Monde 1 – En mutation

Où donc court notre monde ?


Quelques mots sur notre société

Du sens, de l’ordre, et du cours des choses
La marche – et les affaires – du monde

Quelques constats & Quelques réflexions
Pour prendre un peu de hauteur

Petit florilège de la scène et des coulisses de notre civilisation moderne. Petit aperçu des rouages sociétaux de notre temps.
Sans prétention et sans acrimonie, ni désir d’arrogance de ma part…
Ni même volonté de culpabiliser ou intention de donner des leçons.
Juste pour – si nécessaire – toucher quelques consciences, susciter quelque réflexion…

« Nous n’héritons pas la Terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants. »

Quoi de neuf sous le soleil ?...

Voilà bientôt dix ans que j’ai commencé à écrire les premières lignes de ces pages "Monde", et me rends au fil des ans compte combien - hélas ! - les thématiques abordées ci-après gardent toute leur acuité, voire redoublent de pertinence… Hélas ! Hélas !
D'ailleurs, je ne les mets quasiment plus à jour pour ne pas trop alimenter mon indignation, ma colère, ma tristesse…

Dans le droit fil des pages « Science et conscience » et « Actualité »…
 

Bulletin météorologique du siècle : Turbulences croissantes… Sale temps pour la planète, ambiance plombée sur la planète Terre.

Nb : celles et ceux ayant déjà largement éprouvé les mauvaises conditions météo planétaire - quelque peu évoquées ici - peuvent se rendre directement à la page Monde 5.

Voyage sans retour

Ce qui suit n’est hélas pas une fiction, et la fin du film n’est vraisemblablement pas pour demain (quoique…).

« L’utopie ou la mort » intitulait René Dumont (1904 - 2001), en 1974, son livre-programme.

« Choisis bien tes mots, car ce sont eux qui créent le monde qui t'entoure. » (Pensée Navajos)

Question de regard…

Quel regard portons-nous sur le monde ?
Est-ce… Un regard de lucidité ou un regard d’évitement ? Un regard libre ou un regard formaté ? Un regard d’acteur ou un regard de spectateur ? Un regard complice ou un regard rénovateur ? Un regard blasé ou un regard indigné ? Un regard de compassion ou un regard de complaisance ? Un regard d’amour ou un regard de haine ? Un regard désespéré ou un regard volontariste ? Un regard d’opportuniste ou un regard de refondateur ?…

Et puis quel rapport est-ce que j’entretiens avec le monde ?
Est-ce que je me considère comme propriétaire (indivis) de la planète ? Ou simple visiteur transitoire, seulement locataire - responsable - ou dépositaire respectueux de cet incroyable vaisseau qui nous porte et nous abrite depuis si longtemps ?

Et si l’indispensable transformation de notre regard venait heureusement inciter, initier, engager une conversion de nos modes de vie… ?

« L'Homme ne connaît pas d'autres intérêts que les siens. » (George Orwell) (1903 – 1950)

Lorsque je vois l’état du monde, j’ai mal à la Terre…
Nous sommes tous responsables de tous/tout.
Nous payons aujourd’hui le prix de nos insouciances et lâchetés passées.
Nos capacités de nuisances et de destructions sont devenues telles que l’on ne peut décemment plus les passer sous silence sous peine d’en devenir complice.    

À l’instar de nombreux humanistes, je m’interroge quotidiennement sur tout « ce qui devrait nous empêcher de dormir la nuit », sur ce qui devrait « nous faire garder les yeux grand ouverts », sur ce qui devrait nous insurger et nous révolter… Oh ! non pas que j’ignore les paroles de sagesse de Marc Aurèle sur le discernement des capacités de changement(*). Mais parce que je reste néanmoins persuadé qu’une prise, voire une insurrection des consciences, doublée d’un petit effort citoyen de chacun d’entre nous, permettraient à notre société agonisante de se repositionner sur un modèle de société qui lui ouvrira à nouveau les portes d’un avenir aux perspectives meilleures.
Ces crises sont à la fois un malheur et une bénédiction. Elles nous offrent une occasion unique de progresser sur le chemin de l’accomplissement de l’Humain. Mais à condition toutefois de ne se tromper ni de chemin ni de sens.  
(*) : Que la force me soit donnée de supporter ce qui ne peut être changé et le courage de changer ce qui peut l'être mais aussi la sagesse de distinguer l'un de l'autre. (Marc Aurèle, empereur romain et philosophe stoïcien, 121 – 180)

« On ne compatit qu'aux misères que l'on partage. » (Albert Thibaudet) (1874-1936)       

