L'historique succinct de l’hygiène intestinale

Ceux que l’Histoire rebute peuvent passer ce paragraphe…

Pratiqués depuis le fond des âges…

Depuis près de 5 000 ans - au moins -, les traditions hygiéno-médicales enseignent l’art des lavements intestinaux et des purgations.

Les civilisations les plus anciennes connues (Égypte, Mésopotamie, Chine, Inde, Grèce, Afrique, Amériques,…) les recommandaient et les pratiquaient.
Les premiers écrits sumériens, des papyrus égyptiens (datant de plusieurs millénaires av. J.-C.) y font déjà référence. Il en est fait mention dans les livres sacrés des trois religions monothéistes : la Bible, le Talmud, et le Coran.

Les Thérapeutes d'Alexandrie, les Esséniens les pratiquaient. Des figures historiques aussi prestigieuses qu'Hippocrate de Cos (vers 460–370 av. J.-C.), Aristote (384–322 av. J.-C.), Galien (131–201), Avicenne (980–1037), Maimonide (11351204), Paracelse (1493–1541), Ambroise Paré (1509–1590), et bien d'autres illustres personnages les préconisaient.

Et, sauf erreur de ma part, il me semble que ces hommes d’exception ne s’étaient pas que trompés dans leur vie !!!

Ambroise Paré, au 16e siècle, décrivit d’ailleurs précisément l’irrigation du côlon et la distinguait du simple lavement.

Nous savons aussi que les clystères furent très populaires aux 17e et 18e siècles. En témoignent non seulement les écrits, mais également par exemple les nombreuses œuvres des peintres flamands de cette époque qui dépeignirent avec prédilection les scènes familières de la vie quotidienne d’alors.

À la fin du 19e siècle, l'allemand Brosch développa l'Enterocleaner, un des ancêtres de l'irrigateur côlonique moderne.

« On ne peut comprendre une science si l’on ne connaît pas son histoire. » (Claude Bernard) (1813 – 1878)
  

Puis, pour ce qui concerne notre époque récente, citons quelques-unes des personnalités les plus en vue, les plus médiatisées dans ce domaine (quasiment tous thérapeutes ou praticiens de santé).

Bien d’autres évidemment ont œuvré loin des feux de la rampe mais avec non moins de réussite, de talent… et de mérite !

… Vinrent ensuite, à la fin du 19e siècle et au 20e siècle, appuyer par leurs recherches, illustrer par leurs travaux, prouver par leurs résultats probants, l’importance stratégique de l’intestin :

- des trouveurs comme le Dr Edward Bach (1886–1936), homéopathe anglais, inventeur des nosodes intestinaux, découvreur des élixirs floraux,…

- des états-uniens comme le Dr Waddington, le Dr John Harvey Kellog (1860–1951) (d’un autre côté controversé pour son extrémisme), le Dr Max Gershon (1881–1959), Norman W. Walker (1886–1985) (« Un colon propre est la meilleure assurance-santé que nous puissions jamais avoir »), le naturopathe Victor Earl Irons (1895–1993) (pour lequel par ailleurs « Il n’existe qu’une seule maladie : l’auto-intoxication, le corps s’empoisonnant lui-même. Ce sont les déchets répandus dans l’organisme qui le tuent. »), le Dr Bernard Jensen (1908–2001) (« la plupart des problèmes de santé répandus aujourd’hui dans les sociétés industrielles sont dus à une mauvaise hygiène intestinale ! »), Roy W. de Welles (chirurgien en gastro-entérologie, qui, pour la petite histoire, intitula La mort commence dans le côlon la conférence qu’il donna en 1977 à la Royal Society of Medicine, rejoignant en cela…)

- le prix Nobel de physiologie-médecine, Élie Metchnikoff (1845–1916) pour qui le gros intestin était l’« assassin de l'homme » et qui en droite conséquence préconisait une (autre) solution, parfaitement radicale celle-là : l’ablation pure et simple - rien de moins - de la plus grande partie de cet organe jugé… superflu et dangereux !!!…

