L'hygiène intestinale (suite)

Pipi & Caca, Pot & Prout : Poétique des entrailles ou vulgarité scatologique ?...

Question de point de vue… Et interrogation… métaphysique
Pureté ou souillure ? Souillure ou pureté ?
Matière(s) de nature… existentielle

Tenez, soit dit en passant, encore une chose que, malgré nos airs supérieurs, nous partageons, non seulement avec les grands primates, mais plus largement avec tout le vivant… La double obligation de se nourrir et donc aussi celle d’en vidanger les déchets. Soit la libération du bol fécal. Une spécificité comme une autre, somme toute… assortie de son cahier des charges bien évidemment… Encore faudrait-il un peu mieux considérer ce récurrent monologue digestif, cette obscure déchetterie intestinale et oser de temps à autre se hasarder à regarder dans la cuvette l’allure de sa œuvre en solitaire… avant de la chasser(*) sans ménagement et avec plus ou moins d’indifférence voire de dégoût… Et sans non plus pour autant en tomber amoureux, j’en conviens aussi… L’Homme se sentirait-il coupable de déféquer ?... Ah ! le FAIRE !… Le FAAIIRE !!
(*) : En la noyant prestement sous un sceau d’eau potable. Ce que la matière fécale n’est vraiment pas !… Mais à force d’être ainsi lavée et relavée, finira-t-elle in fine par être purifiée (?)

Cet acte si primitif lui rappellerait-il un tantinet trop sa condition animale ?... Serait-ce la facture(*) de notre incarnation ?
(*) : Au sens où vous l'entendrez.

Et si nous partageons volontiers et largement les plaisirs de la table et de la bonne chère, la fin de l’opération, la conclusion ultime des repas, en revanche, s’accomplit dans la plus stricte solitude, dans la plus totale intimité. Pourtant cet acte physiologique final quotidien - et si banal - est loin de revêtir universellement ou intemporellement le caractère intime, caché, tabou que nous nous lui attribuons - et imposons - de nos jours…

Autres temps, autres lieux, autres mœurs

Pour preuve de cette divergence, l’époque romaine (cf. ci-dessous deux configurations des lieux d’aisances dans ses thermes), le tout à la fois bien et mal connu – mais légendairement couru – trône du Roi Soleil (Louis XIV), l’évocation de cet acte si commun dans, par exemple, les lettres privées du génialissime Mozart ou dans la correspondance intime entre la duchesse d’Orléans et l’électrice de Hanovre,… ou aujourd’hui encore l’agencement - parfois plus que sommaire - des latrines dans certaines contrées reculées de Russie ou d’Asie, par exemple.

De même, il semblerait que dans le monde du spectacle une longue tradition – aujourd’hui méconnue – de péteurs existât. Avec de bruyantes, que dis-je ! de pétulantes, de pétaradantes, de tempétueuses déclamations intestinales, avec de flatulentes, d’époustouflantes productions fessières aussi grandiloquentes que provoquantes – et certainement tout autant hautes en couleurs –, ils firent, toutes affaires pétantes, le bonheur hilarant du public en déclenchant sur leurs passages des explosions de rire et en soulevant des tonnerres d’applaudissement.
(L’histoire ne précise cependant pas s’ils arrivaient sur scène systématiquement cerclés comme des tonneaux ou encore lourdement lestés de plomb comme des montgolfières.Toujours est-il, à en croire les témoignages, qu’il y en eu qui risquèrent assurément de péter un câble semble-t-il.)

Un des derniers en date connu, le Pétomane, le marseillais Joseph Pujol, justement, reçut un énorme succès au tournant des 19e et 20e siècles (Belle époque), non seulement à Paris, mais également dans la France entière. Il fut même célébré à l’étranger où il inspira plusieurs cinéastes.

Mais une fois le rideau tombé sur son bruyant divertissement, au déclenchement de la Grande Guerre, ce fut hélas au tour d’une toute autre tempête de se lever, d’un tout autre canon de gronder, tonner et mobiliser les foules : le canon d’airain.
Tirant en continu ses salves meurtrières, le canon de la mort et de la désolation balaya d’un trait ces amusements bon enfant… et le silence sur la joyeuse pétomanerie se fit total et définitif.

Au sortir du conflit mondial, ce fut ensuite au tour du cinéma des Années folles de sporadiquement - et plutôt timidement - reprendre le venteux, le tumultueux flambeau du météorisme…

Et si par la suite, plus près de nous, La Grande Bouffe, « film culte » de Marco Ferreri (1973) n’a pas franchement redoré le blason des intestins, il a par contre bien crûment croqué notre société consumériste… Luis Buñuel, dans Le Fantôme de la liberté tourné l’année suivante (1974), lui, prendra malicieusement le spectateur à contre-pied en bousculant le traditionnel ordonnancement de la table et en inversant habilement les tabous digestifs…               
(…)   
« Tous les égouts sont dans la nature », résumait Coluche (1944 – 1986)

Être ou ne pas être
Indignation ou pas

Maintenant, l’égout et les coûts leurrent (sic) … vous connaissez la suite… [Je vous laisse découvrir – à défaut du poteau rose – le pot aux roses…]
Dans tous les cas, difficile de traiter pareil sujet, sans, à un moment donné ou à un autre, inévitablement - et dangereusement pour certains - verser dans le scatologique…
Honni soit qui mal y pense !

... Enfin, l’important n’est-il pas de garder la tête haute… au-dessus du cou tout au moins… et sans toutefois se noyer alors dans la célèbre énigme métaphysique qui, depuis la nuit des temps, hante l’esprit obscurci et pensif du commun des mortels… Si l’homme a véritablement été créé à l’image de Dieu, alors - ne manqueront pas de s’interroger d’aucuns -,… alors…

… Vloufff… tchuuuuu…
… L’v’là paarrti ! 
(…)

Restons modestes
Persistance de l’animal en l’homme… Décidément !

Inter faeces et urinam nascimur(*1). En effet, et même si le latin rend la chose un peu plus distante, n’oublions pas que nous naissons dans les excréments. Humblement, comme chez de nombreuses espèces animales, et spécialement chez les mammifères, chez l’être humain aussi, les "basses"(*2) fonctions cloacales jouxtent les "nobles"(*2) organes génésiques (reproductifs). La génération côtoie la déchetterie. Proximité pouvant parfois être détonante, éruptive. Comme par ex. lorsqu’il y a de l’eau dans le gaz ou de la glaise dans les vesses… Recyclerie et lieux de production… nobles et/ou ignobles. C’est selon. Dualité pas toujours bien acceptée. On peut s’en offusquer. On peut le regretter. On peut aussi s’en accommoder. À chacun son idée. À chacun sa vérité.

(*1) Littéralement : « Nous naissons entre les fèces et l'urine. » Nb : expression formulée un millénaire et demi déjà avant la réalisation du canal de la Marne au Rhin…                      
(*2) Ordinairement considéré(e)s comme telles / tels.

« Si haut qu’on soit placé, on n’est jamais assis que sur son cul. » (Montaigne) (1533 – 1592)

Mieux vaut un pet sonore qui éclate avec fracas
Qu’une vesse perfide qui vous trahit tout bas.

Voltaire (1694 – 1778)

De l'or dur à l'or brun  De la lie de la terre aux raffinements du luxe
De l’utilité, du bon usage et de la force fertilisante de la m****
Précieux fumier, « levain de la terre », « or noir des étables »… et aussi… ex richesse nationale.

« Si notre or est fumier, en revanche, notre fumier est or. Que fait-on de cet or fumier ? On le balaye à l'abîme. » (Victor Hugo) (1802 – 1885)

Selon certains spécialistes, nous ingérerions près d'une demi-tonne de nourriture par an, et chacun(e) d’entre nous produirait la bagatelle de 4 à 6 tonnes d’excréments au cours de sa vie (hors urine faut-il supposer). Si le volume des fèces varie selon les régimes alimentaires, et singulièrement selon la teneur en fibres des aliments ingérés, cette production physiologique demeure, pour quelques temps au moins encore – sauf à drastiquement limiter ces fibres – difficilement réductible.