Question de conscience…

En France aussi, on peut parler de tout, sauf des sujets qui fâchent. Il y est en effet généralement malvenu d’aborder des thématiques polémiques. Cela fait tache dans le décor de cinéma…

Comme toujours, les vérités qui dérangent ne semblent manifestement déranger, gêner que ceux qui les voient. Voudrions-nous ne pas voir ? Serait-ce une des raisons de notre cécité (tout au moins partielle) ? Trop enclins que nous sommes hélas à nous accoutumer à la médiocrité, à l’injustice, à la duplicité, aux mensonges, aux tromperies, à la cupidité, à la cruauté, à la misère, à la barbarie,… et même, me semble-t-il, à l’enfer lui-même.       

« Voulez-vous que je vous indique une affaire superbe ? Acheter toutes les consciences pour ce qu’elles valent et les revendre pour ce qu’elles s’estiment. » (Aurélien Scholl) (1833 – 1902)

Oh ! l’on peut aussi, bien évidemment, ne voir que le beau, le bon, le vrai, le juste, dans notre société…Sélectionner et fortifier ces hautes valeurs tout en occultant soigneusement toute négativité, tout en faisant consciencieusement abstraction de toute disharmonie…
Je ne sais ce qu’il en est pour vous, mais en ce qui me concerne, je n’ai pas encore atteint ce degré de perfection, pas encore touché à ce stade de la sagesse. Mais j’y travaille assidûment !

Je préférerais mille fois vous entretenir de choses (plus) légères, (plus) gaies. Mais sous le voile - trompeur - de la routine et de la bienséance, l’heure hélas, n’est plus vraiment aux divertissements, aux futilités, aux frivolités – et croyez bien que je le déplore. Nous courons à la ruine. À notre perte. Corps et âmes. Et nous continuons désespérément de regarder à côté ou de fermer les yeux. Et nous persistons obstinément – et contre vents et marées ! – à incorrigiblement faire les mauvais choix sociétaux. Comment est-ce possible ???

Il ne suffit hélas pas de fermer les yeux pour réduire la noirceur du monde ou en vaincre la misère. Ce n’est pas en détournant le regard ou en occultant la pauvreté, les malheurs et les calamités qu’on les éradique. Le jour où on les aura définitivement supprimés et que l’on n’aura plus à quotidiennement les enjamber, j’effacerai les trois quarts de ces pages « Monde »… Promis. Parole d’indigné.

Il est des vérités se devant d’être regardées - et vues - bien en face. Exactement comme il convient d’appeler un chat un chat. Car le monde ne changera vraiment que lorsque suffisamment de Terriens auront pris - et compris - la pleine mesure de la folle course prise par notre civilisation et de la réalité globale effective, réelle (c’est-à-dire ni virtuelle, ni augmentée, ni diminuée).    

(…)

Laisse-moi te dire et te redire ce que tu sais
Ce qui détruit le monde c'est :
L'indifférence

(Gilbert Bécaud)
(1927 - 2001)

Une irrépressible folie paraît s’être emparée d’une fraction de nos contemporains, tandis qu’une autre se trouve pareillement frappée d’une délirante inconscience.    
Voyons-nous - ou pas - l’ultra compétition – généralisée et exponentielle – qui gagne notre civilisation ? Percevons-nous - ou pas -, le cynisme, la stupidité, la violence, la déshumanisation, le désenchantement, la toxicité galopante de notre société-jungle qui en résulte… et l’immense détresse ainsi engendrée en son sein ? Et dans l’affirmative, allons-nous pour autant rester spectateur, baisser les bras, laisser faire, capituler devant ces tombereaux de misères sous lesquels croule notre société délabrée, voire moribonde ?

Notre monde n’est-il pas en train de crever du matérialisme ? Notre planète tout entière n’est-elle pas devenue un énorme dépotoir, un immense champ de ruines, une gigantesque poudrière ? Comme elle le fut déjà durant les trois quarts du siècle précédent. Menacée de tout côté, par des technologies et des armements capables de mille fois l’anéantir. Notre vaisseau Terre - et nombre de ses passagers - souffrent et approchent dangereusement de seuils de non-retour. Est-ce cela que nous avons voulu ou espéré ??? Serait-ce donc là le monde dont vous avez toujours rêvé ?!

