l’hygiène intestinale

Derrière les préjugés et les tabous
En-deçà - ou peut-être au-delà - des appâts rances

 

La beauté – et la santé – naissent de l'intérieur

La beauté de l’être, signe de santé

De l'importance du bon fonctionnement intestinal dans le maintien de la santé

L’histoire des lavements intestinaux : une très ancienne - et respectable - pratique toujours d’actualité.

De tout temps et en tous lieux – les traditions du monde entier nous le rappellent –, l’homme a considéré le bon fonctionnement et l’hygiène de son intestin comme fondamental pour sa santé.
Aussi, a-t-il très tôt développé des méthodes et des techniques de nettoyage intestinal pour préserver et régénérer au mieux ce précieux mais complexe et fragile écosystème (cf. l’universalité de l’usage des purges, du jeûne, des diètes et des lavements dans toutes les grandes traditions thérapeutiques et sur tous les continents : médecine égyptienne, chinoise, ayurvédique, hippocratique, essénienne, islamique, amérindienne, inca, etc…).

L’irrigation du côlon est la variante moderne et perfectionnée du lavement intestinal ancestral, pratique multimillénaire qui appartient aux grandes méthodes d’hygiène et de prévention préconisées depuis toujours par les hygiénistes-naturopathes.

Jugez-en donc par vous-même (cf. les développements qui suivent).

« Toutes les maladies débutent dans l’intestin. » (Maxime attribuée à Hippocrate de Cos) (vers 460–370 av. J.-C.)


Hygiène… vous avez dit hygiène…          
Pile-poil

Dans une société qui à l'évidence se soucie tant de l’apparence physique et de la propreté corporelle (cf. la panoplie impressionnante de savons, crèmes, déodorants, parfums, dépilatoires, exfoliants, désinfectants, etc. du commerce), l’hygiène doit-elle se borner à être seulement externe, se résumer uniquement à ce qui se voit ? Ne pourrait-elle pas aussi être - un minimum au moins – interne et concerner de ce fait ce qui n’est pas visible de prime abord, ce qui est - ou semble - « caché » ?
Sans tomber dans le compulsif ou l’obsessionnel(*), une hygiène de vie saine considère l’être dans son ensemble et sur ses différents plans, son extérieur comme son intérieur.

(*) : Oui, gardons-nous - sereinement - de verser dans toute fixation, de tomber dans une obsession - compulsive ou non, phobique ou non - de quelque ordre qu’elle soit : nutritionnelle, transitionnelle, défécationnelle, narcissique, microbienne, etc. etc. (je vous fais grâce des terminologies psychiatriques ad hoc).    
(…)

« Un colon propre est la meilleure assurance-santé que nous puissions jamais avoir. » (Norman W. Walker) (1886 – 1985)

Étant bien précisé que le qualificatif propre signifie ici non encrassé, régulièrement entretenu et nettoyé, en bon état de fonctionner (et non pas récuré, aseptisé, stérilisé,…).        

En guise d'entrée en matière(s),
Mettons donc directement les pieds dans le plat, entrons sans détour dans le vif du sujet

Vous êtes-vous déjà, un jour, posé l’une ou l’autre de ces questions : « Suis-je confortable ou inconfortable dans mon ventre ? », « Suis-je en paix avec mon ventre ou en guerre contre lui ? », « Mon ventre est-il en paix ou en guerre avec moi ? », « Est-ce que j’aime mon ventre ou est-ce que je le déteste ? », « Mon ventre est-il pour moi… Un ami ? Un étranger ? Un ennemi ? », « Est-il pour moi source de plaisir ? Ou source de déplaisir ? »…          
Se pourrait-il que les rapports que vous entretenez avec votre « ventre » puissent, assez fidèlement, refléter votre état de santé ?            

« La plupart des problèmes de santé répandus aujourd’hui dans les sociétés industrielles sont dus à une mauvaise hygiène intestinale. » (Dr Bernard Jensen) (1908–2001)  

Disgrâce notable et mauvaise presse
L’intestin, un emmerdeur ??                

L'art de digérer  Je gère ou je digère ; je dis ou je gère

Je digère, tu digères, il/elle digère, nous digérons, vous digérez, ils/elles digèrent…Etc., etc.     
Jusqu’à preuve du contraire, le verbe « digérer » se décline aux deux genres, à toutes les personnes du singulier comme du pluriel, ainsi qu’à tous les temps, à tous les modes, du simple au composé, du futur à la forme antérieure, de l’indicatif au conditionnel, en passant par l’impératif, l’imparfait, le participe, le subjonctif (avec ses inévitables chausse-trapes pour les profanes – et pas seulement – mais aussi ses drôleries, surtout aux oreilles inaccoutumées(*)) sans bien sûr oublier le plus-que-parfait – qu’il serait bien fâcheux d’omettre !…
Et vous savez très certainement aussi qu’il porte sur l’« e » radical un accent tantôt aigu tantôt grave. Accents en l’occurrence alternés qui toutefois ne se cumulent jamais pour, en tournant circonflexe, faire porter le chapeau…       
Par ailleurs, ces premiers constats de conjugaison s’appliquent tout autant aux verbes cités ci-après… Et tout ça n’est pas qu’un jeu !                       
(*) : Par exemple… Il eût été préférable que nous digérassions avant de nous remettre à table.

Lorsque les tripes font les pitres, l'esprit s'embrume...

Pourquoi tant de circonvolutions pour satisfaire un besoin aussi nécessaire que naturel ? Pourquoi donc faire simple lorsqu’on peut faire compliqué ?!
Si respirer, manger, boire, dormir, rêver, aimer, rire, bouger, etc. sont des verbes volontiers associés à « vivre », à l'inverse, digérer,… uriner,… péter et, plus encore, déféquer, ne sont que très rarement cités dans cette liste des fonctions vitales… alors que ces besoins physiologiques sont tout autant indispensables à la vie que les premiers nommés.

Pourquoi donc la vie nous fait-elle cacher ces choses… ou plus exactement, pourquoi cachons-nous ces choses de la vie ?… Est-ce là un pur hasard ? Un simple oubli ? Ou bien une forme de schizophrénie ordinaire ?
(…) 

De l’universalité, de l’ambivalence, et du sens caché des mots/maux

Un constat élémentaire : les « intestins » sont souvent malaimés… et tout spécialement le gros intestin (ou côlon) généralement regardé comme un pis-aller, un casse-pieds, un rebelle, un fouteur de m....(*) !
Aussi, les professionnels qui s’en occupent - et préoccupent - sont-ils parfois encore déconsidérés voire dénigrés. Son qualificatif d’opulence en serait-il la cause ? Ou bien est-ce le si redouté péril fécal qui, aux yeux de la science, en ferait des pestiférés, des Intouchables ?!… À moins encore que l’obscure pratique des aruspices – ces devins de l’antiquité qui auguraient de l’avenir à l’examen des entrailles – soit pour quelque chose dans cette franche – et regrettable – disgrâce !        
(*) Peut-être connaissez-vous la petite histoire À la recherche du chef…            
(…)   

Longtemps mésestimé, négligé, déprécié par la médecine conventionnelle qui le regardait il y a à peine une dizaine d’années encore (au tournant des années 2000) comme un sous-organe, comme un vulgaire et stupide tuyau, comme un simple et trivial éboueur (!), le côlon a, ces dernières années, (re)gagné des lettres de noblesse, confirmant ainsi le bien-fondé des approches traditionnelles authentiques et l’étonnante clairvoyance des Anciens. En effet, l’importance stratégique des intestins et de leur bon fonctionnement dans le maintien de l’équilibre global de l’organisme et de sa bonne santé, de même que leurs implications dans une multiplicité – pour ne pas dire une majorité – de pathologies (allant de troubles mineurs jusqu’à des maladies graves) commence à être entrevues ou reconnues par la recherche scientifique récente(*).    