Par notre nourriture, nous contribuons, directement et indirectement, avantageusement ou désavantageusement, selon la nature et la qualité de ce que nous avalons – … et pensons ! – à nourrir – ou bien à pourrir – le cycle de la vie, à entretenir – ou à détruire – la chaîne du vivant, prodigieux empilage d’écosystèmes, allant du microcosme au macrocosme.

En évoquant ces formidables enchaînements de cycles, souvenons-nous que les excréments sont aussi – "transmutation" alchimique –… des engrais, des fertilisants… des plus naturels (enfin plus que théoriquement, compte tenu de tous les produits de la chimie de synthèse que nous avalons aujourd’hui)…

Tous les jours, la terre - gratuitement - nous nourrit. Nourrissons-la donc en retour… tout au moins en lui versant, en reconnaissance, notre petite obole quotidienne.

La Nature ne produit pas de déchets ultimes. Ne sommes-nous pas nous-mêmes - tout comme le sont le soleil et les étoiles -, jusqu'au plus infime des atomes, intégralement décomposables ? Rien ne se perd dans la  nature. Tout est recyclé en son extraordinaire sein.

Il se trouve que les entrailles – spécialement animales – gratifient les humains de parfaits trésors.

En sus du traditionnel amendement des terres, les déjections animales – voire humaines – trouvent encore par ex. comme combustible, mortier, source d’énergie, etc. bien d’autres usages utiles à l’homme. La chimie moderne réussit même l’exploit de tirer des bouses(*)… un étonnant mais bien réel parfum de… vanille !
Oui, cela a de quoi surprendre, je vous l’accorde…
(*) Certains auteurs modernes prêtent même des propriétés antiseptiques aux bouses de vache, rejoignant en cela des pratiques ayant déjà eu cours dans l'Égypte antique.

Poursuivons encore un peu notre brève évocation des infinis dons de la nature. Dans cette même veine – et manne –, nous connaissons évidemment tous, au côté du musc, le précieux ambre gris(*) cher aux parfumeurs (du moins aux quelques irréductibles d’entre eux qui continuent à utiliser des substances naturelles dans leurs compositions olfactives et qui ne sont pas passés au tout « synthétique »). Je vois d’ici des nez frémir et s’en réjouir. 
(*) : Substance parfumée provenant des concrétions intestinales des cachalots.
 

Et puis il y a aussi le fameux et incomparable maquillage des geishas, qui, pour s’éclaircir le teint et lisser la peau, s’enduisent (s’enduisaient) généreusement le visage d’une crème à base de… fiente. Et en provenance de pas n’importe lequel des piou-pious !… Pas des pigeons, non !… Ni d’ailleurs des moineaux – si besoin était de le préciser (et sans pour autant les mépriser !)… L’heureux producteur de cette fiente si particulière est… le rossignol, s’il vous plaît ! C’est que ce passereau, virtuose du chant et éternel inspirateur des poètes, a plus d’une corde à ses trilles… Voilà maintenant des oreilles qui frisent.

Que les palais toutefois se rassurent. Eux non plus ne sont pas en reste en ce domaine. Les gourmets s’en féliciteront. Ainsi, les plus inconditionnels des amateurs de café connaissent-ils vraisemblablement - j’imagine - le café Luwak, ce café rare dont les grains ont, préalablement à leur torréfaction, macéré et finit de mûrir dans le tube… digestif… des civettes de Sumatra. Mais pour pouvoir déguster le divin nectar – à la préparation passablement insolite, vous en conviendrez – il leur en coûtera tout de même quelques 500 € le kg de produit torréfié, ce qui en fait sans nul conteste le café le plus cher du monde.

Dans la même trempe, pour rester dans les breuvages et ne pas exclure ou froisser les buveurs de thé, je signale spécialement à leur intention qu’un arôme subtil de thé serait obtenu grâce aux… délicates roses d’un papillon… secrètement complice ! Car pour obtenir cette singulière qualité de fiente et produire cette pure merveille rappelant les mille et une nuances de cette boisson inimitable et sacrée, ces gracieux lépidoptères disposent du privilège – chance ou malchance ? – d’être exclusivement nourris aux feuilles de théiers.
En conséquence, je ne pense pas m’avancer beaucoup en affirmant qu’il s’agit vraisemblablement là d’une authentique chertéCher thé dont le prix du raffinement (ou de l’extravagance) - j’assume - continue toutefois de m’échapper. 

De la chenille (chrysalide) naît le papillon… La fleur du lotus s’épanouit les pieds dans la vase. … Œuvres alchimiques(*).

(*) N’est-ce pas une constante de l’alchimie que de s’attacher à éclaircir l’impropre ?

Paradoxe sociétal et parallèle manifeste

Si seulement nous humains, que nos propres (!) déchets corporels écœurent si facilement, que nos excrétions physiologiques personnelles indisposent si spontanément (!), nous pouvions être, à l’échelle planétaire, en due proportion dégoûtés et révoltés par la toxicité et la profusion des déchets en tout genre que produit en masse quotidiennement notre civilisation moderne !
Seul l’homme moderne génère des ordures définitives, des poisons éternels… Qui s’accumulent et s’accumulent et qui, irrémédiablement, l’empoisonnent… en retour… D’ailleurs que produisons-nous d’autre aujourd’hui hormis des ordures, de la misère, de la pollution et des guerres ?

Notre société toute entière croule sous les déchets et pourtant nous persistons encore à désespérément - incorrigiblement - vouloir alimenter la machine de la croissance… pour croître et croître… et croître… toujours croître… Mais croître jusqu’où ??!

Comme nous devrions recommencer à nous inspirer de la nature plutôt que de nous échiner à vouloir la dominer !

Les intestins de la terre
Les herculéens laboureurs du sol

Remarquons que le principe de fonctionnement des fosses septiques(*) et autres stations d’épuration des eaux usées est basé sur ce remarquable travail « digestif », sur cette activité permanente de dégradation/fragmentation inlassablement - et gracieusement - effectués par les micro-organismes. Ainsi, si dans notre monde de prédation les gros mangent habituellement les petits, il arrive aussi, juste retour, que les petits mangent les gros.
(*) : Ne pas confondre fosses septiques et fesses sceptiques.

Et tant que nous sommes dans l’humus… Penchons-nous encore un peu plus… et ayons - au moins ici - une petite pensée de gratitude envers le titanesque travail réalisé - gratuitement ! - par la masse colossale des travailleurs des sols, et spécialement… des "vers de terre" (lombrics)(*).
Bien qu’ils se montrent fort discrets, les vers de terre constituent la plus grosse masse animale terrestre du monde (en poids, ils représentent 20 fois plus que les hommes)… Par leur incessant labeur (ils peuvent remuer jusqu’à 300 tonnes de terre à l’hectare chaque année !), ils labourent, aèrent et drainent la terre. Ils enrichissent par leurs précieuses déjections les sols (bioturbation) participant ainsi – certes dans l’obscurité et l’ignorance/indifférence la plus totale – grandement au contenu quotidien de nos assiettes !

Il serait grand temps d’arrêter de les empoisonner, eux aussi… et de les laisser vivre et œuvrer en paix !

(*) : Non content de partager 75% de notre ADN (oui, les ¾ !), le vulgaire ver de terre dispose par ailleurs de capacités de régénération proprement extraordinaires dont nous sommes, nous savants humains, totalement incapables et dont nous ferions bien de nous inspirer. Performances plutôt avantageuses que les discrets lombrics partagent – pour passer du coq à l’âne – avec les poissons zèbres et certains amphibiens, autres champions toute catégorie de la reconstruction/reconstitution de tissus mutilés ou amputés.
Paroles de néoblaste.

Enfin, à ceux qui par hasard se poseraient la question de savoir ce que les lombrics ont à voir avec cette page « irrigation », je répondrai simplement que non seulement on peut noter une certaines analogie entre le petit peuple qui habite et en permanence travaille et enrichit les sols et celui qui œuvre tout aussi continûment pour notre santé dans l’obscurité humide de notre… intestin. Que de plus, sans les premiers nommés, nos assiettes risqueraient d’être beaucoup moins garnies – et donc notre santé d’en être sensiblement affectée. Et enfin, que par ailleurs ces travailleurs de l’ombre (hic ! - évidemment) contribuent également à bien… irriguer et drainer… leur environnement.

