L’irrigation du côlon en pratique

« Les irrigations du côlon constituent la meilleure méthode pour conserver un côlon propre. » (Norman Walker) (1886-1985)

Méthode douce et propre
parfaitement contrôlée, l’irrigation côlonique est une technique éprouvée (sûre) pratiquée - dans sa version moderne - depuis plus d’un siècle (aux USA et au Canada notamment).

C’est une technique « non conventionnelle » – c’est-à-dire qu’elle est une SPÉCIALITÉ ISSUE DES MÉDECINES NATURELLES – qui s’adresse à la plupart des individus (même – surtout ! – ceux en bonne santé).

Ainsi par exemple, grâce à cette technique, les praticiens français – depuis des décennies – ont-ils aidé DES DIZAINES, DES CENTAINES DE MILLIERS DE PERSONNES à être mieux – ou aller mieux – dans leur corps, dans leur tête et dans leur vie ! … et ce, sans effets secondaires néfastes,… ni ruiner le système de santé,… bien au contraire !

Pour autant, l’irrigation du côlon N’EST PAS une pratique anodine. Elle doit être réalisée par un professionnel correctement formé et dont le champ de compétence est suffisamment large pour couvrir également les indispensables et vastes domaines connexes de la santé et de l'hygiène de vie. 

Ses modes d'actions sont essentiellement de trois ordres :

Un nettoyage évident grâce à la double action mécanique(1°) et thermique(2°) de l’eau.
Nettoyage résultant du trempage et non du lavage ou du décapage. Rien à voir donc, dans ma pratique tout au moins, avec une quelconque karcherisation ! 

S’y ajoute une double action réflexe(3°), action à la fois :
- proximale (locale) : visant alors la relance, la remise en ordre ou la stimulation du péristaltisme intestinal
- et distale : agissant à distance sur d’autres organes plus ou moins éloignés.

(…)

L'irrigation côlonique est un moyen, une clé sanitaire

Elle est un départ, une modalité, une étape, un épisode, un prétexte si je puis dire, un évènement, une "péripétie" – parmi les innombrables possibilités/éventualités – sur les chemins de la santé.
Elle n’est en rien une finalité, une fin en soi. Et pas plus une obligation ou un commandement. Elle n'est pas non plus un bien hautement consommable… et moins encore une baguette magique !

L’irrigation côlonique présente de nombreuses indications, même si bien évidemment, elle peut – pour des raisons diverses – ne pas nécessairement convenir à tout le monde.

Elle a aussi quelques contre-indications précises comme par ex. l’insuffisance rénale ou cardiaque sévère, une hypertension non stabilisée, une intervention chirurgicale sur l’intestin datant de moins de six mois voire un an, les inflammations intestinales ou les crises hémorroïdaires en phase aiguë,…
Bien que la grossesse ne soit pas encore complètement considérée comme une maladie – et que les femmes enceintes ne soient pas encore totalement placées sous cloche de verre – (!), cet état constitue néanmoins une contre-indication à cette méthode.

L’irrigation ne traite pas spécifiquement tel ou tel trouble ou maladie et ne prétend pas davantage être une panacée.
Au besoin, soyez rassuré(e), il y a un salut en dehors d'elle. On peut évidemment vivre fort vieux et en excellente santé sans avoir de sa vie pratiqué ni lavement ni irrigation. Cependant ces pratiques ancestrales, inscrites dans un mode de vie adéquat, demeurent de solides alliées, de précieuses aides pour optimiser sa santé.

N’est-ce pas faire preuve de quelque naïveté que de penser qu’une irrigation côlonique sans aucune réforme de l’hygiène de vie puisse d’un unique trait gommer ou résoudre tous nos bobos ?
Elle n’est pas un procédé miracle ou une sorte de "pilule" magique – que l’on avalerait par l’envers – qui viendrait d’un coup d’un seul résoudre tous nos problèmes de santé, contrairement à certaines affirmations me semble-t-il un peu hâtives – et surtout très commerciales – énoncées ci et là.

Cependant, en tant que mesure prophylactique, elle complète fort utilement une bonne hygiène de vie de laquelle du reste elle devrait se montrer inséparable.

Bénéfices de l'irrigation du côlon

L’irrigation côlonique complète fort utilement une bonne hygiène de vie.

En résumé...