Et insister sur cette importance stratégique des intestins ne signifie pas, bien entendu, nier pour autant, le caractère vital, ou diminuer le rôle crucial des autres organes et tissus de l’organisme. Même si la thématique est à la mode, il ne s’agit pas pour autant de passer d’un extrême à l’autre et de faire injustement de l’intestin une superstar. Il convient tout simplement de lui rendre son rang, mais tout son rang. Car tout a sa place et sa fonction. Que peut le cœur sans poumons ? Que peut le cerveau sans intestins ? Que peut le ventre sans le dos ?… Tout est important. La fonction crée l’organe. En vérité, existe-t-il quelque chose seulement par hasard ?               
Il semblerait effectivement que plus l’homme se considère « civilisé » et plus il rejette la Nature, sa nature, et dénigre ses origines.   
(*) : 200 maladies en lien direct ou indirect avec l’intestin sont aujourd’hui répertoriées.        
(…)

« L’intestin est la ligne de vie et d’énergie de notre santé. » (Michael Gershon)

Pour nombre d’entre nous, il n’est pas aisé d’évoquer l’hygiène du côlon et des intestins. Que peut-il y avoir là de si honni, de si honteux ?             
(…)

Nous maltraitons notre organisme – et donc aussi notre tube digestif – comme nous maltraitons notre environnement.

Notre tube digestif (aussi) est un grand être sensible(*) comme vraisemblablement vous l’êtes globalement vous-même. Il est en effet d’une part, bien évidemment, grandement - et doublement - réceptif aux aliments et autres substances qu’en ingérant nous lui faisons unilatéralement partager, et d’autre part fortement influencé par notre état émotionnel général sur lequel d’ailleurs il ne se prive pas de rétroagir au gré de ses humeurs. Car bien entendu il nous rend sans état d’âme aucun – et malgré les nôtres !… –, tout ce que nous lui faisons subir.
(*) Et pas seulement le noble cœur – qu’il lui arrive du reste de parfois sérieusement contrarier.

« La santé ne se conçoit pas autrement que par l’entremise d’intestins en parfait état. » (Dr Georges Mouton)

Le mode de vie moderne (alimentation dénaturée et chimiquée, sédentarité, stress, pollutions multiples,…) malmène particulièrement la sphère digestive, contrariant à la fois l’assimilation et l’élimination, perturbant le transit, et causant des troubles fonctionnels plus ou moins marqués. Tous ces dérèglements favorisent - ou contribuent à - l'apparition de maladies diverses et variées, maladies n’ayant souvent aucun lien apparent avec la sphère intestinale ou digestive d’origine.         
Ainsi la recherche en ce domaine fait régulièrement état de nouveaux liens inattendus comme par exemple ceux entre la flore intestinale d’une part et d’autre part l’obésité, le fonctionnement du cerveau, le diabète de type 2, les maladies auto-immunes, l’asthme, et selon toute vraisemblance bien d’autres pathologies encore.    

Remarquons ici les incidences majeures du stress chronique – devenu maladie du siècle – qui, par ses incessants et sournois coups de boutoir, ébranle profondément nos êtres et nos vies. Entre autres nombreux et délétères effets sur l’organisme et sur la santé, non seulement il forge, par un mécanisme réflexe de défense - à l’insu de la victime - une véritable armure musculaire "externe" réactionnelle (cf. W. Reich) piégeant et paralysant progressivement l’individu, mais il vient également fortement impacter (perturber, entraver) le canal alimentaire et spécialement le segment intestinal qui se contracte, se crispe, se spasme – voire parfois se bloque – et ainsi dysfonctionne graduellement. Et ces incidences physiques sont d’autant plus marquées que le refoulement et la répression émotionnelle – conflits internes, potentiellement puissants générateurs de névroses – sont importants.

« Les hommes s’affligent des effets mais s’accommodent des causes. » (J.-B. Bossuet) (1627 – 1704)

À quoi s’ajoute le cortège fâcheux - et la liste est longue ! - de l’impact du (di)stress sur l’équilibre physique et psychique, et notamment l’altération pernicieuse de la perméabilité intestinale, l’acidose consécutive, et l’épuisement (à terme) des systèmes nerveux et hormonal (autres vastes et épineux sujets).

Manger, avaler, ingurgiter, certes… encore faut-il ensuite digérer… ¿i

C’est parce que notre intestin est le lieu d’innombrables et complexes interactions, que son bon fonctionnement conditionne la santé globale de notre organisme.

L’état de nos intestins détermine notre santé bien plus qu’on ne le suppose habituellement. Ils y participent autant que les organes communément considérés comme « nobles », même si les symptômes de leur dysfonctionnement souvent commencent à bas bruit et se manifestent rarement d’emblée de manière spectaculaire.
(…)

Dis, ça sert à quoi un intestin ??

Le gros intestin, un organe épurateur essentiel de l’organisme

Depuis des lustres, les si fréquents problèmes et perturbations chroniques du transit intestinal – constipation, diarrhée, alternance des deux, ballonnements, flatulences, côlon irritable et irrité, etc. – (et ceci parfois dès l’enfance) sont amplement banalisés, les incidences minorées ou réfutées,… appuyés en cela par la plupart des "grands" experts, superbement télégéniques, copieusement médiatisés, avec force larges sourires avenants et enjôleurs… C’est une platitude que de constater qu’il y a des prescripteurs et des spécialistes que ça ne dérange pas le moins du monde que l’on patauge et baigne continuellement dans ses déchets et ses ordures – et même qui considèrent cela comme une banale « normalité ». Cela est leur croyance. Au mieux vous conseille-t-on, par ex. contre une constipation (déjà bien avérée), quelque laxatif, ou contre une diarrhée quelque anti-diarrhéique, traitements anti symptomatiques phares dont vous allez vite devenir accro et dont l’efficacité décroît à mesure que la fréquence d’utilisation et laiatrogénicité augmentent.
À l’inverse, nous naturopathes, nous avons toujours affirmé - et continuons d’affirmer - fermement le contraire : un transit normal doit - habituellement - nous amener aux toilettes au moins une fois par jour, pour y déposer sans effort des selles bien moulées.

Le gros intestin n'est pas qu'un simple et trivial tout-à-l'égout !