Petite illustration - transposition - de l’interdépendance des écosystèmes, et plus largement de la Vie.

On voit ce qu’on croit.

Chez soi ou chez les autres ? Hébergeur ou hébergé ?
200% bactérien

Je suis constitué de millions de milliards de… bactéries… D’ailleurs, je ne suis pour ainsi dire que bactéries !   
À titre de comparaison, nous hébergeons dix fois plus de micro-organismes (100 fois plus selon certains auteurs et le périmètre considéré) que nous avons-nous-mêmes de cellules humaines (soit 10 puissance 14 voire 10 puissance 15, contre 10 puissance 13).
Avec ses 10 à 100 cellules bactériennes pour une cellule humaine, nous sommes donc en réalité constitués à plus de 90 % de… bactéries ! Sans même compter que les 10% restants, c’est-à-dire les cellules "spécifiquement" humaines, sont en réalité elles-mêmes des associations de… bactéries ! – Voilà que d’aucuns risquent de commencer à sérieusement se gratter. – Soyez cependant rassurés, sauf perturbations, l’immense majorité de ces germes sont saprophytes, commensaux, c’est-à-dire amis, vivant en symbiose, utiles, indispensables même, à leur hôte.

Ainsi, non seulement nous témoignons de notre profonde affinité avec les bactéries, mais de plus, l’on sait maintenant depuis un demi-siècle que chacune de nos cellules atteste, elle aussi, de notre antédiluvienne ascendance bactérienne. Par conséquent, restons humbles, cessons de leur faire indûment et continuellement la guerre. Soyons bien conscients que nous sommes peut-être davantage chez elles (chez les autres) qu’elles (ou les autres) sont chez nous

Dernièrement (et fort scientifiquement), il a été observé qu’au préjudice de notre santé, ce biotope aussi perdait – de façon notable et préoccupante – de sa richesse, de sa diversité(*). En écho, à l’instar de l’érosion de la biodiversité de notre planète tout entière.
Est-ce surprenant ? À force de vouloir systématiquement tout stériliser autour de nous, nous sommes en bonne voie de réussir à nous stériliser nous-mêmes. Alors au lieu de mener une guerre perpétuelle – et perdue d’avance – contre les micro-organismes, au lieu de chercher à tout décaper, à tout aseptiser, désinfecter, javelliser, apprenons plutôt à vivre ensemble en bon voisinage, en bonne intelligence, en paisible entente.
(*) :  En cause, la nourriture industrielle, l’abus et le mésusage des antibiotiques, les pollutions multiples, la baisse de l’allaitement, la hausse du taux de césarienne, etc…

Que nous avons la mémoire courte et sélective !

Redevenons raisonnable dans notre folle "microbophobie" (mysophobie(ne pas confondre cette dernière avec la miso phobie, la peur du miso, condiment à base de pâte de soja fermenté…).
Avons-nous toujours suffisamment conscience que non seulement nous sommes tous, sans exception, issus de micro-organismes et que par ex. des aliments de base même tels que le pain, le vin, le yaourt, le fromage, etc. – que nous consommons largement quasi-quotidiennement – sont eux aussi élaborés grâce à eux ?

L’être humain s’inscrit étroitement dans un faisceau très complexe d’écosystèmes petits et grands dont il est totalement tributaire… et la plupart du temps parfaitement ignorant. Vestige d’un temps antédiluvien, nous gardons vivante la mémoire de notre origine microscopique, de notre lointaine ascendance bactérienne, voire virale.

Ainsi, nous sommes nous-mêmes extérieurement (à la surface de notre peau) et « intérieurement » (dans nos cavités naturelles) (muqueuses) intimement et grandement colonisés, n’en déplaise aux maniaques pasteuriens, adeptes du tout stériliser et aux phobiques des microbes.
Et ces flores microbiennes (microbiotes), ou plus justement, ces faunes cutanées, buccales, vaginales, intestinales,… nous sont absolument indispensables. Elles sont probiotiques. Elles sont en faveur de la vie. Elles sont indispensables à la vie. Elles font partie de la vie. Elles (aussi) sont la vie. Et seule la vie peut nourrir la vie.

« La vie procède seulement de la vie, et de la mort ne sort toujours que la mort. Et tout ce qui tue vos aliments tue aussi vos corps. Et tout ce qui tue vos corps tue aussi vos âmes. Et vos corps deviendront semblables à votre nourriture, de même que vos esprits seront également analogues à vos pensées. » (Évangile essénien de la paix)
[Évidence flagrante, que ces textes aient été en réalité écrits il y a 2000 ans… ou seulement la semaine dernière…]  

L’intestin nous structure

Embryon, nous commençons par nous développer autour de lui. Et ensuite tout au long de notre vie aérienne nous puisons quotidiennement dans ces racines notre substance matérielle. Notre corps de chair est fait de ce que nous mangeons et buvons. Il est aisé de comprendre qu’à l’instar de n’importe quelle plante, il est vital pour tout organisme de disposer (entre autres) de racines (au sens propre comme figuré) en bon état de fonctionner. Et ce ne sont pas les jardiniers qui me contrediront.

Par ailleurs, notre ventre n’est pas que le siège de la digestion et de la reproduction. C’est aussi un lieu de pré-occupation, de per-ception, de pré-psychologie, de création. Du point de vue évolutif, ses plexus nerveux forment en réalité notre premier "cerveau", notre cerveau le plus archaïque. Car bien avant de devenir - sur le tard - des êtres pensants, "nous" étions longtemps, très longtemps, des organismes digérants quasiment animés que par l’impératif de se nourrir et de se reproduire.

Et ce lieu est aussi "organe" des sens, pourvoyeur de perceptions extra-sensorielles. Quoi de plus pénétrant que ce que nous ressentons avec nos tripes ? Caisse de résonnance et faiseur de sens dès lors que nous prêtons attention à cette oreille viscérale et ne faisons pas, dans notre vie, trop systématiquement et exclusivement prévaloir notre seul mental. Oui, ce fin et riche réseau informatif fournit, de surcroît – à qui l’entend –, de subtiles et précieuses viscéro-(per)ceptions sur son environnement immédiat.

Certains auteurs présentent le gros intestin comme l’organe de la conscience. Il se pourrait bien aussi que notre inconscient – ou du moins une grande partie – se love pareillement là, au chaud, au cœur, au tréfonds, au secret de notre ventre.
(…)

« Nous ne sommes pas nés seulement de notre mère. La terre aussi est notre mère qui pénètre en nous jour après jour avec chaque bouchée que nous mangeons. » (Paracelse) (1493 – 1541)  

Plus largement…

Notre ventre, notre hara, est notre Centre vital comme l’affirmait Karlfried Graf Dürckheim (1896 – 1988).
Dans la tradition orientale, le ventre, ou Hara, est le Centre-Terre, le siège de la vie, de l’enracinement et de l’incarnation Il est notre centre de gravité.
Cf. les notions multimillénaires de Hara ou de Tan-tien des orientaux.

Avec le dos, il est la première et principale caisse de résonnance de notre état d’être – et spécialement du mal-être (les enfants l’expriment à merveille).
Le ventre est notre creuset, notre athanor, notre demeure terrestre ; le siège non seulement de notre puissance musculaire mais aussi d’une bonne part de notre… force spirituelle. Autant donc bien l’habiter.   
(…)

« Pour garder la santé, tête froide, pieds chauds et ventre libre. » (Aristote) (384 – 322 av. J.-C.)

