Matière, Énergie, Lumière, Information et ???

Paradoxale lumière – et à tant d’égards ! 

La matière est-elle vraiment le fondement de la réalité ?
(Ainsi que l’enseignait encore, au siècle passé, notamment le système communiste…)
Quelle est donc la Matrice ultime de l’univers ?

Dans ce monde, il y a deux ordres d'existence, le périssable et l'impérissable. Le périssable est le visible. L'impérissable est la substance invisible du visible(Bhagavad Gita)


Les lois étranges de l’infiniment petit
En préambule, rappelons que l’univers ne contiendrait en tout et pour tout que seulement 4% de matière telle que nous la connaissons actuellement (c’est-à-dire constituée d’atomes)…
Et ces bases - subatomiques - mêmes de notre univers physique pourtant si tangible, si « réel », de l’atome aux étoiles, peuvent dérouter l’esprit rationnel occidental et heurter le sens commun. En effet, le comportement des particules élémentaires – éléments constitutifs de notre si rassurante « matérialité » – se révèle intrinsèquement - et potentiellement - flou, flottant, fluctuant, indéterminé. Plus d’une loi de l’infiniment petit nous apparaît contre-intuitive – du moins en apparence.


Le "vide", soubassement de la… "matière"
L’incroyable force du vide – Le vide structure la matière
La matière… dématérialisée
Ce qui paraît réel – dans un certain nombre de cas tout au moins – est peut-être sinon faux tout au moins illusion… 
Très paradoxalement, ce que nous appelons matière est surtout constitué d’un immense vide (*). Tout en m’empressant aussitôt de préciser d’un autre côté que le "vide" n’est absolument pas vide !
(*) Ainsi par ex., à titre d’illustration, si l’on pouvait supprimer tout le vide contenu dans la matière (physique), l’emblématique Empire State Building (381 mètres de haut (hors antenne), 102 étages), à New York (Manhattan), tiendrait dans un… grain de riz !


La matière, manifestation la plus dense de l’énergie
L’essence réelle de la matière est pure énergie.
Longtemps, les scientifiques ont considéré l’énergie comme étant la résultante de l’action de la matière… Alors qu’il s’agit exactement du contraire : c’est l’énergie qui structure fondamentalement la matière, la colossale force électromagnétique de ses atomes assurant sa cohérence. Certains même considèrent la matière comme de l’énergie structurée, condensée, voire comme de la lumière gelée. Tout ne serait que rythme et vibration.

« Toute la matière trouve son origine et existe seulement en vertu d’une force. » (Max Planck) (1858 – 1947)

Vibration et corpuscule
Superposition d’états
La Mécanique quantique (ou physique quantique) a clairement mis en évidence, dès les années 1920, que la matière (électron, proton) se révèle être onde ET particule (au niveau atomique et subatomique)(*). Ainsi, la matière physique, les particules peuvent, suivant les circonstances, apparaître soit sous un aspect corpusculaire, soit sous un aspect ondulatoire.
(*) Plus loin encore vers l’infiniment petit, au-delà de l’atome, « la matière semble se dissoudre en énergie, et probablement en conscience et en information… » (Syti)

Cette discipline a de même démontré la double nature de la lumière en prouvant qu’un photon (« grain », quantum de lumière) est une superposition d’onde ET de particule qui se comporte à la fois comme l’une et comme l’autre (« dualité onde-particule ») (cf. aussi le « principe de complémentarité »).


Enfants de la Lumière
À ce propos… Qui d’entre nous est conscient d’être un enfant de la lumière, un enfant des étoiles, un enfant de la terre et du soleil ? Qui d’entre nous est conscient de se nourrir de lumière ?… Que ce soit directement à la source, à savoir le soleil (qui fournit à notre planète un environnement propice, idéal, etc… – et, soit dit en passant, qui règle aussi les biorythmes,…)…, ou indirectement par son énergie déposée dans le monde végétal (photosynthèse) et dans le monde minéral. Car sans végétaux, peu ou pas de perspectives de vie – évoluée tout au moins sur Terre !… Non seulement les plantes, les légumes, les fruits,… manqueraient cruellement dans les assiettes et dans les mangeoires, mais de plus l’oxygène que nous respirons provenant des végétaux (photosynthèse) ferait défaut lui aussi. Ce qui nous causerait de grands soucis.

