Trilogie moderne

AU NOM DU MATÉRIALISME, DU SCIENTISME ET DU TECHNICISME

– Attention ! Génuflexion requise !! Veuillez, tout en vous signant du MST, respectueusement courber l’échine et poser un ou vos deux genoux à terre ! –
 

« L'acarus [acarien] de l'éléphant ignore l'éléphant; pour lui cet animal est un monde. Qui nous dit, à nous, que le monde n'est pas un animal ? » (Victor Hugo) (1802 – 1885)

Précision/rappel de circonstance...
Universalité des questions de croyances – Égalité fondamentale

ON PEUT ÊTRE AVEUGLÉ PAR LA SUPERSTITION, CERTES…
MAIS ON PEUT TOUT AUSSI BIEN L’ÊTRE PAR LA SCIENCE.

L'ÉSOTÉRISME PEUT ÉGARER. LA SCIENCE AUSSI.

Néo totalitarisme
« Science based » – Pédanterie scientifique – Savant despotisme & Despotisme savant     

Techno-fascisme – Le technoscientisme intégriste – La dictature matérialiste et l’absolutisme de la preuve scientifique – « Au nom de la Raison »

Rappel : ce n’est pas le rationalisme ou le cartésianisme en soi que je vilipende, mais bien ses multiples et délétères abus.

« La science découvre, l’industrie applique et l’homme suit » (Science Finds, Industry Applies, Man Conforms)
Fschuiii ! Comme c’est bien dit ! Décidemment le génial slogan de l’Exposition Universelle de Chicago (1933)(*), qui à lui seul résume brillamment tout ce chapitre, n’a pas pris une seule ride en près d’un siècle ! Ça c’est de la science ! Et de la vraie ! La vraie de vraie ! La formule choc garde toute son acuité, toute sa pertinence, toute son actualité. Rien n’a changé depuis. Bien au contraire, la fièvre scientiste, la frénésie industrieuse, la folie consumériste n’ont jamais été aussi hégémoniques, aussi tyranniques qu’aujourd’hui.

Vous le comprenez aussi. Ce n’est pas la science, la technologie – et ses développements industriels – au service de l’homme, non. C’est l’homme au service de la science et de l’industrie. Et même, j’ajouterai que l’homme se trouve ainsi doublement esclavagé : d’une part en tant que serviteur asservi de l’industrie de la science,... et d’autre part en tant que cobaye et bagnard désigné de la science de l’industrie … C’est clair, non ?! C’est ce qu’il me semblait aussi !
(*) : Exposition connue aussi sous le nom de Century of Progress ou encore de World's Fair. Effectivement cinq ans après ce fut, à l’échelle quasi planétaire, l’affrontement mortel des technologies. La deuxième boucherie mondiale en à peine deux décennies…

« Il n’y a qu’un problème, un seul, redécouvrir qu’il est une vie de l’Esprit, plus haute encore que la vie de l’intelligence, la seule qui satisfasse l’homme. » (Antoine de Saint-Exupéry) (1900-1944)


Sans vouloir, un seul instant, récuser, réfuter, contester ou même seulement minorer toutes les avancées - majeures et mineures - que la science a permises, n’oublions cependant pas non plus ses débordements, ses errements, ses abus, ses échecs et ses désastres - parfois cuisants (cf. ci-dessous). Car la souveraine, la toute puissante Science impérialiste – et son bras armé technologico-industriel –, en bon pasteur des peuples, en guide suprême des masses, ouvre le bal, mène la danse, continue, bille en tête, férule à la main, de diriger tout le monde à la queue leu leu, de régenter les foules qui lui emboîtent docilement le pas et la suivent tel un chapelet d’andouilles et d’andouillettes (industrielles - il ne saurait en être autrement) bien grillées.