L’intestin - avec son microbiote - est un organe « frontière » 
au sens propre (!) comme au sens figuré

C’est un filtre, un médiateur, un passeur. Il délimite - sélectivement et très finement - le milieu extérieur du milieu intérieur. Il lie deux mondes.   
Nous portons en nous les frontières du monde. La frontière entendue comme le lieu de la rencontre, de la relation, de l’échange, de la mutuelle reconnaissance.   
(…)

Outre les complémentarités vitales entre les plantes et les animaux(*), remarquons ici un autre parallèle intéressant entre le monde végétal et le monde animal : comme les végétaux, qui concentrent surtout autour de leurs racines (assimilables à leur "intestin") les micro-organismes (bactéries, etc.) symbiotiques, les animaux - dont  nous sommes, nous les humains - de leur côté accumulent semblablement les bactéries et autres germes saprophytes dans leur intestin (assimilable à nos "racines").
(*) : double échange gazeux (O2 - CO2), fourniture réciproque de nourriture et d'engrais, etc.

Le dehors dedans…
Au passage, rappelons une notion intéressante – parfois perdue de vue ou que confusément perçue : puisque le tube digestif est, en simplifiant à l'extrême, comme une sorte de long tuyau qui nous traverse de part en part (et gardé à ses deux extrémités par un sphincter), son contenu, bien qu’il soit enfoui en nos profondeurs obscures, reste extérieur à notre « intérieur », du moins pour la part non absorbée des aliments ingérés. En d’autres termes, même s’il y est certes travaillé, modifié, transformé, ce contenu ne fait pas partie de "nous" (de nos tissus) stricto sensu. D’où d’ailleurs la notion de « transit ».

C’est donc un segment du dehors, se trouvant dedans, qui est ici – dans le cadre de l’irrigation – lavé.

La continuité biologique, le continuum des écosystèmes…
Complémentarité, symbiose des règnes

Un autre type d’échange (physique et énergétique) avec notre environnement tout aussi essentiel et passionnant – et dépassant de loin le seul échange gazeux – se produit aussi en permanence au niveau pulmonaire…

Nous disposons ainsi de racines terrestres (intestins) et d'un arbre - inversé - aérien (poumons) qui nous alimentent continuellement en éléments vitaux faisant de nous en quelque sorte des plantes ambulantes.

L’environnement, le monde extérieur, se prolonge en nous, en dedans de nous, jusqu'au cœur de notre organisme… Où donc s’arrête le Soi et où débute le Non-Soi ? Où finit le Moi ? Où commencent les autres ?… Questions bien embarrassantes, inextricables peut-être…

Plus largement, à l’instar de l’imbrication de poupées russes, nous sommes – peut-être bien plus que nous le pensons… – des êtres multiples, des êtres composés d’autres êtres. Des cellules constituées d’autres cellules plus petites, constituant d’autres cellules plus grandes. Une agrégation – parfois hétéroclite mais toujours savante et symbiotique – de colonies d’individus, de communautés de collectivités. Des univers qui s’interpénètrent et interagissent. Des mondes formés d’autres mondes, formant à leur tour d’autres mondes…
Vertigineux empilements de niveaux de conscience… D’une cellule aux galaxies… D’un atome à l’univers tout entier… Somptueuses fractales. Merveilleux hologrammes.
(…)

« L'intérieur et l'extérieur s'interpénètrent et un être vivant est à la fois le produit et le lieu de cette interaction. »  (Richard Lewontin)

Trier et choisir – Être et devenir
Nous sommes ni plus ni moins le produit de nos choix, le résultat de nos actions.
Dans le droit prolongement des racines de l’être…      
Très brièvement résumé…

L’étymologie du mot « excrément » renvoie aux verbes trier, séparer, évacuer… Or toute notre vie durant, en permanence, à chaque instant, inévitablement, nous effectuons – plus ou moins (in)consciemment – ces fonctions élémentaires, ces opérations basiques… Trier le noble du vil, le pur de l’impur, le bon du mauvais. Trier le vrai du faux. Séparer l’utile du futile. Sélectionner le nécessaire et se  débarrasser du superflu… Inclure ou exclure. Intégrer ou écarter… S’affranchir du surplus. Jeter l’usé. Évacuer l’altéré. Filtrer, tamiser, cribler, séparer, bluter, décomposer, débarrasser, etc… Et de loin non pas seulement dans la gestion de notre alimentation ou, plus largement, que dans les rouages complexes de notre intestin ou de notre intimité cellulaire.
Nous réalisons quotidiennement ces activités dans tous les domaines de notre histoire personnelle, y compris dans les rapports à nous-mêmes et dans nos relations aux autres et au monde. Ce sont des actes essentiels inhérents à la vie qui nous construisent et nous réalisent. Prendre ou laisser. Retenir ou éliminer. Garder ou jeter… En un mot : CHOISIR.

Et, intrinsèquement, ce choix – parfois cornélien – qui implique une faveur, exige une préférence – et qui donc ipso facto en contrepartie impose une défaveur, un abandon –, correspond aussi à un réel POUVOIR – plus ou moins clairement ou confusément pressenti. Pouvoir "de vie et de mort" en quelque sorte dont tout au long de notre existence on use, mésuse, ou abuse… au gré de l’âge, des circonstances, et de l’interaction avec autrui.
(Les jeunes enfants très tôt déjà dans leur développement le perçoivent et contrôlent à merveille cette puissante monnaie d’échange.)

C’est l’agrégation de tous ces actes essentiels perpétuels qui, au niveau de notre individualité, nous constitue et nous définit – avec des visages parfois différents selon les groupes sociaux auxquels nous nous confrontons. C’est cette même fonction qui, à la fois par identification et par opposition, construit et détermine mon IDENTITÉ, ME définit, et me place en suspens conséquemment quelque part dans le vaste organigramme dynamique, mouvant, de mes multiples relations au monde.

Autre petite digression… Quoique…   
À propos d’identification – et juste à titre anecdotique – souvenons-nous – qui ne l’a jamais vu ? – que de nombreux mammifères (sauf bien sûr les humains…) suivent d’instinct des mœurs que les conventions humaines formellement (et vigoureusement !) réprouvent : flairer les excréments, sentir et renifler les "fesses" (et singulièrement la zone anale) de leurs congénères pour s’enquérir, au travers de leur empreinte, de leur signature olfactive – véritable carte de visite odorante – du statut et de la position sociale précise de chaque individu ainsi "checké". 
Si le comportement du sapiens semble plus policé, moins "bestial", quelque part la symbolique n’est toutefois pas complètement perdue et il reste sensible aux odeurs, réceptif aux phéromones… Mais sa tâche s’avère nettement plus ardue et les conflits d’identité le guettent sans merci – de même que leurs multiples et inévitables expressions (… allô maman bobo !). Chez lui, l’archaïque sens de l’odorat, bien qu’atténué, n’a pas totalement disparu de ses attributs, de sa panoplie animale, et continue obscurément de l’informer sur l’identité de ceux qu’il croise, au fil de ses pérégrinations, sur le chemin de sa vie. Mais il lui faut pour cela décoder au-delà de l’artifice et du synthétique qui sournoisement de nos jours brouillent, volontairement ou involontairement, les pistes.          
Cela dit, ne me prêtez svp ni mot ni intention que je n’ai pas - et n’ai pas eu !

Drekkologie(*) & Psy
(*) : Drekkologie ou encore merdologiecacatologie (ces termes ne sont pas de moi)

Beurk !!
Ah ! le caca boudin !!…   
Où l’on s’accommode généralement beaucoup mieux de la sienne que de celle des autres

Certainement (presque) aussi vieux que le monde lui-même, à en juger par sa déconcertante facilité d’émission, son constant, immense et universel succès, le vif mot de cinq lettres – et ses mille et une variantes –, autant usité qu’éculé, accommodé à toutes les sauces, à tous les tons, à toutes les couleurs et à toutes les circonstances, ne sera pas, soyons-en sûrs, de sitôt relégué aux sépulcrales oubliettes de l’Histoire.
(…)

Au passage, et sans vouloir faire de la psychologie sauvage, vous l’aurez remarqué, les gros mots charrient bien souvent un relent passablement scato. Et les blagues et chansons paillardes dito.