Gardons bien à l’esprit que nombre d’éléments existant sur Terre ont pour origine le soleil (les étoiles). Nous rendons-nous suffisamment compte qu’à plus d’un titre nous devons la vie aux plantes ? Que la lumière nous permet de vivre, de voir et de respirer ?… Tant et tant de choses "élémentaires" nous paraissent si évidentes, si facilement couler de source que nous en perdons totalement le sens global.
(*) L’année 2015 a été déclarée « Année internationale de la lumière et des techniques utilisant la lumière (AIL 2015) » (International Year of Light and Light-Based Technologies 
(IYL 2015)) par l’O.N.U. Le saviez-vous ?            
Et puisque de la « lumière » à la « légumineuse », il n’y a qu’un petit rayon, l’année 2016 sera donc l’« Année internationale des légumineuses » ! Vous voyez, tout s’éclaire !

De plus, et toujours selon cette recherche, une particule posséderait un grand nombre d’états possibles, dans lesquels l’énergie est simultanément présente ! Pour la petite histoire, cette superposition d’états est tracée par une fonction mathématique particulière, la fonction d’onde (qui « s’effondre » en une occurrence unique à l’instant t de l’observation).
C’est ce principe d’incertitude que Einstein lui-même, jusqu’à la fin, rechigna à reconnaître, à ce point viscéralement persuadé que rien – mais alors rien de rien ! – dans l’élaboration des titanesques rouages de l’univers ne pouvait, bon sang ! avoir été laissé au sort du hasard. Les travaux plus récents en ce domaine(*) semblent converger, du reste, vers une cohérence quantique fondamentale de l’univers pouvant parfaitement réconcilier le père de la théorie de la relativité générale avec le principe d’incertitude de la mécanique quantique.        
(*) : Cf. notamment les travaux de D. Bohm sur l’ordre explicite et implicite de la réalité.

Remarquons au passage – petit clin d’œil à la tradition authentique ! – que cette particularité fondamentale, fort surprenante à première vue, il faut l’admettre, pourrait bien illustrer, voire corroborer, une très ancienne conception selon laquelle le monde physique manifesté ne serait qu’une illusion (Maya).

Local et non-local liés – Liens SYNCHRONES INSTANTANÉS   
Par ailleurs, il a été montré que deux particules issues d’un même atome continuaient à former une seule entité (elles restent corrélées) alors même qu’elles se trouvent séparées dans l’espace et dans le temps (« principe de non-séparabilité ») ! La non-séparabilité spatiale des photos se trouve vérifiée aussi (*1). Ce phénomène – établi sur le plan expérimental par l’équipe du physicien Alain Aspect – nous incite en conséquence à sérieusement reconsidérer nos conceptions et a priori à propos de la distance et même à propos du temps (*2).        
Et idem pour l’apparente indépendance – et son opposé, l’imbrication – des choses (cf. l’intrication quantique).
(*1) : Cf. le paradoxe EPR (Einstein-Podolski-Rosen)
(*2) : La récente détection des ondes gravitationnelles (10/2015) – prédites par A. Einstein en 1916 – vient encore renforcer un peu plus cette remise en cause de la conception classique.

Cohérence et décohérence
L’idée de neutralité de l’observateur mise à mal
Observer = perturber
Et là n’est pas le seul paradoxe qui a stupéfié les physiciens. En effet, constater que la seule observation de ces phénomènes perturbait et modifiait les résultats (« la décohérence ») a été une autre énorme surprise qui a littéralement fait tomber les chercheurs de leur chaise ! Que selon le choix – ou le parti pris – de l’expérimentateur, le photon pouvait revêtir un état ou l’autre !
Oui, l’expérimentateur, ou l’observateur même extérieur, n’est pas neutre (*). Il influence l’expérience ! Il joue un rôle prépondérant, déterminant dans tout résultat d’observation. Il se crée, sélectionne, fige, lui-même sa propre réalité. Exit l’observateur neutre, sieur Descartes ! (L’on avait d’ailleurs déjà noté cette influence de l’expérimentateur sur les résultats dans les expériences touchant aux grands nombres.)

