Amère modernité – Cruel progrès

In Technology we trust !

Le monde enchanté de la technologie

Crois en la technologie, et la technologie t'aidera !
La technologie est un art de vivre, une promesse de bonheur, un paradis sans cesse réinventé

« We love technology », « Science for a better live »… martèle continûment, assène inlassablement la propagande débilitante… Des fois qu’on aurait le malheur de l’oublier - ou l’outrecuidance de le contester.

Et maintenant la suite se clarifie habilement : « Devant la technologie, on redevient tous des enfants »…
N'est-ce pas en effet merveilleux de retomber en enfance, de nonchalamment régresser au pays des bisounours - comme c'est chouette ! -, de tendrement se laisser bercer par les historiettes, endormir par des "experts", enchanter par les fables de la société des "grands", par ses savants manipulateurs(*) et autres habiles promoteurs de la pensée unique, frelatée, stérile…

(*) : High spin doctors, faiseurs d'opinion virtuoses qui régentent l'intégralité de nos vies. Car non seulement nos achats quotidiens sont discrètement orientés, subrepticement dictés, mais également nos opinions, nos comportements et jusqu'à nos votes. Que reste-t-il en réalité de notre si chère et revendiquée « Liberté » ?! Et du reste, que subsiste-t-il encore en vérité de notre fameuse devise républicaine « Liberté - Égalité - Fraternité » ? Un vague souvenir d'école, une coquille vide, un slogan creux, une décoration de façades, une piètre peau de chagrin, une doucereuse sucette pour nigauds, un leurre pour imbéciles, un piège à cons… ?

Et voilà que dans ses derniers spots en date (11/2017), l'intoxication consumériste - avec une insistance rare -​ nous somme d'oublier ! Point pourtant n'est vraiment besoin de le commander car Amnésie et Alzheimer s'en chargent déjà amplement. Le message s'adresserait-il donc à ceux qui jusque-là sont passés entre les gouttes, au carré d'irréductibles qui ont jusqu'à maintenant résistés au lavage insidieux de leur cerveau, à l'effacement pernicieux de leur mémoire ?
(…)

« Nous n’avons pas perdu la foi, mais au lieu de la placer en Dieu nous l’avons transférée à la profession médicale. » (George Bernard Shaw) (1856 – 1950)
Personnellement, je rajusterai légèrement ce constat, en soutenant que notre foi en Dieu nous l'avons complètement et aveuglément reporté  en la science et en la technologie.

Lâchez-vous ! Shoppez ! Vous allez adorer !

Soyez insatiables !! Comme les enfants !… Ou comme les ogres !
Allez les gamins, faites-vous plaisir ! Et sans aucune modération !

Merci Peter Pan !
Quel superbe culte voué au régressif, au régressisme et à l'éternel jeunisme (cf. aussi la symbolique de Faust) ! Et au-delà de l'apparence factuelle, quelle vibrante célébration de l'infantilisme et de son corollaire, l'in fan ti li sa tion – aujourd'hui galopante – des populations(*) !

(*) : Cf. pour illustration l'emblématique code publicitaire qui les reproduit et les multiplie à l'infini. Ainsi, qui par exemple ne connaît pas le mythe - méchamment bidon, ah la vacherie ! - de « nos amis pour la vie » ?!

« Il était une fois (…) Et ils vécurent heureux jusqu'à la fin de leurs jours. »
La vie est un conte. Vous l'aurez bien sûr tous noté.
Même le bonheur est devenu un business.

À vos tétines, sucettes, doudous… – high-tech, of course !

La technologie, cette formidable et irrésistible promesse de bonheur !
Fétichisme technologique Le prêt à jeter
L'admirable moteur du confort, le fier booster du plaisir, le glorieux ascenseur de la félicité

Le bonheur ne grimpe-t-il pas inéluctablement à l’échelle du progrès ? Le développement social ne suit-il pas infailliblement le développement économique ? La question paraît incongrue tant - consensus oblige - la corrélation semble manifeste, tant l'évidence paraît irréfutable. La seule interrogation constitue déjà un blasphème. Le seul doute confine à l'hérésie. La simple remise en cause de ce déterminisme niais, de ce systématisme béat expose de facto à une lapidation immédiate. Toujours plus haut, toujours plus vite, toujours plus heureux ! C'est bien connu, non ?

