourner en rond comme dans le jeu des chaises musicales, jouer à cache-cache ou faire l’autruche, mettre des sparadraps sur des jambes de bois ? À moins d’attendre une - très hypothétique - pilule électronique… miracle.
Big Tobacco n’a pas dit son dernier mot.

« Ceux qui ne bougent pas ne sentent pas leurs chaînes. » (Attribué à Rosa Luxemburg) (1871 – 1919) 

La liberté des individus – et même des États – n’est-elle pas sérieusement écornée dans une société où : 

  • le marché du travail est devenu si tendu ?  
  • l’endettement des particuliers a pris des proportions si importantes ? Aujourd’hui certains ménages s’endettent sur 25 ans - et parfois plus - pour acheter leur résidence principale… Dans ces conditions, quelle indépendance leur reste-t-il envers le banquier ou l’employeur ?     
  • l’endettement des collectivités publiques et de l’État a littéralement explosé ces dernières décennies. De quelle indépendance jouit donc encore une collectivité ou un État surendetté(e) face à ses créanciers ?         
  • Et puis, une société comme la nôtre si dépendante énergétiquement au pétrole et au nucléaire, est-elle réellement encore libre ?       
  • Des nations - comme notre pays - si endettées auprès de l’establishment financier mondial, sont-elles vraiment encore libres ? Des pays si tributaires du commerce international (import/export) - comme l’est la France - sont-ils véritablement encore libres ?                           
  • Quelle est encore la liberté de prescription des médecins lorsque jusqu’à 98% de leur formation médicale continue est financée par les laboratoires pharmaceutiques… ? Où est leur indépendance ?
  • Etc., etc.           
  • Qu’est devenue la liberté dans une société où tout se monnaye, où l’argent est devenu omniprésent, incontournable… et pour ainsi dire obligatoire ?

Gare à l’effet domino dans cet imbroglio d’interdépendances, dans cet instable château de cartes !  

Le progrès est une chose franchement délicieuse. (N.F.)

Fascination pour l’argent facile et rapide
Qui veut pas gagner des millions ?! Qui !

Par ailleurs, le trio rappeur, hardeur et dealer constituent, selon une étude récente, le tiercé gagnant des modèles de réussites préférés d'une catégorie de jeunes… J’y verrai bien aussi tricheur et trader. Non seulement pour la rime mais aussi parce que ce sont des activités qui peuvent somme toute se révéler très ludiques et lucratives (cf. la polémique sur certaines rémunérations exorbitantes). Très fashion dans notre Mondopoly. Enfin un jeu à la hauteur des ambitions et des délires de ces grands joueurs... Taillé sur mesure pour spécoulators et terminators XXXL. De ceux qui jouent (aux dés…) avec la vie de millions et de millions d’êtres.

Ou encore - pourquoi pas - footballeur, coureur,… dopeur, tricheur (professionnel de préférence), etc…     
Est-ce cette possibilité d’enrichissement rapide qui ferait basculer certains individus dans la version hard, le jeu crapuleux, noir, odieux, ignoble : le vol, le cambriolage, le braquage ? Anti-jeux par définition.
Jeux de mains… Jeux de vilains, disait-on !       
Surtout jeux de malins. 

Ce qui n’est pas valablement acquis n’est pas durablement acquis… stipule une antique loi universelle.

Jeu de l’argent ou Argent du jeu – Je(ux) pervertis – Triche à grande échelle…

Combien de jeux truqués ? Combien de compétitions truquées ? Combien de paris truqués ? Combien de courses truquées ? Combien de cash back ? Combien de … ?    
Pas vu, pas pris ! Tout simplement.

« Le spectacle du monde ressemble à celui des jeux Olympiques : les uns tiennent boutique ; d’autres paient de leur personne ; d’autres se contentent de regarder. » (Pythagore) (v. 570. av.-J.-C., v. 480 av.-J.-C.)… Et vice-versa !

J’ai comme l’impression que les choses ne se sont pas vraiment améliorées depuis le constat de M. Pythagore, voici 2 500 ans. Bien au contraire. Plus que jamais c’est la prime à la triche sur la planète sport-business (aussi). Truffé de trucages comme au cinéma.
Mais selon les défenseurs du système, n’est-ce pas avant tout le spectacle qui compte, non ?