« La mort commence par un côlon obstrué. » (Élie Metchnikoff, prix Nobel de physiologie-médecine) (1845–1916).

Jardiner son terrain

Les deux ! mon capitaine          
Une bonne digestion consiste à la fois en une bonne assimilation ET en une bonne élimination (intestinale notamment). L’une ne peut pas aller durablement sans l’autre.
Lorsqu’en médecine naturelle, on parle d’entretenir le « terrain » (le terrain biologique), comment pourrait-on – à part ingénument faire l’autruche – oublier ces cinq ares(*) de muqueuse digestive, ces 100.000 milliards de bactéries qui la colonisent, les trois quarts du système immunitaire qui s’y concentrent, et le réseau de 200 millions de neurones qui sous-tendent l’organe !!!
Tous ces minuscules et précieux acteurs de notre santé vivent en étroite symbiose, dans un équilibre très précaire. Gare aux luttes et aux guerres intestines ! Dès lors, il est utile de savoir que l’on ne joue absolument pas impunément avec ce milieu, avec ce microbiote, avec toute cette faune ou cette "flore". L’on pourrait bien sinon avoir du mal à digérer certaines choses… et douloureusement l’apprendre à ses dépens.          
(*) Voire, selon certains spécialistes, près d’un demi-hectare…

Il n’existe qu’une seule maladie : l’auto-intoxication, le corps s’empoisonnant lui-même. Ce sont les déchets répandus dans l’organisme qui le tuent. (Victor Earl Irons) (1895–1993)

Question… discrète… ou indiscrète ?…

Où l’on s’informe assidûment du bon déroulement des affaires conclues au… schtroumpf
Où l’on s'enquiert promptement de l'assiduité de la purge du ventre

La fréquentation du cabinet comme indice de bonheur. La fosse d’aisance, réceptacle de notre qualité de vie. Nos déjections, mesure de notre bien- (ou mal-) être.

« Ça va ! » Et vous, « comment allez-vous ? » Vous connaissez la ritournelle… Combien de fois par jour cette sempiternelle, lapidaire et - apparemment - si innocente (!) question est-elle posée pour, au sens premier (et souvent sans le savoir), s’enquérir de la chose… ?!
Quelle drôle d’expression ! Aller du ventre. Quelle curieuse formule. Aller à la selle. Vestige singulier et tenace, gravé dans le marbre des mots, d’un temps héroïque où l’on prenait moult diligence - et faisait même grand cas (on peut le dire) ! - de la fréquentation assidue de son trône ainsi que de ses nobles activités et hautes fonctions… intestinales !

Quand l’intestin va, tout va, résume-t-on parfois.

Là où y a d’la gêne, y a pas d’plaisir, affirme-t-on volontiers. Et je serais même tenté d’ajouter : Et là où il n’y a pas de plaisir, il se pourrait bien qu’il n’y ait point non plus la pleine santé.

« Le bon rire part du ventre, c’est pourquoi les grands cerveaux sont si tristes. » (Jean L’Anselme) (1919 – 2011)

Il semblerait bien que lorsque nos deux cerveaux, celui de la tête et celui du ventre, sont au diapason, lorsqu’ils sont en harmonie, lorsqu’ils coopèrent en bonne intelligence, nous allions bien… Et qu’à l’inverse, nous allions moins bien, et parfois beaucoup moins bien, lorsque la zizanie s'installe, lorsque le tohu-bohu gagne entre eux, lorsque la cacophonie règne.
Serait-ce ainsi que nous réalisons ou bien, avec plénitude, l’unité intérieure, l’unité salvatrice et libératrice de notre être…, ou bien au contraire, que nous installons en nous la dualité (la schizophrénie), que nous fêlons, fragmentons, fracturons gravement notre être ?

« La manière dont on digère décide presque toujours de notre manière de penser. » (Voltaire) (1694 – 1778)

Les liens et les analogies entre le cerveau céphalique (tête) et le cerveau entérique (ventre) sont considérables et extrêmement riches d’enseignements. Pour preuve, nombre d’expressions populaires scellent cette alliance - ou désalliance - du "haut" et du "bas", pour le meilleur et pour le pire, et les philosophies orientales sont à ce titre très évocatrices.

« J’ai le ventre noué », « Je me fais de la bile », « Ça me gonfle ! », « Je n’arrive pas à l’avaler », « Je ne le digère pas », « J'ai la peur au ventre », « Je suis estomaqué », « J'ai l'estomac dans les talons », « Quelle tête de constipé(e) ! », « Ça me fait chier ! », « C'est la chiasse ! », « J’en ai plein le cul ! », etc. sont des expressions que nous avons tous entendues… et parfois même formulées.
(…)

Nb : Avis aux "distraits" – il y en a toujours.
Certains maux digestifs peuvent aussi renvoyer à nos difficultés à assumer nos engagements. Cf. certains actes manqués, comme par exemple des rendez-vous malencontreusement "oubliés", fortuitement non honorés… 
Ah zut ! J'y ai plus pensé !
Mais on vous aura cependant attendu.

« Celui qui n’a pas le ventre en ordre pense de travers. » (Lao Tseu) (5e siècle av. J.-C. – 4e siècle av. J.-C.)

Avons-nous les mêmes gènes ?

Court abrégé de sagesse populaire – Petite anthologie de sapience ordurière –
Pot-pourri de cabinet – Réflexions de chiottes

Du besoin de purger  De l'obligation de vidanger
Là où nulle procuration/délégation n'a cours

De l’art de déféquer ou comment bien déposer sa pêche dans la cuvette
La grosse commission, un bon baromètre de santé

À défaut d’être pittoresques ou romantiques, voici 4 ou 5 "petits" détails(*1) d’ordre pratique – bien souvent ignorés ou négligés – revêtant pourtant aussi quelque importance du point de vue sanitaire…
Aller aux toilettes(*2) : aller à la selle… ou… passer sur la sellette… ?
Selles sans équidé ni vélocipède
(*1) : Ne dit-on pas usuellement que le diable se cache dans les détails…       
(*2) : Le pluriel sous-entendrait-il qu’il faille en visiter plusieurs avant d’en trouver un de propre ou de convenable ? Signalons au passage que nos amis Belges emploient en l’occurrence le singulier.

Signature par les… crottes

Conformation - conformité - et régularité requises au nom de la santé, et non pas au motif de quelque obscur dogme comme le pensent trop facilement encore d’aucuns « spécialistes ». Pour une bonne compréhension, risquons une petite métaphore… Que diriez-vous si par exemple vous étiez chef pâtissier et que votre commis vous livrait communément des cookies ou encore des truffes ou des truffettes en lieu et place des… éclairs au chocolat habituellement commandés ?