Le bonheur roule/vole en full automatique. N'en doutons pas l'ombre d'un bit. Franchement… ne sommes-nous pas, par exemple, sensiblement plus heureux aujourd’hui avec la 4G que nous ne l'étions hier avec seulement la 3G ?! De même, le téléspectateur actuel n'est-il pas mille et une fois plus réjoui avec plusieurs centaines de chaînes qui en permanence le captent qu'à l'époque inculte où seul un canal, un !!! - mais diantre ! comment seulement était-ce possible ?! - dérisoirement émettait dans un désert télévisuel sidéral ? L'humain n'est-il pas immensément plus heureux depuis l'invention du cheval-vapeur qu’il ne l'a été - si jamais il l'a été ! - du temps du seul cheval de trait ?! L'homme n'est-il pas infiniment plus épanoui en cette brillante ère ultramoderne où nous allons sur la lune et où nous fissionnons [fracturons] l'atome qu’aux temps sombres et barbares où il devait se contenter d’en seulement rêver ?! Etc. Etc.

Je vous invite à (ré)écouter « La Complainte du progrès » (Les Arts ménagers)(*) (parue en 1955-1956) de Boris Vian (1920 –1959)
(*) : … et sa litanie d'objets improbables à posséder pour être heureux…

CONSOMMEZ, JE VOUS DIS !!

Consommez jusque plus soif, consommez jusqu'à l’écœurement absolu,
Consommez jusqu'à épuisement total, jusqu’à ce que mort s’en suive !
Et surtout, surtout, ne vous posez jamais aucune question !!

​SHOPPEZ !!!

SHOPPEZ !!!

SHOPPEZ !!!

Saint Progrès, priez pour nous !

Achetez, consommez, profitez, gaspillez 
et vous irez mieux !

Le lecteur intéressé trouvera des compléments d'information concernant ces thématiques dans les pages "Monde".

DÉMESURE

Crédulité & Aveuglement – Emprise & Imposture
Nous avons perdu/vendu notre âme Le marché du bonheur
L'avenir, le long terme systématiquement sacrifié à l'immédiateté et au seul dieu Profit
Full business ou le progrès pour tous ! (*)
(*) : Le - soi-disant - "progrès" imposé à tous
GAFA-isation de la planète

J'ai parfois la pénible impression qu'à mesure que nos pouces s'hypertrophient notre cerveau rétrécit.
On n'arrête pas le progrès et moins encore l'idéologie mercantile et consumériste qui
le sous-tend et l'accompagne.

Paradis artificiels – Obsolescence - programmée - intégrée
Société jetable 200% matérialiste et marchande – Lorsque vivre se résume à shopper​ ou galérer
Productivisme & Consumérisme : les deux frénétiques tétines du « progrès »
La croissance(*1) à tout prix / La croissance a tout pris(*2)
Pour le meilleur et - surtout - pour le pire
(*1) : La croissance économique est le cancer de notre société
(
*2) : C’est comme vous l’entendez

La modernité tue – Marchandisation universelle – Prédations légalisées
Esclavagisme moderne et précarisation à marche forcée – Ubérisation et popérisation généralisée
Tsunamis d'immoralités : illégitimité politique, économique, juridique, fiscale, médico-sanitaire, etc.
Toujours diviser pour mieux régner, inlassablement séparer, opposer, manipuler, pervertir
Des trusts, des cartels, des firmes multinationales advenu(e)s puissances tutélaires
Pendant que l'on nous enfume et nous empoisonne - à tous points de vue - les affaires continuent et le business prospère
Actuellement, tous les deux jours en moyenne, notre société moderne produit un nouveau milliardaire et précipite par la même occasion, à chaque fois, des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants dans la misère (chiffres 01/2018).

Perpétuels marchés de dupes :
- Progrès technologique contre régressions sociales majeures
​- Affairisme, business, profits contre sérénité et santé durable
​- Aliénation et paradis artificiels contre sagesse et conscience
- Croissance économique contre massacres écologiques sans précédent
​- Enrichissement éhonté de quelques milliardaires contre des montagnes de déchets, de dettes, de misères et de violences
- Etc., etc., etc.