Oui, nous suivons toujours tout aussi béatement, toujours aussi docilement, tout aussi naïvement, toujours aussi stupidement, toujours aussi aveuglément le cortège erratique du progrès, le culte du savant vaudou, le char de nos envies, le phare - tout puissant ! - de nos chères illusions… en tête. Nous continuons, et de plus bel, avec plus de ferveur et de frénésie que jamais, de nous prosterner devant la déesse Science, de la prier, de la vénérer, de l’adorer…exactement comme on le fit, en son temps, pour le Veau d’or !

N’a-t-il pas été dit que la science éclairait les peuples (la statue de la Liberté n’a que bien se tenir !) ? Peut-être, mais alors avec la lampe accrochée dans le dos, et encore à la condition expresse de ne pas prendre les vessies pour des lanternes ! Ah ! quelle fascinante ! quelle irrésistible lanterne magique !

P.S. : La faute n’en revient, bien évidemment, pas à la science en elle-même, mais à son orientation, à son usage par les grands-prêtres apprentis-sorciers, par leurs disciples godillots et leurs adorateurs bornés, sourds et aveugles ! Ce n’est pas l’outil qui est en cause, mais son utilisation.

« La Vérité est une, sous des formes multiples. » (Terre du Ciel)

« La connaissance est une perpétuelle aventure à la lisière de l'incertitude. »
(Frank Herbert) (1920 – 1986)

L’intelligence monopolisée Le savoir réservé
Professionnalisation, privatisation et labellisation de l’intelligence

Autocratie médicale 
L’épicentre de la Connaissance – Le Cénacle de l’Intelligence – les Ayatollahs du Savoir…        
Forts dommageables rigidités dogmatiques

L’intelligence serait-elle réservée à une élite ? Serait-elle le monopole d’une corporation ? Serait-elle l’exclusivité d’un Ordre ? En irait-il aussi de même pour le savoir, la probité, l’empathie, la bienveillance, etc. ?… Et les non-membres de la noble et fière confrérie, de la docte et savante assemblée, de l’auguste aréopage, les autres, ceux ne disposant pas de l’ultra science infuse et de la glorieuse formation académique, tous les autres, ne seraient-ils par conséquent - et par définition même - que d’impénitents imbéciles, d’incorrigibles crétins… retors, malhonnêtes, escrocs et voleurs de surcroît ?… 
Charles attend ! Char latent ?

Il est des praticiens non conventionnels (et je ne parle pas là de moi) dont l’ampleur des connaissances et le niveau d’érudition n’ont absolument rien à envier à ceux de leurs homologues conventionnels. Ils pourraient même en faire pâlir plus d’un… Sans même évoquer la qualité de leur savoir-être

Beaucoup encore semble échapper à quelques élites, à certains esprits soi-disant érudits et brillants, à commencer par la modestie et la tolérance. Et si d’aventure la honte un jour pouvait les atteindre, gageons qu’ils en seraient instantanément foudroyés, sur le champ littéralement et proprement terrassés.   

« La vérité est une contrée sans chemin. » (Krishnamurti) (1895 – 1986)

Paradigme matérialiste & Dualisme réducteur
Lorsque les dogmes scientifiques empêchent de voir…

Et bien entendu ces auto-proclamés grands clercs d’une spécialité qui n’est pas la leur, ces zélés bien-pensants contradicteurs, ces obsédés matérialistes, ces scientistes endurcis sont également - en toute bonne logique - opposés aux médecines naturelles et réfutent allègrement ses corollaires comme par exemple les bénéfices de l’agriculture biologique ou encore la réalité de la thèse de l’intoxication/intoxination des organismes.

Plus généralement, ces gardiens du tout-chimique, ces patentés scientistes, ces critiques réductionnistes, ces fondamentalistes matérialistes (physicalistes), ces absolutistes déterministes se range d'ailleurs traditionnellement aussi très souvent parmi les écolo-sceptiques convaincus, et bien que se revendiquant mordicus de la Science moderne, campent obstinément sur des postulats - pour ne pas dire des dogmes - (scientifiques of course) complètement périmés et des paradigmes depuis belle lurette révolus.

