Non, tout n'est pas né, sorti du chapeau de la modernité

HISTORIQUE – ACTUALITÉ – PERSPECTIVE

 

Quelques constats, réflexions et vécus

 

Sans prétention aucune
 

Le passé n’est-il pas toujours présent ?… Ne sommes-nous pas, chacun, chacune d’entre nous, par toutes ces générations qui nous traversent depuis le début des âges, la somme, le produit, l’agrégat de millions d’histoires individuelles blotties et pétries au sein d’une grande et longue Histoire du monde ?… L’une ne va pas sans l’autre.
Réfuter son passé, c’est réfuter son avenir.

Il est difficile de finement comprendre l’Histoire en commençant par la fin. Alors partons des origines…
 

Sur le fond, il y a peu de nouveau sous le soleil.
Tout, ou presque, sur les choses essentielles a déjà été dit ou écrit durant l’antiquité.    
   
     

Encore un mot sur les « Anciens » au risque que des esprits chagrins puissent voir là les prémices d’un culte ! Oui il y a, à mon avis, beaucoup encore à apprendre d’eux.
Les hommes de l’Antiquité ne nous ont pas attendus pour aller à la découverte du monde et tenter de le comprendre. Ils avaient eux aussi développé - différemment certes - leur propre « Science » dont une grande part, d’ailleurs, s’est perdue ou étiolée au fil des siècles et des millénaires. Les quelques observateurs modernes qui daignent s’y intéresser sont souvent frappés de leur degré avancé de connaissance eu égard à la technologie (!) rudimentaire, voire inexistante, de l’époque. En effet, les Anciens n’étaient certainement pas (tous), loin de là, des bêtes stupides, des êtres bruts et incultes, des individus ignares et grossiers… comme on peut le croire ou comme l’on peut - faussement - nous le laisser ou le faire croire. À en juger par la magnificence des (nombreux) vestiges et témoignages parvenus jusqu’à nous, des civilisations prospères, florissantes, brillantes nous ont précédées, il y a longtemps, et même très longtemps…

Leur splendeur illustre les connaissances, les savoir-faire, la créativité, l’ingéniosité, le raffinement des hommes et des femmes de leur temps. Et leur flamboyance, leur brio, prend d’autant plus de relief qu’elles ne disposaient pas de l’arsenal technologique moderne.

Pour qui s’intéresse quelque peu à ces domaines, force est de constater que le sens de l’observation (très aigu) et l’intuition (pour ne pas dire la clairvoyance) des anciens ont été absolument remarquables (sens considérablement atrophiés aujourd’hui !). En vérité, leur intelligence n’avait certainement rien à envier à celle de l’homo sapiens du 21ème siècle… globalement de moins en moins sapiens et de plus en plus demens.

Combien de connaissances oubliées ou perdues ont été redécouvertes ? Combien sont tombées dans les trappes de l’histoire et des mémoires humaines ? On l’ignore/oublie trop souvent…
D’aucuns disposaient, longtemps déjà avant notre ère moderne, de connaissances étonnantes, voire absolument stupéfiantes (en astronomie, cosmogonie, médecine, chirurgie, mathématiques (algèbre, géométrie,…), architecture, métallurgie, arts (dont la musique), navigation maritime…). Connaissances que notre histoire "officielle" (l’histoire commune) décidément boude obstinément, ne retenant d’ailleurs souvent que les savoirs occidentaux dominants(*) ou – mais alors relevées d’une piquante pointe d’ironie – que les erreurs et les méprises que les anciens ont (également) pu commettre comme on en commet toujours parfaitement - et à la pelle - de nos jours (mais alors aujourd’hui potentiellement à une échelle autrement plus grande et avec des moyens autrement plus puissants et ravageurs… et donc virtuellement avec des conséquences autrement plus graves)… !