Ou bien, si vous n’aimez pas le chocolat… et préférez regarder la nature… Auquel cas… Comment dire ?… Par ex. les vaches font bien des bouses, les lapins - et les caprins - des crottes, tandis que la basse-cour étale fièrement ses colombines, etc… ou me trompe-je ? À peu près chaque espèce animale détient sa marque de fabrique, son propre modèle déposé, non ? Au même titre que les empreintes plantaires ou palmaires, etc. Renseignez-vous donc auprès des pisteurs ou des zoologistes… et spécialement auprès des mammalogistes – sic !…
Alors, pourquoi l’homme – animal qui se considère incommensurablement supérieur aux autres – n’aurait-il pas droit au sien ?!... Ah oui ! ça y est ! Les boues. Les vases. Les guanos. Les fumures. Les ordures. Les fèces. Les pralines. Les florentins. Les marnes. Les colombins ! Les roses… ! Qu’en la matière le vocabulaire est riche… et fleuri !!

De l’envie au besoin… tout également de confort

De l’importance de disposer, pour faire ses « besoins » – ou satisfaire à son « envie » – dans de bonnes conditions, pour se poser en toute quiétude, d’un « petit coin » propre, accueillant et confortable. Lieu d’une utilité humble et tout de solitude - et sollicitude - béni. Et, inévitable corollaire, l’exigence tout aussi compréhensible de le laisser dans ce bon état d’hospitalité en le quittant ! Ce qui hélas est loin d’être le cas partout, hors de chez soi. Et pour ainsi dire, absent dans beaucoup – la plupart ? – des lieux "publics". Ceux qui salissent ne sont pas celles qui nettoient, dit-on communément. (Étant précisé que d’après ces dernières, le masculin ne détient aucunement le monopole de la salissure.)

De très mauvaises habitudes sanitaires – souvent prises dès l’enfance (école,…) peuvent en résulter. Des conditionnements nous poursuivant indéfiniment – et finissant parfois par nous handicaper toute notre vie durant – en sont fréquemment la fâcheuse conséquence. Ainsi par ex. de combien de constipations chroniques ou d’incontinences urinaires, etc. – et leurs cortèges de maux et de désagréments – ces retenues et/ou mauvaises positions physiologiques(*) quasi systématiques sont-elles responsables ?        
(*) : Cf. ci-dessous.

Mais si le charme suranné – confortable ou inconfortable, c’est selon ! – de la petite cabane fleurie au fond du jardin a définitivement vécu, il y a pourtant, de-ci de-là, quelques velléités de revenir à la sobriété des toilettes « sèches » d’antan qui offrent l’énorme avantage d’être très économes en eau et de ne pas gaspiller - et polluer - cinq à dix litres du précieux liquide à chaque "chasse". Et combien de fois par jour chassons-nous rien même que pour nous débarrasser d’un "petit pipi" ?!

La meilleure position : la position primitive
Confort inadapté – Grief de taille contre nos beaux vécés modernes…
(Et puisqu'un petit schéma vaut plus qu'un long discours… voyez donc ci-contre)

Comme nous, ils grandissent beaucoup plus vite que notre sagesse. Et sans aucune intention de jouer l’enfant gâté.
Pour respecter la physiologie humaine, il faudrait réformer les WC actuels – oui, y compris les plus luxueusement raffinés(*). En effet, leur cuvette, beaucoup trop haute, ne permet pas une saine et efficace poussée exonératrice (évacuatrice)… En ce sens, elles s’apparentent en réalité davantage, aux yeux de certaines populations traditionnelles du globe, à de vraies toilettes pour… handicapés ! Les W.-C. les plus adaptés à notre anatomie ont pour nom – nom dont la connotation souvent « barbare » coupe d’emblée toute envie… mais pour autant pas le besoin –… toilettes à la turque, encore dites à la grecque, ou à la bulgare,… ou encore, si vous préférez l’exotisme extrême-oriental, à la japonaise ou à la chinoise… Ou à la façon, à la mode de… nos (lointains) ancêtres – possiblement aussi de chez nous.

Savez-vous planter les choux… ?

Joli petit voyage impromptu – dans l’espace et le temps –, n’est-ce pas ?! Vous avez donc véritablement l’embarras du choix pour élire ou désigner le trône idéal. Certes on y lit beaucoup moins confortablement - et écrit encore moins -, je vous le concède volontiers. Mais en contrepartie, tout en vous allégeant plus facilement de votre offrande, tout en vous vous désencombrant plus aisément, la gymnastique ainsi occasionnée maintiendra longtemps votre bonne souplesse ! Voilà donc du rustique performant !

(*) : Aux antipodes de la chaise percée – Ablutions intimes hautement technologiques
Le must, la reine, la rolls des schtroumpfs, outre son parfait carénage aérodynamique et une cylindrée de rêve, intègre également de nombreuses fonctionnalités plus époustouflantes les unes que les autres dont l’inévitable jet d'eau tempéré - réglable s.v.p. ! - qui « vous lave tout en douceur » aussitôt relayé par un inattendu – mais non moins velouté et caressant – zéphyr, étonnant - et surprenant ! - flot d’air délicieusement épongeant. Ce procédé, assurément, vous restitue en moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire, une sublime peau lisse aux fesses, un périnée "toiletté" absolument rutilant. En prime, le top du siège d’aisances - décapotabilité oblige - dispose de série d’un abattant - automatique (!) - électrique, lavant et chauffant – NDRL : et fort probablement aussi dégivrant… Bref, de quoi, convenez-en, vous rendre furieusement accro au Petit Coin !              
Et c’est encore sans compter l’arrivée, imminente, de la climatisation et du pack shampouinage-crémage-lustrage aujourd’hui en ultime phase d’homologation.

Quant à l’option léchage - j’anticipe -, facilité à propos de laquelle quelque espiègle, ingénu coquin, fin lécheur, ou encore zélé flatteur pourrait possiblement - et narquoisement - me questionner, je me bornerai ici à laconiquement rappeler que cette pratique – requérant, sauf contorsionniste de l’extrême, par définition même, et quelle que soit la configuration considérée, au minimum deux protagonistes – s’avère si communément répandue, si universellement établie qu’elle constitue sans doute de toute éternité un procédé de thuriféraire ou de caudataire empressé on ne peut plus complaisamment… éculé.      
Mais la stratégie semble toutefois vouée à des fortunes diverses. Elle peut déboucher sur une fin incertaine, imprévue, aléatoire. Et parfois même perfidement renversante. De ces épilogues dignes de l’arroseur copieusement arrosé se retrouvant Gros-Jean comme devant. Car non seulement la manœuvre peut se retourner contre le louangeur – spolié alors du fruit escompté de ses prévenances, si attentionnées et assidues eussent-elles été –, mais il arrive aussi, comble du burlesque, qu’elle se solde cruellement au préjudice de l’encensé lui-même. Et ceci d’autant plus aisément que ce dernier s’est piqué au jeu.

Nous en connaissons tous au moins un exemple emblématique, une allégorie on ne peut plus explicite… Vous vous souvenez ?… Rappelez-vous votre école primaire… et maître goupil… Tout flatteur vit aux dépens de celui qui l'écoute nous enseigne la fable… Nous voilà prévenu. Cette leçon vaut bien un fromage… J’en doute
Crôa !

Top chrono !