… Et le spectacle, avec le hooliganisme montant, se communique ou se déplace volontiers dans les tribunes ou aux alentours des stades… transformant alors l’évènement en un violent exutoire, un incoercible défouloir, formant un véritable carnaval noir où se mêlent tous les extrêmes.          
And the winner is…
(…)

Tant d’autres choses encore pourraient être dites à ce sujet. Je me limiterai à insister sur le fait que lorsque le seul espoir d’améliorer sa condition est devenu le… jeu, la société est incontestablement devenue… malade. (…)   
Le jeu, tout comme l’argent, le progrès,… peut être la meilleure comme la pire des choses. Une fois encore, tout dépend pourquoi, comment et par qui ils/elles sont employé(e)s.

« Ne parie jamais. Si tu sais que tu vas gagner, tu es une canaille. Et si tu ne le sais pas, c’est que tu es fou. » (Confucius) (551 – 479 av. J.-C.)

Mondopoly
Avec la désindustrialisation galopante, notre pays tout entier n’est-il du reste pas en passe de se transformer en grande plaine de jeux pour multinationales affairistes, en un grand parc d’attraction pour touristes pressés ?

Oui, jeux à perte de vue… Jeux de… marionnette, de polichinelle, de guignol, de pantin, de baudruche, de fanfreluche, de dupe,… Jeux de massacre ! Ridicules pantalonnades ! Tristes bouffonnades ! Sempiternelles et burlesques, tragiques et coupables comédies-tragédies d’illusionnistes… pendant que le monde souffre, agonise, se meurt !        

Jouer à tuer
Lorsque le jeu conduit au meurtre. Lorsque le jeu commande de tuer.

Combien de jeux électroniques sont basés sur l’extermination physique d’un ennemi ? Combien de consoles, très réalistement, jouent et rejouent indéfiniment des tueries ? Combien d’enfants et d’adolescents s’y adonnent quotidiennement sous une forme ou une autre ?
(…)

Est-ce que assassiner peut être une forme de liberté d’expression ???        
(…)

Le niveau général de violence ambiante ne cesse de monter de manière alarmante. Est-ce donc là vraiment un encore mauvais hasard - un de plus, décidément ! - si l’on sait qu’un enfant verrait, entre ses 1 an et ses 18 ans, environ 200.000 actes violents à la télévision ?! Que jusqu'à son entrée en école primaire, il a vu 8.000 crimes ?!... La violence banalisée jusque dans les jeux !
NTM ! J’kif à donf !...
Les graines sont faites pour germer, et poussent d’autant mieux qu’elles tombent en un terreau favorable. Ce qu’est intrinsèquement devenue notre société fortement criminogène.          
(…)

Le progrès est une chose délicieuse. (N.F.)

Sans oublier les...

Jeux de pouvoir…

Comment ne pas non plus évoquer ici le jeu politicard, politicien, tacticien… de la classe du même nom (cf. ci-après).
(…)  

Médiacratie… et jeux de vassaux
L’omniprésente dictature médiatique

Les faiseurs d’opinion – Les maîtres rabatteurs

Caisse de résonnance médiatique… déformée… et déformante             
Reste-t-il encore quelque part une Presse libre ?? 
Et que dire du jeu - de collusion - des médias, défunt « 4e (contre) pouvoir », devenus simples - mais ô combien efficaces - marchepieds et tapis rouges aux ordres du pouvoir ? Combien de fois par jour la plus élémentaire déontologie journalistique est-elle bafouée ? Plutôt dix partiaux qu’un partial
Un chiffre très révélateur : dix multinationales possèdent la quasi-totalité des grands médias occidentaux !

Quant aux chaînes publiques, même si elles s’en défendent, elles restent - au moins en France - très liées et dépendantes du pouvoir politique... (Je pourrais même vous citer des exemples de première main, des cas vécus personnellement… et cela n’est pas seulement qu’une simple question de point de vue).  
Comment peut-on dans ces conditions encore se prévaloir de « contre-pouvoir » lorsqu’on est précisément si intimement lié à ce même pouvoir ?!   
(…)  

Acteurs ou spectateurs de la vie ?