Oui, les fonctions intestinales intriguent et préoccupent l’humain dès son âge le plus tendre. Notre rapport aux matières stercorales (excrémentielles) – à commencer par les nôtres – se cristallise très tôt dans la vie, et peut être cause de nombreux troubles et multiples névroses. Non seulement il conditionne intimement la relation à notre corps, mais de plus il façonne intrinsèquement et fixe quasi définitivement aussi notre lien au monde.
La psychanalyse freudienne a longuement disséqué, compulsivement disserté, et abondamment produit sur ce vaste et éternel sujet. Pour qui cette grande thématique intéresse, il y a vraiment de quoi attraper là bien des indigestions et des migraines !          
(…)

Quant à ceux que ce décidément poisseux substantif heurterait encore quelque peu… pourront-ils - sauront-ils - un brin au moins se rasséréner avec ces mots - plutôt verts et relevés - de l’écrivain, poète et touche-à-tout, Antonin Artaud (1896 – 1948) : Là où ça sent la merde ça sent l'être. Du franc gaulois coloré fichtrement roboratif ! N’est-il pas ?    
(…)

« C’est l’esprit qui est une écurie d’Augias, pas le langage. » (D.-H. Lawrence) (1885 – 1930)

Le mot de Cambronne !
Interjection-réponse célèbre qui aura concouru, au moins selon la légende – mais aura-t-on jamais le fin mot de l’histoire ? – à mieux asseoir la postérité du fougueux général napoléonien. Du même coup, le rétif officier, en raison de sa verte – et verbale – production fut illico et glorieusement propulsé dans les annales de la Grande Histoire.

Tout à l’inverse, Cloaca, l’ingénieuse machine à produire des excréments(*) – avec défécation –, et son créateur Wim Delvoye ne jouissent pas encore – du moins pour l’instant – de cette fameuse renommée. Mais avec ce tour de force, leur gloire viendra peut-être aussi en son temps. Il n’en demeure pas moins que pour l’instant cette réplique artificielle itinérante du tube digestif humain – présentée pour la première fois en l’an 2000 –, version moderne de la machine à manger de Charlie Chaplin, malgré d’incessants perfectionnements, reste malgré tout encore un peu encombrante pour le service rendu (c’est-à-dire produire du brun).
Mais qu’à cela ne tienne ! Là ne résident en aucune façon ni l’intérêt ni l’objectif de l’artiste flamand. Pour ce dernier, en effet, sa « machine à faire du caca », outre la prouesse technique - payée au prix fort -, doit surtout illustrer la - complaisante - rentabilité d’une œuvre tout aussi absurde qu’inutile. Elle mange, digère, ch**… et - surtout ! - rapporte !!…
Sorte d’œuvre au brun, alchimie à mécanisme délibérément renversé. Pendant contemporain insolite, en somme, de la Poule aux œufs d’or, ou encore de l’Âne magique (l'Âne-à-l'or), d’antan.
Illustration manifeste des valeurs dominantes de notre modernité. "Saint" graal de ce 21e siècle naissant…

Certains ne manqueront sans doute pas de s’interroger devant une telle réalisation. N’y a-t-il donc, de par le monde, pas déjà assez de m**** pour qu’il faille encore en rajouter par-dessus ? Et - de surcroît - de la semi-synthétique !
Merdre !

À méditer.

(*) Le précédent connu en son genre fut le canard digérateur, automate fabriqué vers le milieu du 18e siècle par l’inventeur sieur Jacques de Vaucanson.

Fetchez la vache ! font dire, dans Sacré Graal, les Monty Python aux Français interpellés pour offrir l’hospitalité au roi Arthur et à ses preux chevaliers de la Table Ronde (film de Terry Gilliam, 1975)Stop the coconut !

Le lavement, et par extension l’hydrothérapie du côlon, laissent rarement indifférent(s)

 À parcourir le net - pour le peu que j’ai pu observer -, le constat se trouve vérifié. La technique – ou la pratique, c’est comme vous l’entendez – semble au moins avoir le double mérite à la fois d’inspirer le chercheur et de désinhiber le blogueur.

Cependant, l’on y trouve également de nombreuses idées reçues, de notoires inexactitudes, de franches contre-vérités, de flagrantes stupidités et parfois même de parfaits et complets délires !...
Sous les touches de prétendus connaisseurs (visiblement désinformés) de spécialistes (manifestement improvisés), de chercheurs ou d’experts (assurément - et faussement - omniscient), voire même - hélas - de praticiens en médecines naturelles… Sans même évoquer les nombreuses sottises et fadaises étalées sur des forums « grand public ».

Il y a toujours quelque chose à en dire. Et parfois… n’importe quoi.

Il n’est pas pire intolérant, pas plus dangereux sectaire que celui qui, sans réserve et sans nuance, croit savoir !

WWWC – World Wide… Water-Closet
À quand les irrigations virtuelles, ou les destopages « en ligne » ?!

Enfin, compte tenu de la fulgurante évolution des technologies et des procédés, à parcourir le woueb, j’ai la nette impression que des canules USB sont déjà largement en service de par le monde…

On n’a plus qu’à qu’à ! Merveilleux !
Il est des pilules au goût… couleuvre !
Cou-houl !
Que du bonheur !

Prenez garde aux idées toutes faites et aux solutions opportunément toutes prêtes qu’on essaie, à tout prix et par tous les moyens, de vous vendre !   

On ne peut pas empêcher la bêtise humaine de s’exprimer, mais on peut tout au moins s’abstenir de l’encourager.

Bizarrerie intellectuelle

Réflexion à propos d’…
     Un curieux excrément… étrangement scientifique !
La paille et la poutre – Ou… la science vue du petit trou de la lorgnette
Irrigation du côlon : de la désinformation au pilori…

Réponse d’un laveur de côlons à un laveur de cerveaux

La paille et la poutre
Le combat de l’arrière-arrière-garde – Très chère chaire scientiste      
Ignorance ou mauvaise foi ??

Mais à quoi diable peut donc bien servir l’hydrothérapie du côlon, s’interrogent d’aucuns savants, perplexes comme une poule venant de fraîchement trouver un couteau. Oui, à quoi bon donc laver le côlon ?!

Il est des « scientifiques » qui continuent de stoïquement chevaucher leur(s) dogme(s) favori(s), de cravacher leur théorie(s) surannée(s), sans jamais un seul instant s’être donné la peine, ou avoir voulu – osé ? – en descendre pour aller à la rencontre de la réalité concrète, tangible.

En France…, globalement dénigrée ces dernières décennies par la médecine classique (médecine conventionnelle) - qui trouve vraisemblablement la technique triviale, trop archaïque, trop simple, pas suffisamment technique… –, l’irrigation du côlon commence, fort heureusement, à sortir de l’ostracisme dans lequel elle a trop longtemps été reléguée. Il n’en demeure pas moins que vous pouvez encore trouver çà et là des « spécialistes » (d’autres métiers ou d’autres domaines… forcément) déconseiller inconditionnellement ou décrier aveuglément le lavage du gros intestin, et ce en dépit du bon sens et du cumul des découvertes récentes. Recherches pourtant au moins tout aussi scientifiques que celles de ses détracteurs et faites par des chercheurs au moins tout aussi savants qu’eux, voire bien d’avantage encore, dont certains à la pointe de la recherche mondiale.    
À quoi ?
… Aqua !

De quel côté, en vérité, se trouve donc l’« obscurantisme moyenâgeux » ?

« Rien n’est plus dangereux qu’une idée quand on n’a qu’une idée. » (Alain) (1868 – 1951)

Pure désinformation – Le triomphe de l’arrogance sur l’évidence…
Comment les marchands de la peur entretiennent leur florissant fonds de commerce – Quelques petites illustrations…
Faire peur en brandissant - doctoralement, évidemment - le spectre du charlatanisme(*) et en agitant - fiévreusement - l’épouvantail du grand méchant laveur de côlon.