Et puis, autre petit détail pragmatique, insignifiant a priori voire trivial mais amplement révélateur des conditions de santé : notre affaire quotidienne – pour d’aucuns un vrai pensum, pour d’autres un vrai contentement – devrait être "expédiée" très facilement - et intégralement - en une petite minute à peine, lavage (réglementaire) des mains inclus !…    
Emballez, c’est pesé !

Et pour ce faire, une – et une seule – simple petite feuille de papier toilette devrait habituellement suffire pour s’essuyer proprement après être allé à la selle. Et cela pas seulement pour faire des économies de papier, gagner du temps, ou pour faire plaisir à papa–maman…

Insolite, bluffant, contre-intuitif – À rebours
Pénultième réflexion de la série…

Contrairement à ce que la plupart d’entre nous présupposent faussement – on le jurerait presque tant on ne voit vraiment pas comment il saurait en aller autrement –… les selles (fèces) ne sont pas constituées que des résidus alimentaires issus des repas, loin de là d’ailleurs. Elles sont même majoritairement composées de cellules digestives desquamées et de bactéries intestinales. C’est ainsi qu’à chaque vidange, nous éliminons environ dix milliards d’entérobactéries (bactéries qui se renouvellent en permanence, de même que sans cesse se régénère la muqueuse du tube digestif).      
M**** alors, qui l’eut cru !

Précisons au passage que notre tube digestif s’apparente, sur de nombreux critères, bien davantage à celui des herbivores qu’à celui des carnivores et qu’il existe des différences notables entre les selles d’un (humain) carnivore et celles d’un (humain) végétarien. L’étude comparative du système digestif des espèces voisines de la nôtre (par ex.), se révèle d’un autre côté très riche d’enseignements… et de conséquences, notamment en termes d’alimentation/nutrition.  

Dextre ?… Sinistre ?… What a question !

Enfin, et pas le moindre, quelle main doit-on utiliser pour s’essuyer le derrière demanderont peut-être quelques indécis sur le sujet. En réponse à cette possible question, et au risque, cher lecteur de vous décevoir, je me dois de vous informer illico que la naturopathie ne formule aucune recommandation en la matière. Au contraire des préceptes de certaines cultures ou religions… voire, le cas échéant, des prescriptions d’un – aujourd’hui plus totalement improbable – coach spécialisé en ce vaste, complexe et périlleux domaine. Par conséquent, droitier ou gaucher, a priori vous pouvez toujours souffler – ou du moins essayer… !

Nb : Si votre toilette – alors moderne forcément – dispose, comme précisé ci-dessus, d’un système lavant (auto-wash), d’une douche intime intégrée… ce paragraphe tombe, par la force des choses,… plouf !, à l’eau !         
(…)

Petites histoires de GRANDES MISÈRES intestinales
Grondements et soubresauts viscéraux – Lorsque le ventre s’exprime… voire réprime

Organismes sans frontières

Bien évidemment les dysfonctionnements de l’un de nos intestins (intestin grêle, côlon) vont ipso facto retentir sur l’autre, comme ils vont interagir par ricochet, en cascade, avec le foie et d’autres organes ou tissus du corps et rejaillir ailleurs. D’où l’importance d’une vue globale, d’une vision holistique de l’être vivant pour la bonne compréhension de la santé (et de ses éventuels troubles). Et, prolongement on ne peut plus logique, l’intérêt primordial d’une hygiène de vie saine spécifique, adaptée à notre espèce. (…) 
Ce sont toutes ces imbrications qu’il convient de considérer lors d’une consultation, et non pas seulement se cantonner à pratiquer une irrigation du côlon ponctuelle (« sèche ») – vision finaliste spécialement réductrice – qui ne serait alors guère plus qu’un coup d’épée dans l’eau (cf. ci-après).

Des travers de l’engorgement aux contrariétés de la courante
À chacun son rythme

Question de tempo – Just in time ? Ou bien…Trop lent ? Trop vite ? Irrégulier ? À géométrie très variable ?… 
Revenons à nos affaires privées. Juste pour reprendre l’exemple de la constipation - pour vous faire une petite idée de ses répercussions sur l’individu -, regardez donc simplement à une autre échelle, ce qui se passe au niveau d’un logement ou d’une ville lorsque les services d’enlèvement des ordures ménagères (les éboueurs) sont en grève…

Et si vous n’en aviez pas notion - bien que les exemples ne manquent pas -, observez alors l’écologie d’un marécage pour avoir petit un aperçu de la chose…. Les conséquences d’une constipation sur l’organisme sont transposables et similaires. L’emblématique naturopathe français Pierre-Valentin Marchesseau (1911–1994), aimait à résumer la problématique fort à propos en posant malicieusement - et magistralement - la question : Est-ce donc le moustique qui attire le marécage ou est-ce le marécage qui attire le moustique ?

Que cela toutefois ne rassure pas pour autant - désolé ! - les individus souffrant d’un transit trop rapide (diarrhées ou tendances diarrhéiques). Leur situation n’est pas nécessairement plus enviable. Les torrents, en effet - et c’est bien connu -, ont également leurs travers.

Quant aux heureux bénéficiaires d’une horlogerie bien huilée et correctement cadencée, soyez donc conscients de votre avantage et appréciez au quotidien votre fortune !

Précisons que ces troubles somatiques, à des degrés divers, peuvent aussi se transcrire sur le plan psychique.

Et puisqu’un encombrement en appelle généralement un autre, comme une débâcle en entraîne souvent une nouvelle – et ainsi de suite –, autant donc traiter directement la cause plutôt que de s’acharner à vainement soigner les conséquences.

Et pour comprendre tout cela, au moins dans les grandes lignes – ce qui en somme est le plus important –, point n’est besoin d’être un champion de la biochimie ou un as de la physiopathologie.

Inventaire à la Prévert

Et que dire de l'explosion des cas d'allergies et d'intolérances alimentaires, des si fréquentes candidoses (prolifération anarchique du candida albicans) – et des parasitoses en général –, des maladies inflammatoirs chroniques de l'intestin (MICI),... autres pathologies fortement d'étiologie directement intestinale (pour ne citer que celles-là). Et combien d'autres encore (comme par ex. certaines neuropathies dégénératives) dont on suspecte de manière croissante – ou commence à le faire – une origine entérique ?

Il n’y a pas que la violence qui se banalise… Ou, plus justement..., en l’occurrence, c’est une - autre - forme de violence, moins consciente, moins spectaculaire, plus sournoise, une agression interne, intestine, qui ne dit pas son nom mais qui se subit assurément non moins objectivement et quotidiennement.

Ça gaze ?!

Madame, monsieur, les troubles chroniques évoquées ci-avant ne sont pas sans conséquence dommageable sur notre santé à plus ou moins long terme. Dès lors qu’ils sont durables, récurrents, installés, non seulement ils affectent souvent notre confort de vie, mais sapent également plus ou moins substantiellement notre moral et minent insidieusement et à petit feu notre santé. Si tel était votre cas, je vous conseille de ne pas laisser cette situation perdurer. 

Un vieil adage avait le mérite de prévenir sans ambages : Rage du cul fait passer le mal des dents. 
Et le dehors itou. C’est tout dire.