Elle contribue à détoxifier-détoxiner les tissus, à redynamiser le péristaltisme intestinal, elle renseigne sur l’état fonctionnel de l’appareil digestif, etc. Elle agit sur les plans physique et psychique, en sorte que directement et indirectement, l’organisme en bénéficie dans sa totalité.

Drainage de l’organisme

  • L’irrigation colonique réalise non seulement un assainissement efficace – ponctuel au moins – de l’émonctoire intestinal. Elle améliore aussi le fonctionnement du côlon et singulièrement ses fonctions d’assimilation et d’évacuation.
     
  • Plus largement, elle participe – par un effet domino – à un profond drainage de l’organisme tout entier (désintoxication / désintoxination générale).
     
  • Parce que cette balnéation interne agit en profondeur, elle participe au désencombrement de l’être tout entier (au propre comme au figuré), aidant ainsi l’organisme à se libérer des toxines, des tensions, des blocages et des engrammations (mémoires) négatives qui s’y sont progressivement et insidieusement accumulés – et parfois enkystés – au fil du temps.

Désencombrement psychique et reconnexion aux racines de l’être
Nettoyer son côlon, c’est contribuer à nettoyer son passé.

Par le biais de cette double interaction entre le corps (en l’occurrence les viscères) et l’esprit (évoquée plus avant), le praticien expérimenté peut efficacement aider à lisser cette corde à nœuds, à réduire ou à dissoudre cette chaîne de spasmes physiques ainsi accumulés. Et, par voie de conséquence, participer à lever ou à défaire – partiellement tout au moins – les nœuds émotionnels, les tensions psychiques afférentes.

Une part au moins de la douce – et parfois délicieuse – sensation de bien-être, de légèreté, de détente, de relaxation, d’impression de libération abdominale, de propreté intérieure, de clarté d’esprit,  de lâcher-prise psycho-émotionnel, de dynamisation… souvent ressentie par le receveur après la séance, peut justement être l’expression – ou l’une de ses modalités – de la réduction, du relâchement, ou même de la délivrance, en son for intérieur, de tout ou partie de ces tensions morbides engrammées. Comme autant d’échos manifestés, conscientisés, extériorisés, bien tangibles, de ces précieux espaces et degrés de liberté nouvellement retrouvés. Comme si ce nettoyage du côlon, quelque part, incidemment, aidait à désobstruer, purger, curer, décalaminer quelques circuits subtils, quelques canaux encore obscurs (ou inconnus), et concourait ainsi à clarifier les sens, à relancer, soutenir, stimuler le flux vital, et in fine, d’une certaine façon, venait aussi à désencombrer et laver l’esprit.

En ce sens notamment, cette technique – dès lors que le consultant est prêt et que le praticien dispose de l’écoute nécessaire, de la formation et de l’expérience suffisante – permet véritablement de travailler sur les racines de notre être, nos « racines » entériques, nos mémoires profondes, celles du deuxième cerveau – qui en réalité est peut-être tout simplement le premier, en tous cas, le plus instinctif.

Informations sur le processus digestif
Par ailleurs, l’irrigation est également un bon moyen d’investigation du fonctionnement digestif en fournissant à l’œil averti une foule d’informations intéressantes et utiles sur le déroulement de la digestion.   

Complément à d’autres approches et au développement personnel
Enfin, l’irrigation peut se révéler être un complément utile à d’autres approches et thérapies.
Ainsi par exemple, elle se montre inséparable du jeûne, apporte souvent une aide précieuse dans l'accompagnement d'une psychothérapie, d'une psychanalyse ou tout simplement dans le cadre d'un développement personnel.

« Prendre soin de ses intestins, c'est prendre soin de sa globalité ! » (Daniel Kieffer)

On ne subit pas une irrigation du côlon. On la décide/choisit

Il en va ici de même que plus généralement dans la vie, qui prend souvent la direction - qu’inconsciemment - l’on choisit.
Comme on le sait, chacun est créateur de sa propre réalité.

Une séance d’irrigation du côlon est comparable à une auberge espagnole : l’on y trouve ce que l’on y apporte.
Sans déterminisme aucun… Part-on réticent ou sceptique, et il y a des risques que le résultat soit décevant ou alors en demi-teinte seulement. Part-on au contraire confiant et optimiste, et les chances sont importantes que le résultat soit à la mesure des espérances portées (sans néanmoins l’être automatiquement, bien évidemment).