(*) On peut ainsi, par exemple, supposer que cette particularité insolite ait pu interférer dans les expériences sur la mémoire de l’eau menées par Jacques Benveniste (1935 - 2004) et ses difficultés à reproduire infailliblement ses résultats. D’où la regrettable polémique (milieu des années 1980) qui a ruiné la carrière du chercheur, alors même que d’autres scientifiques (dont Luc Montagnier) ont, à sa suite, corroboré ou vérifié le bien-fondé de sa découverte et l’ont même mise en application.

Allo la Terre ?
Quand donc ces découvertes fondamentales réussiront-elles enfin à entrer dans le fier bastion de nos Facultés conservatrices, à enfin intégrer nos Académies savantes ? Changements de paradigme que beaucoup, près d’un siècle après leur mise en évidence, n’ont toujours pas assimilé ou incorporé.   
Et puis, sans même évoquer toutes ces autres étrangetés, tous ces paradoxes et parfois déroutantes, inconcevables, bizarreries dans les rouages intimes de la Nature (comme par ex. l’intrication,…, l’épigénétique,…) que l’univers a bien daigné laisser entrevoir aux physiciens - et accessoirement également aux biologistes…     
Et cette Réalité est latente dans tout atome de l’univers.     
Allons donc voir là-bas si nous y sommes !
(...)
Le tout est supérieur à la somme des parties.

Hasard ou prédestination ? Pourquoi et Comment ?
Au-delà du miroir – Les arcanes de l’univers

Qu’y a-t-il derrière le « réel voilé » ? Quelle est la vraie nature de notre monde ?
Comment est né notre univers ? A-t-il été engendré ou bien s’est-il auto-généré ???

Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? s’interrogeait – comme a pu le faire tout un chacun – Gottfried Wilhelm Leibniz (1646 – 1716).

Notre Univers a-t-il jailli du "néant" ? N’était-il / N’est-il qu’un point perdu dans le rien, un rien égaré dans le vide ? A-t-il vraiment pu être créé ? Et si oui, véritablement ex nihilo ? Et par quelle incommensurable Force ? Par quel prodigieux Miracle ?… Comment l’Univers a-t-il pu naître d’un presque "rien", d’un point si insignifiant, d’un grain plus infime que la plus infime des poussières ?

Le Cosmos est-il vide de vie et de sens ? Les mondes sont-ils gouvernés par des forces créatrices totalement aveugles ? Ou bien y a-t-il un ordre primordial derrière le désordre apparent ? Le hasard préside-t-il à l’existence et la destinée du Tout ? Ou alors se pourrait-il qu’un Principe organisateur, qu’un Dessein le sous-tende, qu’une main invisible (pour reprendre la terminologie du socio-économiste Adam Smith) le guide (ou tout au moins l’ai guidé au départ) ?        
Voilà quelques questions fondamentales qu’invariablement l’homme se pose depuis qu’il est homme, depuis qu’il arpente la surface de la Terre.          
Une question métaphysique, oui, une sacrée énigme, un immense mystère, pour clore ce chapitre…
     
S’il y a une différence avérée entre la réalité subjective, c’est-à-dire le monde tel qu’il nous apparaît et sa Réalité ultime,… alors, qu’y a-t-il donc au-delà du monde manifesté, derrière l’écran géant, derrière le décor génial, visible et palpable du Grand Livre de la Nature ? Quel secret abritent ses coulisses (et ses constellations) ? Qu’est-ce qui règne derrière la façade - trompeuse - de la matière ? Qu’y a-t-il au-delà de l’information qui la structure ? Que masque ce voile, que cache ce vaste mirage ? Qu’y a-t-il au-delà du visible infinitésimal, et au-delà de l’infiniment grand ? Qu’est-ce qui sous-tend - et soutient - le cosmos tout entier ? Quelle étoffe, quelle trame de fond tisse l’Invisible ? De quelle nature est-elle ?
Quelle est la Cause première, la Cause ultime de l’univers ? La Cause de toutes les causes ? Qu’est-ce que cette mystérieuse Lumière primordiale qui baigne le cosmos ? Quelle est donc l’essence fondamentale de l’Univers ? Quelle en est sa substance ultime ?…  

… Des NOMBRES ? Un RÊVE ? Un ESPRIT ? Une CONSCIENCE ???