Connecté… ou… Déconnecté ??
Connecté à quoi ? À quelle appli ?

Sainte Technologie, protégez-nous !

In technology we trust !

Hubris technologique
Techno-scientocratie Civilisation follement techno-addicte Déluge technologique
Drogués du progrès  Esclaves de la modernité  Techno-addicts
Le progrès chevillé au corps
Vous avez dit « progrès »…

Imposture technoïde – Schizophrénie moderne
De superbes technologies… abusivement ou sottement utilisées
Où il est jusqu'aux mots, et plus loin encore, jusqu'aux archétypes, à être pris en otage, pollués, salis, vendus, détournés, pervertis.
​Litanie contemporaine, addictions - et afflictions ! - modernes : « Le progrès c'est le bonheur », « La croissance c'est le bonheur », « La technologie c'est le bonheur », « L'argent c'est le bonheur », « La performance c'est le bonheur », etc. etc.
Par amour pour la technologie… Aujourd'hui dès le plus jeune âge, dès même le berceau(*)
Vous pouvez tout aussi indifféremment remplacer les substantifs progrès, croissance… par technologie, science, invention, innovation, développement, modernité,… consumérisme, mondialisation, globalisation, précarisation, paupérisation, etc. ou encore inverser les termes de chaque locution : « Le bonheur c'est le progrès », « Le bonheur c'est la croissance », etc.
(*) Avis aux parents – La surexposition des jeunes et très jeunes enfants à la chimie, aux rayons et aux écrans pourrait expliquer, partiellement au moins, l'augmentation exponentielle des cas d’enfants présentant une altération des facultés cognitives, une diminution des capacités intellectuelles, des difficultés de l'attention (avec ou sans hyperactivité) ou des troubles du spectre autistique (TSA) (terme de novlangue médicale pour désigner l'autisme).

Le "progrès" se retrouve dans les sciences, dans les techniques, dans la médecine, dans l'économie, dans le social, dans la justice, dans la politique, dans les médias, dans la nature et dans la culture, dans le digital comme dans l'analogique, dans la philosophie comme dans le business, dans la paix comme dans la guerre… dans le travail comme dans les loisirs, dans le chômage comme dans la finance… dans les campagnes comme dans les villes… chez les riches comme chez les pauvres… chez les jeunes - évidemment - mais aussi chez les vieux,… dans l'État de droit comme dans l'État d'urgence, dans l'effectif comme dans le virtuel…
La technologie est dans l'air, dans l'eau, dans la terre, dans le feu - oui. Aussi incroyable que cela puisse paraître, elle est aussi - et surtout - puissamment dans toutes les pollutions, dans le stress, dans la violence, dans les guerres… Elle est dans le désir, elle est dans les mœurs, elle est dans les esprits, elle est dans le temps… Elle est dans ma poche, dans la vôtre… Elle est même dans mon sang… Et, très certainement, aussi dans le vôtre !…
Nul domaine ne leur échappe. Nulle sphère ne leur résiste. Le progrès est omniprésent. La technologie est ubiquitaire. Ensemble ils sont omnipotents !!

Oui-da !! Oh bon' air !! Oh bon' air !!

C'est une lapalissade que d'affirmer que le progrès est vieux comme le monde et qu'il est partout ! Que l'homme n'a jamais cessé de courir après l'innovation. Que son développement est aujourd'hui démesuré, sa vitesse de diffusion, vertigineuse. Que jamais encore il n'aura autant chamboulé de façon si irrémédiable, en si peu de temps, transformé à si brève échéance et de fond en comble, une société si étendue que la nôtre ainsi que son environnement naturel jusqu'à dérégler un certain nombre de paramètres régulateurs fondamentaux de la planète.