Cela dit, le lâcher-prise, pourtant même fortement voulu, souhaité, désiré ne se décrète pas d’un claquement de doigt, ni ne se commande comme une boisson au Café !
À ce titre, l’irrigation du côlon en est un excellent test.

Question « canule »…
Un sujet embarrassant – De l’objet d’une certaine appréhension
La lancinante – et récurrente – question des canules utilisées…

Devant les inévitables interrogations et de possibles inquiétudes au sujet de la « canule », voici, pour éviter les mauvaises surprises – voire les stupeurs –, quelques précisions – que j’espère rassurantes – à leur égard.

Les canules – kits (canules + tuyaux) à usage unique ! – employées dans le cadre de l’irrigation du côlon diffèrent de celles des poires ou des bocks/poches à lavement.
Dans notre pratique, elles permettent à la fois d’introduire l’eau dans le rectum puis de l’en évacuer en entraînant concomitamment les matières fécales, autres débris et gaz intestinaux (cf. photos ci-après). Ici, le compromis associe confort et fonctionnalité. En effet, des dispositifs à diamètre trop réduit se boucheraient bien trop souvent/facilement. À l’inverse, des diamètres trop importants rendraient la pose par trop souvent délicate, inconfortable, voire douloureuse.

Canule présentée ici avec son obturateur (arrondi) pour en faciliter la pose. Une fois en place, cet obturateur est retiré.

Le diamètre de ces canules(*) est inférieur à celui d’une selle normale d’adulte. D’ordinaire, leur pose ne suscite aucune difficulté. Et si difficulté il y a, celle-ci est généralement davantage d’ordre psychologique. En revanche, en cas d’hémorroïde(s) légèrement dilatée(s), la pose peut s’avérer plus sensible/délicate. Bien évidemment, les stades avancés de crise hémorroïdaire et/ou de fissure anale contre-indiquent de toute façon la technique en raison des douleurs que pourrait occasionner l’installation de la sonde.
(*) : Diamètre de 21 mm à 24 mm à son extrémité renflée. Soit, pour vous mieux vous représenter le format, fixer les idées et dédramatiser le sujet, la taille d’une pièce de 1 euro. Ce qui, en somme, n’est pas si énorme.

La sonde (munie de son obturateur) est d’abord généreusement lubrifiée puis délicatement introduite in situ, dans le rectum. Tout le dispositif n’est cependant pas inséré !! Seuls les 7 premiers centimètres environ (soit la moitié de l’ensemble) sont doucement introduits au travers de l'anus et poussés dans le rectum.

Principe de fonctionnement de ces canules à « double voie »
(Cf. photo ci-dessous)

Le kit-canule - par ses deux tuyaux - est branché sur l'appareil d'irrigation qui, par un système de vannes (robinets), commande le remplissage et la vidange du gros intestin par l'opérateur.

Le tuyau fin - venant de l'irrigateur - achemine l'eau dans le côlon pour le baigner.
À la fin du bain, la vanne commandant l'évacuation est ouverte, ce qui a pour effet de permettre l'expulsion de l'eau et des matières par le tuyau annelé. Cette tubulure mène au tube en verre transparent de l'irrigateur qui conduit à son tour au tout-à-l'égout.

Préparation alimentaire

La préparation alimentaire – souhaitable mais non impérative – accroît l’efficacité des séances d’irrigation.

Aussi, lors de la prise de rendez-vous, je vous communique les indications (simples) utiles à cette fin.

Cependant ne dérogez pas à votre régime alimentaire usuel en cas d’impératif médical.

Quoi qu’il en soit, il n’est pas indispensable d’être à jeun. Pour votre confort, le plus important est de ne pas prendre de repas (trop) copieux dans les quelques heures qui précèdent (voire aussi qui suivent) le rendez-vous.
Si possible mangez plutôt légers durant les 24 à 48 heures avant la séance.

Durant les quelques jours précédant et suivant le rendez-vous, privilégiez une alimentation largement végétale et plutôt cuite. En préparation de la séance, il donc est conseillé aux les amateurs assidus et inconditionnels de laitages, pains, pâtes, pâtisseries (etc.) (gluten) et viandes, de réduire significativement la consommation d’aliments de ces trois familles-là.

Par ailleurs, pour un confort accru durant la séance, vous pouvez éventuellement apporter une serviette, un drap de bain/paréo et/ou un tee-shirt…

Durant la séance

Durant toute la séance vous restez confortablement allongé(e) tandis que je demeure à votre écoute, vous accompagne et optimise le travail interne de l’eau par des massages doux.