That is The Very Very Big Question !…

« Les nombres sont au sein de tout ce qui existe. » (Pythagore) (v. 570 av. J.-C., v. 480 av. J.-C.)


Nb : Cher lecteur, il me faut, avant de nous aventurer plus loin, apporter ici une précision d’importance pour dissiper toute ambiguïté. En effet, et pour qu’il n’y ait aucun équivoque possible sur mon système de pensée, je tiens à très clairement préciser que je ne souscris et n’adhère en aucune façon aux doctrines niaises, simplistes et réductionnistes du Créationnisme – comme à ses multiples dérivés – qui fleurissent depuis quelques décennies, spécialement outre-Atlantique. Ni, bien évidemment, ne le les cautionne de quelque manière que ce soit.

Un inconcevable prodige
Complexification croissante – Le "grand" Laboratoire de la Vie

Les nombreux et savants travaux des mathématiciens et des physiciens - entre autres - apportent un éclairage scientifique exceptionnel, de premier ordre, à cette monumentale, universelle et intemporelle interrogation métaphysique évoquée ci-avant… En effet, leurs découvertes semblent corroborer – ou au moins appuyer – l’enseignement multimillénaire des grandes traditions spirituelles et religieuses quant à l’existence d’un Principe Créateur de l’Univers.

La grande vertu du Ciel et de la Terre s’appelle Vie, nous enseigne le Livre des mutations.


L’univers, un système incroyablement ordonné – et tout particulièrement à l’"instant" précédant le « big bang »  
Oui, devant le proprement stupéfiant, vertigineux, sidérant, réglage des conditions initiales qui ont présidé à la création de l’Univers, devant ce formidable, génial, prodigieux ! ajustement – plus que saisissant de précision et époustouflant d’efficience – des constantes (physiques) fondamentales qui le charpentent depuis lors (*), et tout spécialement devant les relations, interactions et imbrications de ces paramètres, l’on ne peut que tomber en arrêt – et pour d’aucuns, en extase –, rester définitivement perplexe, ébahi, ou encore ébloui, « scotché », cloué, éberlué, devant le prodige accompli… Des exemples de ces paramètres de folie ? La constante cosmologique, la constante de gravitation, la valeur de la force électromagnétique, la vitesse de la lumière, les charges électriques au sein des atomes, la masse des neutrons, et puis aussi la constante d’Archimède, à savoir le mythique, étrange, hallucinant, le fabuleux, transcendant, surnaturel π (pi), etc.

(*) Constantes universelles qui organisent et gouvernent non seulement l’univers dans sa structure même (infra- et super-), mais aussi tout ce qu’il contient jusqu’aux plus infimes des détails de notre monde physique. Rien, strictement rien dans l’agencement de la nature, n’est laissé au hasard.

« Je n’ai jamais pu penser avec Épicure que le hasard, qui n’est rien, a pu tout faire. » (Voltaire) (1694 – 1778)

Alors, au final, l’univers est-il la somme complexe de ses seuls enchaînements erratiques et endogènes sans fin ? Uniquement l’aboutissement, certes déconcertant, de contingences et vicissitudes sans nom ? Est-il le produit sensationnel, inconcevable, d’un heureux – ou malheureux – accident ? Est-il, sommes-nous, le fruit d’une incroyable – d’une impossible ! – coïncidence, d’un hasard cosmique inouï, d’un prodigieux miracle ? Ou bien le monde est-il la résultante plus que grandiose d’un processus divinement pensé, calculé, organisé, orienté, guidé ? L’œuvre d’une Puissance dépassant tout entendement ? L’œuvre d’un Esprit à jamais insondable, véritablement incommensurable ?