On pourrait s'enorgueillir de tous ces succès, se glorifier de tous ces résultats et il en est d'ailleurs qui ne s'en privent pas le moins du monde… Mais il y a un sévère « mais », un sérieux revers à la médaille, une grave objection que nombre d'entre nous n'ont, semble-t-il, pas encore distinctement perçu ou n'en ont pas saisi l'ampleur, la portée, les implications…

Comble de l'ironie - ou du cynisme -, on en vient aujourd'hui à invoquer de très hypothétiques secours des temps à venir, à espérer que la technologie – dont la mise en œuvre, dans son sillage et en prime du confort apporté, se trouve avoir tout aussi sérieusement dégradé nos conditions de vie et la planète tout entière –, in extremis, par la botte secrète d'un néo-sauveur sui generis, d'un ultime deus ex machina opportunément surgi de la boîte de Pandore, réussisse miraculeusement dans un futur pas trop lointain à nous sauver du désastre avant le naufrage final(*1) !
N'est-ce pas là la spécificité du pyromane-pompier, la particularité de l'apprenti sorcier ?(*2) Et le pari - le bluff - s'avère spécialement hasardeux. En vérité, il s'agit là davantage d'une pensée magique, d'une incantation pathétique, d'une croyance paroxystique dont notre savante et experte techno-scientocratie détient le redoutable secret.
(*1) : La science, remède à la science. Dogme selon lequel seule la science pourrait nous sauver (des malheurs) de la... science !! Même pas peur ! Raisonnement vicié, tautologie du chien - ou du serpent - se mordant indéfiniment la queue.
(*2) : Cf. aussi le parallèle avec le récit de Frankenstein ou le Prométhée moderne (roman de Mary Shelley publié en 1818).

Oh glorieux Progrès, nous t'implorons !
Oh toutes puissantes Technologies, priez donc pour nous !

Sainte Modernité, prenez pitié de nous !

Némésis / modératrice-réductrice

Frappés de modernite sévère

Maladies de civilisation… Vous avez dit maladies de civilisation ?!

Les revers de la médaille Les hics du progrès – Le cactus enchanté
Tiens, v'là les pépins !
Accélération morbide – Des lendemains qui déchantent
Écrasés par notre modernité – Planète en détresse
Névroses & Psychoses

Regardons les choses en face : nous vivons dans un monde toujours plus fuyant en avant, absurde et suicidaire.

Amer progrès – Pandémie dévastatrice
​Indispensables poisons
Cruel, cynique, pathétique. Nous sommes victimes de nous-mêmes. Nous sommes notre propre bourreau !

Selon les chiffres de l'Assurance-maladie, 20 millions de Français souffriraient d'une maladie chronique, soit 35% de la population totale (plus d'un individu sur trois) (2015).

Un tsunami de pathologies de civilisation, de maladies chroniques et autres affections dégénératives s'est abattu sur notre société : explosion des cancers, maladies/accidents cardio-vasculaires, diabète, obésité, fatigue chronique, troubles psychiques (dépressions, anxiétés, bipolarités, névroses, psychoses, autisme…), désordres endocriniens (effondrement de la fertilité, dysfonctionnements de la thyroïde, puberté précoce…), immunitaires (allergies, asthme, immunodépressions, pathologies auto-immunes…), une litanie de troubles digestifs, ostéo-articulaires, des "épidémies" de fibromyalgies, d'affections neuro-dégénératives (Alzheimer, Parkinson…), d'"infections froides" (intra-cellulaires) chroniques, de cas de iatrogénies sévères(*), d'antibiorésistances alarmantes, etc., etc…
Et toutes ces plaies ne sont pas imputables au seul vieillissement de la population. Loin s'en faut.

(*) : Mauvaise observance des prescriptions, erreurs de posologie, interactions médicamenteuses, sensibilité particulière, iatrogénie intrinsèque, etc.

Nb : Je n'ai pas souhaité vous inonder de statistiques pour vous le prouver. Au besoin, vous trouverez aisément tous les chiffres officiels pour en témoigner.

Non, il n’y a pas que le tabac et l’alcool à gravement nuire à notre santé. Par nos bons soins, la planète entière baigne dans une ambiance pétrochimique bigarrée, flotte dans un épais brouillard électromagnétique, le tout copieusement nappé, arrosé, injecté de stress et de violence. C'est que nous tenons mordicus à nos multiples poisons quotidiens ! Au surplus, nous les revendiquons à hauts cris !
Nous perdons beaucoup trop facilement de vue que l'avers d'une médaille présente invariablement un revers. En un très court laps de temps, l'homme a réussi l'exploit de faire, pour lui et pour tout le vivant, de notre Maison, de notre Vaisseau, de notre belle planète bleue davantage un enfer qu'un paradis.​
Le vieil adage selon lequel on récolte ce que l'on sème reste d'une acuité confondante tant au point de vue individuel, que environnemental et sociétal.