Seuls ceux qui demeurent - pour l’instant - épargnés par les difficultés de notre monde et les attentistes-temporisateurs-obstructeurs de service, en jouant cyniquement la montre, peuvent encore nonchalamment tergiverser, palabrer, gloser sur l’opportunité et le bien-fondé de l’indispensable changement de cap que doit opérer incessamment notre civilisation ou placidement discutailler de son degré d’urgence.
Pour beaucoup d’autres – dont un nombre incalculable de "sans voix" – les points de rupture sont atteints ou même franchis, et il est hélas déjà ou trop tard ou alors gravement en passe de l’être…

Si l'homme venait à disparaître, ce serait, dans les conditions actuelles, de sa propre faute.

Nous vivons un aveuglement collectif vertigineux.
C’est (seulement) en changeant les esprits que l’on changera (effectivement) le monde.

Nous devons, chacun, chacune, fondamentalement prendre conscience de notre responsabilité (pour le passé, le présent et surtout le futur). Et si individuellement nous subissons la crise, collectivement, au contraire, c’est bien nous qui la créons et l’alimentons.

Je souhaite tout simplement, à mon petit niveau, contribuer à faire prendre conscience par le menu, par les faits comme par la vue d’ensemble, de notre inconséquence proprement cataclysmique ainsi que de la nécessité absolue de changer de voie sociétale pour la planète toute entière.

Sur le long cours, inéluctablement, l’humanité aura à choisir entre ou changer ou périr. Et si hélas un naufrage de grande ampleur, un jour, n’est pas formellement à exclure, puissions-nous ne jamais connaître, spécialement à l’échelle planétaire, l’horrible tragédie d’un Radeau de la Méduse ou encore d'un Titanic !         

Le naufrage de la planète, le naufrage de l’humanité, c’est aussi MON naufrage.


À nul n’est demandé l’impossible. Seulement son possible. Faisons donc chacun, chacune, notre petite part du chemin ! Effectuons notre part du travail. Apportons notre pierre à l’édifice. Aidons à tourner la page. Contribuons à un avenir meilleur. Réalisons notre petite - mais nécessaire - part du changement !

Fais ce que dois, advienne ce que pourra.

« La vérité n’est pas facile, la vérité n’est pas douce, mais il n’y a pas d’autres chemins que la vérité. » (Françoise Dolto) (1908 – 1988)

Prendre de la hauteur           

Cependant grand également est le risque de s’abîmer dans toutes ces désolations ou de se cantonner à cette seule négativité. Ne nous complaisons pas pour autant dans ces convulsions malsaines, dans cette fange et ces souillures.
« Le regard devient ce qu’il contemple », constatait Plotin (205 – 270). Ne nous appesantissons donc pas trop durablement sur les négativités et les désastres de notre temps. Le monde ne se résume pas aux crises et aux malheurs que nous vivons. Il est incommensurablement plus vaste que la misère que l’on nous en montre !

Voyons, apprécions aussi, en filigrane, au travers de ce monde en décomposition (pour ne pas dire en putréfaction), un autre monde en gestation, un monde neuf en émergence, une société nouvelle en construction. Il nous est tout aussi nécessaire et salutaire de passer outre toutes ces atrocités. Il nous est indispensable de dépasser ces visions d’injustices, de catastrophes et d’horreurs quotidiennes. De disposer, au-dessus des nuages sombres des turbulences terrestres, au-dessus des vicissitudes et des turpitudes d’ici-bas, d’un horizon apaisé, serein, dégagé. Pour (continuer de) voir l’ineffable Beauté du monde et les splendeurs de la vie. Pour nous permettre, la paix dans l’âme et à l’unisson de l’univers, de contempler les véritables richesses de la Terre tout comme le ciel, le soleil et les étoiles…

Sous la simplicité et la sobriété des « petites choses » de la vie, pour qui prend le temps de les voir et de les apprécier, le bonheur est là tout à portée de main et de cœur.         

« C'est en croyant aux roses qu'on les fait éclore. » (Anatole France) (1844 – 1924)

« Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles. »
Voltaire, Candide (1694 – 1778)

« Nul ne peut atteindre l’aube sans passer par le chemin de la nuit. » (Khalil Gibran) (1883 - 1931)

D’un monde à un autre…  
Grandeur, démesure et décadence
Un colosse aux pieds d’argile

J’ai toujours été interloqué par le contraste saisissant entre l’extrême réactivité, le ton martial emprunté, l'indignation générée, la mobilisation médiatique levée, la débauche de moyens (y compris militaires !) déployés ces dernières années par les gouvernements occidentaux… primo pour sauver de la déroute le délirant système financier… et secundo devant quelques fanatiques et meurtrières kalachnikovs dressées… alors que dans le même temps un danger planétaire d’une toute autre ampleur, un meurtrier d’une toute autre envergure, un tueur autrement plus menaçant et potentiellement tellement plus ravageur avance incognito – depuis des décennies – tranquillement, inexorablement, à l’insu de tous les services de renseignements nationaux, nonobstant toutes les politiques sécuritaires, sans émouvoir pour le moins du monde le moindre gouvernement de nos « grandes puissances », bref, une menace croissante tapie dans l’ombre d’une totale et générale indifférence… tout aussi planétaire.