À cette question brûlante - pour nous - de sens et de conséquences, et devant cet ahurissant constat, devant ce fascinant – surréel ! – faisceau concordant d’un réglage si extraordinairement précis, devant cette conjonction saisissante dépassant de loin l’entendement humain, un cercle toujours croissant de mathématiciens, de physiciens, de chercheurs – et découvreurs –, pourtant on ne peut plus cartésiens – dont des fameux et des plus illustres encore –, largement depuis plus d’un siècle, et en résonnance avec les grands savants de l’antiquité, se rangent unanimement à l’idée d’une époustouflante, extravagante, inouïe, surnaturelle, Harmonie préétablie de l’Univers tout entier !!!…
Il en est même qui développent l’intime conviction d’une influence universelle manifeste, d’une prédétermination titanesque, proprement sans nom, d’une fantastique, géniale, sublime, Intelligence créatrice à l’origine du cosmos.

C’est profondément conscient de cette hallucinante précision, de cet invraisemblable - pour ne pas dire impossible - réglage des paramètres fondamentaux de l’univers, qu’A. Einstein – à la suite de bien d’autres chercheurs de génie – reconnaissait humblement que « Dieu ne joue pas aux dés (*) ».
(*) Réponse formulée par le célèbre physicien à l’encontre de la décohérence (incertitude) soutenue par la physique quantique alors encore débutante.

« Nous ne sommes pas le résultat d’un simple accident cosmique. » (George Smoot)

Mais alors… si Harmonie préétablie, Ordre profond invisible, Lois Absolues vraiment il y a,… alors Qui ou Quoi en serait le génialissime Auteur-Créateur, le brillantissime Organisateur ???… Et - question non subsidiaire pour nous -, pour Quoi ??? Pour quoi faire ???…

Autant reconnaître aussitôt, bien entendu, qu’à contre-pied de cette interprétation, qu’à l’opposé de cette vision, les esprits critiques, sceptiques ou revêches réfutant catégoriquement cette explication, se demandent immanquablement - plus ou moins poliment, ou sévèrement - si ces scientifiques en question ne souffriraient juste pas d’une divagation neuronale, d’un dommageable et irréversible échauffement cérébral, ou simplement encore s’ils ne versaient pas là dans une - facile, doucereuse mais ô combien fâcheuse et débile - dérive mystique (*) ???…
(*) : On pardonnera d’autant plus volontiers à ces chercheurs de génie que l’on sait que fondamentalement ces disciplines portent – et même excellent – à dériver et intégrer.

« Le hasard est le mécanisme se comportant comme s'il avait une intention. » (Henri Bergson) (1859-1941)

Dans ce gigantesque puzzle, dans cet infini kaléidoscope qu’est l’univers, la découverte en 2012 (…) du boson BEH, encore commodément appelé boson de Higgs – ou selon quelques intrépides, la particule-dieu – s’apparente, à l’instar du conte (cf. Hansel et Grethel), à un nouveau et précieux petit caillou trouvé sur le long, le très long chemin – non balisé – de la Connaissance. Histoire à suivre… 

« Nulle chose ne se produit fortuitement, mais toutes choses procèdent de la raison et de la nécessité. » (Leucippe) (~460 av J.-C. – ~370 av J.-C.)

Alors hasard ou nécessité ? Quoi qu’il en soit, qu’elle que soit la réponse, la splendeur du monde ne s’en trouve pas amoindrie, altérée, l’univers n’en demeure pas moins extraordinaire et nos vies pas moins précieuses. Plus est, même. Les deux conceptions – qui développent chacune un argumentaire cohérent – ne me paraissent pas totalement incompatibles, pas complètement irréductibles l’une à l’autre. En effet, si le prodigieux cours des astres, le dantesque déploiement cosmique, la longue et titanesque pérégrination de l’univers, l’incroyable arborescence de la vie et l’extrême foisonnement de l’évolution biologique, semblent bien suivre les chemins du hasard (hasard des rencontres, de la génétique,…) et le "jeu" de la sélection naturelle, la fixation des conditions initiales, la création – ou si vous préférez, la naissance, l’émergence – de l’Univers, par contre, répond - peut-être - davantage à un dessein intelligent, à un projet réfléchi singulièrement confondant.