En 2015, la pollution a tué - ou, plus précisément, écourté la vie de - 9 millions d'individus dans le monde, selon une très récente enquête publiée dans le journal The Lancet (10/2017)(*). Ce bilan représente « trois fois plus de morts que le sida, la tuberculose et le paludisme réuni, et 15 fois plus que ceux causés par les guerres et toutes les autres formes de violence », pointent les auteurs de l'étude. Soit un décès sur six ! Oui, 1 sur 6 !
La pollution de l'air (extérieur et intérieur) est à elle seule responsable de 6,5 millions de décès chaque année​.
Et le fardeau économique, pour les pays concernés, représente plus de 4 600 milliards de dollars chaque année, soit l'équivalent de 6,2% de la richesse économique mondiale.

(*) : « On estime que les maladies causées par la pollution ont été responsables de 9 millions de morts prématurées en 2015 - soit 16% de l'ensemble des décès dans le monde » selon les termes exacts du rapport de la commission pluridisciplinaire.

Les études prouvant le lien entre alimentation dénaturée, chimiquée, artificialisée (et notamment la consommation habituelle de plats industriels) d'une part, et d'autres part les maladies chroniques et les cancers se multiplient et se précisent  irrémédiablement au fil des ans.
(...)

De trop nombreuses activités nous exposent, directement ou indirectement, en quasi permanence à des substances ou à des facteurs nocifs pour notre santé.
Aujourd'hui, on empoisonne "gratuitement" et à très grande échelle. À commencer par l'air que nous respirons, l'eau que nous buvons, la "nourriture" que nous ingérons.
Sauf exception et mesures d'évitement drastiques, nous nous intoxiquons, d'une manière ou d'une autre, peu ou prou, à chaque instant de notre vie : en respirant, en buvant, en mangeant, en nous lavant, en nous soignant, en téléphonant, en nous déplaçant, en travaillant, en pratiquant notre sport favori, etc., etc… Même tranquillement installé chez soi, nous nageons dans un dense brouillard d'ondes nocives. Sans même, a fortiori, citer les drogues - de toutes natures, petites ou grandes - auxquelles s'adonnent avec plus ou moins d'assiduité une part considérable de nos contemporains, ou les nombreuses pollutions psychiques subtiles que nous subissons au quotidien. Pollutions quasiment toutes invisibles à nos yeux. Et pour le peu d'entre elles que nous voyons encore, nous les négligeons, les minorons, les banalisons la plupart du temps, à défaut d'en être devenus carrément inconscients. Cependant, si elles ne nous empêchent pas - tout au moins à court terme - de vivre, cela ne les gêne en aucune manière d'agir insidieusement, à petit feu, cumulativement et interactivement, sur nos organismes par ailleurs déjà fragilisés, éprouvés par un mode de vie - à la base même - fréquemment néfaste à notre santé.

Pour le dire tout net – et même de façon abrupte : nous sommes lourdement frappés de « modernite ». Nous souffrons tous tragiquement, dans nos corps, nos cœurs, nos esprits, nos relations, nos vies… – et la planète tout entière avec nous – d’une modernite aussi aiguë que chronique.

Oui, nous sommes grandement MALADES DU « PROGRÈS »… Et tout autant sérieusement DE GRANDS « MALADES » DU PROGRÈS !

Aïe tech !! Une part importante de notre tant adorée « modernité » même nous plombe dramatiquement. Au quotidien. Et à plus d’un titre.
Mais j' peux pas m'en passer… ! C'est si pratique !! me rétorquera-t-on, agacé(e) voire révolté(e).
Oui, on peut s'en offusquer. Mais le réfuter n'ôte rien à ce constat et n'atténue pas davantage ses conséquences délétères.