Digérer = Trans-for-mer
Le tube digestif, un formidable outil à transformer le monde (énergie + structure)

Au fait, pourquoi mangeons-nous ?   
Pour rester simple, et abstraction faite des mille et une autres raisons qui nous poussent plus ou moins compulsivement à manger (comme par ex. l’horaire, l’habitude, le réflexe, la gourmandise, le stress, l’ennui, etc.), à ingurgiter des « choses » à la comestibilité toute variable et discutable,… la digestion vise fondamentalement à « transformer » des aliments en nutriments et en énergie dans le but d’alimenter et entretenir la vie (à commencer par chacune de nos toutes petites cellules ouvrières), et non pas (seulement) assouvir une faim ou une soif, si irrépressibles qu’elles puissent être.

Insistons sur le fait que les éléments ainsi absorbés par l'intestin sont d'abord entièrement déconstruits en composants élémentaires pour ensuite être réassemblés en différentes substances selon les besoins - et les disponibilités ! - de l'organisme.

Cf. aussi la page Manger pour vivre… ou vivre pour manger

L’adage selon lequel « rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » (enfin presque tout…), connu depuis l’antiquité, se trouve pareillement vérifié ici.

Notre département Digestion
Petit voyage impromptu à travers notre système di gestif 

Constitué d’une succession de tuyaux et de poches...   
Notre « tube digestif » est un long tube d’environ 8 à 9 m (!) qui nous traverse de part en part, de la bouche à l’anus. C’est une formidable et très performante usine de transformation et d’assimilation des aliments en éléments vitaux pour notre organisme. La digestion est un processus sophistiqué et délicat qui fait appel à un travail mécanique et chimique extrêmement complexe et étonnement efficient – lorsque tout se passe bien. Chaque organe digestif y apporte sa contribution essentielle.      
Schématiquement, chacun de ces segments du tube digestif est constitué de quatre couches différentes de tissus étroitement superposées dont d’une part une double gaine musculaire (assurant la motricité du bol alimentaire) et d’autre part, strate la plus "interne", une muqueuse donnant sur la lumière intestinale - et donc en contact direct avec le contenu intestinal - dont nous reparlerons plus loin.

Il est bon de se rappeler que la digestion débute en bouche (grâce notamment aux sécrétions des glandes salivaires) - voire même dans l'assiette ! -… et que nous avons des dents pour MASTIQUER (broyer, triturer les aliments ingérés) – et non pour la déco.
Avis donc aux individus pressés pour qui le plus souvent le repas « reste sur l’estomac », comme un placard !

Ensuite l’œsophage (tube) achemine les aliments dans l’estomac. 

- L’estomac, justement, est une poche sophistiquée, une sorte de "chaudron" très perfectionné qui remplit de nombreuses fonctions. À l’instar d’une bétonnière, il malaxe et triture le bol alimentaire. Grâce à ses sécrétions, il acidifie (fortement !) le milieu et joue un rôle important dans la digestion des protéines. Beaucoup de stressés chroniques en sont du reste ulcérés.   
Puis, petit à petit, par fractions successives, le bol alimentaire s’engage dans l’intestin. Ce dernier comporte deux segments bien distincts et cloisonnés :

L’intestin grêle (faisant suite à l’estomac) dont la fonction essentielle est d’absorber (avec sécrétion d’enzymes…) les nutriments des aliments ingérés (grâce à une superficie développée très importante et à l’extrême contiguïté des capillaires sanguins et lymphatiques). Des glandes (foie, pancréas) y déversent leur production pour la bonne fin de la digestion. À son extrémité inférieure (iléon), l’intestin grêle s’abouche sur le caecum, partie initiale du gros intestin, un clapet (la valvule iléo-cæcale ou valvule de Bauhin) ayant pour fonction d'empêcher tout retour en arrière du contenu intestinal – des fois que le bol alimentaire avait la mauvaise idée de faire demi-tour !.       

- Le côlon ou gros intestin dont la fonction principale est de réabsorber l’eau contenue dans le chyme (bol alimentaire) – solidifiant ainsi les fèces –, des électrolytes (sodium, chlorure,…), et quelques vitamines.
Effectivement, parce que le processus de digestion – en plus aussi de consommer beaucoup d’énergie – requiert de grandes quantités d’eau, la nature nous a pourvu d’un pertinent et salutaire système de récupération de celle-ci. En le déshydratant grâce à un mécanisme de concentration des matières fécales très précis, le côlon réduit le chyme en une masse +/- solide et souple. Les résidus sont soudés et compactés, formant ainsi les fèces (selles) qui seront par la suite, le moment venu, évacuées par où vous savez, lors de la livraison de la marchandise, ou encore, si vous préférez, lors du dépôt de bilan.

Voilà un inventaire rudimentaire, pour ce qui peut se voir à l’œil nu, se toucher, se palper, de notre tube digestif… Mais ce n’est pas tout ! Il y a aussi ce que l’on ne perçoit pas sans instrument grossissant… Et là c’est tout un monde insoupçonné qui s’y révèle ! En l’occurrence, il s’agit de l’importante – dans tous les sens du terme –, imposante et extrêmement abondante population de micro-organismes qui tapissent la lumière intestinale (soit l’intérieur du viscère, la partie en contact avec les résidus alimentaires), et ce de manière croissante à partir de la deuxième moitié des intestins (en se dirigeant vers la sortie)… Et alors là, je vous garantis qu’il y a du monde, beaucoup de monde, beaucoup, beaucoup de monde ! Une foule profuse s’y affaire – enfin, normalement, lorsque tout va bien !    
Voici donc les chevilles ouvrières qui peuplent notre intestin… nos "lombrics" bien à nous !       
Petit par leur taille, crucial pour notre santé…

- Le précieux et indispensable peuple de nos longs boyaux : le microbiote intestinal (nouvelle appellation de la flore intestinale).
Le tube digestif, en effet, abrite aussi une flore digestive considérable, flore la plus abondante et la plus importante de l’organisme. Les hôtes "normaux" probiotiques (commensauxsaprophytes) en forment l’immense majorité. Cette flore – ou plus justement cette faune – varie en fonction des différents étages de l’appareil digestif et fluctue selon de nombreux paramètres comme l’alimentation, l’état de santé, l’âge, etc. C’est dans le gros intestin que se concentrent principalement ces micro-organismes, faisant de cette flore colique une population extrêmement riche, variée, abondante.
Ces myriades de bactéries (entérobactéries) et autres micro-organismes (vivants) complètent la digestion et assurent des fonctions complémentaires tout aussi cruciales pour notre santé : fonctions physiologiques, immunitaires, protectrices, digestives… Comme par ex. l’« effet barrière » (défense du territoire), la maturation/modulation des défenses immunitaires, la participation à la régulation du transit, la synthèse de certaines vitamines (B (…), K) et acides gras à chaîne courte, le métabolisme (transformation, dégradation, élimination) des éléments résiduels du bol alimentaire (y compris cholestérol et acides biliaires), etc… Organe à part entière, le microbiote constitue en quelque sorte notre 3e cerveau.            