« L’au-delà n’a pas de religion. » (Patricia Darré) 

L’idée selon laquelle l’univers paraît effectivement tendre vers la vie et la conscience fédère un nombre croissant de scientifiques et de chercheurs - dont des prestigieux. Cette thèse a du reste reçue, dans la deuxième moitié du 20e s., dans un domaine connexe, l’appui notable d’Ilya Prigogine, entre autres brillants chercheurs (cf. ses « structures dissipatives » et l’auto-organisation des systèmes).

Ainsi, se pourrait-il que le chant d’un rossignol, le parfum d’une rose, la musique d’un Bach, d’un Mozart ou d’un Beethoven, l’immortalisation de la Joconde sous les traits de la Mona Lisa par de Vinci, la Vénus peinte par Botticelli, ou encore le rire d’un enfant, entre mille et un autres exemples, aient pu être, parmi un catalogue de virtualités prodigieusement insondables, pensés, imaginés, potentialisés, esquissés, ébauchés, composés, consignés en filigrane dans les invraisemblables, impénétrables et célestes Plans du Grand-Architecte-en-chef ? Sont-ils le fruit du plus pur des aléas, ou bien ont-ils éventuellement pu être planifiés, inscrits en latence quelque part dans les desseins du génialissime Artiste Créateur, et ce dès la genèse – voire dès la conception – de l’univers… c’est-à-dire il y a longtemps, longtemps, très très très longtemps avant leur somptueux déploiement, avant leur exquise occurrence, avant leur enchanteresse expression… pour notre immense bonheur, pour le ravissement de nos yeux et de notre âme ?

Si, comme l’expliquait le paléontologue Stephen Jay Gould (1941 – 2002), grand partisan de la contingence évolutionniste, « le temps transforme l’impossible en inévitable »… alors, a postériori, l’inévitable n’apparaît plus vraiment comme impossible, ni même comme une réelle surprise… La finalité n’est-elle pas contenue dans le germe ? Il suffit de laisser le temps au temps… Et qui donc dispose mieux de ce temps infini, si ce n’est l’Éternel Lui-même ?

La vie trouve toujours son chemin.

L’Alpha et l’Oméga
Et Dieu dans tout ça ?

De toute façon, à mon sens, il n’y a là, très logiquement, pas trente-six solutions possibles : ou bien un Principe créateur est à l’origine de l’univers (supposément) "réel" dans lequel nous évoluons – même "sorti de la cuisse de Jupiter" –,… ou bien nos vies et tout leur environnement ne sont, du début à la fin, qu’illusion ou rêve… dans l’esprit méga puissant et fertile d’un « Ailleurs »…

L’Une comme l’Autre, Essence primordiale que l’on pourra à sa guise, à sa conviction, nommer ou Absolu, ou Dieu – et tous ses innombrables avatars et substituts –, ou Grand Architecte, ou Tao, ou Origine…    
Les deux hypothèses, me semble-t-il, impliquent une Entité "supérieure", autonome, transcendante, potentiellement englobante.

… Comme deux infinis qui se rencontrent…        
Et si, d’aventure, au final, le Dieu d’Einstein et le Dieu des religions se connaissaient ???… Et si jamais ils se connaissaient même très bien ???!!!…        
(…) 

Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut, et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas… (Table d’Émeraude, Hermès Trismégiste)        

… Cherchez. Réfléchissez. Méditez. Lisez. Renseignez-vous… Je ne peux que vivement vous encourager, vous inciter à vous forgez votre propre idée sur ce sujet incontournable, essentiel, existentiel…

La vérité est infinie.

L’expérience la plus belle et la plus profonde que puisse faire l’homme est celle du mystère. C’est sur lui que se fondent les religions et toute activité sérieuse de l’art ou de la science. Celui qui n’en fait pas l’expérience me semble être sinon un mort, du moins un aveugle. Sentir que derrière tout ce que nous pourrons découvrir il y a quelque chose qui échappe à notre compréhension et dont la beauté, la sublimité ne peuvent nous parvenir qu’indirectement, voilà ce que c’est que le sentiment du sacré, et, en ce sens, je peux dire que je suis religieux. Et il me suffit de pouvoir m’émerveiller devant ces secrets et de tenter humblement de saisir par l’esprit une image pâlie de la sublime structure de tout ce qui est(Albert Einstein) (1879 – 1955)

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