Les médias – très majoritairement – participent à maintenir le peuple dans la superficialité, l’illusion et tendent à faire de nous de bons - et dociles - spectateurs, de frénétiques et serviles consommateurs…

Quotidiennement les médias nous déversent, dans leurs journaux d’informations et d’actualités, tant de tombereaux de catastrophes, de charters d’horreurs que le public semble être devenu parfaitement habitué, blasé, imperméable, anesthésié. Et surtout complétement dépassé par l’ampleur du phénomène ! Paradoxalement ou non, cette permanente rengaine anxiogène, cet égrènement quotidien de malheurs lui fait perdre aussi toute notion d’importance, toute perspective historique, tout sens d’évolution, tout esprit critique, tout lien de causalité, entraînant une sorte de sidération, d’impuissance – et presque de fascination morbide pour certains – lui ôtant toute envie de changement, toute velléité de révolte…

En un mot : sournoisement, elles instillent dans nos veines le lénifiant et mortifère poison de la fatalité !
(…)

« Pour enchaîner les peuples on commence par les endormir. » (Jean-Paul Marat) (1743 – 1793)      

Des informations… ou désinformation ?
Lorsque la vérité sort de la télé…

Plateau-information ou l’information confectionnée… servie prête à être gobée sans penser.       
Vu à la télé, la télé promo.

Il est bon de se souvenir que les médias créent de toutes pièces l’« actualité » que nous lisons, entendons ou voyons, qu’ils la fabriquent quotidiennement par sélection et assemblage dans leur rédaction avant de nous la servir plus ou moins commentée, plus ou moins prémâchée, plus ou moins orientée, selon la ligne éditoriale de chaque canal.

L’information - largement orientée et prémâchée - se fabrique, à la rotative, comme des petits pains : bien ciblée, bien formatée, bien calibrée, bien manipulée, bien présentée, bien emballée,…

L’important est ignoré, voire occulté, l’accessoire surmédiatisé, et le futile omniprésent.  

Le progrès est une chose vraiment délicieuse. (N.F.)

Information ne signifie pas connaissance

Pour combien de dizaines de millions de français, la Télé est-elle devenue la seule, l’unique, l’indispensable source d’« information » ?! Entre deux belles tranches de pub, joliment emballée par quelques séries guimauves et copieusement assaisonnée de reality ou one man shows.
« Vu à la TV ». Hum… ! L’incontournable plateau TV ! Là où se croise, se pavane et se promotionne tout ce joli beau monde adulé par la foule des anonymes.

Informer ou désinformer ? Distraire ou formater ? Ou bien encore… vendre aux annonceurs (…) « du temps de cerveau humain disponible » (dixit M. P. Le Lay, PDG de TF1).
Débat crucial. 

And the winner is…

Dans ce registre… Si le principal de l’opinion publique ne connaît pas (encore) les « spin doctors »(*) (cf. Judith Barben,…), eux par contre la connaissent bien et la manipulent à tour de bras et à longueur de temps.
Un de leurs outils favoris : la « doctrine du choc » (Shock Doctrine (cf. Naomi Klein)). Ou comment savamment monter en épingle un fait divers et s’en servir comme d’une massue émotionnelle (électrochoc) pour frapper et manipuler les foules (et par ex. leur faire accepter de nouvelles lois liberticides, un surcroît de contraintes – comme par ex., entre mille, la vidéo-surveillance –, etc.). Pur manichéisme garanti !
(*) Ou encore… trafiquants d’influence, manipulateurs d’opinion, fabricants de croyances, faiseurs de Vérités… Mieux que le désuet subliminal. Bien plus large et puissant que les techniques mercatiques. Plus intrusif encore que le neuro-marketing. Nouvelles et pernicieuses formes de propagande, de désinformation et même d’envoûtement (terme employé à dessein par les spécialistes de la question). Au profit de qui ?! 
(…)

Que nous reste-t-il de temps de cerveau humain disponible – si par chance - ou par hasard - il en reste ?

« Le fait divers fait diversion. » (Pierre Bourdieu) (1930-2002)        

Une « démocratie » dans laquelle l’information diffusée n’est pas pleinement plurielle, loyale et indépendante n’est plus une démocratie.

Voici – résumé en 2002 par Franz Broswimmer – ce que des médias responsables devraient soir après soir inlassablement nous répéter à la une de leur journaux (ces chiffres - qui datent de plus de dix ans - sont à revoir sensiblement à la hausse) : 

« Aujourd’hui encore, ce sont 100 espèces animales et végétales qui ont disparu, quelque 50 000 hectares de forêt tropicale humide qui ont été anéantis ; les déserts se sont agrandis dans le monde de 20 000 nouveaux hectares ; l’économie mondiale a consommé aujourd’hui l’équivalent de 22 millions de tonnes de pétrole et par conséquent nous aurons durant ces mêmes 24 heures collectivement relâché dans l’atmosphère 100 millions de tonnes de gaz à effet de serre de plus… »

Pas assez sexy ou pas assez gore. Trop déprimant peut-être. Pas assez vendeur certainement.
Alors, au lieu de cela, l’on nous sert jour après jour, soir après soir de l’information-spectacle : des informations essentielles comme les fadaises du théâtre des polichinelles, l’indispensable rubrique des faits divers – tragiques et anxiogènes le plus souvent –, et pour nous divertir, la publicité pour la nouvelle production ou les dernières frasques en date de quelque people en vue, les actualités des jeux de l’argent, etc., etc.  

