Nous sommes tous des Enfants de l’Univers

De l’urgence, pour la civilisation humaine, de (re)passer d’un mode de compétition à un mode de coopération et de solidarité
Il est souvent plus simple, plus facile, plus rapide de condamner que de chercher à comprendre.
L'intolérance est souvent pétrie d'ignorance.

Une fois les armes et les préjugés posés à terre, que connaissons-nous vraiment de l’Autre ? Décidément "nous" ne savons vraiment pas nous enrichir des différences ! Serait-ce génétique ? Serait-ce un atavisme, une tare héréditaire ? Approche somme toute très darwinienne dans son esprit. 
Que de monstrueux gâchis ! Quelle irrémédiable gabegie !

« Les hommes construisent trop de murs et pas assez de ponts. » (Auteur inconnu)


On ne peut durablement gagner CONTRE l’« autre » ; l’on ne peut gagner durablement qu’AVEC l’« autre »(*1).

Plus largement… Cette lutte sans merci pour la domination (et donc pour une toute hypothétique survie), ce terrible Struggle for life, cette violente, féroce et perpétuelle course à la compétition pour la sélection naturelle(*2), si elle existe bien dans un certain nombre de cas, ne doit cependant pas occulter les innombrables exemples offerts par la nature, de communautés vivant en parfaite et sereine symbiose.

Selon les meilleurs spécialistes mondiaux de la question, à considérer l’évolution de la vie sur Terre dans son ensemble depuis son origine, c’est bien la stratégie de la coopération qui l’emporte largement sur celle de la compétition tout au long des ères géologiques. (Lamarck (1744–1829) semblait donc sur ce sujet - et sur d’autres - plus avisé que Darwin et ses disciples).
Un des exemples les plus emblématiques n’est-il pas le pacte d’alliance multimillionnaire scellé entre les (plantes à) fleurs et les abeilles (et même la symbiose sociale de ces dernières entre elles) ?

Cet avantage de la stratégie de l’union est aussi corroboré par la Théorie des Jeux (jeux à somme positive contre jeux à somme nulle ou carrément jeux à somme négative (pour les stratégies d’opposition). Coopération, complémentarité, solidarité et intelligence collective sont étroitement liées.

(*1) : Cf. la belle leçon orientale « Chacun gagne en perdant un Ryo »            
(*2) : Théorisée par Darwin au 19e siècle et par la suite aveuglément systématisée par nombre de ses zélés partisans.

   
Oui, comme elle nous le montre si magnifiquement, depuis si longtemps et assidûment, la vie a mieux à faire en optant pour la coopération plutôt que pour la compétition (cf. les apports récents de la biologie systémique, de la génétique, etc.).
N’en déplaise aux zélateurs darwinistes, l’union vaut mieux que la division. Mieux vaut collaboration qu’opposition. Mieux vaut paix que guerre !   

L’union fait la force, dit-on. La diversité aussi ! 

Unicité dans la pluralité et pluralité dans l’unicité
Les trente-six mille facettes de l’Unité
La vie c’est la diversité, et la diversité c’est la vie.

La vie c’est le contraste, la diversité, l’alternance, le mouvement, les battements, le relief, les variations, les nuances… La vie est une permanente et continuelle respiration. L’uniformité, au contraire, renvoie à la mort – à brève échéance tout au moins. Comme l’électro-encéphalogramme plat, rectiligne, définitivement étale… Un monde uniforme est un monde mort.   
Le jour n’est pas sans la nuit. Ni la lune sans les étoiles. Que serait la matière sans le néant ? Le plein sans le vide ? Le flux sans le reflux ? La terre sans le ciel ? La vie sans la mort ? – Et la mort sans la vie ? – Que serait l’été sans l’hiver ? Le printemps sans l’automne ? Le masculin sans le féminin ? Le yin sans le yang ? Le Nord sans le Sud ? Le sommeil sans le rêve ? L’épine sans la rose ? La présence sans l’absence ? Que ferait l’arc-en-ciel sans couleurs ? La musique sans silence ? Le poème sans page blanche ?….

« On creuse l’argile et elle prend la forme des vases : c’est par le vide qu’ils sont vases. On perce des portes et des fenêtres pour créer une chambre : c’est par ces vides qu’elle est une chambre. Ainsi donc, ce qui est, sert à l’utilité, ce qui n’est pas, représente l’essence. » (Lao Tseu) (5e siècle av. J.-C. – 4e siècle av. J.-C.) 

Tout nous indique que ce sont la coopération et la diversité qui sont gages de survie et de performance, pas la compétition !