Et ce danger, ce tueur, c’est… le changement climatique !

Deux poids, deux urgences !     

« [Nous sommes] une espèce en perdition destinée à l’autodestruction parce que nous n’avons aucune volonté (collective) de nous imposer à nous-mêmes un contrôle de notre propre croissance et une planification de notre avenir fondée sur une vision à long terme et des objectifs de plus haut niveau. » (Bruce Cornet, géologue)

Crise de civilisation planétaire
Crise des valeurs et des symboles – Crise de confiance – Crise de conscience
Vertigineuse… Perte de sens – Perte de valeurs – Perte de repères
Péril en la demeure – Carnaval noir

Indispensable mutation     

D’un monde finissant…

Tandis qu’un monde s’effondre… 
Monde de violence, de cruauté et de souffrance, de vieilles lunes, de fétiches et de pacotilles 

Financiarisation galopante… et déshumanisation tout aussi inquiétante       
Déjà bien amorcée par les deux guerres (militaires) à l’échelle planétaire du siècle passé, la crise systémique, en ce début du 21e siècle, est une superposition de crises généralisées : économique, financière, environnementale, écologique, énergétique, climatique, sanitaire, sociale, politique, institutionnelle, démographique, agricole, psychologique, identitaire, morale, idéologique, sociétale, spirituelle, etc..
Comme autant de guerres, de cahots - et de chaos -, elles dénotent fondamentalement la profonde rupture des valeurs, l’ébranlement de confiance, la déliquescence (à grande échelle) des consciences,… Elles attestent de l’effondrement quasi-général en cours de notre société post-industrielle et consumériste dans le maelström mondial ainsi engendré.

Allons-nous finir K.-O. debout ou K.-O. couché ?! Cela fait 40 ans au moins que nous sommes en crise (au moins depuis le premier « choc pétrolier » des années 1970. Seule une brève embellie, celle des « trente glorieuses »(*) a permis, au sortir de la seconde guerre mondiale, à une ou deux générations de connaître un contexte mondial moins morose, même si la ferveur nouvelle de cette période-là fut elle aussi quelque peu tempérée par la « guerre froide » que se livrèrent alors le bloc de l’Est et le bloc de l’Ouest.
(*) : Qu’il convient effectivement, en considération du lot de désastres écologiques qu’elles ont entraîné, de rebaptiser « trente désastreuses »

« On ne peut pas être heureux sans les autres. » (Abbé Pierre) (1912 – 2007)   

Aucune de ces crises n’est une fatalité ! La Crise était dès le départ inscrite, en germe, dans la croissance.              

La Crise est inhérente au système capitaliste – et capitalistique. Elle est dans l’essence - et l’aboutissement - même du modèle croissanciel.                    
Notre société toute entière est, au propre comme au figuré, fondamentalement construite sur des déchets, largement bâtie sur des ordures. Partant de là, que pouvons-nous encore raisonnablement attendre d’elle ?      
Ces « crises » ne sont que la résultante des politiques menées par les partis au pouvoir (exécutif et législatif) – pourvoir lui-même directement issu du verdict des urnes… Et par ailleurs, elles constituent tout autant le commode et providentiel rideau de fumée derrière lequel ce même pouvoir s’abrite en cachant ses crimes et ses forfaits.         
Oui, nous nous sommes grandement autocrisés !

« L’histoire moderne est celle de la lutte des nations pour la domination mondiale dans un état de guerre perpétuelle. » (Franz Broswimmer)

… aux dépens de l’environnement et des peuples… et au profit des puissances financières. 

Nb : Malgré les « crises » - et un contexte globalement peu inflationniste -, les cours de bourse ont été multipliés par quatre depuis 1987.   

Ces « crises » sans cesse plus acerbes et prégnantes qui agitent - secouent - la planète tout entière, illustrent combien radicale et profonde est la mutation en cours. Bon nombre de nos contemporains - et aussi de décideurs politiques - ne semblent pas mesurer l’ampleur du tsunami en cours, et sont donc de ce fait systématiquement en retard d’une ou deux guerres (décennies).