Formatage de masse (suite)
Conditionnement universel (y compris celui des pensées) et Clonage humain

Le formatage ne se limite pas aux disques durs de nos ordinateurs ni à celui du rouleau-compresseur des mass media. La massification de la production et de la consommation, l’industrialisation de l’enseignement a en quelques décennies produit le prêt-à-porter, le prêt-à-manger, le prêt à consommer, le prêt-à-gober, le prêt-à-jeter, le prêt-à-photographier, le prêt-à-penser, le prêt-à-rire, le prêt à droguer, le prêt à voter, etc.                                 
Et le formatage gagne rapidement tous les autres domaines de la vie.       
Aujourd’hui, on formate les humains exactement comme on formate les pots de yaourts, comme on calibre les cucurbitacées (courges…).    
En route pour un monde uniforme, insipide…          
(…)

« Le plus grand bien que nous faisons aux autres hommes n’est pas de leur communiquer notre richesse, mais de leur révéler la leur. » (Louis Lavelle) (1883-1951)     

Normopathie

Et que penser de la normopathie actuelle, la folie normalisatrice - débilitante - qui va par ex. jusqu’à imposer les canons de beauté (cf. les millions de sourires bright hollywoodiens et de poitrines standardisées made in silicone) ou décréter la bonne façon pour les employés d’emprunter les escaliers au sein de leur entreprise, ou à imposer aux employés un poste de travail totalement standardisé (jusqu’à l’emplacement - précis et immuable - des stylo, calculette, agrafeuse, téléphone, etc…. ou encore à dicter des phrases toutes codifiées aux vendeurs ou au personnel d’accueil… avec remontrances et sanctions à la clé pour les contrevenants) ?

Conditionneurs ou conditionnés ?

Soixante-deux mille quatre cents répétitions font une vérité.
Aldous Huxley, Le meilleur des mondes (1894 – 1963)

À quand la norme - officialisée - pour nous dire comment nous devons nous essuyer le derrière (avec quelle main, quel papier, de quelle façon, etc…) ?
Thème pas si farfelu que cela… À ce sujet, savez-vous que dans les écoles maternelles, il est de plus en plus malvenu pour le personnel de service d’assister les jeunes enfants lorsqu’ils vont aux toilettes… pour ne surtout pas inciter de comportement pédophile ? Je vous laisse deviner les conséquences de la phobie ? D’autre part, dernièrement, une mère de famille m’a confié – légitimement courroucée – que ses enfants (scolarisés dans une école primaire en région parisienne) avaient reçu la ferme instruction de ne pas verrouiller derrière eux les portes des WC lorsqu’ils les utilisaient… pour, comme vous l’imaginez aisément, le bonheur de tous les petits mauvais plaisantins de service ! Futur(e)s constipé(e)s et incontinent(e)s garanti(e)s !    
Etc

Parfois l’on se demande si le monde ne devient pas fou… Les hommes très certainement !

« En travaillant pour les seuls biens matériels, nous bâtissons nous-mêmes notre prison, nous nous enfermons solitaires avec notre monnaie de cendre qui ne procure rien qui vaille de vivre. » (Antoine de Saint-Exupéry) (1900 – 1944)

Éducation & Enseignement
Élevages d'humanoïdes

Une société est le produit de son éducation.
Intégrer les générations, et non les opposer.

Une éducation qui commence avant la naissance… par l’éducation des parents
Jusqu'à la parentalité, l’accueil de bébé… en cause

(…)

« Changer le monde, c'est d'abord changer la façon de naître ». (Michel Odent)

Une éducation qui n’apprend pas que la Vie – que toute vie – est sacrée(*), n’est pas une éducation mais un conditionnement, un abrutissement, une imposture, une zombification. Une éducation qui n’ouvre pas la conscience, qui n’élève pas les âmes/esprits, une éducation qui n’aide pas à donner un sens et un but à la vie, est une éducation morte, une éducation qui a raté sa mission, qui a failli à sa vocation, qui a échoué jusque dans son essence même.
(*) : Je laisse le soin aux laïcs ultras de traduire la richesse et la profondeur de ce mot en des termes que leurs chastes et délicates oreilles peuvent entendre et comprendre.          