- Et puis il y eu des français également, comme par ex. Alexis Carrel (1873–1944), prix Nobel de médecine qui insistait sur l’importance d’une bonne nutrition cellulaire et qui aurait confirmé l'utilité du nettoyage intestinal, ou le Dr Paul Carton (1875–1947), médecin hygiéniste d’obédience hippocratique, le Pr Henri Baruk (1897–1999) psychiatre français qui démontra les voies d’actions des toxines intestinales sur le cerveau et en conséquence le rôle fondamental des facteurs toxiques d'origine intestinale dans la genèse des psychoses, ou le Dr Lagroua, spécialiste des maladies intestinales, etc.

Les années 1930 virent se développer en France l’Aspyroclise, procédé de nettoyage du gros intestin au moyen d’un appareil (Asclyser) et d’une sonde à double voie.

Mentionnons également parmi ces acteurs et contributeurs remarquables, Louise et Joseph Josifoff, inventeurs de la cure intestinale Xantis (qui existe depuis 1927), qui reçurent à Paris – et aidèrent avec grand succès –, des années durant entre les deux guerres, des célébrités du monde entier.

- Au passage, souvenons-nous qu’il y avait jusqu’à la seconde guerre mondiale quasiment dans tous les foyers français (et ailleurs…) - pour leur plus grand bienfait -, un bock ou une poire à lavement. Et cette pratique demeure encore aujourd’hui en vigueur dans la plupart des pays du Sud et les sociétés restées « traditionnelles ».

- Suivirent…     
L’emblématique naturopathe français Pierre-Valentin Marchesseau (1911–1994), auteur d’une brillante synthèse de la naturopathie et pédagogue infatigable, qui insistera notamment sur les inestimables vertus préventives d’une vie saine (alimentation, activité physique, équilibre psychique,…), sur la primauté du bon fonctionnement émonctoriel (dont l’émonctoire (= filtre) hépato-intestinal) et du nécessaire comblement des carences nutritionnelles. Il formera et inspirera pendant plus d’un demi-siècle de nombreux thérapeutes et praticiens.

Et puis Catherine Kousmine (1904–1992), doctoresse charismatique qui avait fait de l’alimentation et de l’hygiène intestinale deux de ses piliers de la santé.

Et puis le Dr Jean Seignalet (1936–2003) qui, par l’expérimentation rigoureuse, la consignation-compilation minutieuse de ses nombreuses observations cliniques, a confirmé l’importance des facteurs alimentaires et l’origine intestinale (grêle spécialement) de nombreuses maladies, etc., etc.             

« L’irrigation du côlon est un système sûr et hygiénique pour nettoyer le côlon. Ceux qui n’en ont jamais fait l’expérience, ou qui ont un intérêt à dissuader les autres de faire une irrigation, seront ceux qui mettront en doute la sûreté de ce système. » (Andreas Moritz) (Auteur du best-seller L’étonnant nettoyage du foie et de la vésicule biliaire)

Autant de praticiens passionnés et talentueux qui ont (re)montré, démontré, confirmé (y compris pour certains sur eux-mêmes !) que l’intestin constituait véritablement une des clés essentielle de la santé et qu’il convenait donc d’en prendre également grand soin.