Halte au massacre !
Faut-il pour autant poursuivre indéfiniment dans cette voie sans jamais rien – ou alors si peu ! – rectifier à nos comportements morbides ?! Il semblerait bien, comble de l’adaptabilité, que nous nous habituions à tout… y compris à l’enfer – du moins pour une certaine frange d’individus et un temps limité. Mais à quel prix ?! ​
Combien de temps allons-nous encore attendre, gloser et tergiverser avant de réagir devant cette hécatombe présente ?

Le lecteur souhaitant plus de détails/précisions à ce sujet pourra utilement se reporter aux pages "Monde" (et tout spécialement "Monde 2" et "Monde 3") de ce site.

L'on peut d'ailleurs, dans ces conditions de vie fortement dégradées, judicieusement se poser la question de l'intérêt réel que peuvent encore présenter les bons conseils et préceptes naturopathiques d'hygiène de vie, d'alimentation saine - avec ses jus de légumes, ses graines germées et autres remarquables alicaments…-, les compléments alimentaires de tout acabit, et plus largement toute la batterie de mesures et de techniques naturelles, moins naturelles, et, in fine​, du rôle même du gigantesque arsenal chimique… alors que le bateau prend l'eau de toute part… Le bon sens naturopathique ne commande-t-il pas de commencer par fermer le robinet des surcharges ?! Il me semble qu'un nombre considérable de soignants - ainsi qu'une part croissante de mes confrères - tendraient vigoureusement à l'oublier, se trouvant infiniment plus enclins à prescrire qu'à prévenir ? Serait-ce donc une histoire de gros sous et de prestige ?!

Il est en effet incomparablement plus juteux et glorieux d'être prescripteur ou vendeur de pilules et de traitements miracle que d'investir dans la prévention primaire en informant loyalement les concitoyens, incarner les Cassandre pour tirer les sonnettes d'alarme, agiter les chiffons rouges, empêcher de tourner/ronronner en rond et aiguillonner les (mauvaises) consciences !

Notre coupable insouciance se double d’une funeste irresponsabilité.

Le progrès, oui ! Mais pas n'importe lequel, et pas à n'importe quel prix !!

Pour couper court à tout malentendu…

Nous disposons de superbes outils technologiques mais nous les utilisons… stupidement. Cherchez l'erreur.
Je ne refuse, ne vilipende, ne dénonce, ne récuse aucunement le progrès en lui-même mais son inconséquente exploitation mercantile, consumériste, ultra courtermiste. Nous sommes - pouvons être - fiers de notre science, de notre savoir, de notre technologie, mais n'oublions toutefois pas que nous vivons dans un océan d'inconscience, dans un abime d'ignorance.

Ce n'est pas que le progrès soit dépourvu d'intérêt ou qu'il n'ait aucune utilité. Non, bien au contraire, il nous rend de précieux, d'inestimables, de fantastiques services – dont nous ne sommes d'ailleurs pas - ou plus - toujours très conscients (y pensez-vous, par ex., lorsque vous allumez la lumière ou ouvrez votre robinet ?).
Interrogeons-nous. Quelle logique de fond poursuivons-nous ? N'avons-nous pas tendance, plongés dans cet incroyable confort de vie lénitif, à nous ramollir jusqu'à la moelle des os - et jusque même le cerveau -, à nous complaire toujours davantage dans un matérialisme croissant, hégémonique, mortifère ? Sommes-nous bien sûrs qu'il n'y a pas, dans notre existence, quelque chose de plus essentiel, qu'il n'existe pas de valeur plus fondamentale, plus noble, plus irrésistible, plus propre à nous émouvoir, plus prompte à nous enflammer ? Sommes-nous sûrs de ne parfois pas confondre l'accessoire avec le principal ? Sommes-nous bien sûrs du chemin que nous suivons ? Sommes-nous bien sûrs des valeurs que nous cherchons ? Sommes-nous bien sûrs de l'orientation que nous donnons à la quête vitale qu'en nous nous portons ?