« Donnez-moi l’éducation, je changerai le monde. » (Gottfried Wilhelm Leibniz) (1646 - 1716)  

Thème fondamental qu’il conviendrait de placer en toute première ligne de cette page, tant la dérive croissante de génération en génération se révèle catastrophique pour notre société et son avenir même proche.

Les activités les plus nobles, les tâches les plus hautes, les métiers les plus importants ne sont hélas pas les plus prestigieux. Bien au contraire, ces occupations sont souvent plutôt déconsidérées, et sont de loin les moins bien rémunérées. Et l’éducation en fait partie.       

L’éducation dès le berceau, dès la naissance ? Voire même avant ? L’éducation commence avant la naissance, dès avant même la conception de l’enfant ; elle commence par celle des parents !

Les futurs parents se rendent-ils compte de l’énormité de la responsabilité, de l’immensité de la tâche qui les attend en appelant un enfant au monde ? Et pas seulement la lourde charge de pourvoir à son existence physique (nourriture, logement, vêtements, etc.). Le colossal défi aussi – et peut-être surtout – d’en faire un enfant et futur adulte équilibré – équilibré à tous points de vue –… et heureux. Au vu de l’état actuel de notre société, je ne suis pas sûr du tout que ce soit le cas de tout le monde.     
(…)

« Nous commencions par apprendre aux enfants à rester calmes et à aimer leur immobilité. Nous leur apprenions ensuite à utiliser leur odorat, à regarder là où il n’y a prétendument rien à voir et à écouter attentivement le silence apparent. Un enfant qui ne sait pas rester calme est un enfant à moitié développé. » Ours Debout (1868-1939), Chef Sioux Oglala)       

Avant de s’élever – et a fortiori de vouloir élever – il faut (soi-même) être élevé.
Comment peut-on se construire sans structure, sans ossature (psychique, comportementale, sociale,…) suffisante ? Et parfois même, il faudrait déjà commencer par élever les parents… J’ai parfois la pénible impression que les bases mêmes de la civilisation, le b.a.-ba des civilités, le savoir-vivre le plus élémentaire échappent à certains individus. Il y en a, me semble-t-il, qui nécessiteraient d’être abondamment polis et repolis encore et encore, tant leur degré d’humanisation paraît si loin encore du compte.

« Les parents sont les moyens, non les causes de l’existence des enfants. » (De Thiane) (16 ap. J.-C. ? – 97 ou 98 ap. J.-C.)

Je souligne ici l‘erreur fondamentale, la faute stratégique majeure – et ses désastreuses conséquences pour notre pays – que fut la suppression, à la fin des années 1990, du Service militaire républicain, et ce sans aucune contrepartie de Service civil (ou civique ou écologique…), même de quelques semaines seulement.  

Voilà une des raisons capitales de l’échec de toutes ces innombrables réformettes de « l’éducation » (à vrai dire… de l’« instruction ») nationale. Depuis des décennies, l’effort de notre pays porte exclusivement sur l’instruction. L’éducation y est grandement ignorée ou faussement supposée acquise... 

Attention, nouvelle réforme. Comme le vin nouveau, chaque rentrée scolaire charrie, surajoute sa révolution pédagogique nouvelle ! Indescriptible tohu-bohu. Effrayant gâchis. Gabegie sans nom !
Certains aspects de cette thématique sont brièvement évoqués au fil de ces pages…. Et ses conséquences, partout.                       
(…)

« Nous n’avons pas d’école. Nous apprenons à nos enfants le respect de la nature et d’autrui, la vigilance, le courage et l’endurance. » (Paroles d’Amérindiens… exterminés)

« Aujourd’hui, nous recevons trois éducations différentes ou contraires : celle de nos pères, celle de nos maîtres, celle du monde. Ce qu’on nous dit dans la dernière renverse toutes les idées des premières », constatait déjà Montesquieu en 1748 !     

Le progrès est une chose réellement délicieuse. (N.F.)

« La plus haute éducation est celle qui ne nous donne pas seulement de l'information mais harmonise notre vie avec toute l'existence. » (Rabindranath Tagore) (1861 – 1941)
 

L’éducation prime l’instruction

L’instruction ne peut en aucune façon remplacer l’éducation. Si l’éducation, par nature, est impérativement dévolue aux parents (naturels ou adoptifs), l’enseignement, dans la pratique, est quasiment toujours assuré par la collectivité. Pour quel résultat ? À quel prix ?

L’éducation constructive – Éduquer à la vie plus encore que préparer à un métier.