Bien d’autres – combien d’autres ! – noms mériteraient encore de figurer dans cette liste, et spécialement tant d’autres hygiénistes-naturopathes. (…)

Aujourd’hui, d’autres praticiens rallient ce courant de pensée historique. De ce fait, on se sent enfin un peu moins seul à défendre cette conception originale de la santé. De nouveaux chercheurs prennent le relais, ou le train en marche pour un bon nombre ! Parmi ces derniers, signalons un nombre certain d’enfonceurs-de-portes-ouvertes et d’ouvriers-de-la-25e-heure se targuant même d’avoir découvert ou inventé… l’eau chaude(*) ! Ignorant, ou faisant fi, table rase, bien entendu, de la somme considérable des connaissances antérieurement accumulées en la matière. Car de source non académique…
Ce qui s’avère être une découverte pour les uns peut constituer une longue et vieille évidence pour d’autres.
(*) Vastes tentatives de rattrapage, pathétiques manœuvres de récupération… Un exemple. Alors qu’il n’en existait (quasiment) pas jusque il y a quelques années (ou alors ils se cachaient habilement…), je vois aujourd’hui – non sans un certain amusement – fleurir sur les étals et les rayons des librairies, des ouvrages médicaux conventionnels de vulgarisation sur l’intestin, livres se voulant pratiques et d’approche naturelle – d’inspiration tout au moins certaine, ben voyons ! – devant lesquels la presse, dithyrambique, se pavane, mais dont le contenu reste néanmoins globalement bigrement classique et anti symptomatique, et, surtout, atteste du réductionnisme navrant et du retard sidérant d’une profession globalement demeurée, en la matière, arc-boutées sur ses paradigmes obsolètes, figée à des décennies en arrière. 
Waouh ! On compatit dès lors à leur subite exaltation !


Toujours est-il que l’on assiste actuellement à un incontestable bouillonnement scientifique dans ce domaine si longtemps délaissé par la science moderne. Les "découvertes" (et redécouvertes) se succèdent à un rythme soutenu, grâce notamment aux apports de nouvelles techniques comme la biologie moléculaire et le génie génétique.

Par la reconsidération de la place et de l’importance des intestins, c’est une authentique révolution de la science médicale classique qui se prépare.

Quoi qu’il en soit, ces travaux confirment quasi-unanimement le rôle majeur mais aussi la grande complexité – très largement insoupçonnés jusque-là par la science établie – de cet univers que constitue – rien qu’à lui seul – l’intestin.
Et nous ne sommes certainement pas encore au bout de nos surprises…        
(…)

« Le visible ne suffit pas pour comprendre ce qui est vu. […]. Le visible ne s’interprète qu’en référant à l’invisible. » (Pascal Quignard)

La thématique du « ventre, 2e cerveau » connaît actuellement un franc et vif succès auprès des médias et du grand public et participe – j’en suis heureux ! – à réhabiliter quelque peu nos « tripes ».

Que ce soient des documentaires diffusés à la télévision, des émissions à la radio, des débats-conférences organisés ci et là, le "ventre" voit son blason sensiblement redoré et gagne des lettres de noblesse. Enfin ! Car il était temps. Reste maintenant à transformer l’essai en encourageant les indispensables changements de comportements liés à la redécouverte de cette vérité première et à pérenniser la prise de conscience au travers des générations à venir.

Seule petite ombre au tableau : pour ce que j’ai pu voir et entendre de ces émissions, à part une allusion ou deux à Hippocrate, l’approche traditionnelle et les conseils éclairés et séculaires des praticiens de santé naturelle, disciples du grand maître (praticiens que pourtant plus d’un français sur deux aujourd’hui consulte) continuent à être totalement ignorés… sont complètement passés sous silence, pour ne pas dire censurés, alors qu’ils ont, tout spécialement en ce domaine aussi, une très longue expérience à faire valoir et une grande expertise à partager (cf. les paragraphes précédents)
Mais voilà. Black-out total. Dommage. Quelle méconnaissance ! Pas de droit de cité pour le non-académique.

La connaissance, la pertinence, la « vérité », restent réservées à la « science » officielle. Et bien évidemment seule cette dernière a des choses intéressantes et sensées à dire et dispose de la légitimité et de la tribune pour les exprimer…
Comme toujours. Nous en avons - hélas - l’habitude. Et, entre nous, même un peu trop.

« C’est la nature qui a raison. » (Maurice Mességué) (1921-2017)

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