Prudence et modestie devraient constituer nos maîtres-mots, notre leitmotiv, d’autant plus que notre force se trouve être extraordinairement démultipliée. Au lieu de cela, nous finissons par tomber esclave du progrès matériel en l'érigeant inconditionnellement en finalité alors qu'il ne devrait être qu'un outil de facilitation, qu'un instrument de confort, qu'un vecteur de notre développement personnel et sociétal. Outil extraordinaire certes, mais du fait même de sa puissance à impérativement employer à bon escient, à utiliser en parfaite connaissance de cause, au service - et non au préjudice - de nos vies comme au demeurant de toute vie, de toute forme de vie, de la Vie en général dont nous sommes nous-mêmes, ne l'oublions pas, une emblématique et formidable expression.
(…)

« Quand tous vont vers le débordement, nul n’y semble aller. Celui qui s’arrête fait remarquer l’emportement des autres, comme un point fixe. » (Blaise Pascal) (1623 – 1662)

Je suis résolument partisan de la modernité, mais pas de n’importe laquelle. De celle qui émancipe, libère et élève. Pas de celle qui abrutit, appauvrit, empoisonne, écrase, asservit.
Je n'entends nullement empêcher quiconque de sauter dans l'abîme si tel est son choix - éclairé, de préférence -, mais je refuse catégoriquement qu'on m'y pousse dès lors que je n'y consens pas expressément.

J’estime pour ma part qu’il est aujourd’hui d’autant plus criminel de ne pas alerter sur les risques que nous (en)courons - individuellement et collectivement - que les preuves de ces dangers ne cessent de s’accumuler… dans une vertigineuse, tragique et folle insouciance, il est vrai.

L'homme augmenté… ou l'Homme oublié ?

Jardiner la Terre ou bien la piller ??
L'homme ? Une brute qui s'ignore

Où l'on se gargarise des prodiges de l'« homme augmenté »… tout en oubliant complètement le dessein initial, la vocation première de l'humanité

Le "progrès" - ou ce que l'on nous présente adroitement comme tel - au sens large du terme est intrinsèquement dans tout sauf peut-être dans l'homme lui-même. Fait étrange, toute notion de bonification paraît désespérément absente de son essence. Quel dommage !
Même à supposer qu’un jour l’homme arrive à dompter les quatre Éléments cardinaux, la force gravitationnelle ou même le Temps… il ne sera pour autant jamais à l’abri de sa propre folie, jamais protégé de sa possible autodestruction.
Démiurge moderne, l'homme, dans sa course effrénée à tout aménager et perfectionner autour de lui, semble bien s'être auto-exclu du chantier ; il s'est tout bonnement oublié lui-même… Quel altruisme ! Quel désintéressement ! Quelle monstrueuse générosité, monsieur le « Sapiens » !
Oui, la progression de notre sapience, malheureusement, n'a pas - et de très loin - suivie la croissance explosive de nos capacités de nuisances. Au fil des siècles et des millénaires, nous sommes devenus plus puissants. Non pas meilleurs, non ! Seulement, beaucoup, beaucoup, beaucoup plus puissants !!
(…)

Et voici qui conclut parfaitement ce paragraphe comme la dernière cerise posée avec délicatesse finit le gâteau… Plus qu'un simple désenchantement, le constat désabusé et amer, plutôt vertement résumé - que j'ai découvert dernièrement -, émis par l'auteur des "Fleurs du mal", lui-même honni en son temps pour cette œuvre jugée offensante, outrageante, sulfureuse, subversive, accusé(e) de porter gravement atteinte à la morale publique et religieuse de l'époque :

« Quoi de plus absurde que le Progrès, puisque l’homme, comme cela est prouvé par le fait journalier, est toujours semblable et égal à l’homme, c’est-à-dire toujours à l’état sauvage. » (Charles Baudelaire) (1821  1867)

Autres temps, autres mœurs, dit-on. Aujourd'hui, foin des considérations de la morale qu'elle soit publique ou religieuse ! C'est l'oligarchie mondiale qui dicte ses règles, c'est la doxa financière et affairiste institutionnalisée qui impose ses us et coutumes, qui coopte et qui excommunie. "Morale" amorale - sans morale - des affaires et du business que d'ailleurs, sans ambigüité aucune, ces pages enfreignent et dénoncent hardiment, et à l'encontre de laquelle les idées développées et les positions adoptées sur ce site impertinent contreviennent massivement.

L’humanité doit choisir entre ou changer ou périr.

Que faut-il faire pour enfin être entendu ??

​Et vous, êtes-vous prêt à changer ?
Êtes-vous prêt(e) à faire VOTRE part de la transformation ?

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