Des conseils personnalisés d’hygiène de vie (et notamment alimentaires) vous sont fournis durant la consultation.     

Nb : Précisons néanmoins, pour viser à une certaine objectivité, ou du moins tendre à une juste exhaustivité de la diversité des situations rencontrées, que certains individus – principalement des personnes stressées et/ou au transit perturbé – peuvent éventuellement ressentir des spasmes et un inconfort, notamment durant les toutes premières séances d’irrigation.

Cela est toutefois loin d’être systématique. D’autres, bien au contraire, y retrouvent les mêmes effets positifs et les bénéfices équivalents à ceux d’un bon massage-bien-être, pour exemple…

Par ailleurs, il arrive quelquefois aussi – plutôt rarement, mais cela arrive – que pour diverses raisons comme des spasmes récurrents - justement -, une évacuation se révélant passablement laborieuse ou contrariée, quelques fuites (même si une alèse est prévue à cet effet) ou encore un kit d’irrigation qui se bouche ("débordement" rare), etc., il faille déposer la canule pour permettre d’aller évacuer aux toilettes.

Tout cela reste dans le cours logique, possible, naturel, des choses, même si leurs occurrences - et incidences - demeurent significativement restreintes.

Après la séance

  • Après la séance, accordez-vous autant que possible un petit temps de repos et de vacuité, même rien qu’une petite demi-heure par exemple. Pour continuer de rester à l’écoute de vos ressentis, dans l’accueil de vos perceptions.
     
  • Une fatigue ponctuelle ou une petite frilosité passagère peut parfois être ressentie. Mais elle est loin d’être systématique et l’on peut aussi, bien au contraire, constater un regain d’énergie ou se sentir en pleine forme physique et mentale.
     
  • À l’issue de la séance, on peut sans problème vaquer à ses occupations habituelles, retravailler, reprendre sa voiture, etc.
     
  • Par mesure de précaution veillez toutefois, dans les quelques heures qui suivent, à disposer d'un accès facile à des toilettes au cas où il restait encore un peu d'eau à évacuer (même si la vraie « urgence » en l’occurrence est plutôt rare).
    C'est d'ailleurs parfois davantage une inattendue envie vésicale consécutive qui appelle une pause technique.
     
  • Évitez cigarette, café, alcool,… course, stress,… juste après le rendez-vous (tout au moins).
     
  • Ne vous jetez pas non plus sur la première nourriture qui se présentera à vous. Attendez tant que possible au moins une heure ou deux avant de vous réalimenter avec modération. Gardez-vous de banqueter, festoyer, ripailler à la sortie de la séance. Réserver les festins à d'autres circonstances plus appropriées.
    Pour ce qui concerne l’alimentation durant les deux ou trois repas suivant le rendez-vous, ou d’éventuels compléments alimentaires à prendre, etc., conformez-vous aux recommandations formulées.
    En règle générale, durant les deux ou trois repas suivant l’irrigation, évitez de SURconsommer des fibres, sans néanmoins les exclure pour autant.
     
  • Enfin, le délai de retour à la selle reflète généralement assez fidèlement le temps de transit habituel (à moduler toutefois selon le(s) repas pris dans la demi-journée précédant l'irrigation).
    Ne soyez donc pas forcément surpris(e) de ne possiblement pas retourner à la selle dans les 12 ou 24 heures suivant une irrigation.

Fréquence des séances

La fréquence des séances est variable selon les individus.

En règle générale, pour débuter, il est conseillé d’effectuer deux ou trois irrigations assez rapprochées(*). Le plus souvent dans un laps de temps de l'ordre d'une quinzaine de jours.
(*) À différents titres, la ou les toutes premières séances d’irrigation peuvent quelquefois ne pas être très concluantes ou encore ne pas être des plus productives. Il en va par ex. ainsi assez volontiers chez les individus stressés… Aussi serait-il dommage de conclure juste sur une occurrence, sur une seule expérience. Et au besoin, si le feeling a fait défaut, n’hésitez pas à changer de praticien.

Quelquefois il est judicieux de les réaliser dans un intervalle de temps plus court. La fréquence ensuite est fort variable. En règle générale - et sauf cas particuliers - elle est de 2, 3 ou 4 irrigations par an.

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