La période de l’enfance détermine toute la trajectoire de vie du futur adulte. Tout se joue dans la tendre enfance, avant l’âge de 6 ans.  
Un proverbe africain affirme - à juste titre - qu’il faut tout un village pour élever un enfant.
Par ailleurs, géographiquement plus proches de nous, nos voisins anglais et allemands, forts également d’une longue expérience en ce domaine, résument bien prosaïquement l’importance primordiale de l’apprentissage durant les jeunes années :

- A tree must be bent while it is young.
- You can't teach an old dog new tricks.
- Was Hänschen nicht lernt, lernt Hans nimmermehr.

Combien d’enfants sont-ils - plus ou moins totalement - livrés à eux-mêmes ? Combien sont élevés, au mieux par la télévision (…), au pire pas du tout ou alors par la rue (pour ne pas dire la jungle) ? Combien ont la chance de grandir sur un terreau sain, équilibré, attentif, aimant ?  
Ces ainsi que se préparent la dérive des générations-continents et les lendemains qui déchantent cruellement.    
(…)

« Étudier sans réfléchir est vain ; réfléchir sans étudier est dangereux. » (Confucius) (551 – 479 av. J.-C.)   

Valeurs et savoirs : à quoi servent les savoirs lorsqu’ils ne sont plus étayés par des valeurs ?          

Quotient intellectuel, quotient émotionnel, intelligence sociale

Notre première école, c’est la famille. L’éducation (parentale, familiale) est un préalable indispensable à toute instruction. Elle forme le socle, la base d’appui vitale à toute forme d’enseignement et d’apprentissage ultérieur. L’enseignement ne peut "prendre", ne peut réussir que si les fondations primordiales de l’éducation de l’élève sont pleinement acquises et suffisamment solides.

Avant de savoir, il faut déjà être. Pour bien apprendre, il faut avant tout être.
Quand est-ce que l’on apprendra aussi l’être - l’état d’être - aux enfants (et l’encouragera) au lieu de tout miser sur l’avoir et tout focaliser sur le faire ?

Commençons donc déjà par apprendre à nos enfants à être, à favoriser leur savoir être et leur savoir-vivre, tout simplement. Cet inestimable savoir-être les aidera certainement autant - et autrement ! - dans la vie que tout leur savoir et savoir-faire cumulés. Ce précieux savoir-être qui leur sera certainement plus utile dans leur quête et leur chemin de vie que tout leur avoir et savoir réunis.

Quelles valeurs promouvons-nous auprès de notre jeunesse ?! Quel(s) modèle(s) propose-t-on à nos enfants ?! De qui en réalité émanent-ils ?!          

« Ouvrir une école, c'est fermer une prison. » (Phrase souvent attribué à Victor Hugo)     

Lorsque le gavage des crânes cirrhose les méninges
L'école, fabrique de cancres ?
Apprendre ou comprendre ??
Apprendre à apprendre

Le « système éducatif », dispositif de formatage par excellence
La standardisation des « produits humains » poursuit inéluctablement son avancée. 
Le low-cost est également entré dans l’école.  

L’école ne doit pas seulement former à un métier. Elle doit avant tout former des citoyens. Élever des êtres équilibrés, préparer des êtres responsables, me paraît plus important que de former de dociles robots ou de bons consuméristes.
Sujet fondamental pour préparer des citoyens libres, équilibrés, éclairés, responsables - et non pas fabriquer des cohortes de clones esclaves, des foules de décervelés, de décanter des divisions de bokanovskifiés, des régiments de zombis, de golems, androïdes, clones, cyborgs, réplicants et autres hubots (human robots) ou encore de conditionner, pavlovniser des contingents de "chiens savants"…

Il y a certainement mieux à faire qu’à encourager les enfants à devenir de futurs millionnaires ou milliardaires, comme le suggère – brillamment, comme toujours – notre audacieux, intarissable et insatiable banquier-ministre aujourd'hui, par la magie des urnes, devenu Président. Et si tel devait être le cas, je préférerai changer et de banquier et de république.
Il est tout aussi illusoire de vouloir faire de chaque Français un entrepreneur que de vouloir en faire un prolétaire.

Thème essentiel donc pour l’avenir du monde ! En ce sens, la tendance lourde de l’éviction progressive de la philosophie et de l’histoire des programmes scolaires est une grave erreur. La culture, la littérature, la philosophie, l’histoire, l’art (dont notamment la musique), le sport, quelques travaux manuels… ne sauraient en aucun être des options (facultatives) dans les programmes d’enseignement – à tous les âges et à tous les niveaux – dès lors que l’on souhaite former des citoyens dignes de ce nom !