(*) : N'est pas charlatan qui veut ! Pour tout savoir sur le charlatanisme, tout le monde n'ayant pas la chance d'être expert en la matière…
Pour le lecteur peu accoutumé à cette terminologie récurrente, voici la définition du charlatan selon :

Le Petit Robert (2010) :
«
(it. ciarlatano, habitant de Cerreto, en Italie)
1. Vendeur ambulant qui débite des drogues [médicaments], arrache les dents, sur les places et dans les foires. Guérisseur qui prétend posséder des secrets merveilleux. Mauvais médecin, imposteur.
2. Personne qui exploite la crédulité publique, qui recherche la notoriété par des promesses, des grands discours. »

Le Petit Larousse (1989) :
« 1. Personne qui sait exploiter la crédulité des gens pour s'imposer quelque part ou pour vanter ses produits, sa science, etc.
2. Anc. Personne qui vendait des drogues [médicaments] sur les places publiques.
3. Afrique. Devin, guérisseur, sorcier (non péj.) »


Le sens de ce mot s'avère donc nettement plus large que ce à quoi d'aucuns s'obstinent à le réduire.

Cela étant précisé, poursuivons

Sur un air à la mode… L’irrigation du côlon pour les nuls…

Irrigation du côlon : de la désinformation au pilori

Bizarrerie intellectuelle
Un cocasse excrément… curieusement scientifique
(*)Ou… La science vue du petit trou de la lorgnette
(*): À généreusement irrigationner –  charlatanesquement bien sûr !

Forfanterie de jOnGleUr  ¨„ ï¿  Hâblerie de preStidigItateUr

Réponse d’un laveur de côlons à un laveur de cerveaux
En commentaire de la pâtée baveuse et verbeuse éructée par La Bouse et les Mouettes

… Au risque de causer quelques fâcheuses fluxions…

Ainsi il y a quelque temps(*) est paru sur le sujet, dans une revue se prévalant de la Science futuriste, voire avant-gardiste – et qui nous avait pourtant déjà habitué à mieux –, sur le mode du pastiche, un étrange petit article(**) fort insinuatif – mais sans fondement aucun –, soporatif et purgatif à souhait, semblant tout droit jailli du derrière spasmé et névrosé d'un Diafoirus contemporain.
(*) : 02/2011 pour la version papier
(**) : Éminent article déclassé du rayon… « Farces & Attrapes » ! 

Étayé et commenté par - à en croire - d’éminents spécialistes – connus surtout pour leur hostilité, pour ne pas dire leur animosité, viscérale envers les médecines naturelles –, l’on y apprend, à part quelques amalgames rapides et généralisations hâtives - éculés jusqu’à la corde -, foultitude de choses non seulement totalement inintéressantes mais également complètement erronées voire parfaitement absurdes dont il serait trop long de dresser ici la liste. (…)
Sacrebleu ! Quelle science, m’ssieurs-dames ! Quelle recherche, mes amis ! Quel merdissime publi-reportage !

Volontairement, pour ne point vous effrayer, je tairai aussi tous les horribles malheurs, abominables tourments et atroces châtiments qui attendent au détour - et au décours - de la canule, les inconscients et malheureux - pour ne pas dire coupables et irrémissibles - pécheurs… - pardon ! receveurs - du nettoyage intestinal. Un véritable enfer purificatoire vous dis-je leur est assurément promis par ces prophètes de mauvais augure !

… À un point tel qu’il semblerait que l’effroi se soit littéralement emparé de notre théoricien expert, de notre éclairé professeur, de notre achevé spécialiste en irrigologie, l’étendue du désastre supputé étant telle que sa témérité l’a tout bonnement empêché d’aller jusqu’au bout de son investigation – en payant de sa personne, en se sacrifiant pour la science – afin de nous faire partager intégralement le fruit de sa noble et très désintéressée recherche. En effet, et sauf erreur de ma part – je prends là un risque certain ! –, la diligence de notre savant hautement patenté s’est hélas arrêtée là où les choses intéressantes seulement commencent… Et c’est bien dommage.

Très ostensiblement, cela n’a toutefois pas empêché notre émérite spécialiste, paré des augustes attributs de la toute puissante Science, et du haut de sa sentencieuse et omnisciente chaire, de tirer toutes les doctes conclusions et livrer ses savantes condamnations sur - au moins - le point de vue tout théorique de cette grande question existentielle et métaphysique qu’est, pour sûr !, la lavementation grosintestinale. Il faudra par conséquent, las !, se contenter des conclusions tout autant spéculatives qu’appréciatives – et pour le moins hâtives ! – de notre ferré et fieffé expert zététicien. Conclusions par ailleurs grevées des approximations et erreurs ci-avant soulevées.

On l’a bien compris, magister dixit : lavage du côlon, diable que nooon !!! … Mais par contre, lavage du cerveau, oh que wouuiii !!! …           
Capito !! 

Par chance – juste ciel ! –, ce sombre et moyenâgeux procès-verbal de l’inquisition moderne est-il estampillé « non prouvé scientifiquement ». Ouf ! On peut respirer. Il apparaît effectivement clairement que ce torcheculatif embrouillamini techno-fasciste confine de facto plus exactement à la véritable science… de caniveau… voire carrément… d’égout.        

L’histoire ne dit pas non plus si notre intrépide scientifique, notre pédant démystificateur a, dans la foulée même de ses expérimentations ès scatologiques, davantage osé tester les « quarante-deux manières de se torcher le cul » du grand Rabelais (1494 (?) – 1553). Le sujet, tout aussi passionnant, s’y prêterait à merveille. Soyons néanmoins (bon) patient – et charlatan avisé –, accordons-lui notre indulgence, il remettra, à n’en pas douter - doctoralement toujours -, l’ouvrage sur le métier.

Scatologiquement

Signé PT [NDRL : Peter Trouduc]

P.S. [Décryptage du décryptage]
Quelque temps après la parution de ce brûlot - supposément cathartique - tout aussi creux et foireux que péteux et puant sur l’irrigation côlonique, le même canard cancanant avec ses congénères clabaudant a-t-il enfoncé le bec en reprenant à son compte - par la même irréfutable et infaillible méthode « scientifique » - la mise à l’index - sur le principe même - de toutes les médecines naturelles. Et pour quel abominable crime ? Diable ! je vous le donne en mille : pour forfait d'ésotérisme ! Autant vous dire, plus encore que pour charlatanisme – leur accusation-insulte favorite –, pour (relent de) sorcellerie, rien de moins…
Quelques numéros plus loin encore, c’est - sans surprise aucune - l’usage des aimants en matière de santé (magnétothérapie) qui se trouve pareillement vitriolé… Dès lors effectivement, l’on comprend mieux encore ses véritables intentions et la vraie nature de sa ligne éditoriale : nième organe de propagande aux ordres du Polit' Bureau.        
À charlatan, charlatan et demi.

Vous r’prendrez bien, n’est-ce pas, une p’tite pilule dulcifiante…ou encore un p’tit vaccin ramolitif ?!

L’aze me quille si je raille.
TRUCULENT !    
(…)

Il semblerait bien que, contrairement à la libre circulation des capitaux, la science ait parfois furieusement tendance à s'arrêter à l'extérieur des frontières de notre hexagone si brillamment cartésien.

« Je soutiendrai jusqu'à ma mort que toute personne qui s'oppose, censure ou s'insurge contre le lavage du côlon est totalement irresponsable. » (Norman W. Walker) (1886 – 1985)

À votre avis – pardon de vous mettre à contribution, cher lecteur, chère lectrice –, qui donc se trouve le mieux placé, qui donc dispose du plus de crédit, du plus de légitimité, pour valablement parler de l’irrigation du côlon ? Celui qui n’en a qu’une très vague idée – et ne l’a jamais approché, ni de près, ni de loin,… et encore moins essayé ! – ou bien celui qui, depuis des années, la pratique au quotidien ?

L’insidieux et incessant lavage de cerveau – savamment pratiqué à l’échelle planétaire – me semble être autrement plus pernicieux, délétère et morbide pour le salut des populations que le lavement intestinal dont il est ici question.