Je suis sincèrement navré de le dire, mais il y a aujourd’hui encore des individus qui se prévalent, se clament, se réclament haut et fort de la science pure et dure… et qui ignorent complètement qu’ils retardent d’au moins un siècle sur notre temps et que de ce fait leur science est à des dizaines d’années-lumière des connaissances actuelles. Temps absolu ou temps relatif... ? Conscience relative ou absolue ?

« Les yeux de l’esprit ne commencent à être perçants que quand ceux du corps commencent à baisser. » (Platon) (427 – 348/347 av. J.-C.)

Raison contre mythe – Rationalité contre irrationalité – Science contre croyances – Pensée critique contre pensée magique – Génies contre demeurés – Bien-pensants contre mal-pensants

L’idéologie philosophique de la science occidentale : l’humanisme naturaliste (Michael Zimmerman). Soit une approche doublement matérialiste.  
Puisque l’on oppose parfois - si facilement et sans nuance ni discernement aucun - savoir et croyance… (au sens culte du Savoir noble et sacré contre croyance absurde et méprisable), je me demande si l’éventualité que certaines « croyances » puissent finalement s’avérer vraies, et certains « savoirs » se révéler faux, a une fois au moins dans leur vie, traversé – ou même seulement effleuré – la cervelle de ces fieffés accusateurs ?

Il est assurément des sachants, pour lesquels l’irrationnel, l’ésotérisme, la pensée magique, l’absurde, le charlatanisme débutent pile là où s’étiole et disparaît leur "propre" (petit) savoir. Bref, pile là où débute leur propre ignorance. 

La raison du plus fort serait-elle nécessairement la meilleure ?

Serait-ce donc pour faire diversion et cacher, masquer, nier, leurs propres échecs thérapeutiques ?          
Il est à ce propos plutôt désopilant de noter que les dernières découvertes – scientifiques, cela va de soi – révèlent que ce qui compte en définitive pour le cerveau, ce n’est pas la réalité mais… la croyance !!! Les zélés scientistes, les hyper-rationalistes se fourvoient donc non seulement une fois, mais… doublement !

« La vérité ne paraît-elle pas contraire à la raison. » (Lao-Tseu) (vers 570 – vers 490 avant J.-C.)

La science a-t-elle le monopole de la Vérité ? – Lorsqu’une théorie scientifique chasse une autre théorie scientifique…

Les scientistes auraient-ils la prétention de tout connaître ?
La religion, le théisme est une affaire de croyance. L’athéisme aussi !
Pour respectable et utile qu’elle soit, la science moderne - qui se revendique ordinairement comme (l’unique) détentrice de la RATIONALITÉ et du SAVOIR - repose quoi que l’on dise sur des POSTULATS qui ne sont ni plus ni moins que des CROYANCES +/- consensuelles. Par essence même, la science présente la particularité d’être réfutable. Bien qu’intégrative, elle progresse fondamentalement par itération en invalidant (chassant) la théorie dominante précédente (qui devient alors obsolète). Très curieusement – paradoxalement ! – sur des bases intrinsèquement réductionnistes, sans même une seconde sourciller, elle induit, extrapole et généralise gaillardement !        
Ses limites sont exactement celles des connaissances qu’elle reconnaît comme siennes (c’est-à-dire comme « valides » selon ses critères auto-définis), à un instant t. Docilement, comme la chèvre attachée à son piquet tire sur la cordelette pour progressivement étendre son aire de pâture (l’image n’est pas de moi), la science contemporaine avance dans l’obscurité de l’ignorance avec une lampe-torche pour éclairer les esprits. Elle fixe et annexe - provisoirement au moins jusqu’à un possible rejet futur - les nouvelles connaissances ainsi rencontrées qu’elle juge recevables. L’allégorie de la caverne (cf. Platon) – et ses niveaux (ou ordres) différents de réalité ou de conscience – est à ce titre bien explicite.          

Au fond, la science accumule les savoirs tout comme le capitalisme amoncelle les profits.         
Et si La, ou plutôt, les réalités (relatives, partielles) s’organisaient en une gigantesque fonction fractale ?!