À l’image de l’univers tout entier, la vie est la diversité même ! Partout où portent nos yeux, où accèdent notre cœur et notre intelligence, aussi loin que le discerne notre conscience, la vie elle-même, à l’infini, est un prodigieux exemple de foisonnement, d’exubérance, de variétés, de différences, de nuances, de subtilités, de diversité…
Quel vertigineux buissonnement ! Quelle magnifique fresque ! Quelle merveilleuse mosaïque ! Quelle admirable complexité ! Quel éblouissant puzzle ! Quel incroyable kaléidoscope ! Quel sublime ouvrage ! Il y a une place absolument pour tout. Pour chaque chose, chaque être, chaque élément… Déclinaisons sans limites. Du plus répandu au plus infime. Du plus luxuriant au plus humble. La nature - en équilibre dynamique - est d’une richesse véritablement inouïe, d’une créativité incroyable, d’une inventivité géniale. Chef-d’œuvre absolu d’une indicible beauté, d’une somptueuse diversité.
Quel architecte ! Quel artiste ! Quel maître ! Quel inventeur ! Quelle ingéniosité ! Quelle munificence !... Comment ne pas avoir le vertige devant tant de générosité, tant de prodigalité ? Comment ne pas être proprement ébloui, émerveillé pour qui la voit ou la contemple ? Une profusion (pro-fusion) qui dépasse l’entendement. 

Indispensable biodiversité sur tous les plans, dans tous les domaines, sur tous les registres        
Et la biodiversité n’est pas l’apanage des seuls trois règnes ou des seuls écosystèmes animaux ou végétaux… La biodiversité n’est pas réservée aux seuls zoos, aux seules réserves, et peut-être bientôt aux seules encyclopédies. La biodiversité n’est pas plus un gadget ou une marque commerciale, non. Ni même le prétendument nouveau message - à la mode - de la nature, la stratégie comm’ de quelques multinationales en mal de réhabilitation, de chiffre d’affaires ou de profits !
Elle n’est pas non plus - nécessairement - un mélangisme plus ou moins savamment organisé. Une distribution agencée, ordonnée d’une façon ou d’une autre.

La biodiversité, c’est aussi nous ! Nous en sommes partie intégrante.

À ce propos, avons-nous seulement conscience, rien que pour ce qui concerne notre petite individualité, de combien de milliards de milliards de potentialités inimaginables et de probabilités incroyables notre conception est issue ? Et puis une fois conçu, rien que de savoir que dans un cerveau il y a 1 million de milliards de connexions potentielles… me donne derechef le vertige…

Nous sommes tous uniques… et extraordinaires !

« Il ne faut pas se fier à la taille des êtres ou des choses pour les estimer. » (Bernard Werber)        

« Tout est en un flux perpétuel. [...] Tout animal est plus ou moins homme ; tout minéral est plus ou moins plante ; toute plante est plus ou moins animal. Il n'y a rien de précis en nature. » (Diderot, Le Rêve de d'Alembert) (1713 – 1784)

Nous portons en nous les règnes qui nous précèdent
Nous sommes à la fois minéral, végétal, animal… et humain en devenir

Malgré son déjà long parcours océanique initiatique, le petit de l’homme, être cosmique, naît immature. Il est bon de se rappeler qu’au commencement de notre vie, in utero, dans les premiers mois de notre gestation, ici-bas, nous traversons – rejouons en accéléré – tous les stades de l’évolution animale, du protozoaire en passant par le poisson, le reptile,… suivant un ordonnancement absolument prodigieux… Ainsi, entre notre conception et notre naissance, soit autour de neuf petits mois, c’est un voyage évolutif équivalent à un milliard d’années que nous parcourons !
Quel fabuleux voyage ! Quelle incroyable Matrice ! Quelles forces nous travaillaient, nous modelaient, nous inspiraient alors dans notre cocon protecteur ? Dans quel état de conscience étions-nous en ces temps-là ? Quel univers berçait alors nos songes ? À quoi, de qui rêvions-nous en cette obscure ère "préhistorique"... ? Ou peut-être plus justement… dans le rêve de Qui étions-nous alors ?…

Mais chut ! L’Ange de l’Oubli se chargera, en imprimant sa marque en creux en travers de nos lèvres, de nous brouiller la mémoire tout en nous rognant substantiellement les ailes… En conséquence du formatage – vécu plus ou moins activement ou passivement – lors des phases d’accouchement, quelle trame d’évolution avons-nous, le cas échéant, choisi de poursuivre durant notre vie terrestre aérienne ? Quel chemin suivons-nous effectivement ? Etc.

Y avons-nous seulement songé… ? Toute cette période – incluant la périnatalité – se révèle, on le sait, d’une importance capitale dans la construction, la structuration, l’individuation de l’être, du "petit" humain tout en devenir.

Où commence la vie ? Où finit-elle ?… La « naissance » de même que la « mort » sont encore très loin de nous avoir livré tous leurs secrets.

L’antique hypothèse Gaïa (= la Terre est un être vivant) pourrait bien redevenir d’actualité,… tout comme d’ailleurs l’Harmonie des Mondes (la Musique des sphères). 

Le monde, par plans successifs, s’agrège en organismes vivants et il n’est assurément en rien réductible à une quelconque machine (inerte, par définition), si sophistiquée soit-elle.           
(…)

La Convention sur la diversité biologique rédigée et adoptée à Rio de Janeiro en 1992 est un premier pas vers la reconnaissance officielle et solennelle (à grande échelle) de cette caractéristique fondamentale de la vie. Il reste maintenant à l’appliquer dans toutes ses dimensions et implications…

La biodiversité est indispensable partout. Elle est tout aussi nécessaire à – et dans – nos sociétés « modernes » jusque dans ses moindres activités, domaines, niveaux, parcelles, recoins, détails, individus… et jusque dans les idées mêmes !