Force est de constater qu’il y a des jeunes gens, et aussi des moins jeunes, qui connaissent bien mieux le parcours des joueurs vedettes ou des clubs de football en vogue - par exemple - que la conjugaison du verbe jouer – fût-ce aux seuls quatre temps simples du seul mode indicatif (et je leur fais volontiers même grâce de l’ortograf !) – ou encore que l’histoire (même récente seulement) de leur propre famille, sans même parler de celle de leur pays… Idem pour les stars du show-biz…

Vous en connaissez tout autant que moi les inévitables tenants et aboutissants. Point donc n’est besoin de s’y appesantir.

Supporteur (aficionado, tifosi) ou citoyen ? Faut-il choisir ?  

Écoles-usines ou usines-écoles(*) ?

Hélas, l’enseignement a été largement acheté, annexé par le capitalisme industriel et financier – dont il est devenu une branche à part entière – ou tout du moins, a été amplement calqué sur ses standards organisationnels.
Pour assurer sa reproduction et sa pérennité. Il s’agit moins d’ouvrir les esprits et les consciences des formés que de - cyniquement - les façonner, les formater aux besoins des futurs recruteurs spécialement multinationaux. Nos usines à diplômes sont le pendant de nos zones industrielles. Les chaînes de (dé)formation, l’équivalent des chaînes de montage. Le formatage des esprits, la contrepartie de la manie normative.    
(À ce propos, quand est-ce que nous cesserons de vendre nos écoliers notamment aux multinationales de l’agro-alimentaire et de l’informatique omniprésentes dans les écoles ? Ah ! quels généreux sponsorisés !)

Nb : critique à ne surtout pas amalgamer avec l'apprentissage qui se trouve structurellement et fâcheusement dévalorisé en France. Tout comme d'ailleurs, hélas, le travail manuel plus globalement.

« La population optima [selon Mustapha Menier], est sur le modèle de l’iceberg : huit neuvièmes au-dessous de la ligne de flottaison, un neuvième au-dessus. » (Aldous Huxley) (1894 – 1963)

Dès lors pourquoi encore s’étonner de l’inévitable inflation des parchemins et de l’amer désenchantement - ultérieur(*) - de bon nombre de leurs récipiendaires ?
(*) : Eu égard aux efforts fournis, aux difficultés croissantes - même pour les diplômés - à trouver un travail stable et suffisamment rémunérateur, face à la sur-formation - doublée de la sous-rémunération consécutive -, à la précarisation progressive des emplois, etc.

« II faut mettre la société au service de l‘école et non pas l’école au service de la société. » (Gaston Bachelard) (1884 – 1962)

L’École : lieu d’apprentissage et d’épanouissement ou sanctuaire du stress et de l’anxiété ?

Nos enfants sont-ils habituellement encore heureux d’aller à l’école ou bien y vont-ils l’estomac noué, le stress au ventre ? Ont-ils encore foi en leurs enseignants, en leur avenir ?
(…)

Comment peut-on vouloir sanctuariser (un grand mot à la mode) l’école – un îlot perdu dans un océan de violence – sans traiter au fond cette violence ambiante omniprésente ???      
(…)

Le progrès est une chose délicieuse. (N.F.)

« Offrir à tous les individus de l'espèce humaine les moyens de pourvoir à leurs besoins, d'assurer leur bien-être, de connaître et d'exercer leurs droits ; Assurer à chacun d'eux la facilité de perfectionner son industrie, de se rendre capable des fonctions sociales auxquelles il a droit d'être appelé, de développer toute l'étendue des talents qu'il a reçu de la nature, et par là établir entre les citoyens une égalité de fait, et rendre réelle l'égalité politique reconnue par la loi : Tel est le premier but d'une instruction nationale. » (Condorcet) (1743 – 1794)     

Vous avez dit « hyper actif » (TDAH)…

Les rythmes de l’enfant, dès son plus jeune âge, ne sont plus respectés.
Dès même avant la naissance, les bébés entament un incroyable marathon. On les presse de toutes parts. On les ballotte sans fin. Certains nourrissons ont déjà des rythmes de vie d’adulte – au moins celui des adultes qui s’en occupent.
On les veut performants dès le berceau ! Efficaces dès le biberon !…

La diversification alimentaire se pratique beaucoup trop précocement et rapidement. À l’âge de 3 ans à peine, ils fréquentent déjà l’école, etc., etc… Et ne parlons même pas de l’ineptie des CHAÎNES TV dédiées spécialement aux enfants devant lesquelles on les parque et avec lesquelles on les attache et enchaîne à vie !!