Pour rester succinct…, à part ceux demeurés furieusement scotchés – avec de surcroît une imposante poutre dans l’œil – aux railleries de Molière(*), il s’agit soit d’avis méconnaissant grandement la réalité pratique, concrète de la technique, soit d’avertissements portant sur les risques encourus auprès des praticiens insuffisamment qualifiés, soit encore de mises en garde liées à des systèmes improvisés, à des dispositifs « faits maison », et/ou à des appareils obsolètes, non aux normes ou mal entretenus.

(*) : Ces savants contempteurs de l’irrigation côlonique auraient-ils la mémoire courte ? Souffriraient-ils d’amnésie ou de quelque autre fâcheuse dysmnésie ? Auraient-ils le souvenir altéré ou amputé ?

Auraient-ils en effet oublié que les traits du génial homme de théâtre visaient en réalité, bien au-delà des clystères à proprement parler, surtout la docte confrérie des médecins d’alors et tout spécialement leur emphase, leur verbiage, leur ridicule et stérile grandiloquence ? Savante et enflée phraséologie, de plus, doublée d’une cuisante et pathétique impuissance… Il n’est que de relire l’une ou l’autre de ses pièces de théâtre emblématiques pour aisément s’en convaincre.

Auraient-ils oblitéré aussi, qu’au-delà de la dérive « clystérique » évidente, Molière (1622 – 1673) dénonçaient plus férocement encore leurs "éclairés" prédécesseurs, leur "illustres" aînés, pour l’extrême facilité - et habilité - de leurs lancettes ? Car l’on saignait alors à tour de bras. Et au besoin par palettes entières… Indistinctement ! Au bras - justement. Au poignet. Au front. Au pied… Et même sur la langue… Selon les troubles – et l’humeur. Et pas qu’une fois ! Des dizaines, des centaines de fois s’il le fallait ! Et parfois jusqu’à blanc… Pour un oui ou pour un non. Pour un éternuement de trop, un pet de travers, une mine un peu pâlotte, un rhumatisme traînant, un mal de gorge débutant, une contrariété passagère, une bouffée de chaleur, un rhume de cerveau, un cor au pied, etc. etc.…
Bref, au moindre mal. Et contre l’évidence la plus flagrante. On comprend volontiers que leurs descendants, certes lointains, de nos jours n’en fassent pas publicité. Quasiment tout était prétexte à saigner. Même l’hystérie se saignait alors ! Même les moribonds, les mourants y passaient – et souvent en trépassaient !! À croire que ses nombreux disciples (dont des doyens de faculté de médecine et des chirurgiens-majors) auraient saigné des cadavres si cela leur avait été techniquement possible !…

Heureusement fallait-il payer pour "bénéficier" de leurs précieux services. Ce qui par chance en limita les dégâts et les victimes – tout au moins auprès du petit peuple… quand bien même cela ne régla en rien les problèmes de santé de l’époque.

Sur la lancée… notons que la saignée s’est pratiquée et maintenue en France jusqu’au milieu du 19e siècle. En l’état, quelques rares pathologies en relèvent encore de nos jours. Mais n’allez surtout pas croire qu’aujourd’hui elle n’a plus cours. Son usage à grande échelle se poursuit toujours ! Elle a seulement changé de nature et de cour…Qu’elle soit dérivative, révulsive, offensive, défensive, spéculative, voire faussement alternative… invariablement elle dérive et demeure - fâcheusement - déclive.

À ce point de l’Histoire, complétons quelque peu le tableau en soulignant également la grande affinité et la main tout particulièrement lourde qu’avaient les médecins et apothicaires de cette époque-là en matière de (prescription de) métaux… lourds, et spécialement du si fascinant hydrargyre (mercure)… Ses victimes ne se comptent pas. Le génialissime W.A. Mozart (1756 – 1791) d’ailleurs pourrait en faire partie. L’inclassable compositeur – et musicien hors pair – de cette merveille qu’est - juste pour exemple - la « Petite Musique de Nuit » et de tant et tant d’autres chefs-d’œuvre éternels ne s’en serait malheureusement jamais remis. Bien que différentes versions et spéculations sur les causes de sa mort circulent, d’après certains spécialistes, les symptômes décrits ressembleraient fort, effectivement, à une intoxication à ce vif-argent, mercure administré – à tort ou à raison, sciemment ou non ? – lors d’un traitement médical qui pouvait être celui contre la syphilis… A-t-il été envoyé prématurément au Panthéon de la musique ? Sa vie, pour diverses raisons, a-t-elle été intentionnellement abrégée ? Aurait-il pu être délibérément empoisonné ? Nous ne le saurons sans doute jamais. Mais sa céleste musique adoucira et réjouira longtemps encore le cœur agité et troublé des hommes.

À côté de telles pratiques – et de bien d’autres controverses et "excentricités" encore (comme par ex. le fameux bézoard) –, le clystère ne relevait-il pas tout bonnement de la pure gnognote ?! Alors tout compte fait, à pouvoir choisir, valait-il peut-être mieux - pour éviter le pire -, se faire (ou se voir, c’est selon) expédier un lavement dans le fondement – à condition toutefois qu’il ne comprît point de substance toxique – que de devoir subir toutes ces autres prescriptions tout aussi délirantes que dangereuses pour sa précieuse santé ? N’était-ce pas, au final, un moindre mal ? C’est en tout cas mon avis. À côté, la peine m’en paraît bien plus légère, bien plus supportable, presque insouciante… Et combien d’autres, avant moi, tinrent ce même raisonnement ?…

Et vous cher lecteur /chère lectrice, qu’en concluez-vous ? Pour lequel de ces remèdes auriez-vous opté et consenti ?

Clysterium donare
Postea seignare
Ensuita purgare
Reseignare, repurgare
Et reclysterare.

Molière, Le malade imaginaire (1673)

« Lorsqu’on lui montre la lune, l’imbécile regarde le doigt. » (Vieux proverbe chinois)

Si besoin en était… Pour apporter encore un peu d'eau à notre moulin…
Cherchez l'erreur – Question de logique

Dans un autre domaine (certes), ne draine-t-on et dessable-t-on pas régulièrement les fossés, ne drague-t-on et cure-t-on pas périodiquement les voies d’eau (particulièrement lorsqu’elles sont navigables), ne décalamine-t-on pas habituellement les moteurs thermiques, ne ramone-t-on pas (annuellement au moins) les cheminées (une obligation légale même… pour des raisons de… sécurité !) ?

Dans une autre analogie, il en va de même des travaux ménagers de propreté. Même si le ménage courant est effectué (très) régulièrement, il est avisé de temps à autre de ponctuellement l’élargir ou l’approfondir par exemple en déplaçant les meubles pour nettoyer derrière, dessus, dessous… Les habituels préposés à ces tâches me comprendront fort bien ! C’est/c’était le sens par ex. du traditionnel « ménage de Pâques », grand « nettoyage de printemps »…

Et puis permettez-moi quelque question indiscrète sur vos mœurs. Vous brossez-vous les dents ? Et subsidiairement… à quelle fréquence ? (…) 
Mais au fait, pourquoi vous brossez-vous les dents ? (…) Et pourtant me trompe-je si je suppose que par ailleurs vous allez aussi de temps à autre chez votre dentiste pour un… détartrage… – soin dentaire des plus communs… plus est pris même en charge par notre système collectif de santé…

N'y aurait-il que la bouche pour s'entartrer ? N'y aurait-il que là où le tartre puisse s'accumuler ?
Devrions-nous renoncer à l'hygiène intestinale parce que nous nous brossons les dents ? Devrions-nous abandonner le lavement colique sous prétexte que l'homme moderne se préoccupe désormais - à juste raison - de son hygiène buccale ?!
(…)

Ce n'est pas lorsque la culotte est pleine qu'il faut penser à serrer les fesses, prévenait, non sans sagesse et pragmatisme, un bon voisin – que chaleureusement au passage je salue.