Lao Tseu, cinq siècles déjà avant notre ère l’affirmait et Rabelais - à sa façon et avec les mots de son époque (16e siècle) - nous le rappelle : « Dites-moi comment va votre panse et je vous dirai comment sont vos pensées ».

… Et vous, qu’est-ce que vous en p_nsez ?

Cet autre cerveau…
Petit aperçu de ce qui se passe (aussi) derrière notre… nombril…           

Pour ceux qui en douteraient encore… Notre ventre est intelligent ! Le Quotient Émotionnel du reste s’inscrit là !

Focalisons-nous maintenant spécifiquement sur nos boyaux.           
En ce domaine des découvertes « Scientifiques » – puisqu’aujourd’hui force est de constater que l’on ne jure plus que par la déesse Science (pourtant loin d’être infaillible) –, voici à titre d’exemple, un petit florilège, quelques grandeurs significatives :   

- L’énorme superficie de contact des intestins(*1). L’intérieur de l’intestin n’a rien d’un tube lisse. Déployée, déplissée, développée (mise à « plat »), sa surface est aujourd’hui estimée – intestin grêle et gros intestin(*2) confondus – à environ 400 m2 (soit l’équivalent par ex. d’un terrain de 20 mètres de côté) ! À titre de comparaison, cela représente 200 fois la surface totale de notre peau (2 mètres carrés pour un adulte).
L’estimation de cette superficie ne cesse d’ailleurs d’être révisée à la hausse. Ainsi il y a 10 ou 15 ans, était-elle estimée à 100-150 m2. À l’heure actuelle, certains spécialistes parlent même d’une superficie équivalente à celle d’un terrain de football (muqueuse digestive villeuse et cryptique).

(*1) : Grâce à la combinaison ingénieuse des différents replis (plis transversaux), des villosités et des microvillosités (structure fractale).           
(*2) : Superficie se répartissant comme suit : intestin grêle : 250 m2 (soit l’équivalent d’un terrain de tennis pour le jeu de double) ; côlon : 150 m2.

- L’extrême finesse – et donc fragilité, vulnérabilité – de cette muqueuse intestinale. Véritable « barrière », ce filtre aux mailles très fines et serrées nous sépare du « milieu extérieur »(*). Tout à la fois porte d’entrée (très sélective) des nutriments et rempart contre d’innombrables éléments indésirables pour le milieu intérieur, cette membrane, sorte de « peau » interne, est constituée d’une couche unique de cellules (qui mesure de 0.02 à 0.04 mm d’épaisseur !) qui se renouvellent en moyenne toutes les 24 à 48 heures !
De nombreux facteurs (alimentaires, environnementaux et comportementaux) lui sont préjudiciables, et pourtant l’intégrité et la perméabilité juste (précisément sélective) de cette muqueuse s’avèrent absolument essentielles pour le maintien de la santé.

(*) : Seuls 50 micromètres (0.05 mm, soit 5/100 de mm) séparent la lumière (l’intérieur) de l'intestin grêle et le sang des capillaires qui l’entourent (soit l’épaisseur de la monocouche de cellules de la muqueuse intestinale + l’épaisseur des cellules épithéliales des vaisseaux sanguins adjacents). Cette proximité étroite permet aux petites molécules de glucose et d'acides aminés de traverser facilement la barrière intestinale. Ainsi jusqu'à 100 000 milliards de molécules de glucose sont absorbées en une seconde par cm2 ! C’est y pas beau, ça ?!

- En conséquence fort logique de ce qui précède, la concentration élevée des défenses immunitaires autour des viscères (environ ¾ du système immunitaire se concentre autour des intestins).

- Le grand nombre de neurones logés dans la paroi ou autour des viscères : réseau de 200 millions de neurones(*) (la 2ème communauté la plus importante après le cerveau), justifiant ainsi amplement l’appellation de 2e cerveau ou système nerveux (cerveau) entérique, en communication étroite et permanente avec le cerveau céphalique (via le nerf « vague » ou nerf pneumogastrique ou encore nerf cardio-pneumo-entérique).
Ce système nerveux entérique gère, régule (de façon relativement autonome) le tube digestif, entretient des relations très étroites avec le système immunitaire (évoqué ci-avant), et participe largement à l’équilibre de notre psychisme.            
(*) : Soit, pour donner un ordre d’idée, approximativement autant que dans le cortex d’un chat ou d'un chien.

- Ce système nerveux entérique sécrète une vingtaine de neuromédiateurs dont la quasi-totalité de la sérotonine (neurotransmetteur primordial, dit « de la bonne humeur » ou du "bonheur et de la sérénité"). Nos viscères, notre intestin déterminent donc grandement notre sensation de bien-être - ou de mal-être - psychologique !

- L’unicité et l’importance quantitative ET qualitative du microbiote intestinal,
univers largement méconnu mais éminemment complexe que nous hébergeons dans notre tractus digestif (c'est-à-dire dans le microbiome intestinal) bien souvent sans pour le moins du monde le réaliser. Fort de ses 1,5 à 2 kilogrammes – plus que le "cerveau du haut" SVP ! –, d’une extraordinaire diversité génétique, indispensable à la vie, le microbiote gastro-intestinal, avec ses quelques 100 000 milliards de « microbes » (quand même !!) en notre for intérieur constitue indubitablement un organe – un continent ! – métabolique à part entière dans la physiologie humaine (cf. ses fonctions - essentielles - évoquées ci-dessus) ! On estime que la matière fécale contient 10 puissance 10 à 10 puissance 11 bactéries (vivantes et mortes) par gramme de selles.

Toutes ces bactéries que nous hébergeons dans notre biotope intestinal (côlon principalement) appartiennent en majorité à seulement quatre grands embranchements bactériens (sur les cinquante connus sur la planète). En revanche, si l’on descend au niveau des espèces et des souches, la diversité donne le tournis. Chaque individu affiche des caractéristiques singulières !
Chaque humain, en effet, présente un profil microbiotique parfaitement unique. À l’instar de son ADN, de ses empreintes digitales, des particularités de l’iris de ses yeux, de sa signature vocale, etc. (données biométriques).

Plus de 1 000 espèces microbiennes différentes ont été répertoriées dans cet écosystème. Chacun d’entre nous abrite plusieurs centaines de familles distinctes. Dans les familles dominantes on trouve par exemple des Bacteroïdes, des Bifidobactéries, des Lactobacilles, des Streptocoques, etc., etc. Par ailleurs, plus de 800 liens de dépendance ont été identifiés entre ces bactéries et les quelque 850 phages (virus bactériens) peuplant également notre intestin.

À l’échelle planétaire, trois grands groupes intestinaux (entérotypes) humains émergent des recherches (à Bactéroïdètesà Prévotellesà Ruminocoques) selon le nom des populations majoritaires de bactéries qui composent le microbiote intestinal.

Ensemble, le génome humain et le génome du (des) microbiote(s) forment le métagénome. C’est ainsi que chacun d’entre nous porte au total 3 millions de gènes, soit de 100 à 120 fois plus que le seul génome (strictement) humain.