Harcelés de toute part, nos enfants ne connaissent plus aucun répit. Nous ne laissons plus le temps à nos enfants. Plus le temps de rêver et de jouer librement. Plus le temps de se construire dans la lenteur, la vacuité, la rêverie, l’enchantement des jeunes années. Nous leur faisons subir les mêmes travers, les mêmes épreuves, les mêmes absurdités que ceux/celles que l’on nous impose à nous adultes. Tout va beaucoup trop vite… pour eux aussi. En nourrissant insidieusement leurs griefs, cela marque à vie ces jeunes êtres d’une empreinte chagrine indélébile.

« Éduquer c’est aider l’enfant à épanouir ses potentialités. » (Erich Fromm) (1900 – 1980)  

De l'enfant-martyr à l'enfant-roi

« La plupart de nos contemporains ont été mal accueillis comme humains » écrit Marie de Hennezel… Et nous le payons - et cher - dans un second temps (« après coup » comme on dit). En clair, le retour du bâton.
Des dizaines et des dizaines d’exemples très concrets et précis témoignent de cette violence sociétale quotidienne sur les enfants – y compris dans des familles absolument sans histoire et sans hostilité objective –… et considérée comme parfaitement « normale », implicitement acceptée(*) ! Et une fois la spirale infernale enclenchée, la violence appelle la violence… 

(*) Il ne s’agit pas là nécessairement de maltraitance réprimée par le Code pénal… Permettez-moi juste UN petit exemple… Que peut inconsciemment ressentir un petit enfant, qui matin après matin, jour après jour, est tiré de son sommeil, réveillé aux aurores, transporté, ballotté - qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il neige -… pour être amené en hâte en garde chez sa nourrice… Et qui, le soir venu, réclame un peu trop bruyamment l’affection de ses parents éreintés ou stressés après leur pénible journée de travail… Vous me répondrez peut-être qu’il a encore de la chance que ses parents travaillent… Soit. Mais l’empreinte de la contrariété peut se cumuler à tant d’autres, et longtemps inconsciemment persister.

« Les humiliations, les coups, les gifles, la tromperie, l'exploitation sexuelle, la moquerie, la négligence etc. sont des formes de maltraitances parce qu'ils blessent l'intégrité et la dignité de l'enfant, même si les effets ne sont pas visibles de suite. (…) Il ne s'agit pas là d'un problème de la famille uniquement, mais de toute la société parce que les victimes de cette dynamique de violence, transformées en bourreaux, se vengent sur des nations entières, comme le montrent les génocides de plus en plus fréquents sous des dictatures atroces comme celle de Hitler. » (Alice Miller) (1923 – 2010)

Et les maltraitances ne se limitent pas aux deux extrémités de la vie…      

Et que l’on ne se méprenne surtout pas sur ma position… l’avènement - tout logique - de l’ère de l’« enfant-roi », compensation malsaine et toxique, atteste de cette cruelle réalité où l’on passe alternativement de tout l’un à tout l’autre. Pertes de repères, avez-vous dit ?

Tant et tant de choses seraient encore à dire. Je les résumerai en citant M. de Montaigne (1533 – 1592) : « Un enfant n’est pas un vase à remplir, mais un feu à allumer. »          
(…)

Éduquons nos enfants ! Éduquons-les véritablement. Élevons-les. Prenons-en soin. .Cultivons-les. Jardinons-les. Bichonnons-les. Veillons sur eux… Mais sans pour autant les "pourrir". C’est là le rôle primordial de tout parent… comme le devoir de toute civilisation.    

Lorsque les pères s’habituent à laisser faire les enfants,
Lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles,       
Lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter,    
Lorsque finalement les jeunes méprisent les Lois           
Parce qu’ils ne reconnaissent plus au-dessus d’eux       
L’autorité de rien et de personne,   
Alors c’est là en toute beauté et en toute jeunesse          
Le début de la tyrannie. 
       

Platon (427-347 av. J.-C.) 

Syndrome de Peter Pan et Idéologie - morbide - du jeunisme
(…)
Et cette peur maladive de grandir, vieillir - et mourir ? - affecte tous les âges de la vie… Bien alimentée en cela par le très florissant commerce « anti-âge » : pilules, botox, bistouri (chirurgie esthétique), etc…  

Le progrès est une chose délicieuse. (N.F.)

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