 

Excusez-moi, pour ces questions indiscrètes. Peut-être vous les posez-vous vous aussi… histoire de saisir un tantinet mieux la logique des choses… et des points de vue…  
(…)

Il en va de même de nos organismes qui s’encrassent (intérieurement) en permanence. Et l’alimentation inadaptée, la sédentarité croissante, les pollutions multiples, les stress répétitifs, etc. – comme nous l’avons vu – n’arrangent rien à l’affaire. En sus de la quotidienne - et nécessaire - hygiène extérieure (de nos jours parfois compulsivement exagérée), ne négligeons donc pas - épisodiquement au moins - l’hygiène interne, intérieure, tout aussi importante… pour notre corps comme pour notre esprit !

Et puis surtout, nous pourrions aisément évoquer les comportements animaux (et spécialement de certains animaux), fournir des exemples très concrets et usuels d’ingérence - même pluri-quotidienne - dans la physiologie humaine(*1)(*2) (pour répondre aux arguments des inconditionnels touche-pas-à-mon-côlon… qui sont souvent très massivement interventionnistes partout ailleurs… sauf là, bizarrement !), produire pléthore de preuves patentes, flagrantes de comportements humains permanents, totalement contre nature, anti-physiologiques au possible, complètement aberrants par rapport aux lois universelles du Vivant… et certainement autrement plus perturbateurs des physiologies et des organismes qu’une irrigation du côlon bien conduite de temps à autre.

Il m’apparaît effectivement – mais je peux bien évidemment me tromper – que l’immense majorité de nos contemporains s’adonnent (quasi) quotidiennement, consciemment ou inconsciemment, à des pratiques nettement plus discutables et risquées en matière de santé que pourrait l’être une irrigation du côlon périodique pratiquée dans les règles de l’art. 

(*1) : Pour respecter la physiologie humaine, il faudrait déjà commencer par réformer les cuvettes des WC actuels (cf. "L'irrigation du côlon un peu autrement / Vie intestinale").

(*2) : D’un autre côté, rien qu’en vente libre, il existe en France 4 000 médicaments… Voyez seulement toutes les spécialités médicamenteuses disponibles sur le marché (dont certaines très discutables…) et tout le tapage publicitaire associé pour soigner un banal rhume… Alors que pour ces savants théoriciens de la maladie, pour ces inconditionnels chimistes de la santé synthétique, si un simple éternuement peut aller jusqu’à faire déclencher – et cela est loin d’être anodin… – une guerre bactériologique, son pot d’échappement peut, des années durant, fumer noir et empester les alentours sans qu’ils y prêtent la moindre attention…
Gaspard dispose donc encore de beaux jours devant lui… Et Anatole, consorts et associés au surplus aussi.

(…)

Viendrait-il à l’idée de remettre en cause ces "ingérences extérieures" ?... Alors, pourquoi fichtre serait-ce donc si ridicule de nettoyer, "détartrer", désincruster, "décalaminer" épisodiquement aussi l’autre extrémité de ce même "tuyau"… ? Pourquoi serait-ce risible, cocasse, charlatanesque ? Au seul prétexte que cela n’est pas logique… ? Ou, sous ces dehors familiers,… parce qu’il n’y a point là-bas de dents… ?

Exemples, du reste, pour l'observation desquels nul n'est besoin d'arborer une blouse blanche, de loquer latinum ou causer technicumchimicumcharabiumobscurcum… – le poldomoldave ou le klingon peuvent cependant parfois servir.

Nulle nécessité non plus de microscoper, de viviséquer, ni d’ailleurs de randomiser des cohortes en double – et pourquoi pas, tant qu’on y est, en triple ou quadruple – « aveugle » (pour reprendre la terminologie ad hoc… si judicieusement choisie) !
Tout individu un tant soit peu censé peut très simplement et à chaque instant le constater et le vérifier par lui-même. Il suffit seulement, il suffit simplement… d’observer.

« Ce n’est pas parce qu’ils sont nombreux à avoir tort qu’ils ont raison ! » (Auteur inconnu)

Alors franchement, et rien que par analogie, est-il si étrange, si insensé, si saugrenu, si farfelu, si loufoque, si absurde, si ridicule, si burlesque, si charlatanesque ! d’entretenir et de drainer à intervalle régulier - plus est, pour des raisons de santé ! - son propre canal alimentaire ???                     
CQFD ?!!

« Observez la cigogne qui remplit d’eau son bec qui lui sert de seringue : elle injecte ainsi de l’eau de mer dans le derrière de ses petits quand ils sont incommodés. » (Ambroise Paré) (1509 ou1510 - 1590)

J’invite donc – si je puis me permettre – tous ceux qui s’inquiéteraient outre mesure et sans nuance aucune du bien-fondé d’une telle pratique hygiéniste – et plus largement le consortium de la soumission et les marchands de la peur –, en retour, d’aussi légitimement se préoccuper et pareillement s’offusquer de toutes les substances nocives qu’au quotidien ils vendent ou conseillent et sont eux-mêmes fortement susceptibles d’ingérer, d’absorber ou de s’incorporer d’une manière ou d’une autre – NDTL : par tous les bouts et tous les trous –, et ce en totale réfutation/dissimulation ou en parfaite méconnaissance/ignorance de leur caractère foncièrement délétère.
Cf. l’histoire de la paille et de la poutre

« La plus grande prison qui soit au monde est celle de l’esprit. » (Joseph Murphy)

Et pour la justice
Car il est bon d’être juste – Rendons donc à César ce qui est à César !

Remarquons que certaines écoles de praticiens de santé et thérapeutes (…) n’ont vraiment pas attendu le 21e siècle pour constater l’importance (aussi) du bon fonctionnement du "ventre", du bon état des intestins, dans le maintien d’une bonne santé, et pour mettre fort judicieusement cette connaissance – et tant d’autres ! –, depuis une éternité, au service de leurs consultants.
Et ce en dépit des sarcasmes répétés - et combien infondés et injustes ! - de certaines professions qui commencent à peine aujourd’hui à l’entrevoir… alors que certains esprits observateurs et lucides l’avaient déjà noté voici plus de deux mille ans !…

Ce qui est une découverte récente pour les uns, peut être une (très) longue évidence pour d’autres.                         

Ainsi par ex., le Bouddha (Siddhārtha Gautama) qui a vécu entre le 6e et le 4e siècle avant J.-C. (et aurait atteint l’âge - somme toute honorable - de quatre-vingts ans) aurait-il défini – plusieurs siècles avant notre ère ! – le sage comme étant celui dont l’intestin fonctionne bien, celui qui va bien de l’intestin.
(Sentence également attribuée à – ou reprise par – Aristote.)

À titre d’illustration, signalons également en passant les succès récurrents obtenus au fil des siècles et des millénaires par la médecine ayurvédique dans la prise en charge des troubles mentaux – pour ne citer que ces pathologies-là –, grâce notamment aussi aux lavages intestinaux et aux massages… alors que sous d’autres cieux, en d’autres lieux [sous nos belles latitudes et jusqu’à notre noble époque moderne] - ces malheureuses victimes croupissaient - souvent jusqu’à leur mort - dans d’abominables cachots et subissaient des traitements absolument effroyables (électrochocs, camisole chimique à vie,…) (… qui plus est, au nom de la Science ! pour ce qui concerne au moins la période du 19e et même 20e siècle).

« Science sans conscience n'est que ruine de l'âme. » (Rabelais) (1494 (?) – 1553)

(…)

Etc., Etc.

Tant et tant d’autres aspects et facettes de ce vaste thème mériteraient aussi de figurer ici…

Que de chemin parcouru, reconquis en quelques années !

Dans tous les cas, il serait quand même très surprenant que les traditions multimillénaires - qui ont si justement placé l’intestin au cœur même de la santé - puissent, à l’inverse de cette géniale préscience, s’être si grossièrement trompées sur les mesures préventives et curatives à employer pour les maintenir en bon état de fonctionner : l’hygiène intestinale qui en découle tout logiquement (dont les lavements côloniques) ! 

Autant d’arguments qui plaident grandement en faveur de cette hygiène intestinale et spécialement du lavage - périodique - du côlon, n’en déplaise à ses invétérés et despotiques détracteurs.

Rira bien qui rira le dernier, conclut sagement l’adage. 

 

Réalisation & référencement   |   Ce site a été proposé par Annuaire Thérapeutes

Connexion