Cette microflore, société complexe, en interaction permanente et hautement hiérarchisée, n’est ni fixe ni définitive. Elle se constitue et se développe dès la naissance, évolue, fluctue(*) et se diversifie tout au long de la vie de l’individu. Son déséquilibre (dysbiose) se répercute plus ou moins rapidement sur la santé de son hôte.
(*) L’on a même observé que le microbiote intestinal fluctuait selon un rythme circadien (mais le sens de la causalité n’est pas établi).

La greffe ou la bactériothérapie fécale (pré- & probiotiques, greffe de microbiote – que ce soit un homo-réensemencement ou une hétéro-implantation/transplantation –, etc.), à la condition expresse d’être bien conduite, semble promue à un brillant avenir. L’homme cependant n’en est pas l’inventeur : elle est pratiquée depuis la nuit des temps par certains animaux (dont par ex. les chiens)… (à l’occasion) coprophages.

Sans aucunement contester leur utilité tant il est indéniable qu’elles ont sauvé d’innombrables vies, évoquons ici un instant la question brûlante des antibiothérapies abusives (humaines comme vétérinaires) ces cinquante dernières années et son grave corollaire, l’antibiorésistance.
A-t-on bien mesuré la multiplicité, la complexité, l’ampleur de ces pratiques immodérées en termes sanitaires et environnementaux ? Par leurs incidences pernicieuses sur le microbiote – semblant étrangement surprendre une majorité de chercheurs… –, il est très vraisemblable que cet énorme mésusage soit pour beaucoup dans les épidémies d’obésité et de maladies métaboliques que nous constatons depuis quelques décennies.

Gardons bien à l’esprit que dans cette gigantesque fourmilière intestinale où le brassage et les échanges sont continuels, les interactions, les recombinaisons de gènes entre microbiote colique et résidus alimentaires ne sont pas anecdotiques. Alors que peut-il bien résulter de l’ingestion d’Organismes Génétiquement Modifiés… ?

Deux cerveaux en interaction permanente   
Et ce petit voyage au centre de notre ventre resterait bien incomplet si je ne mentionnais pas l’information suivante…
Très récemment en effet, qu’elle ne fut pas la surprise des chercheurs de constater que le microbiote colique, ce "petit peuple" des intestins, invisible à l’œil nu, avait une incidence – inconsciente pour nous, mais certaine - sur notre psyché ! Oui vous avez bien lu, notre intestin, notre ventre influence notre personnalité, notre état mental. Il oriente, module, "manipule" notre "tête". La microflore intestinale et les neurones entériques exercent une influence incontestable sur le cerveau (du haut), sur les pensées, les sentiments, les performances cognitives, le comportement (rôle actif dans la dépression, le stress chronique,…), le langage, etc.

Vous êtes-vous déjà, un jour ou l’autre, posé la question de savoir qui s’exprime en réalité lorsque vous dites « je » ? Et du reste, au-delà du bon mot, de l’évidence et de la superficialité, plus fondamentalement, plus intrinsèquement, qui sommes-nous vraiment ?? Qui sommes-nous en réalité ? Je… ? Ne serait-ce pas plutôt… nous ?

P.S. : Retour d'expérience
Il y a quelque temps, en évoquant les liens étroits entre la "tête" et le "ventre", j'avais incidemment fait remarquer à l'un de mes consultants
, illustrations à l'appui, une certaine analogie tout au moins visuelle entre nos intestins - grêle surtout - et notre cerveau. Fort de ce constat, ce dernier a, dans les jours qui ont suivi, abordé cette correspondance avec un thérapeute d'obédience classique... qui lui a tout bonnement ri au nez. Comme quoi, si l'on en doutait encore, le symbolisme ne se partage pas nécessairement.
Le brun en serait-il la cause ?


- Etc., etc.            

- … Sans compter l’infinité des découvertes (petites et grandes) encore à venir ! Et ce n’est pas parce que quelque chose n’a pas été découvert que cette chose-là n’existe pas ou bien qu’elle est fausse. La nature, l’univers n’attendent pas (encore) l’autorisation des scientifiques pour se produire et se manifester.  

Nb : La plupart de ces données scientifiques sont, dans les grandes lignes, connues depuis au moins une dizaine d’années…

« Qui ne croit que ce qu'il voit ignore l'essentiel de l'univers. » (Pierre Lance)

DigestionS… des aliments, certes, mais aussi des émotions, des évènements de la vie (vécus)… 

Tube digestif… pour notre vitalité physique ET pour notre vitalité psychique.

Nous digérons au propre comme au figuré. Affirmer qu’au final ce sont nos émotions qui gèrent notre digestion – et par conséquent aussi notre transit – serait à peine exagéré. Et l’on digère – ou pas – non seulement ses repas, mais aussi peu ou prou les évènements – sucrés ou salés, doux ou amers – que la vie au quotidien nous sert.

Notre cerveau entérique, en plus de gérer l’assimilation et l’élimination des aliments absorbés, par les neurotransmetteurs et autres substances psychoactives qu’il produit, participe amplement aussi à nos états d’âme (assimilation, élimination et mémorisation/archivage de nos émotions) (cf. le plexus solaire) !
C’est ainsi que nous puisons dans nos émotions quotidiennes la précieuse substance de notre croissance intérieure, l’indispensable moelle de notre épanouissement, la vivifiante essence pour réaliser, accomplir notre être.
(…)

La vie est un voyage
Aventure intérieure initiatique     
À propos de transit et de transformation

Et puis, la vie toute entière n’est-elle pas un prodigieux transit ? Ne sommes-nous pas, nous-même, dans un continuel, gigantesque, perpétuel transit ? Ne serions-nous pas d’éternels voyageurs, des Voyageurs du Temps, des pèlerins en solitaire, de passage sur Terre… Personne ne reste indéfiniment ici-bas. Nous devons tous passer, repartir un jour ou l’autre… Naître, mourir, et renaître, voilà notre destin. Nous allons et venons au gré de notre respiration cosmique.           
Oui, la Vie tout entière semble bien être une grande Gare, un grand centre de tri, un grand triage, une sorte de grande digestion, en somme. Et nous, des Voyageurs de l’Infini… ici-bas pour un rôle à tenir, un poste à assurer le temps d'une séquence, l'espace d’une courte escale… Alors, au final, qu’avons-nous, qu’allons-nous "produire" ? Que va-t-il sortir, advenir de tout cela… ?

Suite au prochain épisode.

« La vie est un départ et la mort un retour. » (Lao Tseu) (5e siècle av. J.-C. – 4e siècle av. J.-C.)

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Manger et boire…
Le sel de la vie

La faim justifie-t-elle les moyens ?

« Ce n’est pas ce que tu avales qui importe mais ce qui ressort de toi. » (Rudolf Steiner) (1861 – 1925)

Mangeoires et abreuvoirs
(…)

Le pain et le vin                    
(…)

Entropie et néguentropie
Création ou destruction ?
(…)

« Mal manger, c’est mal vivre : qui accepte d’avaler n’importe quoi n’importe comment, fera et pensera n’importe quoi. » (Bernard Charbonneau) (1910 – 1996)

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