Ce n’est pas de croissance dont le monde a besoin, mais d’une complète refondation… et sur ses bases mêmes ! La solution n’est pas la mondialisation(*), le gigantisme, le dépeçage de toute composante identitaire, mais au contraire l’individuation, la décentralisation, la démassification. C’est le chemin tout inverse ! Il nous est proprement impossible de poursuivre sur la trajectoire actuelle. La Crise est là pour nous inviter à en prendre conscience et à changer nos comportements…. et à défaut à nous y obliger. Peut-être la fin du calendrier maya (12/2012) marque-t-elle tout simplement la fin de cette ère-là (point n’était besoin de faire le voyage de Bugarach pour le réaliser…).         
(*) L’européanisation actuelle n’est qu’une étape sur la voie de la mondialisation et de la suppression totale des États-nations souverains. Le traité Transatlantique en cours de "négociation" (…) constitue le pas suivant… Pas venant d'être franchi par le biais canadien.  

« Le drame de l’homme contemporain, c’est qu’il n’a pas de conscience plus grande que sa propre conscience. » (Paul Ricœur) (1913 – 2005)  

… Vers un monde nouveau

Un nouveau monde commence à émerger et confusément à prendre forme…

Où il est urgent et impératif de (re)mettre la Nature et l’Humain au centre de toutes les préoccupations, au cœur du projet de société

Pour en finir au plus vite avec le passé et les politicosaures (qui font de la résistance et s’accrochent au pouvoir comme la misère au monde) (variété infiniment plus proche des buldosaures que des harengs saurs).

Alors qu’un monde continue de s’étioler tragiquement, de s’abîmer et de mourir dans les soubresauts et les convulsions de récurrentes et interminables crises mondiales, nous voyons de plus en plus distinctement poindre les prémices d’une ère nouvelle.

Depuis son origine, le monde ne cesse d’évoluer. Cette évolution cependant n’est pas toujours linéaire. Des époques de stabilité relative alternent avec des phases d’évolution accélérée. (Tout est cycle/cyclique.)
Depuis quelques décennies - voire un petit siècle… ou même deux… -, de nouvelles consciences, de nouveaux paradigmes, de nouvelles idées, de nouveaux concepts, de nouvelles structures commencent à émerger des ruines encore toutes fumantes de l’ancien temps. C’est comme la vision prospective et imaginative du sculpteur devant son bloc de pierre brut. Comme le chef d’œuvre en devenir du peintre devant sa toile blanche, ou de l'écrivain, du musicien... devant sa page vierge…

Bien sûr, l’avenir se construit et prend forme au fur et à mesure que nous avançons vers lui, mais les lignes de force, les axes de clivage, la trame générale sont préalablement déjà en place. La réalité du monde est en avance sur nos perceptions. Elle est quelque peu déphasée de son reflet. La prise de conscience est décalée dans le temps. Comme en astronomie, l’image a toujours un temps de retard sur ce qu’elle reflète - surtout à notre échelle humaine et lorsqu’il y a une inertie planétaire. Ce « décalage horaire » est un peu comme l’arbre qui cache la forêt.

Et puis bien évidemment, nous voyons aussi le monde à travers nos propres filtres déformants. La vision positive est cependant encore largement minoritaire - et pour cause -, et nombreux sont encore ceux à vouloir désespérément s’accrocher aux branches de la croissance, aux chimères de la consommation. C’est de cette prise de conscience collective que naîtra le basculement vers l’ère nouvelle. Rappeler les misères du monde devrait inciter à vouloir tourner la page plus rapidement.

Quoi qu’il en soit, nous sommes aux premières loges de cette ère nouvelle. Et cela fait de chaque humain, de chacun d’entre nous, un artisan, un bâtisseur, un passeur,… vers un avenir que nous souhaitons meilleur pour nous tous et nos enfants, vers un monde plus apaisé, plus serein, plus harmonieux. Vers un monde où il fait bon (mieux) vivre pour tous les êtres.
Délire ou réalité ?

« La Terre n’appartient pas à l’homme, c’est l’homme qui appartient à la Terre. » (Proverbe amérindien)

« L’humanité gémit, à demi écrasée sous le poids des progrès qu’elle a faits. Elle ne sait pas assez que son avenir dépend d’elle. À elle de voir d’abord si elle veut continuer à vivre. À elle de se demander ensuite si elle veut vivre seulement, ou fournir en outre l’effort nécessaire pour que s’accomplisse, jusque sur notre planète réfractaire, la fonction essentielle de l’univers, qui est une machine à faire des dieux. » (Henri Bergson) (1859 - 1941)

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