Au lieu de considérer d’abord ce qui nous oppose, ce qui nous divise, pourquoi ne pas d’abord regarder ce qui nous ressemble, ce qui nous unit. Pourquoi décidément ne pas additionner les valeurs, les compétences, plutôt que de les soustraire ? Pourquoi donc ne pas passer enfin d’une logique de violence, de destruction, de guerre (le OU exclusif) à une culture du dialogue, de l’accueil, du partage, de l’inclusion, de la coopération, du progrès, de la paix (le ET - par définition inclusif) ?
Et ce dans tous les domaines de la vie humaine (y compris les sciences, l’enseignement, la santé, la vie politique,…) ?

Qu’attendons-nous pour le réaliser ? À quand ce progrès décisif pour l’humanité… et, par voie de conséquence, pour la planète toute entière… ?

« La pensée écologique, c’est d’abord la reconnaissance et le respect de la diversité non seulement dans la nature, mais aussi dans les stratégies déployées par l’homme pour se la concilier et s’en faire une alliée. (…) Les progrès décisifs naissent généralement à l’interface des disciplines, et de leur confrontation et de leur symbiose. » (Jean-Marie Pelt) (1933 – 2015)

Horizon céleste
De notre origine et de notre évolution

De l'humus aux étoiles    
Incommensurable respiration cosmique

Fabuleuse course à travers l’éternité

À l’heure où la puissance de nos télescopes et de nos antennes interstellaires sonde, scrute, perce, plonge, porte de plus en plus loin dans l’espace et dans le temps, le champ de la conscience humaine, comble du paradoxe de notre savante modernité, ironie du mirage technologique - ivre de suffisance - semble maladivement et dans une folle agitation se flétrir, se rétrécir, se rabougrir, se ratatiner, se résigner, se focaliser, se fixer sur notre seule petite planète-village, sur sa seule croissance économique, sur sa galerie consumériste mondialisée, sur le faste - et les frasques - de son aréopage peoplistique, sur sa – très hypothétique et vaine – « sécurité » matérielle… en un mot, sur la seule banalité médiocre de son quotidien si bruyant, misérable et inconséquent… 

Souvenons-nous…

Chacun, chacune d’entre nous, chaque Terrien, chaque être n’est-il pas un fragment, une parcelle, une lueur, une étincelle du vaste Univers ? Oui, nous sommes tous pétris de poussières d’étoiles. Tout est poussière d’étoile ! – et au sens littéral du terme. Tout est issu de la substance originelle, de la Materia prima. Tout provient de la même matrice fondamentale. 

De même, nous descendons tous de quelque archaïque cellule antédiluvienne qui a traversé la nuit des temps, résisté aux cataclysmes et conjuré l’impossible. Quelque part donc, depuis le fond des âges, par-delà les abîmes du temps et les gouffres de l’espace, et tous règnes confondus, nous sommes foncièrement une seule et même grande famille, nous sommes intrinsèquement tous frères et sœurs, tous fils et filles, tous enfants de l’Univers…

Ami(e), le Ciel et la Terre sont en nous. Jusque dans le cœur même des atomes qui nous composent et nous animent, intimement et secrètement reliés à chaque grain de poussière, à chaque infime parcelle de l’insondable cosmos, nous portons effectivement, inscrite en filigrane en chacune de nos fibres, l’empreinte subtile et indélébile du Monde, de l’Infinitude qui nous a, un jour glorieux, engendrés dans son éblouissante prodigalité. Fascinant, fabuleux, sublime, somptueux hologramme. Microcosmes mirant le macrocosme, tels des soleils reflétant des soleils, nous sommes le Monde, et le Monde est nous. Nous sommes dans le Monde et le Monde est en nous.

Nous sommes d’éternels voyageurs, d’infatigables pèlerins, se fondant et se refondant continuellement dans le flot primordial, dans le grand océan de la Vie, dans l’immensité grandiose, flamboyante, fantastique, génialissime de l’Univers. Ce Grand TOUT en parfait équilibre dynamique. En perpétuelle création. En continuelle transformation. En éternelle métamorphose. En profonde harmonie…

… Et d’une incroyable, d’une époustouflante, d’une ineffable beauté.            

Oui, dans leur splendeur et leur incommensurable diversité, in fine, le vaisseau Terre, notre Terre-Mère, notre Terre-Patrie, avec tous ses passagers et toutes les richesses que si généreusement elle abrite, est si merveilleusement Une. L’Univers tout entier, avec ses milliards de milliards d’étoiles, dans son extraordinaire et inconcevable profusion, est ultimement UN… 

Et le plus prodigieux est que nous le savons !

Fraternellement

À bon entendeur…
 

Pour devenir un être humain, il faut faire place en soi aux merveilles de l’Univers.

(Proverbe amérindien)

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