(*) : Cf. par ex. la rotondité de la Terre, les communications avec ce qu’on nommera bien plus tard le continent « américain », l’imprimerie (ancienne Chine), le principe de la circulation sanguine, etc…
Par ex. les constructeurs des mégalithes de Carnac (5 millénaires avant notre ère) et de Stonehenge (2e et 3e millénaire avant notre ère) savaient que la Terre était ronde. Par ailleurs, la conception d’un univers héliocentrique a été très explicitement formulée au 2e siècle déjà avant notre ère ? Et en l’occurrence par un certain Aristarque de Samos 
(v. 310 av. J.-C. – v. 230 av. J.-C.). Et l’on sait aussi que cette même vision du cosmos avait cours en Inde, aux alentours du 1er millénaire (de notre ère cette fois-ci)… Théories que certaines doctrines politiques ou religieuses particulièrement sectaires et intolérantes en sont venu à longtemps - et mortellement - censurer. 
Quatre siècles déjà avant notre ère, Anaxagore 
(~500 av. J.-C. – ~428 av. J.-C.), Leucippe (~460 av. J.-C. — ~370 av. J.-C.) et Démocrite d’Abdère (~460 av. J.-C. ~370 av. J.-C.) débattaient des constituants de la matière, spéculaient sur les atomes, leur structure, leur agencement (« atomisme »)… Conception étrangement approchante de celle de nos savants occidentaux du… 19e siècle !

De récentes découvertes archéologiques attestent que ce sont la pensée et les connaissances hyperboréennes (issues de l'extrême Nord) qui sont venues féconder le monde gréco-romain et non l'inverse comme on l'a cru jusqu'à la fin du XXe siècle. Par ailleurs, les Celtes ont largement hérité de ces savoirs nordiques.

NB. : Notez donc au passage le bel âge respectif de ces génies (même si, compte tenu de l’époque, les dates biographiques restent plutôt approximatives).

« Ce que la médecine moderne découvre depuis peu, les anciens Taoïstes en étaient parfaitement conscients. » (Auteur non connu)

Cela n’a toutefois pas empêché ces civilisations anciennes rayonnantes de connaître de sévères crises endogènes et de péricliter… Et pour bon nombre d’entre elles, pour avoir gravement perturbé et altéré leurs écosystèmes… quand bien même elles étaient informées des risques et des dangers encourus par des contemporains perspicaces… (Les chroniques de l’Histoire en sont pleines.)

Le vocabulaire change, les mêmes - et éternelles - questions demeurent
Depuis des dizaines, des centaines de milliers d’années, l’homme s’interroge sur lui, sur son environnement et sur les lois qui régissent l’univers. La Grèce antique – juste pour exemple – nous a légué des débats brillants et passionnés sur ces sujets essentiels, universels et intemporels. Les écrits des auteurs de l’antiquité qui sont parvenus jusqu’à nous attestent de manière sidérante de l’acuité déjà des connaissances, des interrogations et des hypothèses des Anciens sur le monde. Témoignages pour la plupart toujours étonnamment d’actualité. Sans nul doute les enseignements et préceptes des Pythagore, Socrate, Démocrite, Épicure, Hérodote, Zénon, Platon, Diogène, Aristote, Épictète… ou, sous d'autres cieux, Lao Tseu, Confucius, Siddhārtha Gautama… et tant d’autres sages et savants hommes de l’antiquité n’ont-ils pas fini de nous étonner par leur portée, leur actualité, leur pertinence, leur sagesse.   
(…)

« Toutes choses sont dites déjà mais comme personne n’écoute, il faut toujours recommencer. » (André Gide) (1869 - 1951)

Nb : Même si, compte tenu de l’époque, les dates biographiques restent plutôt approximatives, le lecteur attentif aura noté - notera - le grand âge atteint par la plupart des individus cités dans ces pages… et qui - pour nombre d’entre eux - pourtant vivaient à des époques où l’on ne disposait pas vraiment - vraiment pas ! - du confort et des techniques modernes (et ils sont loin d’être les seuls à avoir atteint ces âges canoniques à leur époque respective) !…

Mystification de l’espérance de vie… Le potentiel « grand âge » des humains n’est pas le lot exclusif des progrès médicaux réalisés au cours du XX e ou XXI e siècle, non (*). Cent, ou même 120-130 ans de longévité ne devrait rien représenter d’exceptionnel pour notre espèce. Et pas nécessairement pour les raisons que l’on nous avance communément – et commodément –, même si à l’évidence celles-ci y contribuent. Bien des idées reçues et de lieux communs seraient à recadrer ici à propos de l’espérance de vie. 

(*) Pour aider à tordre le cou aux (fausses) idées reçues, sait-on par ex. qu’au temps de Napoléon 1er (au tout début du 19e siècle, soit au sortir de la Révolution française), il y avait en permanence 10 à 15 Français connus (sur un total d’environ 27 à 28 millions) dont l’âge dépassait 115 ans ?!

PEUPLE SANS MÉMOIRE, PEUPLE SANS AVENIR

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