Et moi, sur quel niveau de réalité suis-je branché ? devrions-nous tous nous demander.        
La science, résumait magistralement Gaston Bachelard (1884 – 1962), n’est qu’une suite d’erreur réfutées/rectifiées.

Le contraire de toute vérité est aussi vrai que la vérité elle-même, enseigne le bouddhisme.
(…)

Qui a vu le vent ?
Lorsqu’on voit les feuilles des arbres bouger, est-ce donc parce que les arbres se meuvent, frissonnent ou tremblent ? Ou alors est-ce parce qu’il y a du vent ? Qu’est-ce donc qui pousse les nuages, agite les ramées, entraîne les fumées, fait flotter les drapeaux, gonfle les voiles des bateaux, fait tourner les ailes des moulins… si ce n’est le vent ?
Ne pas le voir ne l'empêche nullement de produire ses effets. Il peut tout aussi bien, selon ses humeurs, vous rafraîchir plaisamment, emporter votre casquette, retourner les parapluies… Déchaîné, en furie, il lui est même donné de balayer des habitations légères, de déraciner des chênes centenaires, de soulever et chahuter l’océan… Lui-même demeure invisible à nos yeux, insaisissable. On n’en constate seulement les effets.

Si j’aime, admire et chante avec folie
Le vent,
Et si j’en bois le vin fluide et vivant
Jusqu’à la lie,
C’est qu’il grandit mon être entier et c’est qu’avant
De s’infiltrer, par mes poumons et par mes pores,
Jusqu’au sang dont vit mon corps,
Avec sa force rude ou sa douceur profonde,
Immensément, il a étreint le monde.

Émile Verhaeren (1855 – 1916)

Dans une veine voisine… A-t-on découvert l’électricité en perfectionnant la chandelle ou bien en fabriquant des ampoules à incandescence ? Les ondes électromagnétiques n'existent-elles que grâce à la T.S.F. ou à la radio-télédiffusion ? A-t-on inventé la radioactivité grâce au compteur Geiger ? A-t-on généré les micro-organismes (les "microbes") par l'invention du microscope ? Etc… Non, bien sûr. Toutes ces réalités préexistaient de tout temps à leur découverte, à leur révélation par des instruments. Alors combien d’instruments nous reste-t-il encore à inventer avant de prétendre connaître l’univers ? Combien ?… Et combien de millénaires cela prendra-t-il encore ? Pendant combien donc de siècles-lumière encore devrons-nous accepter de ne pouvoir tout expliquer ?

« La superstition, c’est la croyance en des esprits là où il n’y en a pas ; mais on peut aussi ne pas y croire là où il y en a ; c’est la superstition négative. » (Rudolf Steiner) (1861 – 1925)
(…)

La montre d’Einstein est encore loin d’avoir révélé tous ses secrets et nous réserve peut-être encore quelques belles surprises.   
Quoi qu’on veuille, la science académique, bien que blindée de certitudes, erre dans un labyrinthe dans lequel de nombreuses fois déjà elle a dû - et devra certainement plus d’une fois encore - faire demi-tour, rebrousser chemin (les exemples ne manquent pas), reconnaître son erreur et continuer à chercher une autre voie plus prometteuse, plus en adéquation avec la « réalité ». 
Combien de châteaux ont été construits sur du sable ? Combien d’édifices se sont écroulés faute de fondations suffisamment stables ?

Toute notre société moderne, au demeurant, est foncièrement bâtie, au propre comme au figuré - et beaucoup plus qu’on ne l’imagine - sur du sable (sable, du reste, qui ne cesse, du fait de sa surexploitation, de se raréfier sur les plages, dans les mers, les cours d’eau,...).

« Les miracles ne sont pas en contradiction avec les lois de la nature, mais avec ce que nous savons de ces lois. » (Saint Augustin) (354 – 430)

(Cité juste pour mémoire, me trouvant par ailleurs très peu d'affinités avec ce personnage entre autre promoteur du « péché originel »)

« Ici s'arrête le monde, dit l'aveugle ayant touché le mur. » (Proverbe grec)

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